NAS Synology : installation de NextCloud sur DSM 6

On entend souvent parler de la solution NextCloud quand il s’agit d’héberger soi-même ses données personnelles, en se libérant ainsi des vilains GAFAM qui veulent tout savoir de nous…

J’avais plus particulièrement en tête un système de prises de Notes que je puisse synchroniser entre mon smartphone et le PC, la synchro se faisant automatiquement par NextCloud. Il s’agit de Joplin, qui fera l’objet d’un article un peu plus tard.

Étant possesseur d’une baie Synology, je me suis rendu compte que je pouvais effectivement installer un serveur NextCloud sur mon NAS ! Cela n’a rien de très compliqué, mais il y a des paquets à installer et à configurer scrupuleusement avant de pouvoir lancer son NextCloud.

Les infos de cet article viennent de cet article (en anglais). Il est très bien fait, mais comme je n’ai pas trouvé d’équivalent en français, j’y vais de mon billet, en ajoutant quelques petites notes prises pendant ma propre installation.

C’est parti !

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SIVA – Philip K. Dick

Ça faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : relire “La Trilogie divine” de Philip K. Dick. J’ai lu SIVA il y a très longtemps, mais je n’en avais pas gardé un excellent souvenir, trouvant cela ennuyeux et difficile à lire avec toutes ces références à des textes anciens mêlés à un délire métaphysique.

Bien des années plus tard donc, j’ai repris le livre sur la bibliothèque, avec les pages bien jaunies par le temps ; je connais mieux la vie de Philip K. Dick, son histoire, sa vision (ou sa folie), sa tentative d’Exégèse (parue récemment en français d’ailleurs) pour expliquer ce qui lui est arrivé (en gros sa rencontre avec Dieu), “La Trilogie divine” étant la même chose, mais sous forme romancée… Peut-être allais-je mieux l’apprécier ?

Passées les premières pages assez drôles, avec la mort de Gloria, on part vite dans ce délire métaphysique difficile à suivre… Pour compliquer le tout, le narrateur, Philip K. Dick et Horselover Fat (ces deux derniers étant des personnages de l’histoire) sont une seule et même personne !

Bref, Horselover Fat a pu diagnostiquer une maladie grave de son fils après avoir reçu un faisceau de lumière rose, qui lui a également communiqué des informations concernant l’avenir de l’humanité. Il faut noter que cet événement est réellement arrivé à PKD et a permis de sauver son fils. Cela reste d’ailleurs très mystérieux, et si on peut douter de tout le reste, il semble bien qu’il a réellement sauvé la vie de son fils de cette manière.

Voilà donc un petit résumé de ce premier tome, accrochez vos ceintures, c’est bien déjanté !

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Sicile

Accéder à l'album Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait d’album photo ! Mais après un petit séjour (trop court) d’une semaine en Sicile, difficile de résister à sélectionner les plus belles photos, parmi tous les beaux endroits que j’ai pu voir !

Seul point négatif : j’ai envoyé sept cartes postales, toutes postées le même jour au même endroit (Agrigente) : plus d’un mois après, seulement deux cartes sont arrivées ! 🙁 Je ne sais pas ce que fait la Poste italienne, mais la prochaine fois, j’éviterai de perdre mon temps !

Avec par ordre d’apparition : la réserve de Zingaro, les ruines de Solunto, Cefalu, Agrigento avec la “Scala dei Turchi” et la vallée des temples, puis Syracuse, l’Etna, Taormina et enfin Palerme. Cliquer sur l’image pour accéder à l’album.

Hedy Lamarr : from Extase to wifi – Alexandra Dean

Hedy Lamarr Une actrice glamour d’Hollywood qui invente une technologie encore utilisée de nos jours par le GPS ou le WIFI, ça intrigue… Je suis donc allé voir ce documentaire au TNB de Rennes.

Hedy Lamarr est autrichienne, née en 1914, belle et intelligente. Elle devient vite actrice, sa beauté déjà reconnue, et tourne un film, Extase, où elle apparaît dénudée et où elle mime une scène d’orgasme pour la première fois au cinéma qui fait sensation : cette réputation ne la quittera plus.

En fait, elle expliquera plus tard que pour cette fameuse scène (qui ne montre que les visages des acteurs), elle ne savait pas ce qu’elle tournait : elle tournait seule, on lui demandait de prendre des poses, de lever les bras, etc… et de ne pas poser de questions. Tout est en fait suggéré par la suite avec un montage habile !

