Archives de catégorie : Littérature

Jeu blanc – Richard Wagamese

Roman recommandé par Graing, lecteur occasionnel du blog, dans un commentaire sur cet article à propos d’un roman de Joseph Conrad.

Lorsque j’ai demandé ce livre au libraire, ce dernier m’a immédiatement recommandé le premier livre de cet auteur, “Les étoiles s’éteignent à l’aube”. J’ai donc pris les deux, mais commencé par celui-ci.

J’ai bien aimé cette histoire, on est tout de suite accroché par ce récit qu’un indien appelé Saul, en cure de désintoxication alcoolique, nous fait de sa vie, en commençant par son enfance, lorsqu’il vivait en pleine nature, loin de la civilisation, avec sa grand-mère qui lui apprenait les coutumes anciennes, et avec qui il partageait des visions, car il avait également ce don.

Puis Saul se retrouve dans une école chrétienne, “éduqué” de force, forcé d’oublier sa culture et même son langage, comme tant d’autres indiens… Mais un prêtre introduit le hockey et forme une équipe. Et c’est la révélation. Saul se passionne pour ce jeu, et son don lui permet de “voir” les lignes de jeu, les espaces qui se libèrent… Dès son premier match, son talent explose. Vient son ascension dans le monde du hockey, jusqu’à rejoindre une équipe de haut niveau : mais que ce soit les coéquipiers ou les spectateurs, il reste un indien partout et tout le temps. Il se venge par le jeu, mais devient alors la cible de coups, et finit par les rendre, devenant un joueur violent et individualiste…

Il quitte alors sa famille d’adoption, enchaînant les petits boulots, avec toujours cette violence en lui, prête à éclater. Il devient bûcheron, où sa violence éclate pour de bon. Puis il sombre dans l’alcool… Il se retrouve dans un centre de désintox, retour au début du bouquin. Le dénouement final, je ne vous le dévoile pas, mais il m’a pris de court, tout est soudain revisité sous un nouvel éclairage…

Belle histoire donc, bien écrite, où la période du hockey tient l’essentiel du roman, c’est presque dommage, mais c’est tout de même très prenant, et plein d’émotions.

Richard Wagamese (1955-2017) est un auteur et journaliste canadien. Il appartient à la nation amérindienne ojibwé, originaire du nord-ouest de l’Ontario. Ce roman (son deuxième) est fortement inspiré de sa propre vie ou celle de sa propre famille. Il a été adapté au cinéma en 2017 par Stephen S. Campanelli sous le titre “Indian Horse”.

Zomia ou l’art de ne pas être gourverné – James C. Scott

Ce livre m’avait été recommandé il y a pas mal de temps par mon libraire de Puteaux ! J’avais noté le titre dans un coin, et suis retombé dessus par hasard, alors qu’il vient d’être publié en format poche. C’était le moment de l’acheter et de lire.

Il s’agit donc d’un essai, sur un sujet très intéressant qui bouscule pas mal d’idées reçues. Il y a toutefois beaucoup de redites, ce qui rend la lecture de l’ouvrage un peu fastidieuse (626 pages). Mais l’essentiel du message est passionnant, même s’il est assez vite compris.

En plus, la zone géographique concernée est l’Asie du Sud-Est, où j’étais encore il y a peu… Ma vision des ethnies locales (particulièrement en Birmanie) est désormais très différente de ce qu’elle était !

Alors de quoi s’agit-il ? Ces fameuses ethnies sont souvent perçues et présentées comme nos ancêtres, vivant dans les montagnes, n’ayant pas encore rejoint la société civilisatrice… L’auteur nous propose une toute autre explication, celle de peuples ayant fui les vallées vers des zones refuges, hors d’atteinte d’un État trop autoritaire et contraignant : travail forcé, impôts, conscription, religion, etc…

Il n’y a là aucune séquence évolutionniste, et les tribus ne sont pas “antérieures” aux États. Elles représentent plutôt une formation sociale qui se définit par sa relation à l’État : “Si les dirigeants du Moyen-Orient ont dû affronter un “problème tribal”, […] on peut dire que les tribus ont fait face à un éternel “problème de l’État”.”

