À marche forcée – Slavomir Rawicz

Avec ce livre j’attaque un carton que m’a laissé ma sœur Dominique partie faire le tour du monde en bateau ! Elle a préparé une petite sélection de titres susceptibles de me plaire, et je lui garde son carton jusqu’à son retour…

Une très bonne idée, la sélection a l’air pas mal, et mon budget bouquin va s’en trouver allégé d’autant, ce qui n’est pas plus mal !

Celui-là, je pense l’avoir lu, mais il y a très longtemps… En tout cas je connaissais l’histoire. Par contre, j’étais persuadé que c’était une histoire vraie, mais la page Wikipédia de l’auteur nous apprend le contraire : Rawicz se serait inspiré du récit d’un de ses compatriotes, Glinski, et encore là non plus rien n’est certain.

Le journaliste de Radio BBC, Hugh Levinson, qui a examiné The Long Walk (le titre original) sous toutes les coutures, déclare en 2010 :

Se peut-il que Glinski soit le véritable héros de l’histoire et que Rawicz lui ait piqué son histoire ? C’est possible, mais nous n’avons trouvé aucun élément permettant de corroborer le récit haut en couleurs de l’évasion et du périple de Glinski.

Cela remet beaucoup de choses en question quand on le lit : roman ou histoire vraie ?… Mais la lecture n’en reste pas moins agréable, même si le style n’a rien d’exceptionnel, et que finalement l’essentiel du récit se résume à marcher, marcher et encore marcher.

Restant à l’écart des habitations pendant ces 6 000 kms, en constante sous-alimentation, traversant le désert de Gobie, les efforts fournis paraissent en effet sidérants. La résistance humaine est réellement incroyable quand poussée dans ses retranchements, avec des hommes jeunes pour la porter (encore que “Mr Smith” soit plus âgé).

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Nextcloud sur NAS Synology : mise à jour version 13 à 14

Hier, je me suis décidé à passer mon instance NextCloud de la version 13 à la version 14. Mon instance NextCloud tourne sur la baie Synology (voir cet article pour l’installation).

En effet, j’avais des soucis lors du transfert de photos du smartphone vers NextCloud qui échouaient de manière aléatoire et avec un “error unknown” dans les logs côté smartphone… Problème pas forcément lié, mais j’ai préféré commencer par installer une version plus récente avant d’investiguer plus loin côté smartphone.

La mise à jour automatique proposée via l’interface web de Nextcloud échouant avec un message “Extracting : Can’t handle Zip file. Error code is : 28″(problème sans doute du à la version Zip utilisée par le serveur PHP de Synology), j’ai du y aller à la mano, et même si ce que j’ai fait n’est pas nickel, cela a finit par fonctionner. Alors voilà un petit retour, si ça peut aider…

Je me suis ensuite reporté sur une page du forum d’aide nextcloud décrivant l’opération manuelle d’une mise à jour sur Synology, mais la première commande occ (owncloud console, un script php) pour passer le serveur en mode maintenance échouait :

sudo -u http php70 occ maintenance:mode --on
An unhandled exception has been thrown:
Doctrine\DBAL\DBALException: Failed to connect to the database: An exception occured in driver: could not find driver in /volume1/web/nextcloud/lib/private/DB/Connection.php:64

Peut-être un problème d’extension PHP sur la baie Synology ? 🙁

Bref, je recommence alors en suivant les instructions indiquées par NextCloud sur la page “Update manually“. On verra que par la suite je suis retombé sur la même erreur avec occ, mais que la mise à jour a tout de même pu se terminer via la page web. J’ai aussi du installer deux extensions php supplémentaires : intl et iconv.

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J’ai épousé un communiste – Philip Roth

J’ai commencé ce livre commencé avant de partir en voyage, et il me restait une cinquantaine de pages pour le finir à mon retour. Cela n’a pas posé de problème, je me suis remis dans le contexte de l’histoire immédiatement, il y a en fait peu de personnages…

Mais entre-temps, j’avais lu “Mémoires d’un rouge” de Howard Fast, et si vous voulez vraiment vous renseigner sur ce qu’a été le maccarthysme, c’est celui-ci qu’il faut lire, et de loin !

