Archives de catégorie : Littérature

Sauvage par nature – Sarah Marquis

C’est ma sœur Martine qui m’a parlé de Sarah Marquis : elle lisait « Instincts », un autre livre où Sarah traverse une partie sauvage de l’Australie en mode survie, pendant 3 mois. Du coup, ça m’a intéressé, pour le voyage et l’aventure bien sûr, mais aussi pour le côté vécu, qui apporte toujours un plus à la lecture.

Mais j’ai préféré commencé par un autre récit, antérieur à Instincts, où Sarah se lance dans la traversée du continent asiatique partant de la Mongolie pour terminer en Australie ! Cette fois, elle n’est pas en mode survie, elle pousse une « charrette » contenant nourriture, tente, etc… Des points de ravitaillement sont prévus au long du périple, qui va durer près de 3 ans !

Avec un tel programme, je me suis dit que j’allais me régaler à lire ce récit. Mais ce ne sera pas vraiment le cas, beaucoup de choses sont assez décevantes, et on reste largement sur sa faim une fois la lecture terminée.

Continuer la lecture Sauvage par nature – Sarah Marquis

Une confession – John WainWright

Je ne me souviens plus pourquoi j’avais noté ce bouquin à lire, mais c’était une bonne info.

J’ai donc démarré ce roman sans rien en savoir, ni sans lire le quatrième de couverture. Et c’est manifestement la bonne méthode, parce que l’auteur vous embarque dans une histoire dont vous demandez bien où elle va vous mener…

Et tout est justement dans la façon dont l’histoire est racontée, et les faits petits à petits révélés. L’histoire démarre avec John Duxbury, 50 ans, homme tout à fait respectable, qui écrit son journal intime dont la lecture est destinée à son fils Harry, parce qu’il veut lui transmettre toute la vérité sur sa vie avec Maude, la mère de Harry. Jusque là, rien de suspect, c’est l’impact du temps qui passe sur un couple, l’amour des premières années qui s’efface, c’est même assez pertinent.

Puis lors d’un week-end au bord de la mer, justement destiné à renouer les liens du couple, tout va basculer, y compris nos certitudes de lecteur. Je n’en dis pas plus, c’est tout l’intérêt de ce roman et de sa construction. La fin sera inéluctable, avec l’arrivée de l’inspecteur Harker, un homme d’expérience et dévoué à son métier, et qui se soucie peu de sa hiérarchie dès lors qu’il s’agit de vérité. Mais la vérité intéresse-t-elle quelqu’un finalement ?

Un vrai plaisir de lecture, avec une fin à la Sherlock Holmes !

John Wainwright (1921-1995) est un auteur britannique de roman policier. Auteur prolifique (83 ouvrages), son policier type est d’âge moyen, très scrupuleux, comme l’est l’inspecteur Harker dans ce roman : on parle dans ce cas de romans de procédure policière. Le film « Garde à vue » de Claude Miller est adapté de Brainwash (« À table ! » pour l’édition française), l’un de ses romans, dont Simenon dira le plus grand bien.

Flash – Charles Duchaussois

Nouvelle relecture d’un roman que j’avais lu dans ma jeunesse. Le livre dans ma bibliothèque étant bien jauni, j’en ai racheté un exemplaire récent, avec cette magnifique couverture.

J’avais gardé de ce roman le souvenir d’un type qui part sur « la route des Indes », et qui manque de finir dans les neiges de l’Himalaya, drogué jusqu’à l’os.

En fait, « la route » occupe bien peu de place dans ce récit, et c’est surtout la longue descente aux enfers qui est racontée, avec une certaine subjectivité par l’auteur, malgré ses efforts de tout vouloir raconter. Certes, l’auteur a l’air d’avoir un forte personnalité, mais il a aussi une haute opinion de lui-même, ce qui au fil du récit apparaît comme nettement exagéré !

