Nouvelles Tome 1 : 1952 – 1962 – Frank Herbert

J’ai craqué quand j’ai vu cette très belle édition de nouvelles de Frank Herbert chez le libraire. Il y a même un marque-page d’inclus, à l’image de la couverture ! La classe…

Dans le même genre, j’avais beaucoup aimé les recueils de Philip K. Dick, on est à peu près à la même époque, et puis c’est Frank Herbert quand même !

L’ensemble est assez plaisant à lire, même si l’on reste très loin d’une œuvre comme Dune (publié en 1965) : ce sont les débuts de l’écrivain auquel on assiste.

J’ai bien aimé sa première nouvelle « Vous cherchez quelque chose », où un hypnotiseur se révèle un peu trop curieux… Puis les thèmes chers à Frank Herbert se révèlent petit à petit : la conscience humaine, l’esprit, la psychologie, la civilisation, la religion… Et comme on est dans les années 50, la guerre froide et l’armement atomique.

Une série de quatre nouvelles mettent en scène le même personnage, Lewis Orne, qui par ses prémonitions va s’élever jusqu’à devenir peut-être un Dieu sinon un prophète apte à guider les peuples. Ces quatre nouvelles formeront le roman « Et l’homme créa un Dieu ».

D’autres nouvelles sont sur le ton de la légèreté, comme B.E.U.A.R.K., révélant un Frank Herbert auquel on est peu habitué.

Reste à commander le tome 2 !

Frank Herbert (1920-1985) est un écrivain américain de science-fiction, principalement connu pour Dune. Privilégiant les longs romans, il n’a écrit qu’un quarantaine de nouvelles. Comparé à Philip K. Dick, c’est effectivement très peu !

Installation de Debian

Comme je l’expliquais dans l’article précédent, je suis passé de Ubuntu à Debian un peu lassé des formats snap et flatpak.

J’ai choisi d’installer Debian Testing plutôt que la version Stable, afin de bénéficier de versions de logiciels plus récentes. D’après ce que j’ai lu, c’est suffisamment stable pour une utilisation quotidienne. Je verrai à l’usage ce que cela donne.

Cet article pour résumer comment j’ai procédé pour cette installation : je voulais repartir d’un système propre y compris mon répertoire home. Il y avait bien sûr des sauvegardes de fichiers et dossiers à faire, j’en ai oublié certains qui m’auraient simplifié un peu la vie : rien de bloquant, mais je vais les lister ici pour mémoire. Il a fallu aussi recréer une bonne vieille partition de swap, puisque Ubuntu utilise un fichier (comme Windows) pour ce faire.

Sinon tout s’est globalement bien passé, le système est désormais fonctionnel, j’ai pu réinstaller toutes les applications que j’utilise, le plus souvent en .DEB. Avec un peu de personnalisation, je suis très content du résultat.

Voyons tout cela en détail…

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Passage d’Ubuntu à Debian

Cela faisait un moment que je me demandais si le moment n’était pas venu de quitter Ubuntu.

J’étais toujours avec la 20.04 (version LTS) débarrassée des Snaps, mais avec Flatpak. J’attendais la prochaine LTS pour me mettre à jour, soit la 22.04, prévue pour avril prochain. Mais cette version va intégrer encore plus les snaps au système, cette fois même Firefox est livré sous forme de snap ! 😳

Alors si une fois Ubuntu installé, je dois commencer par virer plein de trucs (snaps) et les remplacer par d’autres qui ne me plaisent guère plus (flatpak), c’est peut-être le moment de changer de distribution, non ?

Le principal problème que je vois à ces nouvelles façons de packager les logiciels que sont les snaps ou flatpak, c’est tout bêtement la place disque occupée ! Franchement, ça devient n’importe quoi, sous prétexte que le Giga-octet ne coûte pas cher.

Du coup je me suis tourné vers Debian, puisque Ubuntu est basé sur Debian. Et autant vous le dire tout de suite, le résultat en terme de place disque a été plutôt impressionnant, puisque je suis passé d’un Ubuntu occupant 27 Go d’espace disque à un Debian qui n’utilise que 10 Go ! 🙄 Soit presque trois fois moins d’espace disque utilisé, avec à peu près les mêmes applications d’installées…

Je reviendrai sur l’installation de Debian dans le prochain article, mais revenons à ces formats de packaging, et aux différentes options auxquelles j’ai pensé avant de choisir Debian. C’est le sujet de cet article.

