Odroid-HC2 : le retour sous Ubuntu Serveur

Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire de mon odroid-hc2, « décommissionné » comme NAS car architecture armv7l (32 bits), et donc plus mis à jour que ce soit par Armbian ou même les containers Docker. Je l’avais donc remplacé par un Beelink mini dont je suis très satisfait.

J’ai tout de même un HD de 2 To dessus, alors pourquoi ne pas l’utiliser en espace de stockage pour des sauvegardes ? Je sauvegarde certains dossiers de mon NAS sur le PC (via rsync), ce qui m’oblige à avoir le PC allumé à ce moment là, alors autant le faire sur cette machine.

C’est parti !

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Journal de voyage 2025 – Présentation

J’ai commencé à retranscrire mon journal de voyage. D’habitude cela me prend un temps fou avant que je me lance, mais cette fois j’ai décidé de m’y coller tout de suite, les souvenirs seront encore plus frais !

La première page est donc disponible, il s’agit de la présentation du voyage : le parcours, et un petit résumé des différents pays traversés.

On peut y accéder à partir de la barre de menu :

Et bien sûr, j’utilise le même principe de « page template » expliqué dans cet article, avec un magnifique menu flottant sur la droite 😎 :

Je passe donc à la suite, à savoir la Thaïlande, première partie…

Faire bientôt éclater la terre – Karl Marlantes

J’avais bien aimé cet auteur avec son récit très prenant sur la guerre du Vietnam (Retour à Matterhorn), alors quand la libraire m’a recommandé ce livre, je n’ai pas trop hésité. En plus, c’est un gros pavé (+1000 pages) et j’aime bien me plonger dans une longue histoire, pour tant est qu’elle soit intéressante.

Avant de commencer, le titre original est Deep River, je ne sais pas qui a trouvé le titre français, mais bon… C’est vrai que dans cette histoire on coupe beaucoup d’arbres, et plus généralement on exploite énormément les ressources naturelles, mais bon c’est une époque de pionniers et ces fameuses ressources semblent alors inépuisables. Cela m’a d’ailleurs fait penser à Et quelques fois j’ai comme une grande idée de Ken Kesey (Sometimes a great notion, un chef d’œuvre!), où il est aussi question de bûcherons de l’Oregon qui s’en donnent à cœur joie, et où le concept d’écologie n’existe guère à l’époque. D’ailleurs, là aussi les bûcherons se mettent en grève.

Mais revenons à cette épopée, récit d’une immigration finlandaise quittant un pays en proie à l’oppression russe, et de la fratrie qui arrive au nord de l’Oregon, où coule la Deep River, et où s’installe Ilmari le frère aîné, puis Matti le benjamin, bientôt rejoint par leur sœur Aino, le personnage principal de cette histoire.

Et c’est là le problème : Aino est une personne assez butée, emplie d’un idéal communiste sans concession, très égoïste finalement, à qui il va arriver pas mal de malheurs : sa vie ne sera pas facile, mais quelque part elle le mérite tellement son intransigeance est extrême. C’est ce qui m’a déplu dans ce personnage, tellement obnubilé par sa cause qu’il finit par faire beaucoup de mal autour de lui.

Aino va se battre contre le capitalisme de la fin du XIXe – début XXe qui exploite les ouvriers dans les grandes largeurs, ces derniers travaillant du matin au soir et vivant dans des conditions misérables, le tout pour un salaire de misère. Elle va passer sa vie à tenter de fédérer les ouvriers avec l’IWW, le syndicat international qui tenta d’unifier tous les travailleurs à cette époque, les émigrés de l’Europe de l’Est étant déjà sensibilisés aux idées anti-capitalistes et révolutionnaires. Puis viendra la première guerre mondiale qui ne va rien arranger (les grévistes sont alors assimilés à des traîtres), puis la crise de 29 (sur laquelle l’auteur passe assez vite).

Dans l’ensemble c’est un bouquin, qui retrace l’épopée de cette fratrie où chaque membre suit une voie différente, mais qui sait garder ses liens familiaux au fil de toutes ces années. Dommage que le personnage central soit si buté ! Il y a aussi quelques longueurs au fil de ce long roman, le combat de Aino étant assez répétitif, tout comme les maigres résultats obtenus !

Karl Marlantes, né en 1944, est un écrivain américain. Ce roman est inspiré de l’histoire de ses ancêtres, ce qui explique sans doute les longueurs, peut-être dues au besoin de respecter leur histoire.