C’est quand même un petit truand à la base, vivant de ses méfaits (vols et arnaques) pour lui assurer ses revenus, et sur lesquels il reste très discret (à part l’arnaque d’Istambul où il récolte une grosse somme et dont il est assez fier). Avec cet argent, il s’entoure d’une petite cour de routards fauchés dont il paie tous les frais, drogues comprises, ce qui certainement lui apporte la reconnaissance dont il semble avoir besoin.

Le Katmandou qu’il décrit semble être celui d’une autre époque (on est en 1969), celle où seule une petite communauté d’occidentaux était venue troubler la vie locale, et où la drogue circulait librement… À la fin du récit, l’auteur raconte d’ailleurs le début de la fin de cette époque, où la police népalaise commence à expulser à tour de bras ces « touristes » d’un genre particulier, devenus ingérables et indésirables. J’y étais en 1984, et tout avait déjà beaucoup changé, fort heureusement !

Un peu déçu donc par cette relecture, même si le récit a le mérite d’être une histoire vraie, ce qui apporte toujours un intérêt supplémentaire à mes yeux.

Charles Duchaussois (1940-1991) est un écrivain français, selon Wikipédia. Flash est son seul roman, autobiographique, et il l’a dicté sur un magnétophone avant de l’envoyer aux maisons d’éditions. Peut-on vraiment parler d’écrivain dans ce cas ?

Sa fin de vie semble avoir été plutôt misérable : drogue, meurtre et prison : Wikipédia utilise d’ailleurs un bel euphémisme à ce propos : « une tragédie intervient et Charles est emprisonné pour l’homicide du frère de Christiane » (sa femme). Il meurt d’un cancer des poumons.

Romans noirs – Jean-Patrick Manchette

C’est sur France Culture que j’ai entendu parler de cet auteur français de polars (voir les liens en fin d’article). J.P. Manchette y était présenté comme celui qui importa en France le style des romans noirs américains (fan de Dashiell Hammett), style qu’il baptisera lui-même de « néo-polar ».

J’ai lu avec grand plaisir ces « Romans noirs », bien français, des années 70-80, et pas mal politisés : que ce soit l’extrême-droite ou l’ultra-gauche, l’anti-système est présent. C’est lié à l’époque certainement, mais aussi aux convictions de l’auteur (voir plus bas).

Par ailleurs, Manchette ne perd pas son temps en descriptions oiseuses, on est tout de suite dans l’action, et elle ne s’arrêtera qu’à la fin de l’histoire. La lecture en est rendue assez haletante, on ne s’ennuie pas, et on tourne les pages avec délectation.

C’est ce que l’on appelle l’écriture « behaviouriste » ou comportementaliste chère au romancier américain Dashiell Hammett. Dans ce style d’écriture, seuls les comportements, les actes et les faits sont décrits mais presque jamais les sentiments et les états d’âme. Il appartient au lecteur, à partir des fragments visibles du puzzle, de tirer la vision d’ensemble et d’entendre, par-delà les mots, ce qui n’a pas été dit (Wikipedia).

Voyons un peu le contenu de ce recueil, les adaptations cinéma qui ont été faites de ses romans (avec plus ou moins de succès), son auto-biographie, et enfin un petit mot sur la SF puisque qu’il a participé à une collection de romans de SF qui m’a rappelé mes premières lectures !

Continuer la lecture Romans noirs – Jean-Patrick Manchette

La barrière Santaroga – Franck Herbert

Relecture d’un roman dont j’avais gardé un bon souvenir dans ma jeunesse ! Plongé dans un gros volume Quarto, il me fallait un poche à emmener à la plage ! 😎

Après la saga de Dune qui m’avait fasciné (le film tant attendu de Villeneuve sort demain d’ailleurs !), j’avais à l’époque exploré un peu ce que l’auteur avait pu écrire d’autre.

Bon, un livre de poche, ça ne vieillit pas forcément bien : 40+ ans après, les pages étaient toutes jaunies, mais la reliure avait tenu le coup, donc ça allait de ce côté.

