Migrer le blog vers Hugo

Je suis en train de réfléchir sérieusement à migrer mon blog WordPress vers Hugo, un SSG (Static Site Generator) qui offre simplicité et rapidité comparé à « l’usine à gaz » qu’est WordPress. Attention, il ne s’agit pas ici pour moi de critiquer WP, je l’ai utilisé pendant assez longtemps (~20 ans) et j’étais bien content de l’avoir. Mais il est vrai que c’est assez lourd, avec le PHP, la base de données, les plugins incertains… Pour un simple blog comme le mien, je n’ai honnêtement pas besoin d’autant de complexité.

Car ce sont autant de surfaces d’attaque, avec tout ce code généré ; il suffit d’ailleurs de voir le nombre de mises à jour de WP, sans parler de la qualité des plugins que l’on a activé sur son site, plus ou moins bien écrits, plus ou moins maintenus, etc… Avec Hugo et ses pages statiques en HTML, il n’y a rien à attaquer car rien ne s’exécute. Il ne faut pour autant pas idéaliser la chose, car si on ajoute un système de commentaires (externe), il faudra gérer la question des spams, car Hugo ne propose évidemment rien sur le sujet…

L’autre aspect problématique de WP, c’est la performance (d’où le terme « usine à gaz » utilisé), et sans un hébergeur qui a toutes capacités de mise en cache et d’optimisation en tous genres, le temps d’affichage d’une page serait vraiment très long. Hugo, en tant que SSG, génère des pages statiques en HTML, et il suffit donc de les envoyer au navigateur, et c’est évidemment beaucoup plus rapide :

Hugo, c’est donc le choix de la simplicité : on écrit ses articles en markdown, et Hugo se charge de les convertir en HTML. Il y a certainement moins de possibilités qu’avec Gutenberg, l’éditeur de WP (encore qu’il y a les shortcodes dans Hugo). Il y a surtout les aspects pas du tout gérés par Hugo, comme les formulaires ou les commentaires, mais avec des solutions externes pour les remplacer.

Mais ce côté simplification me plaît, se concentrer sur le texte de l’article, et laisser tomber les petites fioritures que permet WP avec le choix d’une multitude de plugins, mais qui finalement ne sont pas indispensables. Avoir un blog très rapide, des articles qui s’affichent en un clin d’œil, et qui se concentrent sur l’essentiel, c’est tentant. Alors pourquoi pas ?

Mais qu’est-ce que ça implique vraiment ?

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Vorta for Borg Backup

Ce matin, pris d’une inspiration subite, j’ai décidé de faire une nouvelle sauvegarde de mon dossier Home. Ce dossier est déjà synchronisé grâce à Nextcloud sur un serveur distant, ainsi que sur un autre HD du PC, grâce à Timeshift.

Mais lorsque j’avais remis en service mon vieil odroid-hc2, l’idée était de l’utiliser comme serveur de backup, avec son HD de 2 To disponible. J’avais bien redirigé les tâches rsync du serveur OMV (NAS) sur ce serveur (contenu Plex et Calibre), et puis j’étais passé à autre chose. J’avais prévu des sauvegardes à partir du PC, sans aller plus loin.

Cette fois, j’ai utilisé Vorta, une interface graphique pour Borg, un logiciel de backup qui a une très bonne réputation (sauvegarde chiffrées, sécurisées, compressées). L’opération a été facilité par cet article sur le FLOZz’ Blog, que j’ai adapté à mon contexte et à ce que je voulais faire, puisque je bénéficiais déjà d’une connexion SSH entre mon PC et le serveur Odroid, ainsi que d’une clef de login. Une fois le dépôt Borg créé, le reste est simplissime.

Voilà le détail des opérations, ça m’a permis un petit refresh sur ssh et les clefs privées et publiques…

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Les guerriers de l’hiver – Olivier Norek

Je ne suis pas fan de l’auteur, ayant lu Impact puis Trilogie 93 sans avoir apprécié ni le style ni sa façon de raconter les histoires. Ce roman m’ayant été recommandé par plusieurs personnes, et considérant le côté historique de la chose, je me suis dit que ça valait peut-être le coup de faire un nouvel essai avec cet auteur.