Ce roman de Philip Roth est néanmoins très agréable à lire, sous la forme de deux personnes parlant d’une troisième, et racontant toute l’histoire, y compris la leur… Et Roth sait raconter des histoires, y mettre du sens tout en gardant une lecture facile, remplie d’anecdotes, avec de nombreux aller/retour entre le passé et le présent.

Nathan retrouve Murray, son ancien prof de littérature, et ils vont parler de Ira, le frère de Murray, qui se révèle avoir été un communiste : parti de rien, ayant fait des boulots durs, puis la guerre, où il rencontre son mentor communiste. Puis il travaille à la radio, change de milieu, épouse Eve, une actrice belle et connue, s’installe dans une belle maison… En léger décalage avec ses idées !

Et c’est cette dernière qui va tout déclencher en écrivant un livre intitulé “J’ai épousé un communiste”, lorsque leur mariage partira à veau l’eau définitivement. L’accusation de communisme est ainsi donnée en pâture au peuple américain, sur fond d’antisémitisme (car sous un communiste il y a souvent un juif). On apprendra finalement qu’Eve s’est fait manipulée pour faire élire un républicain au Sénat.

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Statistiques du blog – année 2018

D’habitude, l’article des statistiques est le premier de l’année, et d’ailleurs sans doute le plus inutile, mais bon, si on ne faisait que des choses utiles, on s’ennuierait… 😉 . Mais cette année, le premier janvier, j’attaquais un trekking entre Kalaw et le lac Inle au Myanmar ! Je le rédige donc largement plus tard cette fois, et ma foi… ça ne change pas grand chose !

C’est donc aussi un peu tard pour vous souhaiter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, mais le cœur y est ! Santé et bonheur… ce sera déjà pas mal.

Alors voilà les chiffres habituels, tirés des statistiques fournies par WordPress, pas questions bien sûr d’utiliser les Google Analytics, très détaillés, mais qui pistent en même temps tous les visiteurs… Pas de ça ici !

En résumé, les visites, comme les articles, sont plutôt à la baisse, les commentaires par contre sont en nette hausse (sympa !). Enfin, pas mal de nouveaux articles (à majorité techniques) intègrent le top 20, ce qui est plutôt pas mal. Hélas, un seul bouquin arrive à y entrer cette année, et c’est madame Simone de Beauvoir qui a cet honneur et cette responsabilité !

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Voyage Asie du Sud-Est 2018, le retour

Voilà, le voyage est terminé, je suis rentré depuis déjà plus d’une semaine, et j’ai encore plein d’images et de souvenirs qui me reviennent à l’esprit, et il me faut parfois un peu de temps pour me rappeler où c’était ! Tout s’est très bien passé, et je suis très content de ce voyage, avec une mention particulière pour la Birmanie, pardon le Myanmar, j’y reviendrai.

Je me suis senti en sécurité partout, avec des gens souriants et aimables quasiment partout. Je pensais parfois à l’image que nous donnions en France aux touristes, particulièrement à Paris, où tout le monde est pressé, stressé, méfiant de l’autre. Quel contraste !

Le premier jour après mon retour, à Rennes, en rentrant dans le métro (à la tête de station), il y avait une personne déjà installée, et je suis passé devant elle en lui souriant et en lui disant bonjour… La personne m’a alors répondu de la même manière, et je me suis dit que c’était finalement si simple de sourire par défaut ; et franchement, ça changerait tellement notre quotidien. D’où ma nouvelle casquette ! 😎

Mes endroits coups de cœurs s’ils devaient y en avoir, seraient Luang Prabang au Laos pour son calme et sa beauté, le site archéologique de Mrauk U au Myanmar que j’ai préféré à Bagan, sans oublier les statues de Mawlamyine :

Voilà un petit résumé de ce voyage et de mes impressions, agrémenté de quelques photos…

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Voyage Asie du Sud-Est 2018, départ imminent

Voilà, je pars demain mardi 27 novembre pour un voyage de deux mois et demi en Asie du Sud-Est. Tout est préparé, mon sac est prêt, l’impatience me gagne… d’autant que les frimas de l’hiver arrivent ! Il est temps de voguer vers des températures plus clémentes, et même idéales en cette saison.