L’histoire tient toujours la route, avec cette vallée qui vit en autarcie et refuse ce qui vient du monde extérieur, ce qui embête bien certains investisseurs… Le Dr Gilbert Dasein, psychologue, est envoyé à son tour pour essayer de comprendre ce qui se passe, après que deux précédents émissaires aient tous les deux subis de malencontreux accidents (mortels bien sûr) ! L’occasion pour lui de revoir Jenny, une étudiante dont il était tombé amoureux avant qu’elle ne retourne dans sa vallée…

La première chose que remarque Dasein, c’est ce « Jaspé » omniprésent dans la nourriture, et qui semble éveiller l’esprit… Le comportement des habitants de la vallée est par ailleurs assez troublant, comme si une sorte d’inconscient collectif était à l’œuvre. Puis des accidents « fortuits » commencent à lui arriver…

Le roman ne livrera pas toutes ses réponses aux questions soulevées par Dasein. Et la plupart des réponses du médecin local sont même plutôt fumeuses… On pense au LSD bien sûr, auquel Jenny s’est d’ailleurs montrée résistante (!) lors d’un test lorsqu’elle était étudiante avec Gilbert (le roman a été écrit en 1967).

L’intrigue est tout de même prenante, car Dasein est clairement en danger, même si tout le monde se montre amical avec lui puisqu’il est l’ami de Jenny… Mais l’on reste un peu sur sa faim au terme du roman… une faim de Jaspé ! 😉

Finalement une bonne relecture !

Franck Herbert (1920-1986) est un écrivain américain auteur de romans de science-fiction. Dune en étant bien sûr le plus célèbre (6 romans pour la saga complète), avec l’écologie au cœur de l’histoire (en 1965). Il a aussi suivi une formation de psychanalyste, qui transparaît de ce roman.

Une aristocrate en Asie – Vita Sackville-West

Si je n’ai pas du tout apprécié les œuvres de Virginia Woolf, la lecture de sa biographie m’aura tout de même permis de noter ce livre, et je ne le regrette pas.

C’est le récit d’un voyage qu’entreprend Vita Sackville-West et son mari, diplomate à Téhéran, en 1926, sur une piste ancienne traversant le pays Bakhtyar. Vita est à la recherche d’iris pourpres pour en ramener dans son jardin en Angleterre ! Ce n’est heureusement qu’un prétexte au voyage, du moins peut-on l’espérer.

Car si Vita est une vraie aristocrate, elle ne manque ni d’humour ni de recul par rapport à ce qu’elle est ou à ce qu’elle voit, et son récit est très plaisant à lire : c’est un vrai journal de voyage, avec un beau dépaysement en prime, vu le lieu et l’époque.

Elle démarre ce petit récit sans trop savoir où cela va la mener, et le termine par une réflexion sur la vie nomade, sur notre fameuse civilisation, notre esprit toujours occupé… Voilà le début du dernier chapitre :

Je m’en aperçois maintenant : alors que j’ai commencé ce livre sans grand espoir d’en faire autre chose qu’un simple compte rendu, il a, presque de lui-même, adopté une certaine logique pour se répartir en deux blocs principaux, ordonnés par la force du contraste. Deux communautés différentes ont traversé la scène, l’une caractérisée par l’épuisement, l’ignorance et la pauvreté, et l’autre par l’énergie, la culture scientifique et la prospérité, mais toutes deux également soumises à leurs propres modes de pensée. J’aimerais croire que mon impartialité est telle que le lecteur ne peut deviner où vont mes sympathies. Et je souhaiterais conclure par une troisième image, qui ne représente ni une forme d’existence anachronique ni une civilisation moderne. Les tribus de bergers sont passées, survivantes d’un monde révolu, les marteaux ont retenti autour des vestiges du temple de Feu. À présent il est temps de voir ce qu’il advient des empires présomptueux, comme l’Empire britannique, et, sur une note si prophétique, d’en finir.