Dès le début, je n’ai pas accroché, le trait étant volontairement grossi, les méchants et stupides russes contre les gentils et braves finlandais, j’avais l’impression de lire un conte pour enfants. Il faut attendre la fin du bouquin pour le drame de la guerre l’emporte et que l’histoire prenne un peu de substance… Ça devient intéressant et prenant à lire, mais hélas le roman est déjà pratiquement fini…

Une fois la dernière page tournée, l’auteur nous explique que tout est vrai, le moindre fait d’armes, et jusqu’au dialogues qui proviennent d’archives ou transmis par des passionnés ; il va même jusqu’à nous fournir les cartes des opérations, les photos d’époque des principaux personnages. OK, moi je veux bien, l’auteur a fait un gros travail de documentation, de recherche, d’enquête (c’est un ancien de la police ! 😉 ), etc… Mais le récit manque quand même d’envergure, de contexte, c’est la grand histoire abordée par le petit bout de la lorgnette, avec des personnages présentés de manière assez caricaturale, et une nette difficulté à mettre à la hauteur de l’événement historique que l’auteur a décidé d’aborder.

Évidemment, le rapprochement entre cette guerre Russo-Finlandaise de 1939 et celle qui oppose aujourd’hui l’Ukraine à la Russie est frappant, et on ne peut qu’espérer un meilleur épilogue aujourd’hui, car à la fin de la guerre d’hiver, c’est tout de même la Russie qui l’emporte.

Olivier Norek, né en 1975 à Toulouse, est un écrivain et scénariste français, capitaine à la police judiciaire. En tant que scénariste, il a participé à la saison 6 d’Engrenages, à la série télévisée « Les Invisibles » (France 2- 2021) ainsi qu’à un téléfilm « Tout le monde ment » avec Vincent Elbaz (France 2 – 2022).

Voyage Asie 2025 – Thaïlande 2

La deuxième page du journal de voyage 2025/2026 est disponible ici, elle comporte les troisième et quatrième semaines, toujours en Thaïlande, d’Uthai Thani à Nakhon Phanom, à la frontière laotienne le long du Mékong, en traversant l’Isan d’Ouest en Est. :

La suite sera consacrée au Laos, où je vais passer à peu près trois semaines.

Comme d’habitude, c’est disponible par la barre de menu du haut :

Moustache J.All, mon nouveau vélo

En revenant de voyage en février dernier, j’ai décidé de me faire plaisir, et de m’offrir un nouveau vélo (VAE). Mon Moustache Samedi Xroad 7 fonctionnait parfaitement, mais il avait déjà cinq ans, et j’avais une envie de changement. Je suis donc allé voir mon revendeur, Velozen à Quimper, et nous avons regardé un peu comment cela pouvait se passer.

Côté reprise, pas de mystère, ils ont un contrat avec Upway, le leader du vélo d’occasion, et une fois saisies les données (modèle, âge, kilométrage), le chiffre tombe, et sans grosse surprise avec une sérieuse décote : 1110 euros (acheté neuf 4700 € en 2021). Avec tout de même un coup de pouce de Velozen de 200 € pour l’achat d’un nouveau vélo pour la période en cours.

Puis on a fait le tour des modèles qu’il pouvait me proposer, et je me laisse séduire par le Moustache J.All 2025, proposé à 4500 € puisque de l’année dernière (normalement vendu 5800 €) :

Mais tout ne va pas se passer comme prévu avec ce beau vélo ! Je vais être vite confronté à deux problèmes : l’autonomie et le manque de puissance. Qui va m’amener à vouloir m’en séparer !

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Le grand soir & Cul-sec – Roger L. Simon

Livre conseillé par Jean-Patrick Manchette, dont je suis en train de lire les chroniques cinéma qu’il écrivait dans Charlie-Hebdo, et comme il ne peut pas s’empêcher de parler de polars par-ci par-là… En plus avec un titre pareil, il fallait bien voir de quoi il retournait.

Alors c’est marrant et original, mais bon il ne faut rien attendre de particulier au niveau de l’intrigue, elle n’est qu’un prétexte ! Nous sommes au début des années 70, Moses Wine est un détective privé juif, fauché, divorcé avec 2 enfants dont il doit assurer la garde certains jours, et qui fume des pétards à l’occasion, ça l’aide à se concentrer.

