Bangkok 8 – John Burdett

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de ce polar qui comme son nom l’indique se passe à Bangkok… Mais cela m’a donné envie de le lire !

Bonne pioche, car même si l’auteur est britannique, il semble bien connaître son sujet, et nous embarque dans un thriller où l’inspecteur Sonchaï Jitpleecheep est un arhat, un saint bouddhiste, qui résout ses enquêtes avec l’aide de la méditation….

Les dérives de son pays (corruption, prostitution) nous sont présentées sous un angle inattendu, loin des poncifs des occidentaux : nos valeurs étant différentes, c’est finalement somme toute logique. Mais bon, que ce soit les bienfaits sociétaux de la corruption ou l’émancipation féminine grâce à la prostitution, c’est bien sûr à prendre avec le recul nécessaire que procure le bouddhisme… 😉

C’est tout de même intéressant à lire, et l’intrigue policière est très prenante, avec une entame magistrale parfaitement réussie. Le personnage de Sonchaï, intègre puisque arhat, nous fait partager le résultat parfois surprenant de ses méditations tout en menant l’enquête avec clairvoyance.

Un bon polar donc, original et dépaysant, qui est en fait le premier d’une série de plusieurs aventures de l’inspecteur Jitpleecheep. Je devrais donc y revenir bientôt…

John Patrick Burdett, né en 1951 à Londres, est un romancier britannique, auteur de romans policiers. C’est un ancien avocat, qui a travaillé douze ans à Hong Kong. Il est notamment l’auteur du best-seller Bangkok 8 et de ses suites, Bangkok Tattoo, Bangkok Haunts, The Godfather Of Kathmandu et The Bangkok Asset.

Comme un empire dans un empire – Alice Zeniter

J’avais beaucoup aimé L’Art de perdre du même auteur, alors quand ma sœur m’a recommandé la lecture de celui-ci, j’ai suivi son conseil. Et je n’ai pas vraiment accroché, ni à l’histoire, ni au style.

L’histoire me paraît être un prétexte à l’auteur pour donner son avis sur la société, et manque cruellement d’intérêt. Que ce soit les errements d’Antoine, assistant parlementaire d’un député socialiste en mal de vivre, ou ceux de “L”, pseudo hackeuse à l’esprit perturbé.

Ma frangine parlait d’une histoire très ancrée dans la réalité sociale d’aujourd’hui… Franchement, je ne suis pas convaincu : si la crise des Gilets Jaunes est effectivement évoquée, c’est pour mieux la balayer comme une chose du passé. Quant aux “zadistes” ou assimilés, vivant en marge de la société, c’est pour montrer qu’on peut vivre comme ça quelques semaines, mais pas plus.

Concernant le monde des hackers, on a droit à un bréviaire documenté sur Anonymous, Assange, Wikileaks, etc… Beau travail de documentation, balancé au lecteur pour le meilleur et pour le pire. Le passage suivant m’a tout de même fait sourire :

L aurait pu, en revanche, lui parler de l’être formidable qu’était Elias au-dedans, la brièveté élégante de ses lignes de code, des motifs récurrents qu’elle pouvait repérer dans ses commandes DOS.

Je souhaite bien du courage aux hackers qui utilisent le DOS, ça ne va pas être facile pour eux ! 😛

En fait, il n’y a pas vraiment d’histoire, et c’est là tout le problème. Il faut attendre le dernier tiers du roman pour qu’il se passe enfin quelque chose, et le style de l’auteur que j’avais tant aimé dans l’Art de perdre (au service d’un vrai sujet), m’a paru ici ennuyeux, lénifiant. Oubliant que pour écrire un roman, il faut avoir une histoire à raconter.

Le titre est d’ailleurs un peu à cette image, un peu pompeux en regard du contenu. C’est un extrait de Spinoza, Éthique, III :

En vérité, on dirait qu’ils conçoivent l’homme dans la Nature comme un empire dans un empire.

Un roman qui sera vite oublié en ce qui me concerne…

Alice Zeniter, née en 1986, est une romancière, traductrice, scénariste, dramaturge et metteuse en scène de théâtre française. Elle a obtenu le Prix Goncourt des lycéens 2017 avec l’Art de perdre.

Les amazones – Jim Fergus

Troisième et dernier volet de cette trilogie… J’avais moins aimé le second, que dire du troisième ? Tout est permis dans cette suite, y compris faire revivre les personnages morts précédemment, ce qui permet de faire se rencontrer les personnages des deux premiers tomes, et de raconter encore la même histoire.

