DAVx : Erreur de serveur HTTP – expected 207

Suite à la dernière mise à jour de DAVx (version 2.6-ose) sur mon smartphone tournant fièrement LineageOS 16, j’ai commencé à avoir des messages d’erreurs récurrents lors de la synchronisation de mes contacts :

Notification d’erreur de DAVx

Comme le message l’indique, c’est manifestement un problème côté serveur, qui renvoie un mauvais code HTTP (200 au lieu de 207).

J’utilise un serveur Baikal pour synchroniser mes contacts et calendriers, je suis donc allé voir de ce côté. Sur cette page, la version 0.6.0 est disponible. J’ai donc récupéré le ZIP sans plus de recherche, puis suivi la procédure de mise à jour décrite ici :

C’est très simple, un peu comme WordPress (en plus, je me suis abstenu de sauvegardé ma base de données !) : il suffit de remplacer tous les fichiers et répertoires à l’exception dossier Specific qui contient vos fichiers de configuration.

Ensuite, il suffit de se rendre sur la page d’administration, quelque chose comme http://dav.example.org/baikal/html/admin/, et de lancer la mise à jour :

Et voilà, quelques secondes plus tard, mon serveur est passé en version 0.6.0, et le message d’erreur côté smartphone a disparu !

C’est parfois bien l’informatique, quand on règle un problème rapidement sans trop se prendre la tête ! 😎

Entre ciel et terre – Jón Kalman Stefánsson

Nouvelle lecture d’un roman conseillé par Béatrice, une amie de ma sœur. C’est aussi le premier ouvrage d’une trilogie. Hélas, je n’ai pas vraiment accroché.

La narration au style particulier nous emmène vite dans l’atmosphère du récit, dans cette vie rude des pêcheurs islandais. Et on se laisse emporter par l’histoire, sans savoir où celle-ci va nous emporter, comme la barque qui les emmène vers le large alors que la tempête menace.

Un gamin va perdre son ami qui aimait tant la poésie, au point d’en oublier de mettre sa vareuse en prenant la mer, chose peu crédible soit dit entre nous… Par ces latitudes glaciales, une telle erreur se paie cash.

Dès lors, le gamin va retourner au village et l’histoire s’essouffle, le style perd de sa force… Le gamin va être recueilli, l’occasion de décrire brièvement la vie au village, monotone, dans ce pays qui n’a pas de grandes villes… Une vie certes moins dure que celle des pêcheurs, mais guère plus réjouissante, avec l’alcool comme ultime recours. La fin de l’histoire arrive vite, et c’est tant mieux.

Bref, je n’ai pas été conquis par ce premier roman de l’auteur : malgré un bon début, l’histoire et le style ne tiennent par leurs promesses.

Jón Kalman Stefánsson, né en 1963, est un écrivain et poète islandais. Sa trilogie romanesque (ce roman donc , suivi de “La Tristesse des anges” et “Le Cœur de l’homme”) lui ont apporté reconnaissance et succès.

Mise à jour Ubuntu 19.10

Ubuntu 19.10 “Eoan Ermine”

L’autre jour, j’ai fait la mise à jour vers la dernière version d’Ubuntu, soit la 19.10, code name “Eoan Ermine”.

Depuis le passage en 18.04 (voir cet article), j’étais repassé en mode “mise à jour tous les 6 mois”, après être sagement resté en version LTS pendant 2 ans : en effet, le passage au bureau Gnome était un changement important, et chaque nouvelle version apporte une meilleure intégration de celui-ci.

Et franchement, je ne suis pas déçu, je suis assez “fan” de ce bureau, beau et efficace à l’utilisation. J’utilise le thème Adwaita (c’est sobre, couleur gris clair comme sur un Mac), avec le nouveau thème d’icônes “Yaru” qui s’affine lui aussi petit à petit. L’ensemble me plaît bien :

Thème Adwaita et Yaru pour les icônes, curseurs et sons.

Côté fond d’écran, j’utilise une photo que j’avais prise au Maroc, puis je l’ai “floutée” avec Gimp pour l’utiliser sur l’écran de verrouillage (grâce à Gnome Tweaks) :

Image prise du côté de Sidi Ifni, au sud d’Agadir… À droite, l’écran de verrouillage !

Mais revenons à la mise à jour de la 19.04 vers la 19.10. Il y a eu quelques petits détails à corriger, et un bug avec le son déjà identifié ; bref rien de méchant, mais en voici la liste.

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Sorry we missed you – Ken Loach

Un Ken Loach, ça ne se loupe pas, surtout quand il décide de parler du problème de l'”Uberisation ” de la société, et du sort réservé aux travailleurs qui tentent cette voie.

