Rivage de la colère – Caroline Laurent

C’est ma sœur Dominique qui m’a parlé de ce roman, dont le sujet de fond est le sort réservé à l’archipel des Chagos, en plein océan indien. Son tour du monde en bateau favorise sans aucun doute un intérêt pour les océans et les îles qui les parsèment ! 😉

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment accroché au style de l’autrice, ni à sa façon de mêler la petite histoire à la grande. Côté style, tout semble découpé : petites phrases, petits chapitres, passages incessants d’une époque à une autre… Tout est fait pour tenter de donner un intérêt à cette histoire d’amour romancée qui en manque grandement, et qui n’est finalement qu’un prétexte somme toute inutile.

On le verra plus bas, la vraie histoire remplit déjà toute les cases, avec de vrais personnes qui souhaitent revenir sur leur terre natale. Alors à quoi bon créer ces personnages imaginaires, et cette intrigue assez peu crédible (à mon goût en tout cas, la relation entre Marie et Gabriel faite de « je t’aime moi non plus » offre vraiment peu d’intérêt).

L’autrice explique dans sa postface :

Le passage du réel à la fiction me semble aussi nécessaire que problématique. Faire un roman, un pur roman, me mettre au service exclusif de la narration, et tricher parfois avec les faits et la chronologie. Je me résigne, consciente également que je ne ferai pas l’économie d’un voyage à Maurice.

C’est bien de reconnaître que c’est problématique de tricher avec les faits. Quant à être obligée d’aller à Maurice, effectivement, quelle contrainte ! 🙄

Dommage, car la grande Histoire, c’est celle d’une injustice qui frappe l’archipel des Chagos, la « dernière colonie » britannique dans l’océan Indien. Dans les années 1960, la Grande-Bretagne profite de l’indépendance de Maurice pour en exclure les îles Chagos (moyennant rétribution), puis offrir ces dernières aux États-Unis qui y construiront une base militaire. Pour ce faire, la Grande-Bretagne contraint les Chagossiens (qui y demeuraient depuis le XVIIIe siècle) à l’exil, au mépris de toutes les lois internationales, en prétendant que ces îles sont inhabitées. La plupart des Chagossiens se retrouveront dans des bidonvilles à Port-Louis.

Coïncidence, alors que je venais de terminer ce roman, un journaliste TV faisait son édito sur un autre livre portant sur le même sujet : La dernière colonie de Philippe Sands. Pas de romance ici, l’auteur est l’avocat qui lutte au tribunal de La Haye pour la reconnaissance de cette injustice (crime contre l’humanité). La troisième partie de son livre est consacrée à Liseby Élysé, qui est elle une véritable personne expulsée alors qu’elle était jeune mariée et enceinte de son premier enfant. Elle se bat depuis sans relâche pour pouvoir retourner sur son île natale. Son témoignage vidéo est assez poignant.

Donc voilà, le roman a au moins le mérite de parler de cette histoire peu connue. Le style de l’autrice ne m’a pas plu, pas plus que la partie romanesque. Pour ceux qui veulent vraiment connaître le sort des habitants des îles Chagos, il vaut mieux je pense lire le livre de Philippe Sands !

Caroline Laurent, née en 1988, est une écrivaine et éditrice franco-mauricienne. Elle a reçu le Grand Prix des blogueurs littéraires 2020 pour ce roman.

Le squelette sous cloche – Robert Van Gulik

J’ai acheté ce livre 1€ à la foire du livre l’année dernière, et je savais ne pas me tromper, ayant déjà lu deux enquêtes du juge Ti, personnage qui a réellement existé au VIIe siècle, dans la Chine des Tang, dont il fut l’un des plus grands détectives.

Le juge vient d’arriver à Pou-yang, cité imaginaire de la province de Kiang-sou. Il va vite être confronté à trois affaires criminelles, dont il va comme à son habitude démêler habilement les pièges, pour identifier et punir les coupables.

On est tout de suite plongé dans l’ambiance, et tout l’intérêt de ces histoires, hormis le côté « Sherlock Holmes » des enquêtes, est la véracité des descriptions sociétales et culturelles : l’organisation de la société, de sa justice, les portraits de personnages, les temples taoïstes et bouddhistes, tout correspond scrupuleusement à l’époque, et nous offre l’image d’un empire extrêmement structuré. Pas étonnant que Simon Leys nous en recommande la lecture.

Robert Van Gulik (1910-1967) est un écrivain, diplomate, sinologue et intellectuel distingué. C’est en 1948 au Japon qu’il traduit un roman policier chinois, le Dee Goong An ou Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti, fonctionnaire de l’époque Tang. En s’inspirant de vieux récits chinois, Van Gulik écrit alors dix-sept récits policiers fictifs, affaires débrouillées par son juge Ti.