Son premier étant pro-nazi (marchand d’armes), elle fuit aux États-Unis, et commence une carrière à Hollywood. Son film le plus célèbre est sans doute Samson et Dalila de Cecil B. Demile (en tout cas pour moi !). Elle tourne avec les plus grands réalisateurs, comme King Vidor, Victor Fleming, Jacques Tourneur, Marc Allégret.

Au début de la seconde guerre mondiale, les allemands ont le dessus, surtout sur la mer. Le système radio de guidage des torpilles des alliés est facilement brouillé par les allemands. Avec l’aide de George Antheil pour la conception, elle invente alors un nouveau système de guidage, fonctionnant par saut de fréquence, et empêchant ainsi la détection et le brouillage du signal.

Bien que breveté par l’armée, le système restera dans les tiroirs jusqu’à la fin des années cinquante. Il est toujours utilisé aujourd’hui pour le GPS, les liaisons chiffrées militaires, les communications des navettes spatiales avec le sol, la téléphonie mobile ou dans la technique Wi-Fi. Rien que ça ! Elle recevra d’ailleurs des hommages tardifs, mais pas d’argent comme cela aurait dû être le cas.

Elle sera aussi productrice de films, montrant ainsi son indépendance et son émancipation (féministe avant l’heure). Malheureusement, elle y perdra beaucoup d’argent sans rencontrer le succès (piètre femme d’affaire dira-telle). Passant de riche à pauvre, pour une femme comme elle, il reste toujours le mariage…

Le reste de sa vie est moins glamour et plus commun pour une actrice d’Hollywood : nombreux mariages donc et encore plus d’aventures, recours aux drogues pour tenir le coup (Methamphétamine fournie par le Dr Feelgood !)), chirurgie esthétique pour garder sa beauté jusqu’à d’autres opérations pour rattraper les précédentes : les dernières images de sa vie montrent qu’il est nettement préférable d’accepter de vieillir ! ;-). Pour finir retirée du monde, sans doute parce qu’elle se trouve trop moche pour être vue en public… Un peu triste tout ça !

Un documentaire très intéressant donc, une forte personnalité avec une vie remplie de haut et de bas… mais d’une beauté éclatante ! On peut toutefois lui reprocher d’être un peu partial sur le personnage en montrant principalement ses bons côtés (intelligente, féministe) et en évoquant à peine les côtés sombres (mariages nombreux et ratés, besoins d’argent, dépendance aux drogues, chirurgie esthétique).

La femme sur l’escalier – Bernhard Schlink

J’aime bien cet auteur, alors quand j’ai vu ce poche sur la table du libraire, je l’ai pris tout de suite.

C’est l’histoire d’un jeune homme qui tombe amoureux d’une femme peinte sur un tableau ; il la rencontre dans le cadre de son travail, et l’aide à échapper à deux hommes qui se la disputent (le mari et le peintre)… Il croit qu’elle va le rejoindre, qu’une histoire d’amour va commencer, mais elle disparaît avec le tableau.

Il reprend alors sa vie plutôt rangée et poursuit sa carrière d’avocat. Des années plus tard, devenu veuf, sa carrière réussie derrière lui, il tombe un jour sur ce tableau, exposé dans un musée à Sidney ; après quelques recherches, il retrouve la femme qui vit seule, isolée du monde… L’histoire prend alors une autre tournure… Le femme est malade, et l’heure est venue de faire le point sur leurs vies respectives, et la vie en général.

L’histoire est bien racontée, avec toutefois des petits chapitres très courts, trop courts parfois, la même scène continuant de l’un à l’autre… comme si l’auteur s’était imposé cette règle, on se demande bien pourquoi !

La femme se dévoile difficilement, elle a passé des années en RDA où tout était terne et basique, mais sans ce continuel appel à la consommation de notre société. Pourquoi se cache-t-elle des autorités australiennes dans ce trou perdu ? À force de parler au chevet d’Irène, de lui raconter ce qu’auraient pu être leurs vies ensemble, d’essayer de connaître son passé pour mieux la comprendre, il s’interroge aussi sur lui-même et sa vie, son mariage, ses enfants… Elle le titille aussi car ils sont fondamentalement différents, lui très sérieux et dans le système, elle rebelle à ce genre de vie établie, et maintenant à l’écart du monde. Puis la fin arrive, l’homme va retourner au monde, mais plus rien en sera comme avant…

Ce roman, sans atteindre le niveau du Liseur, ou du Week-end, reste tout de même agréable à lire.

Autres articles sur Bernard Schlink :

Bernhard Schlink est né en 1944 en Allemagne. Il a été professeur de droit, puis juge. Il a commencé par écrire des romans policiers, puis le succès est venu avec Le Liseur, pour lequel il a reçu plusieurs prix.