Franchement j’ai bien aimé, c’est un bon Ken Loach, qui ne s’apitoie pas sur le sort de cette famille, mais se contente de décrire leur quotidien. Et il est assez terrible, avec Ricky sans emploi, et Abby sa femme qui s’occupe de personnes âgées à domicile, mal payée et exploitée par une société sans état d’âme (qui parle de “clients” aussi dramatique que la situation d’abandon puisse être pour ces personnes).

Dès le début, on sent le piège se refermer : Ricky demande à sa femme Abby de vendre leur seul bien, à savoir la voiture qui sert à Abby pour faire sa tournée (elle ira en transports en commun à la place !), pour acheter une fourgonnette qui va lui permettre de faire le chauffeur-livreur à son compte, travaillant pour une compagnie qui va l’exploiter de belle manière… Le rêve d’accession à la propriété va enfin pouvoir se réaliser !

Mais très vite la situation va devenir intenable : au moindre souci, Ricky va subir l’exploitation sans scrupules de la compagnie, devenant corvéable à merci, sans aucune protection, et sous la menace permanente d’être “dégagé”.

Et des problèmes familiaux, Ricky va en avoir avec son fils adolescent… J’ai trouvé la scène où les parents s’expliquent dans la chambre alors que Ricky a failli en venir aux mains avec son fils très forte. Abby lui explique que ce qu’il faut, en ce moment, c’est surtout garder le contact avec leur fils, et Ricky le prend comme un reproche personnel, alors Abby réexplique tranquillement. Elle est d’une patience admirable, d’un dévouement et d’une empathie exceptionnelle. C’est sans conteste le plus beau personnage du film.

Ken Loach, né en 1936, est un réalisateur britannique. Son œuvre est engagée et dénonce souvent les abus de la société capitaliste et le sort qu’elle réserve aux travailleurs.

Ti-Puss – Ella Maillart

Premier livre d’Ella Maillart d’où je ressort déçu… Pourtant j’aime l’auteur et ses récits de voyage, j’adore l’Inde où j’ai fait mon premier grand voyage, et je n’ai rien contre les chats…

Mais là, j’ai trouvé un mélange des genres plutôt raté : le récit est centré sur sa chatte Ti-Puss et sa relation à elle, tout en suivant les préceptes de maîtres de méditation et de sagesse indiens qui prônent le détachement de soi et des choses matérielles de ce monde.

Or c’est un peu à l’inverse auquel nous assistons : elle croit voir en Ti-Puss l’expression de la sagesse qu’elle recherche désespérément en Inde. J’y vois plutôt un attachement et un amour plutôt égoïste, loin de “l’Amour” débarrassé du “Moi” individuel comme lui enseignent les sages… Et comme tout un chacun avec son animal domestique, elle lui attribue des qualités humaines : la route vers le détachement est encore longue !

De plus, le style est plutôt heurté, arrivant rarement à donner un tableau de son environnement, et c’est vraiment dommage, on est tout de même en Inde, où le dépaysement est omniprésent ! Les seuls passages fluides concernent Ti-Puss, et encore…

Dans son désir d’apprendre, elle vit avec les indiens, à l’écart des autres blancs (qui ne se mélangent pas), mais va tout de même régulièrement retrouver des amis européens manifestement fortunés, partant même faire une chasse au tigre ! Tout cela me paraît dès lors très confus.

Bref, vous l’aurez compris, très déçu par ce récit. C’est l’éternelle histoire du voyageur-écrivain ou de l’écrivain-voyageur. Ici, le voyageur écrit sans vraiment voyager, et donc échoue.

Autres livres d’Ella Maillart sur ce blog :

Ella Maillart (1903-1997), de nationalité suisse, est une voyageuse, écrivain et photographe. J’ai désormais lu ses principaux récits de voyage. Le meilleur est sans conteste “Oasis interdites”, suivi par “La voie cruelle”. “Croisières et caravanes” est un résumé de sa vie, et peut être une porte d’entrée à son œuvre.

Sœurs d’armes – Caroline Fourest

J’aime bien Caroline Fourest, très bonne journaliste, débatteuse redoutable, et défendant des causes justes (femmes, minorités, laïcité), et luttant contre les intégrismes religieux. Je suis son blog wordpress de temps en temps, pas toujours très actif, mais toujours intéressant.

J’avais donc prévu d’aller voir ce film dès sa sortie. Pour cela, il m’a fallu aller au CGR La Mézière de Cap Malo, à 10 kms de Rennes, aucun cinéma en centre-ville ne le proposant.

