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Virginia Woolf – Romans, Essais

Grosse désillusion que la lecture (avortée) de ce recueil ! J’avais lu et entendu que Virginia Woolf était une grande autrice, aussi ai-je acheté cette édition Quarto en toute confiance : le moins que je puisse dire, c’est que je ne partage pas cet avis.

Après avoir lu Mrs Dalloway, puis Vers le Phare, j’ai abandonné au milieu d’Orlando, l’ennui arrivant à son apogée, et l’idée même de continuer la lecture me décourageant d’ouvrir le livre.

Seule la biographie s’est révélée passionnante, Virginia Woolf passant sa vie entre écriture et dépression, jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à ses jours quand elle pressentira que la crise à venir risque de la faire basculer dans la folie.

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Changement forfait mobile et internet : Une belle économie

J’avais chez Orange un contrat « Open 10 Go » regroupant le mobile et la Livebox, pour un montant total de 54,99 € mensuel. Je trouvais que c’était un peu cher, et je savais que je devais m’en occuper, mais voilà, l’idée de changer de fournisseur internet et de risquer une coupure de quelques jours me faisait procrastiner ! 😉

C’est mon neveu qui m’a prévenu d’une offre Sosh Mobile très attractive (merci à lui !) qui a finit par me décider à agir :

20 Go de DATA suffisent amplement à mon usage du mobile.

Avec l’offre de box Sosh à 24,99 € TV comprise, je serais passé de 54,99 € à 29,98 € !! Soit une très belle économie de 25€ mensuel en perspective…

Hélas cela n’a pas été aussi simple, il aura d’abord fallu que je scinde mon contrat Open de chez Orange, puis passer en mobile chez Bouygues, et pouvoir finalement passer de la « Livebox » Orange à « La Boite Sosh »…

Au final, je paie désormais 30,98 € par mois, soit 24 € d’économies, et je n’ai eu aucune coupure internet, puisque j’ai conservé la box Orange, seul le contrat ayant changé.

Voyons cela en détail… Dans le reste de l’article, j’arrondis tous les prix à l’euro le plus proche, ce sera plus clair ! 😉

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Passage à /e/ OS

Voilà un peu plus d’un mois que je suis passé à /e/ OS sur le smartphone. Et j’en suis plutôt satisfait, c’est une nouvelle étape dans la « degooglisation » de mon smartphone, et du respect de mes données personnelles.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le projet /e/ est né sous l’impulsion de Gaël Duval, le fondateur en 1998 de Linux Mandrake, une distribution Linux grand public, basée sur Red Hat. Il encore en phase beta à ce jour, mais c’est déjà pas mal abouti je trouve.

Partant d’une base LineageOS + microG, il propose une ROM nettoyée des services Google, dont les applications par défaut venant de l’open source ont été légèrement modifiées pour s’intégrer à l’éco-système de /e/ OS.

Enfin tout un écosystème « clef en main » qui respecte votre vie privée !

On arrive ainsi à un smartphone directement et facilement utilisable : l’utilisateur s’identifie avec son identifiant /e/ unique (utilisateur@e.email), et peut ainsi disposer automatiquement des services proposés, sans que ses données personnelles soient exploitées par quiconque.

On peut ensuite installer la plupart des applications Android du marché, tout cela sans passer par le Playstore de Google, c’est un vrai plus apporté par /e/ OS, j’y reviendrai.

Il est possible d’acheter un appareil pré-installé sur leur site (le Fairphone 3 ou 3+, le Gigaset GS290, ou les Samsung Galaxy S8, S9, S9+ en mode « refurbished »), ou bien de télécharger et installer /e/ OS sur son smartphone comme on le fait avec une autre ROM : actuellement, 152 appareils sont supportés, voir cette page pour plus d’informations.

Quand j’ai vu que mon modèle BQ Aquaris Pro faisait partie de la liste, j’ai voulu le tester. Pour moi qui avait LineageOS, et qui synchronisait moi-même contacts et calendriers, avec ma propre instance Nextcloud… Honnêtement ça ne change pas grand chose. Mais /e/ OS est sans doute un peu plus « degooglelisé » (DNS, etc…) que LineageOS, et l’écosystème fourni est tout de même intéressant.