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Fondation 1 – Isaac Asimov

C’est après avoir vu la série proposée par Apple TV que je me suis décidé à relire ce grand classique de la S.-F. dont j’avais peu de souvenirs, peut-être même n’avais-je lu que le premier tome, je ne sais plus.

J’avais au préalable écouté une émission sur France Culture qui validait la série, la déception n’en a donc été que plus forte : je n’ai ni aimé, ni reconnu grand chose de l’histoire originale dans cette série bien américaine : c’est beau, ça brille, mais à part ça…

Et ça tombait bien, Folio SF nous propose un recueil des trois premiers tomes du cycle : Fondation – Fondation & Empire – Seconde Fondation. Soit la trilogie fondamentale, écrits dans les années 50, car quatre autres tomes sont venus l’encadrer (deux en amont, deux en aval) dans les années 80-90, et qui comme souvent ne sont pas considérés comme primordiaux.

J’ai donc lu cette trilogie avec plaisir, c’est très cohérent, fluide, même si j’ai trouvé la lecture et les péripéties du récit un peu trop faciles, mais en lisant la page wikipedia, c’est une caractéristique de l’écriture de l’auteur :

Isaac Asimov, en dehors d’une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour nombre d’auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C’est donc l’histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes.

L’idée de départ est géniale : l’Empire galactique domine l’univers, mais la civilisation va s’effondrer, c’est en tout cas ce que prédit une nouvelle science : la psychohistoire. Pour réduire le temps d’anarchie entre deux phases de civilisation, la Fondation est créée sur une planète aux confins de l’univers. Une mystérieuse Seconde Fondation est également évoquée, située à l’autre extrémité de l’univers.

Dans le premier tome, la jeune Fondation est confronté à des moments charnières où elle doit résoudre un grave conflit qui met son existence en danger. Et chaque leader du moment (on ne s’attache pas aux personnages, car l’échelle de temps est grande) va trouver la solution. J’ai trouvé tout ça un peu répétitif comme scénario, mais agréable à lire.

Dans le second tome, la Fondation devra affronter les reste de l’Empire (sans trop de problème), puis sera confrontée au « Mulet », un mutant que la psychohistoire n’avait pas prévu, et qui pourrait donc tout remettre en cause. Le mystère sur l’identité du Mulet et ses pouvoirs ne seront révélés que très tardivement dans le récit, et on s’ennuie un peu en attendant cette révélation. À la fin du tome apparaît la mystérieuse Seconde Fondation.

Le troisième opus sera consacré à l’avènement de cette Seconde Fondation, dont je ne suis pas peu fier d’avoir deviné l’emplacement dès le deuxième tome ! 😎

De la bonne S.-F. des années 50, de bonne qualité car encore tout à fait lisible de nos jours (techniquement parlant). Mais malgré la très bonne idée de départ, on est tout de même sur des aventures assez basiques, les bons contre les méchants, du même niveau que Star Wars.

Isaac Asimov (1920-1992) né russe et naturalisé américain en 1928, est un professeur de biochimie, connu pour ses œuvres de Science-Fiction et ses livres de vulgarisation scientifique. Fondation est son œuvre la plus connue, mais le cycle des robots l’est également, notamment avec les fameuses trois lois :

  • Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;
  • Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
  • Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Statistiques du blog – Année 2021

Comme chaque année ou presque, voilà les statistiques du blog pour l’année 2021 qui vient de s’écouler. Comme j’aime à le rappeler, c’est sans doute l’article le plus inutile de l’année, il est donc important de commencer celle-ci par celui-là. 😉

Et j’en profite pour souhaiter au potentiel lecteur ou lectrice qui passerait sur cette page une très bonne année 2022, une bonne santé (vœu redevenu d’actualité), et plein de bonnes choses. Pour ma part, j’imagine une campagne électorale nauséabonde qui va venir s’ajouter aux complotistes en tous genres spécialistes ou pas du coronavirus : il va falloir redoubler d’attention sur le filtrage de ses sources d’information ; même un site comme linuxfr.org y est confronté, c’est dire.