Il se retrouve à enquêter pour le compte d’un sénateur démocrate sur un ancien gauchiste révolutionnaire qui menace de déclencher un attentat pour afficher son soutien au sénateur… soutien bien encombrant et qui ressemble fort à une manipulation. Mais qui se cache derrière celle-ci ? De fil en aiguille, une secte satanique va apparaître, rendant l’enquête de plus en plus échevelée (et de moins en moins crédible, il faut bien le dire)…

Finalement, l’intérêt du roman se trouve dans l’époque et la description qu’en fait l’auteur. La Californie des années 70, avec toutes ses folies et son rêve d’une société sans interdictions… Voilà les première lignes du roman, toutes les références y sont, et on saisit bien le contexte :

La dernière fois que j’avais vu Lila Shea, nous faisions l’amour à l’arrière d’un ex-corbillard Chrysler, modèle 1952, garé dans une rue en face du Centre de recrutement d’Oakland. Les gaz lacrymogènes passaient par les interstices du plancher et nos oreilles retentissaient des coups de matraque distribués par les forces de police. Le hurlement des sirènes couvrait les gémissements de plaisir de Lila. Nous étions à l’automne 1967 – les chaudes journées d’octobre – et, comme nous venions juste d’en finir, Lila se dégagea, se glissa, abandonna le matelas pneumatique des surplus de l’Armée, remonta son slip de coton et disparut dans la nuit sans même un au revoir.

Lila avait toujours été comme ça – l’un de ces êtres exaltés qui ont traversé les années soixante tels des goûteurs de vin, dégustant chaque cru avant de passer au suivant. Elle avait tout fait. Le Free Speech Mouvement, les Students for a Democratic Society, la défonce collective dans les chambres crasseuses de Haight-Ashbury, les Hell’s Angels, les trips en bus avec les « Merry Pranksters » de Ken Kesey, l’acide au Fillmore et les communautés de Taos.

Dans la foulée, j’ai enchaîné sur « Cul-sec », le deuxième opus de la série (il y a huit romans dans la série consacrée au détective Moses Wine). Ici l’enquête va mener Moses vers le monde du marché du sexe très en vogue à l’époque, entre les boutiques de massage, de bars topless, ou les centres de libération sexuelle et spritiuelle…

Comme pour le roman précédent, l’intrigue n’est qu’un prétexte à décrire le Los Angeles de l’époque. Disons que ça se lit bien à la plage, avec cet été qui arrive… 😉

Pour le reste, je vais en rester là, j’y reviendrai peut-être, mais c’est quand même bien allumé tout en étant sans prétention littéraire…

Roger L. Simon, né en 1943 à New-York, est un écrivain, scénariste et réalisateur de romans policiers. Le grand soir a été porté à l’écran sous son titre original The Big Fix (1978).

Le silence et la colère – Pierre Le maître

Bien que n’ayant pas aimé le tome 1 de la tétralogie de Pierre Lemaître intitulée : « Les années glorieuses », j’ai quand même voulu lire le tome 2, par curiosité, et pour essayer de comprendre où l’auteur voulait en venir.

Bon, je crois que c’est fait, et je vais en rester là. Je n’accroche pas du tout à cet auteur dont les histoires et ses personnages sont d’un inintérêt total. Je comprends mieux par contre quand l’auteur dit vouloir « feuilleter le siècle » avec sa tétralogie : il prend des sujets d’époque, ici ce sera l’avortement après-guerre, la mort annoncée d’un village qui va être enseveli sous les eaux suite à la construction d’un barrage, et enfin la naissance du magasin Tati (enfin… si l’on veut !). Comme dans le premier tome, à partir de ça, on va tisser une histoire avec les personnages que l’on a, et voilà ! L’ensemble offre peu ou pas d’intérêt, mais on s’en fout, c’est facile à lire, ça va se vendre, et c’est bien là l’essentiel.

La famille Pelletier continuera ses aventure sans moi, de même que l’auteur pourra continuer à noircir des pages, l’éditeur à remplir ses caisses, et les arbres à être abattus pour rien. Quelle misère !

Pierre Lemaitre, né en 1951 à Paris, est romancier et scénariste. Il a d’abord écrit des romans policiers, et reçoit le prix Goncourt pour le roman Au-revoir Là-haut en 2013.

Feishin et Navidrome

J’ai peut-être trouvé le bon lecteur audio sur le PC, j’ai nommé Feishin. Le seul souci c’est que c’est un client de serveurs comme Navidrome, Jellyfin ou compatibles avec l’API OpenSubsonic. En clair, il ne lit pas directement les fichiers audio sur votre PC, et a besoin d’un serveur audio.