J’en suis ressorti un peu déçu, ce n’est certainement pas un grand film, malgré un sujet passionnant : on ne s’improvise sans doute pas réalisatrice, et le début du film manque de fluidité, on a du mal à entrer dans l’histoire ; les scènes semblent collées les unes aux autres sans véritable enchaînement. D’autres scènes sont manifestement faites pour créer de l’émotion, avec la musique qui va bien… Les scènes de guerre ne sont pas très bien rendues non plus.

Il y avait donc certainement mieux à faire. Pourtant, l’histoire de ces femmes d’horizons différents, de religion différentes, qui se battent ensemble contre l’État Islamique et sa barbarie mérite d’être contée. Sur le même sujet, j’ai tout de même préféré Les filles du soleil de Eva Husson.

À noter que le film sort au moment où les américains abandonnent les Kurdes face à l’armée turque. Triste monde !

Caroline Fourest, née en 1975, est une journaliste, essayiste et donc réalisatrice française

Pour qui sonne le glas – Ernest Hemingway

C’est après avoir regardé un documentaire sur la guerre d’Espagne, La tragédie des brigades internationales sur Arte, que j’ai eu envie de lire ce livre. J’avais aussi noté “Aventures d’un jeune homme” de John Dos Pasos, mais de ce que je lis à son sujet, c’est un peu daté.

Et c’est aussi ce que l’on peut remarquer avec celui-ci : écrit en 1940, le style est vraiment différent de ce que l’on pourrait écrire aujourd’hui sur un tel sujet. Mais la magie opère, on se laisse tout de même prendre par le récit, malgré une première partie un peu lente.

Les dialogues entre les personnages sont particulièrement directs, est-ce parce que les personnages sont rustres ? ou est-ce l’éventualité d’une mort prochaine qui apporte cette urgence et ce besoin de vérité ? Cette proximité et les questionnements qu’elle soulève sont captivants.

Les personnages prennent corps peu à peu, entre Roberto l’américain venu se battre par idéal et ces paysans espagnols qui se battent pour une République qu’ils connaissent à peine. Roberto est envoyé par l’armée républicaine pour faire sauter un pont, et a besoin de leur aide, mais l’opération est rendue dangereuse car elle doit se faire absolument le matin, ce qui rend la fuite périlleuse.

Le coup de foudre entre Roberto et Maria la jeune et belle espagnole opère dans cette urgence que le danger implique. Les hommes boivent beaucoup de vin et s’expliquent durement… Mais l’on s’ennuie tout de même un peu dans cette première moitié de roman.

Les choses sérieuses commencent lorsqu’une patrouille passe près de leur camp. Les réflexions sur la mort, sur l’acte de tuer d’autres hommes, et peut-être d’aimer le faire, travaillent Roberto… Un autre camp de partisans est attaqué, et massacré sans qu’ils n’interviennent car l’objectif stratégique c’est le pont. On est alors pris par le récit et l’action, jusqu’à ce que le glas sonne…

D’ailleurs, le titre vient d’un texte de John Donne présenté en exergue du roman, dont voici la fin :

La mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain. Ainsi donc, n’envoie jamais demander : pour qui sonne la glas ; il sonne pour toi.

J’en ai profité pour regarder le film qui en a été tiré, et qui date lui de 1943, réalisé par Sam Wood. Il est assez fidèle au roman, mais très prude sur la relation entre Roberto et Maria… C’en est d’ailleurs assez amusant quand on compare les scènes décrites ou plus souvent manquantes à ce sujet ! Toujours est-il que le film n’a pas le charme du roman, ni sa profondeur.

Ernest Hemingway (1899-1961) est un écrivain, journaliste, et correspondant de guerre américain. Il participa à la guerre d’Espagne comme journaliste aux côtés des républicains, et écrira ce roman par la suite. Si l’on en croit la page wikipedia, il se fâchera avec son grand John Dos Pasos lors de la mort suspecte de l’écrivain José Robles Pazos attribuée aux Staliniens. Son analyse de la guerre d’Espagne, sa compromission locale avec la propagande stalinienne et l’absence d’aide d’Hemingway face à la disparition de son ami, insupportent Dos Passos.

L’archipel d’une autre vie – Andreï Makine

Je connaissais déjà cet auteur avec Le testament français, que j’avais beaucoup aimé. J’ai donc abordé celui-ci, recommandé par Béatrice, plutôt confiant.