En résumé, les visites sont plutôt en hausse, le nombre d’articles à peu près stable, et les commentaires en hausse ! 😎

Mais revenons à l’essentiel, les chiffres, rien que les chiffres !

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Mon nouveau VTC électrique : Moustache Samedi 27 Xroad 7

L’achat date de Septembre, mais c’est mon cadeau de Noël de cette année ! Après mûre réflexion, je me suis décidé à franchir le pas et passer à l’assistance électrique. Les petites côtes du coin, bien « casse-pattes », ont emporté la décision. 😐

Une fois cette dernière prise, et mes critères établis, il a fallu se renseigner sur l’existant, et repérer les modèles correspondants à mes attentes et à mon budget. Cela m’a pris du temps, tellement le choix est vaste… en théorie !

Car la dernière étape s’est révélée la plus difficile : trouver un modèle disponible en ces temps de pénurie ! Entre la demande en hausse et les tensions en approvisionnement dues au Covid, ça devient très compliqué, et le choix théorique s’est transformé en offre unique hors budget…

Avant tout cela, j’avais acheté un nouveau VTT qui m’a fait prendre conscience du besoin de passer à l’électrique. J’ai pu le faire reprendre au prix d’achat fort heureusement. 😳

Voyons voir un peu tout cela étape par étape, en commençant par le VTT acheté chez Décathlon, puis les raisons de passer à l’électrique, la recherche de modèles, le tour des magasins de Quimper, la problématique du vol, l’achat final et les premières utilisations !

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L’homme au boulet rouge – Jean-Patrick Manchette

J’ai finalement pu lire ce roman de Jean-Patrick Manchette (et de B.J. Sussman) désormais épuisé, et qui ne fait pas partie du recueil Romans noirs de Quarto… vu que ce n’est pas vraiment un polar, mais plutôt un western !

Il s’agit en fait de la novellisation en français (JPM) d’un scénario en anglais de Barth Jules Sissman. Au passage le film ne se fera jamais.

Manchette faisait des traductions pour le côté alimentaire de la chose… S’il était fan de westerns, c’était plutôt du côté de Rio Bravo, La Captive aux yeux clairs (voir le roman de A. B. Guthrie) ou de La prisonnière du désert qu’il faut se tourner (tous recommandés par Bertrand Tavernier), et pas vers les westerns italiens.

Dans la préface on peut lire ce qu’en dit Manchette quand on lui propose cette traduction :

J’ai lu le scénario, dont Soulat me propose que je fasse une Série Noire. Il est assez tarte, tout est dans le masque, la brutalité, la grossièreté – influence du western italien sensible. Mais c’est toujours bon à prendre.

Le travail sera achevé en un mois, et franchement cela se sent à la lecture, on est loin d’un véritable roman. L’ensemble reste très scénaristique, découpé en scènes qui se suivent sans réel lien… Quant à l’histoire, Manchette ne s’est pas trompé, c’est du brutal sans beaucoup de nuances.

Et donc Quarto a eu raison de ne pas inclure ce texte dans son édition, il ne vaut pas grand chose, bien qu’il soit tout de même paru en Carré Noir, puis chez Folio Policier. Et on excusera Manchette qui devait nourrir sa famille !

Les mémoires d’un chat – Hiro Arikawa

J’ai lu ce bouquin un peu au hasard, après avoir lu un bon avis sur un blog où j’étais arrivé après la lecture d’un article technique.

La chance ne sourit pas toujours, et j’ai plutôt été déçu par ce petit roman qui ne tient pas les promesses de son titre : je m’attendais à lire le point de vue d’un chat pendant toute l’histoire, et ce n’est le cas qu’occasionnellement.

La majorité du récit est raconté par Satoru, un humain comme vous et moi, japonais, et qui a recueilli Nana, un chat errant. Quelques années plus tard, Satoru cherche parmi ses amis à placer Nana, car il ne peut plus le garder pour une raison mystérieuse, dont on se doute toutefois assez vite. L’occasion de parcourir le Japon et revenir sur le passé de Satoru : son enfance, son adolescence, son entrée dans la vie active.