Cette contre-histoire est en elle-même passionnante, et on y apprend plein de choses, comme par exemple que la muraille de Chine (et une autre pour les Miao, au sud de la Chine) ont autant servi à se protéger des barbares venant de l’extérieur que pour empêcher la population de partir…

Voilà un peu plus d’explications sur la Zomia (qui vient de Zo “reculé” et Mi “peuple”), ainsi que quelques extraits…

Continuer la lecture Zomia ou l’art de ne pas être gourverné – James C. Scott

Power – Michaël Mention

J’ai acheté ce livre sur la table du libraire quand j’ai vu qu’il racontait l’histoire des Black Panthers. C’était l’occasion d’en savoir plus sur ce mouvement, et ce roman a parfaitement répondu à mes attentes, brisant pas mal d’idées reçues.

C’est donc l’histoire du BPPFSD (Black Panther Party For Self Defense), depuis sa création jusqu’à son éclatement et ses dérives largement orchestrées par le FBI (programme COINTELPRO).

Le rythme de l’écriture est assez haletant, comme ce que vivent les personnages que nous allons suivre ; les scènes violentes arrivent sans prévenir, comme dans la rue. C’est très prenant, pour peu qu’en plus on s’intéresse à cette époque où l’Amérique bascule (années 60-70).

Nous allons suivre trois personnages, chapitre après chapitre : une jeune militante du BPP, un flic blanc et un infiltré par le FBI. Tous vont plus ou moins finir par être détruits, chacun à leur manière. Les destins croisés de Charlène, Neil et Tyrone vont vous accrocher, c’est certain !

Cerise sur le gâteau, il y a des références fréquentes à des morceaux de musique de l’époque, que l’auteur a eu la bonne idée de lister en fin d’ouvrage : l’occasion de se faire une “Playlist” (32 morceaux), et d’une belle découverte en ce qui me concerne avec ce morceau :

May Blitz (Album May Blitz) – Smoking the Day Away

Voilà quelques notes prises lors de la lecture de ce roman, qui peut sans aucun doute être pris comme une belle retranscription de l’époque, tout en restant un roman et donc une fiction.

Continuer la lecture Power – Michaël Mention

Lune Comanche – Larry McMurtry

Autant le dire tout de suite : c’est un bon cru ! Après la découverte de l’excellent Lonesome Dove, j’avais été très déçu par La marche du mort. J’avais donc des doutes en attaquant ce gros volume (790p).

Mais ils furent vite dissipés, et on retrouve nos deux rangers au début de leur carrière, pour des aventures prenantes. Le roman se situe chronologiquement entre leurs débuts dans La marche du mort, et bien avant Lonesome Dove.

Les personnages sont toujours aussi marqués : les deux chefs indiens d’abord, avec le voleur de chevaux Kicking Wolf, et le redoutable guerrier Buffalo Hump sans oublier son fils le très méchant Blue Duck . Il y a aussi le capitaine des Texas Rangers, Inish Scull, un héros qui s’ennuie tellement qu’il va jeter entre les mains d’Amuhado, le “Black Vaquero”, véritable incarnation du mal, mexicain aux origines probablement Maya, aux tortures très raffinées…

Bref on ne s’ennuie pas, même si on se demande toujours quelle est la part de vérité historique concernant l’époque, ou la culture Comanche… Tout pourrait être complètement inventé ! Mais il faut bien dire que l’on dévore les pages, sauf peut-être au début de la troisième partie, après la guerre de Sécession, qui met du temps à démarrer.

Si vous avez aimé Lonesome Dove, vous aimerez certainement Lune Comanche.

Larry McMurtry, né en 1936, est un  un romancier, essayiste et scénariste américain. Lonesome Dove a remporté le Prix Pulitzer de la Fiction en 1986. Il a également écrit avec Diana Ossana le scénario du film Le Secret de Brokeback Mountain.