Cette histoire commence un peu comme un conte tragi-comique, avec cette poursuite dans la taïga un peu surréaliste :

Un criminel s’est échappé lors d’un transfert, et l’on envoie cinq hommes pour le rattraper : il y a là deux militaires gradés, un commissaire politique, deux soldats et un chien. Mais les poursuivants ont bien du mal à attraper leur cible, cette dernière semblant les narguer en restant à portée de vue mais restant pourtant insaisissable ! Puis le criminel poursuivi s’avère être une femme, en même temps qu’une redoutable connaisseuse de la survie dans la taïga…

Pourtant, le premier paragraphe m’avait intrigué, et promettait une certaine profondeur au récit… Je l’avais relu plusieurs fois :

À cet instant de ma jeunesse, le verbe “vivre” a changé de sens. Il exprimait désormais le destin de ceux qui avaient réussi à atteindre la mer des Chantars. Pour toutes les autres manières d’apparaître ici-bas, “exister” allait me suffire.

C’est Pavel l’un des soldats qui nous raconte l’histoire de cette traque, et celle-ci va le changer. Elle lui permettra de se débarrasser de la peur du système (“le pantin de chiffon” qui le hante depuis l’enfance), et de partir vivre une vraie vie, au lieu de simplement exister.

Une petite histoire bien sympathique donc, avec cette fable qui oscille entre comédie et tragédie, pour dénoncer le fonctionnement d’un système totalitaire.

Andreï Makine est un écrivain français né en Sibérie en 1957. En 1987, à la faveur d’échanges culturels entre la France et la Russie, il demande et obtient l’asile politique, puis la nationalité française en 1996.

Voyage en Asie 2018 : Birmanie – Yangon / Sitwee / Ngapali

Dernier album photo de la Birmanie, et du voyage par la même occasion. Principalement des photos de Yangon, l’ancienne capitale, où je suis passé à deux reprises : une première fois en arrivant du Laos, puis une seconde fois pour y retrouver des amis, ex-collègues de travail, maintenant installés à Singapour.

Mais aussi quelques photos de Sitwee et du bateau pour y arriver (en provenance de Mrauk U), puis de Ngapali, ses plages et ses cocotiers où je me suis reposé cinq jours.

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Quête d’offrandes par les moines – Cliquer sur l’image pour accéder à l’album

Voilà, cela conclut les albums photos du voyage. J’ai eu beaucoup de plaisir (et un peu de nostalgie) à les préparer. Je garde un énorme coup de cœur pour la Birmanie, revoir les photos réveillait plein de bons souvenirs et d’émotions…

Bon, il me reste à retranscrire le petit journal de voyage que j’ai tenu tout au long de ces deux mois. Je vais réfléchir à la forme à donner à ce récit…

Nymphéas noirs – Michel Bussi

Livre prêté par un ami comme un super bouquin, il avait fait le tour d’amis communs, tout le monde avait adoré, dénouement incroyable, etc… Déjà c’est un polar, je commence à douter de la grandeur de la chose, mais sait-on jamais ?

Et ça commence mal, je ne suis pas vraiment fan du style, de la façon dont la vieille parle à la première personne puis s’adresse directement au lecteur : “Vous serez d’accord…”, “Je ne sais pas si vous êtes comme moi…”, etc… Bof bof !

Ensuite, les deux personnages de flics, Laurenç et Silvio qui ne sont pas très crédibles, un peu caricaturaux ; leurs rapports (les blagues de Laurenç, le premier degré de Silvio) un peu convenu. On continue avec Laurenç qui tombe immédiatement amoureux de l’institutrice, qui cherche manifestement à le charmer, et ça marche, toute piste menant à elle sera dorénavant systématiquement écartée… Et quand le mari jaloux menace Laurenç, devinez ce qui arrive : le valeureux policier clôt l’enquête !! Ben voyons…

Le dénouement est à la hauteur de ce qui précède, l’auteur s’étant permis de changer les noms des personnages pour monter son intrigue ! Alors forcément quand l’explication arrive, les mystères fondent comme neige au soleil… Non seulement cela, mais “la vieille” Jacqueline a projeté ses souvenirs sur les scènes qu’elle voyait, mélangeant présent et passé ! C’est facile de balader le lecteur avec de tels procédés…

Bref, pas du tout convaincu, ni par le style, ni part l’histoire. Polar français moyen, et puis ça se passe en Normandie, comme tous les romans de cet auteur, et comme je suis breton, ça ne pouvait pas coller ! 😉

Michel Bussi, né en 1965, est un écrivain français, également professeur de géographie. Il serait le deuxième écrivain français en terme de livres vendus, selon un classement GFK-Le Figaro de janvier 2019. !

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…