Un vrai récit de voyage donc, avec beaucoup de sincérité. J’ai beaucoup aimé, dommage qu’elle n’en ait pas écrit d’autres.

À noter sur le quatrième de couverture, on mentionne que « le truculent périple du couple sera émaillé de scènes de ménage, Harold ne perdant pas une occasion d’accabler de reproches cette épouse qui l’a emmené se perdre au milieu des nomades« . On pourrait imaginer une sorte de vaudeville, mais c’est totalement erroné, j’ai noté 1 scène où un désaccord entre eux est évoqué, et c’est tout ; le mari est d’ailleurs largement absent du récit, ce n’est pas le sujet du livre. Très étonnant, l’éditeur ferait bien de relire l’ouvrage ! 😡

Vita Sackville-West (192-1962) est une poétesse, romancière, essayiste, biographe, traductrice et jardinière britannique ! Virgina Woolf en tomba amoureuse et leur liaison fut passionnée et compliquée, Vita gardant sa liberté. VW s’en inspira pour écrire Orlando, son roman le plus célèbre (et que j’ai trouvé sans intérêt).

Série Bangkok 2, 3, 4, 5 et 6 – John Burdett

J’avais bien aimé le premier opus de cette série, Bangkok 8, je me suis donc replongé en ce début d’été dans l’univers de Sonchaï, ce policier bouddhiste et donc incorruptible de Bangkok.

Hélas, comparés au premier opus, à l’intrigue classique et captivante, ces cinq romans policiers sont globalement très décevants ! 🙁

On retrouve l’atmosphère des quartiers chauds de Bangkok en toile de fond, avec toujours ces réflexions sur le fossé culturel avec le monde occidental, et particulièrement la prostitution qu’il justifie allègrement comme moyen d’émancipation pour une jeune femme Thaïe : on pourrait en discuter longuement ! 😯

Les personnages récurrents autour de Sonchaï se précisent dans cette deuxième aventure, et c’est plutôt sympa pour une série : le colonel Vikorn, son chef aussi corrompu qu’omniscient (un peu trop d’ailleurs), et Kimberley l’agent du FBI qui lui donne un coup de main de temps en temps (pratique pour obtenir des infos rapidement) ; apparaissent Chanya la compagne de Sonchaï (une ancienne prostituée), et Lek son assistant (un homme habité par un esprit féminin, et s’interroge sur une éventuelle opération pour devenir un « Katoye », une femme transgenre).

Au cours du récit, l’auteur s’adresse parfois au lecteur en l’appelant « farang » (ce qui signifie « étranger blanc » en Thaïlande), avec une tendance à nous caricaturer et nous faire apparaître nous les occidentaux comme des matérialistes violents assoiffé d’argent et de sexe, sans aucune intelligence et incapables de comprendre la culture Thaï… Cela manque tout de même un peu de nuance, et si l’effet est assez sympa au début, il finit par lasser… Et finalement, c’est la vision de l’auteur de la culture asiatique qui devient caricaturale !

Car je dois dire que la lecture de ces cinq épisodes m’a globalement déçu, entre l’effet répétitif sur le monde la prostitution à Bangkok, l’absence de suivi sur les pistes amorcées, et le niveau des intrigues qui deviennent de plus en plus laborieuses, pour finir en apothéose avec le thème du transhumanisme où l’auteur semble se perdre totalement, incapable de finir l’histoire.

Et comme je suis tout de même allé au bout des cinq romans, revoyons les un par un : le thème abordé, et ce que j’en ai pensé.

Continuer la lecture Série Bangkok 2, 3, 4, 5 et 6 – John Burdett

Virginia Woolf – Romans, Essais

Grosse désillusion que la lecture (avortée) de ce recueil ! J’avais lu et entendu que Virginia Woolf était une grande autrice, aussi ai-je acheté cette édition Quarto en toute confiance : le moins que je puisse dire, c’est que je ne partage pas cet avis.