Un paria des îles – Joseph Conrad

Retour à Joseph Conrad, une valeur sûre en ce qui me concerne : je ne suis jamais déçu par ses histoires. Les descriptions, que ce soit de la nature ou du caractère des personnages, sont vraiment remarquables.

Celui-ci est le deuxième roman de Conrad, il fait suite à La folie Almayer dans l’ordre de rédaction, mais on y retrouve Almayer quelques années plus tôt, juste avant sa chute. Et Conrad maîtrise déjà son art de la narration, tout a l’air maîtrisé, les personnages ont des profils psychologiques forts, et sont parfaitement décrits.

Le personnage principal est Willems, l’homme de confiance de Hudig et Cie, une grosse société de commerce des îles. Willems aime le pouvoir, et à montrer qu’il en a… Mais il va faillir, son appétit va le pousser à faire une chose qui va lui coûter sa place. Son mentor, le capitaine Lingard (déjà rencontré dans la folie Almeyer) va alors le récupérer, et l’emmener se cacher le long d’un fleuve dont seul Lingard connaît l’accès, et où Almeyer est son représentant pour le commerce dont il tire sa fortune.

Les deux hommes ne vont pas s’entendre, et vont chacun précipiter leur chute…

Voilà quelques extraits dont le style m’a particulièrement plu, pour vous donner une idée de l’écriture de Joseph Conrad :

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Ubuntu 18.04 : installation et premier retour

Après deux ans d’attente (voilà ce que c’est quand on choisit de rester sur une version LTS), je viens donc de passer à Ubuntu 18.04, appelée “Bionic Beaver”, soit le castor bionique… tout un programme !

J’ai choisi de faire une installation et pas une mise à jour, même si Ubuntu propose ce passage d’une LTS à une autre. D’abord pour repartir d’un système propre, et ensuite parce qu’avec /home sur une partition séparée, on retrouve très vite tous ses paramètres, il n’y a que l’application à installer, et c’est très rapide.

Les premières impressions sont plutôt bonnes ; la grande nouveauté c’est bien sûr le passage au bureau Gnome, et je dois dire que la finition est impressionnante. Je pense que c’est un bon choix de la part de Canonical, Gnome fournit un bureau très “léché”, et même si l’intégration avec Ubuntu nécessite des adaptations (le client mail par exemple, voir ci-dessous), nous devrions être largement gagnants à long terme.

Ceci dit, j’ai aussi rencontré pas mal de (petits) problèmes, en partie dus à l’abandon d’Unity (il faut alors adapter ce que l’on avait à Gnome), mais aussi avec les snaps (cette nouvelle façon de packager et de proposer les applications), sans oublier les bugs potentiels de toute nouvelle version (pour les moins pressés, il vaut mieux attendre la 18.04.1).

Bref, voilà ce petit tour d’horizon… on y parlera de l’installation et des petits trucs à installer de suite, des snaps, du Communitheme, de Thunderbird, d’OpenVPN, de mon imprimante Epson XP-215, de Shutter et de Radiotray !

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Indexation baie Synology : installation de Synology-mediamon

L’indexation automatique d’une baie Synology n’est pas optimale, et pose souvent problème quand on passe par NFS pour copier les fichiers (par exemple). J’avais écrit l’année dernière un article pour installer le paquet “Media Indexer” de Francis Besset.

Hélas, depuis le passage en DSM 6, cela ne marchait plus vraiment : je retrouvais souvent le service arrêté. Et en allant aux nouvelles, le paquet a été retiré, et manifestement il ne faut pas compter sur une nouvelle version.

Je me suis donc tourné vers une autre solution appelée synology-mediamon. L’installation n’a rien de compliquée, mais elle se passe en mode “ligne de commande”. Je fais donc ce petit tuto en français, n’en ayant pas trouvé d’autres.

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Abraham et fils – Martin Winckler

Cadeau d’un ami… L’auteur est connu, j’avais il y a longtemps tenté de lire “La maladie de Sachs” pour m’arrêter assez vite.

J’ai donc été dans un premier temps agréablement surpris par cette histoire attachante, dans les années 60, de ce père médecin (forcément !) qui débarque dans une petite ville de province avec son jeune fils Franz, qui vient de sortir d’un coma et a perdu la mémoire de sa vie passée. Cela fera partie du mystère entretenu par le narrateur avant de nous en livrer les clefs.