Qu’à cela ne tienne, le jeu en valait la chandelle me semble-t-il lorsque j’ai vu à quoi Feishin ressemblait : beau, moderne, avec plein de fonctionnalités comme d’afficher les paroles, de s’adapter à la couleur de la pochette, d’obtenir des infos sur l’artiste, etc…

Il a donc fallu choisir et installer un serveur sur le NAS : j’ai choisi Navidrome qui a l’air d’être une référence du genre, et accéder à ma bibliothèque musicale, ce qui m’a amené à quelques changements dans mon organisation, mais l’ensemble a été plutôt facile et je suis assez content du résultat.

Voyons voir tout ça…

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Le service libvirtd ne démarre plus

L’autre jour, je voulais démarrer une VM pour faire un test, je lance mon gestionnaire de machines virtuelles KVM mais aucun VM n’apparaît.

Je vais tout de suite voir l’état du service libvirtd, et en toute logique j’ai bien un problème de démarrage :

Le service libvirt ne démarre pas

J’essaie de redémarrer le service sans succès, on voit bien que le système a essayé plusieurs fois sans succès. Je regarde les logs sans rien trouver de bien parlant. Le plus étonnant, c’est que j’arrive à lancer le daemon en mode su (libvirtd --verbose), puis à lancer ma VM et faire ce que je voulais faire.

Le problème est contourné, mais pas résolu. J’ai regardé ça de plus près cet AM, alors voilà la vraie résolution, très simple, et qui était due à une mise à jour du BIOS sur le PC. Je fais cet article pour m’en souvenir.

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Le Grand Monde – Pierre Lemaître

Retour à Pierre Lemaître avec cette tétralogie intitulée « Les années glorieuses », où l’auteur annonce « feuilletter le [XXème] siècle », œuvre à priori prometteuse, et à tout le moins ambitieuse. Je n’ai pourtant pour l’instant pas été convaincu par cet auteur, que ce soit par son prix Goncourt Au-revoir Là-haut, ou par Alex un polar que l’on m’avait recommandé. Mais je m’engageais dans cette lecture sans à priori particulier, et même un intérêt pour le sujet choisi.

Mais ce sera encore une déception. Je ne comprends décidément pas cet auteur, comment peut-il choisir d’imaginer cette famille Pelletier pour prétendre raconter le siècle ? La psychologie de ses personnages est à peine décrite, et pourtant il y aurait beaucoup à dire sur le comportement de certains (Geneviève et Jean en particulier), ils sont pour la plupart caricaturaux, et cela semble suffire à l’auteur. Les scènes sont parfois ubuesques et souvent pas du tout crédibles. En fait on ne sait pas trop ce que l’on est en train de lire : du grand guignol ? les Pieds Nickelés ? la rubrique des faits-divers ? De plus, l’auteur-narrateur a toujours sa manie de s’adresser de temps en temps directement au lecteur, ce que je n’aime pas du tout.

À la fin de ce premier opus, l’auteur nous présente une « Dette de reconnaissance » en guise de postface, où il cite en détail tous les sources (personnes, livres, etc…) permettant de d’authentifier l’essentiel des faits historiques abordés (particulièrement sur l’Indochine et l’après-guerre en France). Mais cela ne suffit malheureusement pas à rendre une histoire crédible, ni passionnante à lire. Cela pourrait se résumer ainsi : les faits historiques sont dans l’ensemble exacts, et l’auteur s’est documenté, une historienne en a vérifié l’authenticité, etc… ; sur cette trame, l’auteur nous inflige des personnages caricaturaux à peine brossés, et imagine une trame et des anecdotes pour relier tout ça, à grand coups de fil blanc, et à l’intérêt très relatif (pour rester positif). Comment ne pas être déçu ?

C’est dommage, le prix Goncourt a du apporter à Pierre Lemaître une certaine aisance financière et une confiance des éditeurs lui laissant le temps de creuser ses romans, ses personnages… Mais non, il continue avec le même type d’histoires, c’est sans doute son style, sa signature ? Il est le troisième auteur français le plus lu en 2023, ce qui n’est pas forcément bon signe pour la qualité littéraire de l’œuvre. Et les quatre romans de cette tétralogie ont été publiés entre 2022 et 2026, soit en moins de quatre ans : là non plus, ce n’est pas bon signe.

Je vais tout de même continuer avec le tome 2, en sachant à quoi m’attendre, pour voir si l’histoire et les personnages prennent un peu de consistence. L’espoir fait vivre…

Pierre Lemaitre, né en 1951 à Paris, est romancier et scénariste. Il a d’abord écrit des romans policiers, et reçoit le prix Goncourt pour le roman Au-revoir Là-haut en 2013.

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