Après avoir lu Mrs Dalloway, puis Vers le Phare, j’ai abandonné au milieu d’Orlando, l’ennui arrivant à son apogée, et l’idée même de continuer la lecture me décourageant d’ouvrir le livre.

Seule la biographie s’est révélée passionnante, Virginia Woolf passant sa vie entre écriture et dépression, jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à ses jours quand elle pressentira que la crise à venir risque de la faire basculer dans la folie.

Continuer la lecture Virginia Woolf – Romans, Essais

Paradis Perdus – Eric-Emmanuel Schmitt

C’est en écoutant deux interviews à la TV de l’auteur que j’ai eu envie de lire ce livre : son projet n’est rien de moins que de retracer l’histoire de l’humanité, en plusieurs tomes il va de soi. Celui-ci étant le premier, censé traiter de la fin du néolithique et du déluge.

Projet titanesque, ambitieux et alléchant ! Hélas, la déception est la hauteur des attentes : immense. 😥

Le projet n’est apparemment qu’un prétexte, et il s’agit plutôt d’un récit à l’eau de rose, sans aucun intérêt ni semblant de vérité historique ; un vague roman pour enfants, je ne sais trop comment le qualifier, le mieux est de l’oublier très vite.

La note de l’éditeur par laquelle s’ouvre l’ouvrage est pourtant dithyrambique :

La Traversée des temps lance un défi prodigieux : raconter l’histoire de l’humanité sous une forme purement romanesque, entrer dans l’Histoire par des histoires, comme si Yuval Noah Harari croisait Alexandre Dumas… Ce projet titanesque anime Éric-Emmanuel Schmitt depuis trente ans, une aspiration qui a fini par creuser un chemin de vie. À l’ombre de ses autres textes (romans, nouvelles, théâtre, essais), il y a travaillé sans relâche, amassant des connaissances historiques, scientifiques, religieuses, médicales, sociologiques, philosophiques, techniques, tout en laissant son imagination créer des personnages forts, touchants, inoubliables, auxquels on s’attache et l’on s’identifie.

D’un côté, cela confirme mon opinion sur Yuval Noah Harari ! 🙂 De l’autre, l’ensemble est très prétentieux, et le traitement du déluge une vaste rigolade. L’auteur essaie de se racheter avec des notes en fin de chapitre censées apporter une touche de vérité historique, mais là encore c’est l’échec.

Je vous laisse avec un court extrait :

Le rire d’un oiseau ricocha sur les flots, s’enfonça de rebond en rebond jusqu’aux limites de l’audible. En dessous de nous, des adolescents sveltes se purifiaient par des ablutions.

Eric-Emmanuel Schmitt, né en 1960, est un dramaturge, nouvelliste, romancier, réalisateur et comédien franco-belge. Il est agrégé de philosophie.

La Captive du temps perdu – Vernor Vinge

C’est en écoutant une émission sur France Culture que j’ai entendu parler de ce livre, où il était dit que Vernor Vinge avait abordé le voyage dans le temps de la seule manière possible, à savoir vers le futur, et sans retour possible.

Ça m’avait parlé parce que j’ai effectivement toujours été déçu de romans abordant le thème du voyage dans le temps, sous la forme d’un aller-retour : l’auteur se trouve alors confronté à un paradoxe impossible à résoudre, et s’en sort généralement par une pirouette finale toujours décevante.

Vernor Vinge est aussi celui qui a remis au goût du jour le concept de la Singularité technologique, selon laquelle l’homme sera un jour dépassé par les machines : à ce stade, soit il fusionnera avec elles, soit ce sera l’extinction de l’espèce humaine.

Ce sont donc ces deux thèmes qui sont abordés dans ce roman.

Continuer la lecture La Captive du temps perdu – Vernor Vinge