Immich : installation et découverte

Voilà un petit bout de temps que j’avais noté Immich comme futur container Docker à installer. Il s’agit d’une solution auto-hébergée de gestion de photos et de vidéos. Elle est souvent donnée comme un remplacement à Google Photos.

En ce qui me concerne, ce sera en remplacement de Nextcloud pour synchroniser les photos prises avec le smartphone sur un serveur local. C’est d’ailleurs la fonction principale d’Immich, celle pour laquelle le développeur l’a créé au début.

Car depuis les premières versions, Immich s’est beaucoup développé, d’autres fonctionnalités, comme la géolocalisation, la détection de visages, la création d’albums, le partage, un éditeur basique (recadrer, rotation), et j’en oublie sûrement. Immich propose aussi un outil en ligne de commande pour importer des photos ou des vidéos d’une autre source que le smartphone, comme des photos déjà archivées. On serait donc tenté de l’utiliser comme un album photo en ligne… Ce qui ne va finalement pas me convaincre, j’y reviens en fin d’article.

Voyons voir tout cela, l’installation a été hyper facile et rapide, il m’a fallu un peu plus de temps pour les réglages et la prise en main de l’interface, car on n’est plus dans la simple vue d’une arborescence de fichiers, tout passe par une base de données, ce qui change pas mal de choses.

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Asie du Sud-Est 2025 – Coût du voyage

C’est toujours intéressant de savoir à combien revient de genre de voyage. En Asie, la vie n’est vraiment pas chère, et c’est l’une des raisons pour laquelle je retourne souvent là-bas (en plus du soleil et du sourire des gens !).

Voilà les chiffres de base pour ce voyage : j’ai ajouté une colonne pour celui d’il y a 2 ans afin de comparer… Cette fois, je suis parti 2 mois 1/2, alors que le précédent voyage avait duré 3 mois.

Libellé Montant 2025-2026 Montant 2023-2024
Billets avion 706 € 2 116 €
Train – Taxi 268 € 295 €
Autres dépenses (hôtels, restos, etc…) 4 038 € (54,56€/j) 4 556 € (45,10€/j)
Total dépenses 5 012 € 6 486 €

On voit que je fais un gain énorme sur les billets d’avion. D’une part, je suis parti de CDG au lieu de Rennes (le train qui relie Rennes à CDG est parfait pour cela), et d’autre part j’ai choisi un vol avec escale par une compagnie aérienne autre que KLM/AF (qui m’avait de toutes façons bien déçu il y a 2 ans, en annulant mon vol retour au dernier moment). Cette année, j’ai donc choisi un vol de la Kuweit Airlines, qui proposait un vol pour environ 600 €, avec escale à Kuwait, et tout s’est très bien déroulé, rien à redire, très bon rapport qualité/prix.

Sur place, j’ai toujours voyagé en bus, sauf pour revenir du Cambodge en Thaïlande (les frontières terrestres étant fermées à cause du conflit frontalier qui oppose ces deux pays), je n’avais donc pas d’autre choix que de prendre l’avion. J’aurais d’ailleurs adoré finir ma boucle par la route, ça aurait été génial. Il y a deux ans, j’avais multiplié les vols (4) notamment à cause de la pollution au nord de la Thaïlande qui avait un peu bousculé mes plans.

Côté taxi, chose inhabituelle, j’ai du en prendre deux fois sur place : la première fois c’était durant les fêtes de fin d’année, les bus étaient pleins, et j’ai du relier Roi Et à Mukdahan en taxi (Bolt). La deuxième fois, il s’agissait de rejoindre le nouvel aéroport de Phnom Penh (KTI) qui se trouve au sud de la ville. J’étais à Kep, plus au sud, et je n’avais aucune envie de faire Kep-PP puis PP-KTI : me payer deux fois les bouchons pour entrer dans la ville, et perdre deux heures minimum posait problème, et pas seulement en terme de confort, mais aussi d’horaire.

À Paris par contre, pour faire Roissy-Montparnasse, je me suis mieux débrouillé qu’il y a deux ans, où un « pseudo » Uber m’avait pris 100€ (en clair je me suis fait gentiment arnaquer). Cette fois, j’ai pris un taxi Bolt (ça tombait bien, j’avais l’appli d’installée) puisque le RER était arrêté. Et cela m’a coûté 41 € (enfin 50 € avec le pourboire).