Oui mon commandant ! – Amadou Hampâté Bâ

Voilà donc le tome 2 des mémoires d’Amadou Hampâté Bâ. Il est essentiellement consacré au début de sa carrière au sein de l’administration coloniale, jusqu’à son retour à Bamako en 1933. Il est alors âgé de 32 ans, et annonce que ce sera un tournant dans sa vie familiale, sa carrière administrative, et aussi sa vie spirituelle. Hélas, le troisième tome de ses mémoires ne sera jamais écrit, l’auteur nous ayant quitté trop tôt.

Ce tome se lit avec grand plaisir, les anecdotes au sein de l’administration coloniale confrontée à la culture africaine créant des situations aussi variées que riches d’enseignement. Tout dépend bien sûr de l’attitude du « commandant », et bien souvent le jeune fonctionnaire qu’est Amadou permettra d’arranger les situations ou de prévenir les problèmes liés à l’incompréhension des différences culturelles. Il est par ailleurs toujours aussi friand des récits de la tradition orale…

Comme il le raconte avec humour, la populace avait réduit la société à quatre classes :

Celle des « blancs-blancs » (ou toubabs), qui comprenait tous les Européens d’origine ; celle des « blancs-noirs », qui comprenait tous les indigènes petits fonctionnaires et agents de commerce lettrés en français, travaillant dans les bureaux et factureries des blancs-blancs qu’ils avaient d’ailleurs tendance à imiter ; celle des « nègres des blancs », qui comprenait tous les indigènes illettrés mais employés à un titre quelconque par les blancs-blancs ou les blancs-noirs (domestiques, boys, cuisiniers, etc.) ; et enfin celle des « noirs-noirs », c’est-à-dire les Africains restés pleinement eux-mêmes et constituant la majorité de la population. C’était le groupe supportant patiemment le joug du colonisateur, partout où il y avait un joug à porter.

Amadou Hampâté Bâ va aussi évolué spirituellement, et recevra de son maître spirituel Tierno Bokar les enseignements d’amour et de tolérance qui vont féconder sa vie. Quand il envisage de démissionner de l’administration, son maître s’y opposera formellement :

Ton travail est ta seule ressource pour entretenir ta nombreuse famille, me dit-il. En outre, il te permet d’intervenir efficacement auprès des chefs blancs en faveur des victimes sans défense, souvent punies ou accusées à tort. Enfin, et c’est pour moi capital, je ne voudrais pas que plus tard, tu tombes dans la tentation de te faire entretenir par tes élèves. Ce serait vivre de la religion, et non la faire vivre. La religion n’est pas un métier : c’est une ascèse en vue de notre propre purification spirituelle. Tu as un métier qui te permet de rester indépendant, garde-le.

Un conseil effectivement plein de sagesse !

Il y a 3 annexes à la fin du livre, rédigées par Hélène Heckmann, la légataire littéraire d’Amadou Hampâté Bâ.

La première est à propos de l’authenticité des Mémoires et de « L’étrange destin de Wangrin« , une histoire incroyable que j’ai lu à la même époque que ces mémoires, récit jubilatoire d’un interprète africain qui va se jouer de l’administration coloniale (c’est l’œuvre la plus connue d’Amadou Hampâté Bâ). Comme on pouvait s’y attendre, tout est vrai.

La seconde porte sur l’identité réelle de Wangrin (un surnom), la rumeur ayant courue qu’il ne s’agissait finalement que d’une autobiographie déguisée. Il n’en est rien , et Wangrin s’appelait en fait Samba Traoré. Si vous n’avez pas lu cette histoire, je vous la recommande chaudement, vous n’allez pas vous ennuyer !

La troisième annexe donne un aperçu des dates à venir si un troisième tome était paru. On y voit Amadou subir des tracasseries en raison de son appartenance à la branche « hamalliste » de la Tidjaniya, puis devenir membre de l’IFAN (Institut Français de l’Afrique Noire) à Dakar. Il rencontre ensuite Félix Houphouët-Boigny qui deviendra son ami. Il fonde ensuite à Bamako l’Institut des sciences humaines, dont il devient le directeur. Il sera aussi ambassadeur extraordinaire et ministre plénipotentiaire du Mali en Côte d’Ivoire, et enfin memebre du conseil de l’Unesco !

Amadou Hampâté Bâ (1901-1991) est un écrivain et ethnologue malien, défenseur de la tradition orale, notamment peule. Membre du Conseil exécutif de l’Unesco de 1962 à 1970, il y lance son appel : « En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. », phrase devenue célèbre.