Un narrateur aux multiples visages, puisque c’est parfois Franz qui prend sa place ; sinon, l’auteur reprend ses droits en nous avertissant dès le début qu’il connaît plein d’histoires, qu’il aurait pu en raconter une autre… Il interviendra parfois ainsi, sortant du récit sans ce que soit très pertinent à mon goût. “Les histoires, c’est la spécialité de la maison” est d’ailleurs la dernière phrase de ce roman.

Malheureusement, on s’ennuie assez vite dans celle-ci, pleine de beaux sentiments : le père bon médecin aux principes humanistes, le gentil fils plein de curiosité dans son monde en partie imaginaire, à la lisière de celui des adultes… Raconter des histoires c’est bien, avoir quelque chose à raconter c’est autre chose.

Les chapitres s’enchaînent à un rythme soutenu, ils ne font jamais plus de trois ou quatre pages, coupant parfois une action en son milieu. Chacun est affublé d’un titre assez convenu. À de demander si ce roman ne s’adresse pas aux adolescents…

Les journées se suivent et se ressemblent, le docteur Farkas et Claire son assistante se rapprochent, Franz et Luciane grandissent, les anecdotes se succèdent… Le sujet de la mort de la mère et du comas de Franz ne sont toujours pas abordées par le père qui s’y refuse. On apprend tout de même qu’il s’agit d’un attentat en Algérie…

Franz doit porter des lunettes, Franz va à la piscine, Franz est un grand lecteur de BDs et de romans d’aventures… Ah, le docteur Farkas lit le Canard enchaîné chaque semaine, preuve ultime que c’est un homme bien ! 😉 On finit donc par s’ennuyer un peu, il faut attendre le dernier tiers du livre pour qu’une histoire de résistants et d’une famille juive cachée dans la maison commence et apporte un deuxième souffle à cette histoire qui en avait bien besoin.

On passe alors du récit des adultes impliquées à l’époque dans l’histoire et cherchant à rétablir la vérité, à celle de l’enfant lisant le journal de la famille juive qu’il a trouvé caché dans le grenier. Pas mal, mais au final une énigme finalement assez banale, facilement résolue par le Sherlock Holmes local, père & fils réunis…

Franz est tout de même touchant avec ses interrogations d’enfant sur la vie, sur la mémoire… La mémoire qui est finalement le sujet de ce roman.

Martin Winckler, né en 1955 à Alger, de son vrai nom Marc Zaffran, est un médecin français connu sous ce pseudonyme comme écrivain. Il devient célèbre avec “La maladie de Sachs” (1998) qui reçoit le prix du livre Inter. À lire sa page Wikipedia, on se rend compte que ce roman est en partie autobiographique, le petit Franz étant le petit Marc. L’auteur nous promet d’ailleurs une suite…

Passage en boot UEFI d’Ubuntu sur le PC

Ça faisait un bout de temps que je traînais ce problème : un message d’erreur quasi systématique au démarrage du PC que je résolvais en redémarrant par la combinaison de touches Ctrl-Alt-Supp : en le faisant plusieurs fois, le PC finissait par démarrer.

error: environment block too small
error: attempt to read or write outside of disk ‘hd0’.
error: you need to load the kernel first.

Press any key to continue…_

Si je pressais “any key” pour continuer, j’obtenais un beau “kernel panic”, et il fallait éteindre manuellement le PC. 🙁

J’avais cherché pendant pas mal de temps, lu pas mal d’articles sur divers forums, sans vraiment trouver de solutions : fichier /boot/grub/grubenv endommagé ? problème avec le disque SSD ? … J’en avais parlé dans cet article, qui date de 2014 : j’ai donc vécu avec ça pendant plusieurs années !! Utiliser la mise en veille évitait le problème. Et au pire, je démarrais sur un CD Boot Repair que je m’étais préparé, mais il était rare que j’aie besoin d’aller jusque là.

Et puis patatras hier, après avoir ajouté une belle carte graphique dans le boîtier (aucun rapport à priori), voilà que je n’arrive plus du tout à démarrer. Boot Repair ne me débloque pas non plus… Je suis bloqué.

Après quelques essais infructueux (amorcer sur le deuxième disque, puisque boot repair m’a installé grub sur les deux disques que j’ai, ou encore utiliser la toute dernière version de boot repair), j’ai fini par résoudre le problème en activant l’UEFI sur le PC ! Il a fallu pour cela faire quelques modifications sur le disque dur pas forcément évidentes, d’où cet article. J’ai principalement suivi ces deux tutos :

C’est le deuxième, en anglais, qui détaille comment convertir le disque dur.

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Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…