Je m’y étais déjà rendu en 2009, lors d’un congé sabbatique, où j’avais visité principalement le Cambodge et le Vietnam, avec un peu de Thaïlande avant et après. Cette fois ce sera donc Laos et Birmanie (Myanmar), avec un mois dans chaque pays, comme le permet le visa. Là aussi, j’atterris en Thaïlande, et je vais repasser à Angkor (Cambodge) d’abord parce que j’ai envie de revoir ce site majestueux… et ensuite parce que j’ai le temps. 😎

Le parcours

Voilà à quoi devrait ressembler mon voyage, c’était en tout cas le circuit initialement prévu, évidemment susceptible de changer en fonction des circonstances. Par contre, les quinze premiers jours sont déjà “bookés”, hôtels et bus grandes lignes compris (de Bangkok à Paksé, au Sud Laos) :

Le petit trait en vert, c’est un trek de 3 jours entre Kalaw et le lac Inle. On en dit le plus grand bien…

Mais aux dernières nouvelles, cela pourrait aussi ressembler à ça, car je vais sans doute “zapper” l’enclave Tachileik et KengTung (d’où on ne peut repartir qu’en avion, la route étant fermée aux touristes): il faut de toutes façons redescendre sur Chiang Rai en Thaïlande pour passer en Birmanie, alors je risque de prendre un vol sur Bangkok (soit de Chiang Rai, soit de Nan) et repartir direct sur Mandalay : en faisant ainsi, je gagne un peu de temps pour le reste du pays, car les 28 jours du visa passent vite, et il y a tellement de sites à voir :

Dans ce deuxième scénario, c’est le site de Mrauk U qui me pose problème : apparemment, ça mérite le détour, mais m’oblige à aller très à l’ouest pour revenir à Kalaw ensuite (et donc prendre un autre vol). Il serait tentant de zapper aussi Mrauk U, dans ce cas, je ferais Bagan – Kalaw, ce serait beaucoup plus simple. Mais comment résister à ça :

Je peux aussi rejoindre Mae Sot en bus depuis Chiang Rai (une dizaine d’heures de transport), et attaquer la Birmanie par Hpa-an et Mawlamyine, ça complique la boucle, mais ça peut être une solution… J’ai le temps d’y réfléchir d’ici là.

Par contre, la fin du séjour en Birmanie, ça devrait être 3 jours à Paradise Beach, sur la presqu’île de Daweï. Je vous laisse rêver sur cette petite vidéo où l’on aperçoit brièvement les bungalows : on est loin de tout, il n’y a même pas de route pour y arriver, on termine les derniers kilomètres soit à pied (45mn), soit en moto-taxi “hair raising” comme ils disent ! 😀

Auparavant, je dois être le 17 à Yangon, l’ancienne capitale, pour y retrouver des amis qui bossent à Singapour : on a prévu de se retrouver là pour passer le week-end. 😎

Voyager léger

En 2009, j’étais parti avec un sac à dos de 60L, qui pesait 15 kgs (dont 5kgs de bouquins !). C’était trop, et vu que j’ai dix ans de plus…

Cette année, ce sera donc un sac à dos de 40L, qui pèse 7 kgs !! J’emporte vraiment le minimum, j’ai même investi dans deux tee-shirts en laine mérinos, dont ma sœur m’a vanté les qualités : confort, résistance aux odeurs, respirabilité, séchage rapide. Et bien sûr pas de bouquins : une liseuse de 350g remplacera avantageusement les kilos de papier.

Je n’emmène que mon smartphone, qui me servira d’appareil photo, de baladeur audio, et d’ordinateur tout à la fois !