Entre ciel et terre – Jón Kalman Stefánsson

Nouvelle lecture d’un roman conseillé par Béatrice, une amie de ma sœur. C’est aussi le premier ouvrage d’une trilogie. Hélas, je n’ai pas vraiment accroché.

La narration au style particulier nous emmène vite dans l’atmosphère du récit, dans cette vie rude des pêcheurs islandais. Et on se laisse emporter par l’histoire, sans savoir où celle-ci va nous emporter, comme la barque qui les emmène vers le large alors que la tempête menace.

Un gamin va perdre son ami qui aimait tant la poésie, au point d’en oublier de mettre sa vareuse en prenant la mer, chose peu crédible soit dit entre nous… Par ces latitudes glaciales, une telle erreur se paie cash.

Dès lors, le gamin va retourner au village et l’histoire s’essouffle, le style perd de sa force… Le gamin va être recueilli, l’occasion de décrire brièvement la vie au village, monotone, dans ce pays qui n’a pas de grandes villes… Une vie certes moins dure que celle des pêcheurs, mais guère plus réjouissante, avec l’alcool comme ultime recours. La fin de l’histoire arrive vite, et c’est tant mieux.

Bref, je n’ai pas été conquis par ce premier roman de l’auteur : malgré un bon début, l’histoire et le style ne tiennent par leurs promesses.

Jón Kalman Stefánsson, né en 1963, est un écrivain et poète islandais. Sa trilogie romanesque (ce roman donc , suivi de “La Tristesse des anges” et “Le Cœur de l’homme”) lui ont apporté reconnaissance et succès.

Ti-Puss – Ella Maillart

Premier livre d’Ella Maillart d’où je ressort déçu… Pourtant j’aime l’auteur et ses récits de voyage, j’adore l’Inde où j’ai fait mon premier grand voyage, et je n’ai rien contre les chats…

Mais là, j’ai trouvé un mélange des genres plutôt raté : le récit est centré sur sa chatte Ti-Puss et sa relation à elle, tout en suivant les préceptes de maîtres de méditation et de sagesse indiens qui prônent le détachement de soi et des choses matérielles de ce monde.

Or c’est un peu à l’inverse auquel nous assistons : elle croit voir en Ti-Puss l’expression de la sagesse qu’elle recherche désespérément en Inde. J’y vois plutôt un attachement et un amour plutôt égoïste, loin de “l’Amour” débarrassé du “Moi” individuel comme lui enseignent les sages… Et comme tout un chacun avec son animal domestique, elle lui attribue des qualités humaines : la route vers le détachement est encore longue !

De plus, le style est plutôt heurté, arrivant rarement à donner un tableau de son environnement, et c’est vraiment dommage, on est tout de même en Inde, où le dépaysement est omniprésent ! Les seuls passages fluides concernent Ti-Puss, et encore…

Dans son désir d’apprendre, elle vit avec les indiens, à l’écart des autres blancs (qui ne se mélangent pas), mais va tout de même régulièrement retrouver des amis européens manifestement fortunés, partant même faire une chasse au tigre ! Tout cela me paraît dès lors très confus.

Bref, vous l’aurez compris, très déçu par ce récit. C’est l’éternelle histoire du voyageur-écrivain ou de l’écrivain-voyageur. Ici, le voyageur écrit sans vraiment voyager, et donc échoue.

Autres livres d’Ella Maillart sur ce blog :

Ella Maillart (1903-1997), de nationalité suisse, est une voyageuse, écrivain et photographe. J’ai désormais lu ses principaux récits de voyage. Le meilleur est sans conteste “Oasis interdites”, suivi par “La voie cruelle”. “Croisières et caravanes” est un résumé de sa vie, et peut être une porte d’entrée à son œuvre.