Ceci dit, le récit est sympa, plein d’humanité, et par le biais des rencontres avec ses amis, on en apprend un peu sur le Japon et sa culture (vraiment un peu), et c’est ce qui sauve tout de même cette histoire.

Hiro Arikawa, née en 1972, est une écrivaine japonaise de light novels, qui sont (je le découvre en écrivant cet article) des « romans légers » destinés aux jeunes adultes. Ceci explique cela. 😎

Chroniques – Jean-Patrick Manchette

Comme j’avais bien aimé son recueil Romans noirs, à la fois pour l’écrivain mais aussi la personnalité de l’auteur, je me suis lancé dans la lecture de ces « Chroniques ».

Il s’agit des articles que Manchette a écrit entre les années 1976 et 1985 sur le roman noir, d’abord dans Charlie Mensuel, puis dans la revue Polar (les « Notes noires »).

Même si ces chroniques datent forcément un peu (avec le risque que le bouquin mentionné soit épuisé), c’est assez jubilatoire car Manchette ne manque ni de compétences et de connaissances sur le sujet, pas plus que d’humour et d’auto-dérision sur lui-même.

Les chroniques de Charlie sont toutefois un peu lassantes quand on les lit ainsi à la suite les unes des autres. En plus de dater, elles se résument souvent la liste des derniers titres publiés par la Série Noire (incontournable bien sûr), le Carré Noir ou encore Le Masque.

Par contre, celles de la revue Polar sont plus fouillées, et beaucoup plus intéressantes : il parle du syndicalisme aux USA, de la crise de 29, de l’évolution de la société après-guerre. Car le rapport à la société est primordial dans le roman noir : contre culture, capitalisme, révolution et contre-révolution sont des thèmes récurrents… Ces chroniques sont une mine d’informations sur le roman noir, qu’il définit à plusieurs reprises en le différenciant des romans à énigme, ceux à suspense, et même du néo-polar.

Il explique tout cela, n’hésitant pas à faire passer des messages politiques sur ce qu’il en pense lui-même, avec distance et humour la plupart du temps, fort heureusement, mais pas toujours : voir en fin d’article le passage sur HB (Human Bomb) à Neuilly et ce qu’il en dit.

Les grand maîtres du roman noir sont Dashiell Hammett, W. R. Burnett, Donald Westlake, Jim Thompson etc… J’en ai fait une petite liste en fin d’article. En France, il cite Léo Mallet et surtout Pierre Siniac dont il dit beaucoup de bien.

Il nous livre aussi des anecdotes truculentes qui révèle sa culture littéraire, comme celle à propos de Hammett et Hemingway que je résiste pas à vous livrer, vu que cela confirme ce que je pense de ces deux auteurs :

Un soir de 1938, Dashiell Hammett et Hemingway sont assis au Stork Club, bourrés comme des coings, avec d’autres gens cosmopolites et de gauche. Hemingway vaticine à propos d’intellectuels espagnols qu’il faut aider à échapper à Franco ou aux camps de concentration français. Il fait chier Hammet, qui le lui dit. Hemingway se pose une cuillère sur la saignée du bras et, pliant le bras, il plie la cuillère, et il défie Hammett d’en faire autant. Hammett lui répond qu’il pense qu’il n’y a pas que les intellectuels dans la vie, et pourquoi est-ce qu’il ne va pas plutôt emmerder comme d’habitude Scott Fitzgerald, qui est le meilleur écrivain américain. Là, Hemingway est vraiment fâché. Il défie encore Hammett de plier la cuillère. « Je ne pense pas que je pourrais, dit Hammett, et quand je faisais des choses comme ça, c’était contre de l’argent de Pinkerton. Pourquoi tu ne vas pas au jardin jouer au cerceau ? ».

Plutôt bien envoyé de la part de Hammett à ce prétentieux d’Hemingway ! 😛

Voyons donc ce qu’est le roman noir, quel est son style, son époque, en terminant par une courte liste des grands auteurs selon Jean-Patrick Manchette….

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