Un peu plus d’infos pour les plus curieux :

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Nouvelles complètes – Joseph Conrad

Je viens d’achever ce recueil des nouvelles de Joseph Conrad : 1500 pages, 1,3 kg, ce qui ne rend pas la lecture facile (assis à une table, ou allongé avec le livre posé sur le ventre ?)… Quant à le transporter avec soi, mieux vaut oublier… Mais bon, c’est de loin la meilleure option pour lire toutes ses nouvelles, et je n’ai pas été déçu du contenu.

Sur les premières nouvelles, on sent que le style n’est pas encore établi… mais très vite on retrouve le Conrad que l’on connaît, l’ambiance de ses histoires, ses personnages et sa façon de les décrire. Un plaisir jamais démenti.

On trouve dans ce recueil “Cœur de ténèbres“, que j’avais déjà lu et qui est plus proche du roman que de la nouvelle (tiré de son expérience en Afrique, et qui inspira Apocalypse Now, rien que ça !). Ceci dit, c’est une habitude de Joseph Conrad que de commencer à écrire une nouvelle, puis de la voir se transformer en roman. Cela arrivera plusieurs fois !

Dans la préface, Jacques Darras nous explique : Conrad n’est jamais revenu du Congo. […] Après son expérience africaine, Conrad s’est forgé une opinion sur le colonialisme qui ne variera plus. […] Polonais ayant souffert dans sa chair et dans son âme de la règle tsariste, il ne croit plus à la libération par les révolutions nationales. Son pessimisme est radical. Il touche à la nature humaine même :

L’homme est un animal méchant. Sa méchanceté doit être organisée. Le crime est une condition nécessaire de l’existence organisée. La société est essentiellement criminelle — ou elle n’existerait pas. C’est l’égoïsme qui sauve tout — absolument tout — tout ce que nous abhorrons, tout ce que nous aimons. Et tout se tient. Voilà pourquoi je respecte les extrêmes anarchistes. “Je souhaite l’extermination générale””. Très bien. C’est juste, et ce qui est plus, c’est clair. (Lettre de Joseph Conrad à Cunninghame Graham du 8 février 1899).

Voilà un constat pour le moins sombre ! Cela explique les deux romans sur l’anarchisme (“L’agent secret” et “Sous les yeux de l’occident”) ; pourtant le portrait qu’il en dresse est pour le moins sévère, et sans concession.

Mais revenons à l’écrivain, car on en apprend aussi sur lui, sa façon d’écrire, son style, et plus encore. À la fin de l’article, vous trouverez la liste complète des recueils/nouvelles de cet ouvrage, ainsi que la filmographie des nouvelles de Conrad.

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Des monts Célestes aux sables Rouges – Ella Maillard

Avec un récit d’Ella Maillart, on n’est jamais déçu, rien de mieux pour se mettre en mode “voyage”, ce que je ne vais pas tarder à faire, mais j’y reviendrai dans un futur article !

C’est donc un véritable journal de voyage qu’Ella nous livre ici : en 1932, elle part crapahuter (c’est bien le terme) au Kirghizistan et en Ouzbékistan. Elle parvient à s’incruster dans une expédition d’alpinistes amateurs vers les monts Célestes (Kirghizistan), aidés par la “Société de tourisme prolétarien”, seul moyen pour elle d’obtenir un permis, les étrangers n’étant pas bien vus dans ces zones frontalières… Par la suite, elle continuera seule son voyage vers l’Ouzbékistan.

Par petites touches, elle nous offre une description d’une époque et d’un monde aujourd’hui révolu : dépaysement garanti ! Le style littéraire n’est pas toujours présent, mais la force des situations, des rencontres humaines et l’honnêteté de la narration le remplacent avantageusement.

Les brigands bassmatchis, omniprésents (et invisibles) que tout le monde craint dans la région… La récente occupation des soviétiques, qui amènent leur système communiste et la planification imposée (monoculture du coton) qui bouleverse les équilibres alimentaires ; la pauvreté des kazaks, dans un environnement rude où se nourrir est le problème quotidien.

