C’est le libraire qui m’as mis ce bouquin dans les mains, alors que lui expliquais que je cherchais des histoires qui avaient du sens. Cette fois il ne s’est pas trompé !
L’histoire commence par une scène de guerre localisé à Tripoli, Nord Liban, en 1983 : un tank tire sur un taxi, le passager est blessé par un éclat à la jambe, mais réussit à se mettre à l’abri ; le chauffeur du taxi aura moins de chance.
Le chapitre suivant nous ramène à Paris en 1974, où Georges, le narrateur (qui est aussi le passager du taxi), va reprendre l’histoire depuis le début, quand il était à Paris, étudiant à la Sorbonne, jeune metteur en scène d’une troupe de théâtre amateur, et membre d’un mouvement d’extrême gauche, activiste et pro-palestinien. Il fait la rencontre de Samuel, un grec qui a fuit la dictature des colonels, plus âgé, et qui est lui aussi metteur en scène. Les deux hommes sympathisent.
Samuel a un projet fou : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth, en faisant jouer chaque personnage de la pièce par une communauté différente : chrétiens, chiites, Druzes, etc . Mais Sam tombe malade, et demande à Georges de reprendre le projet. Il va alors partir pour Beyrouth, où la guerre va le rattraper.
C’est bien écrit, et on est vite pris par l’histoire, par la tragédie… La pièce Antigone sert de fil conducteur, on la découvre en détail grâce aux deux metteurs en scène, et c’est passionnant ; chaque communauté y trouvera sa propre vérité et donnera son accord pour la représentation. Mais la guerre ne laissera pas les choses se faire aussi facilement. Une autre tragédie, réelle celle-ci, prend place, et la tristesse nous envahit.
Sorj Chalandon (né en 1952) est un journaliste et écrivain français. Reporter de guerre, il a obtenu le prix Albert-Londres en 1988 pour ses reportages dans Libération. Depuis 2009, il est journaliste au Canard enchaîné. Ce livre a reçu (entre autres) le prix Goncourt des lycéens 2013.

C’est Simon Leys dans son 
C’est en écoutant France Culture que j’ai entendu parler de ce roman (et de cet empereur romain). Réveillé un peu plus tôt que d’habitude (5h du mat’), j’allume la radio : c’était l’émission « Éloge du savoir » (c’est toujours fascinant d’écouter ces professeurs du collège de France discourir sur un sujet qu’ils maîtrisent complètement), en l’occurence une série de treize épisodes sur « L’empereur Hadrien et les cités grecques » (que j’ai podcasté mais pas encore écouté). Et on y mentionnait ce roman de Marguerite Yourcenar sur celui qui fût un empereur humaniste. Peut-être le fameux « philosophe roi » de Platon… ou alors un « despote éclairé » ? 😉
J’ai eu envie de voir ce film d’abord pour le sujet, puis aussi pour l’acteur Vincent Lindon, qui a reçu pour ce rôle le prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2015. Ce sera le seul prix pour ce film, malgré 8 nominations, et franchement ce n’est pas une surprise une fois sorti de la salle.
Troisième (et probablement dernier) roman de cet auteur que je lis : décidément, je ne suis vraiment pas fan de cet auteur ni de son style ; quant à l’histoire ici contée, on en apprend autant en lisant la page wikipedia des frangines Fox.
C’est le troisième roman de Leonard Padura que je lis, sans compter « le cycle des quatre saisons » mettant en scène Mario Conde, policier cubain désabusé. Dans celui-ci, l’auteur nous emmène aux origines de l’indépendance de Cuba, par le biais de la poèsie.
Après avoir lu 