Autant dire que l’on va s’ennuyer ferme, avec ces nouveaux journaux entrecroisés de May et Molly. Déjà qu’il ne se passe pas grand chose… Heureusement le surnaturel est là, et permet à peu près tout ce que l’on veut, sans rien devoir expliquer : retour des disparus, passage dans un monde parallèle, retour dans le monde réel…

Dommage, avec les deux personnages contemporains, arrière-x-x-petits-enfants des premiers personnages qui apparaissent, il y avait sans doute mieux à faire. Molly Standing Bear, avec son don de “changeuse de forme”, mystérieuse sur ses activités de recherche des femmes indiennes portées disparues dont personne ne s’occupe et surtout pas la justice américaine (les statistiques sont effrayantes : 5712 femmes disparues en 2016, et seulement 116 enregistrées par le DOJ), avec l’aide de Jon Dodd, journaliste de son état, aurait pu donner un roman totalement nouveau, contemporain, sur le sort de ces femmes indigènes de nos jours (meurtres, trafic, viols).

Sans doute le filon était-il trop beau, on ne change pas une histoire qui marche : quand même 400 000 exemplaires vendus en France pour “Mille femmes blanches” (et 1 million dans le monde) !!

Jim Fergus, né en 1950, est un écrivain américain, né de mère française. “Mille femmes blanches” est son premier roman, avec lequel il rencontra le succès.

Ubuntu 20.04 : passage de Snap à Flatpak

Ubuntu propose les paquets Snap, qui est une solution propriétaire, alors que l’équivalent open-source est Flatpak. L’idée de ces deux projets est de simplifier la distribution des applications (dépendances, virtualisation), c’est louable.

Par contre, les deux technologies étant très proches, le fait que Canonical ait choisi de développer sa propre solution paraît tout de même aller à l’encontre du bon sens, même si elle y a sans doute un intérêt économique pour ses entités ‘Server’ et ‘IoT’.

L’inconvénient de ces packages est qu’ils sont gourmands en ressources, puisqu’ils embarquent toutes leurs dépendances. Comme les machines sont souvent surdimensionnées par rapport à ce que l’on en fait, cela passe inaperçu. L’ancien système apt/deb (sous Debian/Ubuntu) reste quand même le plus efficace, mais implique un certain retard dans la disponibilité des applications, car plus complexe à gérer.

J’avais déjà pensé à supprimer le système des snaps sur mon Ubuntu 20.04, sans franchir le pas avec l’idée de garder un système “standard” et “propre”. Mais à l’usage, le catalogue Flatpak apparaît être plus vaste que celui de Snap, ce qui est somme toute logique (open source vs proprietary software).

Une application m’a fait basculer : il s’agit du client Nextcloud, une application tout de même assez standard, et largement utilisée. La version disponible sur Ubuntu est la 2.6 (qui plantait régulièrement). Et pas de package Snap de fourni, il faut se tourner vers un PPA pour avoir la version 3. Par contre un package Flatpak à jour était disponible : cela a achevé de me décider à faire la bascule.

Tant qu’à n’en garder qu’un, autant garder le meilleur… Et donc bye-bye Snap, welcome Flatpak.

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La vengeance des mères – Jim Fergus

Ce roman est la suite de Mille femmes blanches, que j’avais bien aimé, donc pourquoi ne pas continuer l’histoire ? Hélas, ce fût une déception, car cette “suite” n’est qu’une répétition du premier opus. Écrit seize ans après, ça ressemble fort à un objet commercial, destiné à surfer sur le succès qu’avait rencontré le premier tome.

Car on reprend la même histoire : un nouveau contingent de femmes blanches (alors que le projet avait pourtant été arrêté dans le tome 1), nouveau personnage principal féminin (Molly remplace May), nouvelle tribu (le chef Hawk remplace le chef Little Wolf), même rôle du méchant (qui perd à chaque fois, ouf !), anecdotes similaires, etc…

Bref, on s’ennuie ferme, car la découverte du monde indien n’est plus là, même si l’accent est semble-t-il plus mis sur la condition des femmes, particulièrement maltraitées dans le monde des blancs.

À noter que la femme sur la couverture s’appelle Pretty Nose, chef de guerre ayant combattu à la bataille de Little Bighorn. Elle était arapaho, et a fini sa vie dans une réserve, à l’âge d’au moins 102 ans !