Pour les autres dépenses (hôtels, restos), je suis à pratiquement 10 € de plus par jour. Difficile de faire la part des choses, entre mon choix d’hôtels, et la hausse du coût de la vie. J’ai trouvé que dans certains lieux appréciés des touristes, les prix des restos avaient bien grimpé, avec de gros écarts pour le même pays. La manne touristique fonctionne à plein, et cela ne fait que me conforter dans le choix de lieux en dehors des circuits habituels. Au Cambodge, il est possible que le conflit avec la Thaïlande complique les importations, et participe à l’augmentation des prix observée. Côté hôtels, j’ai trouvé les prix à peu près stables comparé à il y a deux ans, mais j’ai peut-être fait des choix un peu plus exigeants, notamment en ce qui concerne la salle de bain : j’appréciais particulièrement une douche le plus indépendante possible du lavabo et du WC ! :wink:.

Voilà pour le côté financier du voyage. Dans l’ensemble je ne m’en sors pas trop mal, tout en choisissant généralement des hôtels corrects (clim, sdb) mais privilégiant les petits restos la plupart du temps, sans m’interdire un petit extra de temps en temps ! 😎

Asie du Sud-Est 2025 – Retour de voyage

Après le départ en voyage vient le retour de voyage, c’est bien normal. Je suis donc parti deux mois et demi, et j’ai passé un petit mois en Thaïlande pour commencer, suivi de trois semaines au Laos, puis deux semaines au Cambodge, et enfin retour en Thaïlande pour les deux dernières semaines.

Itinéraire

Tout s’est super bien passé, et j’ai pu suivre l’itinéraire prévu à une seule exception près (ce qui est déjà pas mal en soi) : j’ai du en dévier entre Roi Et et Nakhon Phanom, à l’Est de la Thaïlande, juste avant d’arriver au Laos. Nous approchions des fêtes de fin d’année et impossible de trouver un ticket de bus entre ces deux villes, ni un hôtel à un prix abordable à NP. J’ai fini par aller à Mukdahan (un peu plus au sud) en taxi (Bolt) pour m’en sortir ! Et je ne l’ai pas regretté, cette petite ville s’est révélée très sympathique. De là, j’ai pu quelques jours plus tard arriver à Thakhek au Laos en ne faisant qu’un bref passage à Nakhon Phanom.

Le changement (minime) d’itinéraire (en vert).

D’ailleurs, au sujet de ce parcours, je dois remercier Songsam sur Voyage Forum qui m’a bien aidé et conseillé pour établir la partie Thaïlandaise de cet itinéraire. Ses conseils se sont révélés précieux et très utiles.

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Sud & Ouest – Joan Didion

J’ai bien aimé lire Joan Didion, avec sa vision sans concession et ses phrases qui font mouche, que ce soit par sa chronique de l’Amérique des années 70, ou de façon romancée comme dans Mauvais joueurs.

Je me suis alors laissé tenté par ce petit livre présenté comme deux carnets de voyage, l’un au Sud des États-Unis dans les années 70, puis un deuxième en 1976 quand Didion s’est installée à San Francisco pour y couvrir le procès de Patty Hearst (la fille de milliardaire enlevée par un groupe terroriste d’extrême-gauche, avec qui elle participera à certaines actions).

Tout cela paraissait prometteur, et ce fut une énorme déception, uniquement compensée par la brièveté du récit. Il ne s’agit que vagues notes jetées sur le papier, parfois sans même prendre le temps de construire une phrase, souvent sans en donner le contexte, bref cela n’a de valeur que pour les historiens qui voudraient se pencher sur la vie et l’œuvre de Joan Didion. Que l’éditeur se permette de le décrire comme suit relève plus de l’arnaque qu’autre chose (car ce petit livre est vendu 15 €) :

Les deux textes nous permettent de mieux comprendre l’Amérique de ces années-là, et de ce fait, l’Amérique de Trump, dans ce court livre brillant où l’acuité du regard de Didion fait toujours mouche. »

Pour être positif, j’ai tout de même retenu deux choses : il y a effectivement cette idée surprenante qu’elle énonce et qui prend peut-être tout son sens aujourd’hui avec la deuxième élection de Trump :

J’avais seulement une impression, vague et informe, une impression qui me frappait parfois, et que je ne pouvais expliquer de façon cohérente, selon laquelle pendant quelques années le Sud, et en particulier la côte du golfe du Mexique, avait été pour l’Amérique ce qu’on disait encore de la Californie, et ce que pour moi la Californie n’était pas : l’avenir, la source secrète d’une énergie bonne et mauvaise, le centre psychique. Je ne tenais guère à en parler.