On se pose la question : l’occupation soviétique est-elle une étape nécessaire vers la modernisation, ou plutôt la fin d’un monde et l’écrasement de cultures millénaires. Toujours est-il que le “plan de cinq ans en quatre ans” (sic !) laisse les populations affamées le temps de cette transition. A-t-il seulement réussi ?

Outre ses rencontres avec la population locale, elle croisera entre autres un déporté trotzkyste, un anarchiste, des noirs américains qui sont là comme experts de la culture du coton, des marins ouzbèques, etc… Et même des allemands mennonites arrivés là par les aléas de l’histoire et parce qu’ils ont fait serment de ne jamais toucher une arme… Leur mode de vie conservé intact dans ce pays d’une autre époque lui fait dire :

Il a fallu que je vienne jusqu’au milieu du Turkestan pour comprendre la force de la propreté, et la discipline d’une croyance…

Il faut faire attention aux vols, tout objet a de la valeur, et plus encore s’il est rare, comme le couteau à six lames d’Ella (qu’elle récupérera de justesse), ou sa paire de chaussures (qu’elle se fera voler avant sa dernière étape à dos de chameau), ou encore sa pipe, prêtée, et soi-disant perdue… Mais c’est aussi de magnifiques rencontres, où les gens donnent le peu qu’ils ont :

Vrai, il n’y a que les pauvres pour avoir le cœur pareillement large envers une passante.

Le livre se termine par ces derniers mots :

Voici enfin les hauts peupliers de la ville. Il n’y a plus d’imprévu possible, le vrai voyage est terminé.

Mais un peu avant, elle a ces mots magnifiques :

Jamais matin de ma vie ne m’a semblé plus beau. J’aimerais trouver un cri qui dise tout ce que je sens.
Partir, c’est revivre. Tout recommence, je ne sais pas ce que je vais traverser. Le soleil se lève, rouge comme il s’est couché hier. L’air étincelle de givre en suspension et j’avance dans une réalité plus belle qu’une féerie.
Pourtant, hier, comme ce fut dur d’ouvrir la porte du Lastotchka, de tourner le dos à cette cabine chaude ! J’ai bien hésité une heure avant de faire le geste athlétique de charger mon lourd sac sur l’épaule.

Autres livres d’Ella Maillart sur ce blog :

Voici quelques extraits supplémentaires pour vous donner envie… ou pas (lire l’extrait sur les puces !) 😀

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La tendre indifférence du monde – Adilkhan Yerzhanov

Avec un aussi joli titre, difficile de résister à l’envie d’aller voir ce film. On y apprend d’ailleurs que “La Tendre indifférence du monde” est une citation empruntée à Albert Camus (dans l’Étranger).

L’histoire est simple, et les héros attachants : Saltanat est une belle jeune fille, qui a fait des études de médecine, mais dont les parents ont de grosses dettes. Kuandyk lui n’a pas d’éducation, est amoureux de la belle, mais la respecte avant tout, et reste à sa place. Tous deux aiment la littérature française…

Après un chantage de sa mère, Saltanat se rend à la ville pour y rencontrer un oncle, et va vite s’apercevoir qu’il s’agit bien de la monnayer à un homme riche qui pourra rembourser les dettes des parents. Kuandyk l’accompagne pour veiller sur elle, et va chercher un petit boulot sur place.

Tous les deux, attachants et aériens, vont être confrontés à la brutalité et la bêtise du monde, et vont réagir… Le grotesque de certaines situations apporte un peu de légèreté heureusement.

Le rythme est assez lent, avec beaucoup de plans fixes manifestement très construits. Des tableaux du douanier Rousseau ponctuent chaque scène… Ainsi qu’une fleur aux pétales blanches, qui ouvre d’ailleurs la première scène du film, où quelques gouttes de sang la ternissent, prémonition du destin final…

Un très beau film, bien construit, qui réussit à apporter une note poétique tout en dénonçant un monde de brutes.

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…