Jim Fergus, né en 1950, est un écrivain américain, né de mère française. “Mille femmes blanches” est son premier roman, avec lequel il rencontra le succès.

Openmediavault : Installation de Nextcloud

Étape importante pour mon nouveau NAS : installer Nextcloud avec un accès externe sécurisé afin de pouvoir y accéder hors de la maison.

Car en plus de fichiers classiques dont un Cloud offre la disponibilité, il y a une autre fonctionnalité que j’apprécie énormément : le téléchargement automatique des photos prises sur le smartphone, chose rendue possible par l’application cliente Nextcloud.

L’accès par internet était donc primordial. J’ai eu plus de mal que prévu, et pas forcément sur l’installation en elle-même (avec Docker et ses containers c’est plutôt bien fait), mais j’ai du faire face à des problèmes de réseau (NAT, DNS…) et le plus dur a été finalement de bien identifier les problèmes, puis de leur trouver une solution.

Mais bon, aujourd’hui tout fonctionne, et je vais pouvoir me débarrasser de mon NAS Synology, et ce sera sans aucun regret, je suis plutôt épaté par Openmediavault et par tout ce qu’il propose.

Je vais donc installer le triptyque Nextcloud-MariaDB-Swag. SWAG (Secure Web Application Gateway, qui s’appelait précédemment letsencrypt), inclut un webserver, un reverse-proxy, un client certbot pour la génération de certificats SSL, et enfin fail2ban pour prévenir les intrusions. Plutôt complet donc !

Pour cela, il faut définir un nom de domaine ; comme j’ai un domaine avec ce blog (pled.fr), et que mon hébergeur permet de se créer des enregistrements, j’ai procédé de cette manière.

Hélas, une fois l’installation terminée, il m’était impossible d’accéder à la page web de Nextcloud. D’où venait le problème : configuration ? NAT ? DNS ? J’ai pas mal galéré avant de trouver la solution.

Il s’agissait en fait d’un problème de NAT hairpinning : on ne peut pas communiquer entre deux machines sur le même réseau interne en utilisant les adresses externes. On verra comment régler ce problème.

Bref, voyons un peu tout cela de plus près, et comment tout a fini par tomber en marche… 😎

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Mille femmes blanches – Jim Fergus

Je ne m’étais jamais décidé à acheter ce livre, qui se retrouve régulièrement sur la table des libraires depuis une vingtaine d’années. Peut-être le fait que ce soit un roman et pas une histoire vraie…

C’est en voyant sur la table du libraire le tome 3 “Les Amazones” que je me suis finalement décidé à lire cette (désormais) trilogie…

J’avoue avoir passé un bon moment avec ce premier tome. La lecture est aisée et agréable, et même si c’est de la littérature “grand public”, l’histoire de ces femmes échangées contre des chevaux, et partant vivre avec les indiens cheyennes est intéressante et bien traitée.

La description du mode de vie des Cheyennes est bien décrite, une civilisation qui valait bien la notre (plus respectueuse de la nature, c’est certain !), sans pour autant l’idéaliser. À la fin de ce premier tome, l’expédition des jeunes guerriers chez leurs ennemis les Shoshones n’a rien à envier en terme de cruauté à l’attaque du camp par la cavalerie US…

L’impossibilité de voir cohabiter ce peuple avec l’invasion sans fin des blancs, qu’ils soient fermiers, chercheurs d’or, ou aventuriers est également bien décrite : tous réclament la protection de l’armée, et le seul choix laissé aux indiens est de rejoindre une réserve où ils devront se sédentariser et dépérir. Tout cela au mépris des traités précédemment signés, il va de soi : seul le “Grand Père Blanc” de Washington décide finalement de ce qui vaut la peine d’être respecté.

Je vais de suite attaquer le tome 2, intitulé “La vengeance des mères”…

Jim Fergus, né en 1950, est un écrivain américain, né de mère française. “Mille femmes blanches” est son premier roman, avec lequel il rencontra le succès.

Odroid : changement du MOTD

Sur mon nouveau Odroid-HC2, après avoir installé OMV, il y avait un petit truc qui me chiffonnait : c’était le message affiché au login dans le terminal :

Le motd avec Odroid-XU4…

Les informations affichées sont très jolies et utiles, mais mon modèle Odroid n’est pas un XU4, c’est un HC2 : Je ne pouvais pas décemment laisser les choses en l’état ! 😉

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La force des choses T2 – Simone de Beauvoir

Dès le début de ce tome 2, Simone de Beauvoir reprend goût à la vie après son petit coup de blues à la fin du tome 1, quand elle voit sa jeunesse lui échapper. La vie étant ce qu’elle est, elle rencontre Claude Lanzmann avec qui elle va retrouver ce qu’elle croyait avoir perdu pour toujours.