Une sorte d’inversion où les idées progressistes sont reléguées aux oubliettes, et où celles que l’on considérait comme rétrogrades reviennent au premier plan. C’est écrit en 1970 et plutôt actuel je dirais… Didion note aussi pendant son séjour dans le Sud :

Distorsion temporelle : la guerre de Sécession, c’était hier, mais on parle de 1960 comme si c’était il y a trois cents ans.

Bon voilà, inutile d’acheter ce livre, qui n’en est pas un.

Joan Didion (1934-2021) est une journaliste et romancière américaine. Elle a travaillé pour la magazine Vogue à ses débuts. Élue femme de l’année en 1968 par le L.A. Times (aux côtés de Nancy Reagan), elle a aussi coécrit le scénario de Panique à Needle Park. Son dernier essai, « L’année de la pensée magique » — qui relate la mort soudaine de son mari d’une crise cardiaque — a reçu le National Book Award.

Chien 51 – Laurent Gaudé

Quand j’ai demandé à la libraire ce qu’elle pensait de ce livre, elle m’a répondu « meilleur que le film ! ». Ce qui m’a rappelé que j’avais entendu une émission de radio où l’auteur était invité à parler de son livre : c’était à l’occasion de la sortie du film ! Je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui répondre : « c’est toujours le cas ! ». 😉 Même la couverture du bouquin a été refaite avec l’affiche du film…

J’aime bien Laurent Gaudé, j’ai déjà lu deux de ses livres, c’est toujours bien écrit et de ce côté c’est rassurant. Son style de récit, écrit à la troisième personne histoire de prendre de la distance et de la hauteur par rapport aux faits racontés est reconnaissable entre tous.

Cette fois, on est plongé d’entrée dans une dystopie où la Grèce en pleine faillite est achetée par un consortium privé, et les citoyens priés de quitter le pays pour rejoindre une société futuriste, divisée en trois zones, dont deux sont protégées par un dôme pour se protéger des terribles tempêtes : je vous laisse imaginer ce qu’est la zone 3.

Zem alias Chien 51 est un policier de la zone 3, il a trop vécu et se souvient de la Grèce d’avant, bien aidé par une drogue puissante qui le replonge à cette époque et le détruit peu à peu. Il va être amené à enquêter sur un meurtre sous les ordres de Salia, une inspectrice de la zone 2 (un maître-chien), ce qui va les mener à approcher les puissants, avec les risques que cela comporte. L’occasion aussi de découvrir peu à peu l’organisation de cette société technophile et policière.

Un bon roman mi-SF, mi-polar, bien écrit. Le scénario m’a tout de même laissé sur ma faim, en particulier quand les deux policiers censés enquêter ensemble font subitement cavalier seul, sans explications : ce qui devait arriver arrive donc… J’ai aussi du relire les derniers paragraphes pour être bien certain d’avoir compris la fin : pas vraiment le happy-end auquel je m’attendais…

Laurent Gaudé, né en 1972 à Paris, est un écrivain français. Il a obtenu le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires avec La Mort du roi Tsongor en 2003, puis le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta, en 2004.

EndeavourOS : install & découverte

Voilà quelque temps que je pensais à installer un dual-boot sur mon PC, j’ai de la place sur le SSD, les partitions étaient prêtes, mais quel OS choisir ? Reprendre un système basé sur Debian offrait peu d’intérêt, autant tester quelque chose de nouveau et apprendre.

J’ai d’abord envisagé de prendre un « Linux immuable » pour tester un peu cette nouvelle approche, mais je l’ai vite abandonné, ce n’est pas du tout adapté à mon usage.

Puis j’ai pensé à ArchLinux, basé sur le principe KISS, mais qui nécessite pas mal de configuration après l’installation (y compris installer une interface graphique !), et c’est pourquoi elle est destinée aux utilisateurs avancés. Cela me faisait hésiter, et puis je suis tombé sur EndeavourOS, qui est basé sur Arch mais dont le but est justement de réduire cet écart et de proposer une installation de base plus complète (DE inclus).

Essayer ArchLinux va me permettre d’en apprendre un peu sur les spécificités de cette distribution, de découvrir le gestionnaire de paquets pacman, ainsi que les paquets disponibles sur le dépôt AUR (et les joies de la compilation), etc…

Voyons voir cette installation et mes premiers pas avec EOS. L’article est assez long, car j’y ai noté tout ce que j’ai pu rencontrer (à peu près) après plus d’un mois d’utilisation…

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