Pour qui sonne le glas – Ernest Hemingway

C’est après avoir regardé un documentaire sur la guerre d’Espagne, La tragédie des brigades internationales sur Arte, que j’ai eu envie de lire ce livre. J’avais aussi noté “Aventures d’un jeune homme” de John Dos Pasos, mais de ce que je lis à son sujet, c’est un peu daté.

Et c’est aussi ce que l’on peut remarquer avec celui-ci : écrit en 1940, le style est vraiment différent de ce que l’on pourrait écrire aujourd’hui sur un tel sujet. Mais la magie opère, on se laisse tout de même prendre par le récit, malgré une première partie un peu lente.

Les dialogues entre les personnages sont particulièrement directs, est-ce parce que les personnages sont rustres ? ou est-ce l’éventualité d’une mort prochaine qui apporte cette urgence et ce besoin de vérité ? Cette proximité et les questionnements qu’elle soulève sont captivants.

Les personnages prennent corps peu à peu, entre Roberto l’américain venu se battre par idéal et ces paysans espagnols qui se battent pour une République qu’ils connaissent à peine. Roberto est envoyé par l’armée républicaine pour faire sauter un pont, et a besoin de leur aide, mais l’opération est rendue dangereuse car elle doit se faire absolument le matin, ce qui rend la fuite périlleuse.

Le coup de foudre entre Roberto et Maria la jeune et belle espagnole opère dans cette urgence que le danger implique. Les hommes boivent beaucoup de vin et s’expliquent durement… Mais l’on s’ennuie tout de même un peu dans cette première moitié de roman.

Les choses sérieuses commencent lorsqu’une patrouille passe près de leur camp. Les réflexions sur la mort, sur l’acte de tuer d’autres hommes, et peut-être d’aimer le faire, travaillent Roberto… Un autre camp de partisans est attaqué, et massacré sans qu’ils n’interviennent car l’objectif stratégique c’est le pont. On est alors pris par le récit et l’action, jusqu’à ce que le glas sonne…

D’ailleurs, le titre vient d’un texte de John Donne présenté en exergue du roman, dont voici la fin :

La mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain. Ainsi donc, n’envoie jamais demander : pour qui sonne la glas ; il sonne pour toi.

J’en ai profité pour regarder le film qui en a été tiré, et qui date lui de 1943, réalisé par Sam Wood. Il est assez fidèle au roman, mais très prude sur la relation entre Roberto et Maria… C’en est d’ailleurs assez amusant quand on compare les scènes décrites ou plus souvent manquantes à ce sujet ! Toujours est-il que le film n’a pas le charme du roman, ni sa profondeur.

Ernest Hemingway (1899-1961) est un écrivain, journaliste, et correspondant de guerre américain. Il participa à la guerre d’Espagne comme journaliste aux côtés des républicains, et écrira ce roman par la suite. Si l’on en croit la page wikipedia, il se fâchera avec son grand John Dos Pasos lors de la mort suspecte de l’écrivain José Robles Pazos attribuée aux Staliniens. Son analyse de la guerre d’Espagne, sa compromission locale avec la propagande stalinienne et l’absence d’aide d’Hemingway face à la disparition de son ami, insupportent Dos Passos.

Nymphéas noirs – Michel Bussi

Livre prêté par un ami comme un super bouquin, il avait fait le tour d’amis communs, tout le monde avait adoré, dénouement incroyable, etc… Déjà c’est un polar, je commence à douter de la grandeur de la chose, mais sait-on jamais ?

Et ça commence mal, je ne suis pas vraiment fan du style, de la façon dont la vieille parle à la première personne puis s’adresse directement au lecteur : “Vous serez d’accord…”, “Je ne sais pas si vous êtes comme moi…”, etc… Bof bof !