Elle obtient en 1954 le prix Goncourt pour Les Mandarins, ce qui la rassure d’une part (son écriture lui a pris 4 ans), et lui apporte un certain confort matériel, elle qui vivait plutôt sur les deniers de Sartre jusqu’à présent (mais sans remord, puisqu’ils partagent tout).

Dans ce deuxième tome, la guerre d’Algérie, qu’elle qualifie de “drame personnel”, est omniprésente. C’est donc aussi un excellent rappel des événements qui se sont passés durant cette période (1952-1962), et dont la France ne sort pas grandie. Elle y exprime d’ailleurs la honte qu’elle a ressenti pour son pays et ses concitoyens.

Ce n’est pas de mon plein gré, ce n’est pas de gaieté de cœur que j’ai laissé la guerre d’Algérie envahir ma pensée, mon sommeil, mes humeurs. Le conseil de Camus – défendre, malgré tout, son propre bonheur – personne n’était plus enclin que moi à le suivre. Il y avait eu l’Indochine, Madagascar, le Cap Bon, Casablanca : je m’étais toujours rétablie dans la sérénité. Après la capture de Ben Bella et le coup de Suez, elle s’effondra : le gouvernement allait s’entêter dans cette guerre. L’Algérie obtiendrait son indépendance : mais dans longtemps. À ce moment où je n’entrevoyais plus la fin, la vérité de la pacification acheva de se dévoiler. Des appelés parlèrent ; des renseignements affluèrent : conversations, lettres adressées à moi, à des amis, reportages étrangers, rapports plus ou moins secrets que de petits groupes diffusaient. On ne savait pas tout, mais beaucoup, mais trop. Ma propre situation dans mon pays, dans mon monde, dans mes rapports à moi-même s’en trouva bouleversée.

Cela va l’amener à s’impliquer beaucoup plus politiquement, on la découvre d’ailleurs très à gauche, et clairement contre les bourgeois et leur bien-pensance. Mais “après l’après-guerre”, ce sont pourtant bien eux qui ont gagné, avec l’atlantisme.

Coïncidence, je lisais ce récit alors qu’à la TV débutaient les hommages au général de Gaulle (pour le 50ème anniversaire de sa mort) : le contraste était grand avec les amères critiques de Simone de Beauvoir à son égard. Car si de Gaulle revient au pouvoir en 1958 et accorde l’indépendance à l’Algérie en 1962, entre ces deux dates, il laissera faire bien des choses et il y aura beaucoup de morts, que ce soit en Algérie ou en France, par l’armée, l’O.A.S. ou la police.

Le livre ne se limite pas pour autant à la guerre d’Algérie, il y a aussi ses récits de voyages qui sont toujours aussi intéressants, à Cuba d’abord où Castro vient de prendre le pouvoir, mais aussi au Brésil, dont elle nous fait un long récit passionnant.

Elle termine ce livre par un dernier voyage en U.R.S.S. (alors sous Khrouchtchev), dont elle dresse un portrait sans doute un peu trop optimiste sur l’avenir du communisme, à l’époque en pleine déstanilisation. Comme quoi on peut être philosophe sans être visionnaire pour autant !

Revoyons un peu tout cela, avec quelques extraits :

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Openmediavault – Installation de PLEX server

Suite de l’installation d’Openmediavault : cette fois, il s’agit d’installer PLEX Media Server, solution bien pratique pour diffuser le contenu media (films, séries, documentaires) du NAS vers la TV Samsung, qui intègre un client Plex.

Pour ce faire, on va utiliser Docker et Portainer, qui simplifie l’installation. Il va tout de même y avoir quelques valeurs à saisir correctement, mais rien de très compliqué non plus, et tout a fonctionné du premier coup, c’est bien là l’essentiel.

J’ai en fait suivi une vidéo (en anglais) pour cette installation. Je la retranscris ici en mode texte avec les captures d’écran nécessaires, et en français. Il y a un petit changement par rapport à la vidéo concernant le répertoire de configuration de Plex, qu’il n’est plus nécessaire de créer car il est géré par l’installation. La version Plex d’installée est la 1.20.4.3517 .

C’est parti…

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