Installation Debian sur le nouveau PC

Suite à l’achat du nouveau PC, j’ai bien sûr du réinstaller tout le système. Voilà près de 8 mois que je suis passé d’Ubuntu à Debian, et je ne regrette pas une seconde ce choix. J’ai pourtant choisi la version « unstable » pour bénéficier des dernières versions de logiciel (Gnome particulièrement), et franchement, ce n’est que du bonheur ! 😎

Bref, me voilà avec ce nouveau PC, et tout le système à réinstaller. Je décide de repartir d’un système propre, et comme je peux avoir les deux machines démarrées en même temps, d’utiliser Filezilla pour une copie via le réseau de différents dossiers de fichiers perso. J’en profite d’ailleurs pour réorganiser mes dossiers un peu mieux. disons de manière plus rationnelle.

Concernant mon ancien répertoire home, je vais tout simplement le recopier dans un répertoire /home/pascal-SH87R6 afin d’avoir à ma disposition tout fichier dont je pourrais avoir besoin pour « reconstruire » mon nouvel environnement (comme les fichiers playlists de Rhythmbox par exemple).

Voyons voir tout cela, après un début difficile du au BIOS de ma nouvelle carte-mère, tout s’est déroulé sans problème, j’ai juste noté quelques spécificités rencontrées sur certains logiciels…

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Amkoullel l’enfant Peul – Amadou Hampâté Bâ

J’ai repris ce livre dans ma bibliothèque, l’ayant lu il y a très longtemps, et dont j’avais gardé un bon souvenir.

Ce sont ses mémoires auxquelles l’auteur nous convie, lui le grand défenseur de la tradition orale africaine. On peut donc être confiant de la véracité de ses souvenirs d’enfance. Il reste même fidèle à sa pudeur peule : les confidences s’arrêtent à la porte de son intimité (se raconter soi-même est considéré comme indécent).

Ce premier tome nous raconte son enfance, entre Bandiagara et Bamako au Mali (ex Soudan Français). C’est une plongée au début du XXème siècle, dans une culture riche et complexe , entre la tradition héritée des empires africains, l’islamisation puis la colonisation française qui bat son plein.

L’essentiel de ce premier tome est consacré à sa jeunesse. La description des liens familiaux héritée de la tradition est très surprenante pour un occidental, et ces relations sont parfois complexes. Ainsi des « captifs » (disons des serviteurs attachés à la famille pour rester simple) peuvent se voir hériter de la fortune de leur maître et devenir le tuteur de ses enfants… Ce sera le cas de Beydari, que le père d’Amkoullel avait racheté à un maître cruel (il en racheta ainsi quinze, toujours dans un acte pieux, et en affranchit six, les autres refusant de le quitter). Et ce n’est qu’un exemple !

Le dépaysement est garanti, et la description de cette vie qui ne date que d’un siècle est assez vertigineuse, tant le monde a changé depuis…

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KDE Connect : La connexion a échoué

Pour connecter le smartphone au PC, j’utilise le très pratique KDE Connect, avec l’extension Gnome GSConnect.

J’apprécie particulièrement que la musique du PC se mette en pause lors d’un appel (entrant ou sortant). J’utilise aussi la possibilité de copier des fichiers sur le smartphone sans avoir besoin d’utiliser un câble USB, et enfin quelques fois pour les SMS, bien que la synchronisation si on a un long historique ne fonctionne pas toujours très bien. Voilà pour l’essentiel de mon usage.

C’est le deuxième point qui me posait problème, le menu « Monter » ne faisant pas apparaître le smartphone dans Nautilus :

Rien ne se passe en sélectionnant « Monter »…

Voyons voir comment analyser ce qui se passe… et résoudre le problème ! 😎

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Neige – Orhan Pamuk

Livre conseillé par ma sœur Dominique, l’auteur est turc et a reçu le prix Nobel de littérature. À priori, je pars assez confiant.

Et c’est très bien écrit, on reconnaît la patte d’un grand écrivain autant dans le style que dans la structure de la narration, les 600 pages du roman se lisent très bien, même si on rentre doucement dans l’histoire, tellement ce qu’elle raconte est loin de nous…

Ka, le personnage principal, est un poète turc qui vit exilé en Allemagne. Au début du roman, il revient à Kars, une petite ville perdue à l’Est de la Turquie, chargé par un journal d’Istanbul d’enquêter sur le suicide plusieurs jeunes filles portant le foulard. La ville va se retrouver isolée du reste du pays à la suite d’une tempête de neige. Et il va s’en passer des choses pendant ces quelques jours…

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Le Zoo de Mengele – Gert Nygardshaug

Ce livre m’avait été recommandé il y a longtemps par un lecteur du blog (ici), et puis récemment on l’avait aussi recommandé à ma sœur, avec un scénario du genre »écoterroriste » à priori intéressant.