Ensuite, les deux personnages de flics, Laurenç et Silvio qui ne sont pas très crédibles, un peu caricaturaux ; leurs rapports (les blagues de Laurenç, le premier degré de Silvio) un peu convenu. On continue avec Laurenç qui tombe immédiatement amoureux de l’institutrice, qui cherche manifestement à le charmer, et ça marche, toute piste menant à elle sera dorénavant systématiquement écartée… Et quand le mari jaloux menace Laurenç, devinez ce qui arrive : le valeureux policier clôt l’enquête !! Ben voyons…

Le dénouement est à la hauteur de ce qui précède, l’auteur s’étant permis de changer les noms des personnages pour monter son intrigue ! Alors forcément quand l’explication arrive, les mystères fondent comme neige au soleil… Non seulement cela, mais “la vieille” Jacqueline a projeté ses souvenirs sur les scènes qu’elle voyait, mélangeant présent et passé ! C’est facile de balader le lecteur avec de tels procédés…

Bref, pas du tout convaincu, ni par le style, ni part l’histoire. Polar français moyen, et puis ça se passe en Normandie, comme tous les romans de cet auteur, et comme je suis breton, ça ne pouvait pas coller ! 😉

Michel Bussi, né en 1965, est un écrivain français, également professeur de géographie. Il serait le deuxième écrivain français en terme de livres vendus, selon un classement GFK-Le Figaro de janvier 2019. !

Le chemin des âmes – Joseph Boyden

Livre recommandé par Béatrice, une amie de ma sœur, grande lectrice apparemment, et qui au fil notre randonnée dans le Finistère m’a donné quelques conseils de lecture. Celui-ci est donc le premier…

Histoire à deux voix, celle de Xavier Bird, un indien Cree qui revient de la guerre 14-18 dans un sale état, et celle de sa tante Niska qui vient le chercher à la gare, pour repartir en canoë vers leurs terres.

Le récit est assez prenant, entre Xavier qui raconte la sale guerre avec son ami Elijah, et Niska qui raconte son enfance, vivant dans les bois et refusant la société des blancs, puis élevant Xavier, qui devient un excellent chasseur.

Je suis tout de même resté sur ma faim avec ce roman, agréable à lire, bien écrit, avec une histoire prenante, mais qui déçoit par une certaine monotonie du récit des combats (guerre de tranchées). J’ai attendu longtemps le dénouement, et quand celui-ci est enfin arrivé, il m’a déçu.

Continuer la lecture Le chemin des âmes – Joseph Boyden

Une Désolation – Yasmina Reza

Deuxième auteur identifié par Luc Ferry comme “de grands écrivains français”, après Emmanuel Carrère et son roman D’autres vies que la mienne. Cette fois c’est donc Yasmina Reza et le roman “Une désolation”.

Et donc confirmation que je n’ai pas les mêmes goûts (ni les mêmes opinions) que Luc Ferry. Je ne suis ennuyé ferme à la lecture de ce roman, heureusement assez court.

Il s’agit du monologue de Samuel, un vieil homme, à son fils parti sans doute sur une plage lointaine à se laisser vivre et profiter du temps qui passe, bref à vouloir “être heureux”. Ce qui rend fou Samuel, pour qui la vie est un combat, où il faut prendre tout ce que l’on peut, encore et encore, même au seuil de sa vie.

Au début, il faut se faire au rythme de la narration, appréhender les personnages qui apparaissent petit à petit : la mère, la sœur, les amis. Le type est aigri, certes, mais au moins il dit ce qu’il pense, sans fioritures, sans souci du politiquement correct, sur la vie, les gens, les femmes et l’amour, vieillir, etc… Il n’en reste pas moins de plus en plus désagréable au fil du récit, laissant peu de place pour un apitoiement ou une quelconque nostalgie pour ce type aigri, méprisant, prédateur sans remords.

Il aime Bach, qui lui aurait sauvé la vie de l’ennui. Grand bien lui fasse ! Ce livre n’aura pas eu le même effet sur moi…

Yasmina Reza, née en 1959 à Paris, est une écrivaine française. J’ai vu le film “Carnage”, adapté d’une de ses pièces de théâtre : j’ai bien aimé ce huis clos, où chaque personnage a un côté auquel on adhère, et un autre avec lequel on est en complet désaccord.