Du coup je me suis décidé à le lire, et cela a été une grosse déception. L’histoire est très caricaturale : un petit indien de la jungle amazonienne qui va se venger des méchants gringos à la tête des sociétés capitalistes en les tuant un par un pour faire changer les choses, avec l’aide de trois ami(e)s…

On peut déjà douter de l’efficacité d’un tel projet, et tout le scénario est cousu de fil blanc, l’auteur ne s’est vraiment pas cassé la tête à tenter de le rendre « a minima » crédible. On aurait pu espérer des scènes d’action lors de la réalisation de leurs actions terroristes, à priori complexes à mettre en œuvre (les puissants sont bien protégés) mais non : on règle cela en un petit paragraphe. La palme revenant au coup des ballons remplis de gaz mortel qui vont miraculeusement pénétrer par les fenêtres du douzième étage d’un building, poussés gentiment par le vent ! Pourquoi se casser la tête ?

Si l’on retire la noble indignation face à la déforestation et à la disparition des peuples autochtones, il ne reste vraiment rien à ce roman où l’ennui prédomine largement. On pourrait au mieux le classer dans la catégorie « conte pour enfant » au regard du scénario, mais vu la violence sous-jacente et la radicalité exprimée, ça ne colle pas. Il y a une suite, puisqu’il s’agit d’une trilogie, mais ce ne sera pas pour moi.

Gert Nygardshaug, né en 1946, est un auteur norvégien. Diplômé de philosophie, il se préparait à devenir enseignant. Puis il abandonne son projet pour devenir travailleur social, puis charpentier, puis marin ! C’est ainsi qu’il parcourt le monde. Écrivain un peu par hasard (il commence par des polars), il a l’occasion de se rendre en Amazonie interviewer la veuve d’un défenseur de la forêt amazonienne assassiné. Il y resta 3 mois et en rentrant, il savait quelle histoire il allait écrire… Le zoo de Mengele (1989) rencontra un énorme succès en Norvège. Il ne paraît en France qu’en 2014 !

Pare-feu : iptables ou netfilter ?

Après avoir lu sur un forum qu’il devenait assez compliqué d’avoir à la fois iptables et nftables d’installés sur le système pour la gestion du pare-feu, je me suis penché sur le sujet (auquel je ne connaissais rien) et décidé d’utiliser netfilter en lieu et place de ce bon vieux iptables, puisque c’est le futur (et même le présent !).

Ça n’a pas été aussi simple que prévu, puisque après avoir enlevé iptables, je me suis retrouvé avec un problème avec mes machines virtuelles, leur interface réseau virtuelle ne démarrant plus (dépendance de libvirt sur iptables).

Mais par contre j’ai appris plein de choses sur le pare-feu, et c’était aussi le but recherché, à savoir de comprendre un peu mieux comment tout ça fonctionne sur Debian. Mes règles sont désormais directement créées dans nftables, excepté celles de libvirt. Et je me suis débarrassé de ufw.

Voyons voir un peu tout ça dans le détail, en commençant par expliquer de quoi il retourne, comment je suis passé de iptables à nftables, puis le problème avec libvirt que ça a déclenché, et enfin la solution, qui je le dis tout de suite consiste à conserver iptables, puisque libvirt en a besoin (et ça risque de durer !). Ceci n’empêchant pas d’utiliser nftables pour le reste, c’est déjà ça.

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Mon nouveau PC : système AMD

Voilà, j’ai fini par m’offrir un nouveau PC, idée qui me trottait dans la tête depuis quelque temps, et pour des raisons absolument pas primordiales… mais à force de regarder les belles configs disponibles, on finit vite par craquer !

Mon brave Shuttle SH87R6 (qui datait de 2014) se défendait pourtant encore bien, mais la carte graphique Nvidia que j’avais rajoutée ne faisait pas bon ménage avec Linux (j’y reviendrai) et cela me contrariait. 😡

Alors me voilà l’heureux possesseur d’un PC à base de processeur AMD Ryzen 7 qui intègre un cœur graphique Radeon, bye bye Nvidia ! Voilà les « specs » principales :

PC Ryzen7-5700G
Processeur AMD Ryzen 7 5700G, 8x 3.80GHz
Carte mère Asus Prime B550M-A
Graphique AMD Radeon Graphics
Mémoire DDR4-3200 32 GB PC4-25600U
SSD SSD M.2 SATA 512 GB
Disque dur 2xHD 2000 GB Seagate BarraCuda, SATA 6Gb/s
Boitier Be Quiet! Pure Base 600 Black

Voyons un peu plus en détail les raisons de ce changement, et les performances de cette nouvelles machine.

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Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…