Tout ce projet est encore très jeune, et tout n’est pas parfait, alors voilà une présentation ainsi que mon retour d’expérience après quelques semaines d’utilisation (globalement très positif).

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Paradis Perdus – Eric-Emmanuel Schmitt

C’est en écoutant deux interviews à la TV de l’auteur que j’ai eu envie de lire ce livre : son projet n’est rien de moins que de retracer l’histoire de l’humanité, en plusieurs tomes il va de soi. Celui-ci étant le premier, censé traiter de la fin du néolithique et du déluge.

Projet titanesque, ambitieux et alléchant ! Hélas, la déception est la hauteur des attentes : immense. 😥

Le projet n’est apparemment qu’un prétexte, et il s’agit plutôt d’un récit à l’eau de rose, sans aucun intérêt ni semblant de vérité historique ; un vague roman pour enfants, je ne sais trop comment le qualifier, le mieux est de l’oublier très vite.

La note de l’éditeur par laquelle s’ouvre l’ouvrage est pourtant dithyrambique :

La Traversée des temps lance un défi prodigieux : raconter l’histoire de l’humanité sous une forme purement romanesque, entrer dans l’Histoire par des histoires, comme si Yuval Noah Harari croisait Alexandre Dumas… Ce projet titanesque anime Éric-Emmanuel Schmitt depuis trente ans, une aspiration qui a fini par creuser un chemin de vie. À l’ombre de ses autres textes (romans, nouvelles, théâtre, essais), il y a travaillé sans relâche, amassant des connaissances historiques, scientifiques, religieuses, médicales, sociologiques, philosophiques, techniques, tout en laissant son imagination créer des personnages forts, touchants, inoubliables, auxquels on s’attache et l’on s’identifie.

D’un côté, cela confirme mon opinion sur Yuval Noah Harari ! 🙂 De l’autre, l’ensemble est très prétentieux, et le traitement du déluge une vaste rigolade. L’auteur essaie de se racheter avec des notes en fin de chapitre censées apporter une touche de vérité historique, mais là encore c’est l’échec.

Je vous laisse avec un court extrait :

Le rire d’un oiseau ricocha sur les flots, s’enfonça de rebond en rebond jusqu’aux limites de l’audible. En dessous de nous, des adolescents sveltes se purifiaient par des ablutions.

Eric-Emmanuel Schmitt, né en 1960, est un dramaturge, nouvelliste, romancier, réalisateur et comédien franco-belge. Il est agrégé de philosophie.

La Captive du temps perdu – Vernor Vinge

C’est en écoutant une émission sur France Culture que j’ai entendu parler de ce livre, où il était dit que Vernor Vinge avait abordé le voyage dans le temps de la seule manière possible, à savoir vers le futur, et sans retour possible.

Ça m’avait parlé parce que j’ai effectivement toujours été déçu de romans abordant le thème du voyage dans le temps, sous la forme d’un aller-retour : l’auteur se trouve alors confronté à un paradoxe impossible à résoudre, et s’en sort généralement par une pirouette finale toujours décevante.

Vernor Vinge est aussi celui qui a remis au goût du jour le concept de la Singularité technologique, selon laquelle l’homme sera un jour dépassé par les machines : à ce stade, soit il fusionnera avec elles, soit ce sera l’extinction de l’espèce humaine.

Ce sont donc ces deux thèmes qui sont abordés dans ce roman.

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Romans – Dashiell Hammett

Dashiel Hammett est une référence dans le monde du roman policier. Il fût le premier à casser les codes du roman policier classique tel que les anglais l’avaient imaginé : le bien et le mal clairement identifiable, une intrigue dans un milieu aisé qui se résout grâce à une faculté d’analyse hors du commun.

Avec Hammet, place à l’action, à la violence de la rue, aux femmes fatales, et au détective le revolver dans une main, un verre de whisky dans l’autre… c’est la naissance du roman noir ! Et à la fin de l’histoire, on règle les comptes.

Il faut dire qu’à son époque, aux États-Unis, c’est la prohibition, la pègre n’a jamais été aussi puissante. De plus une expérience de détective à l’agence Pinterkton va lui fournir de bonnes bases et contribuer à son inspiration.

Ce recueil contient les cinq romans que Hammett a écrit :

D’abord Moisson rouge que j’ai trouvé excellent, suivi de Sang maudit que j’avais déjà lu (on le trouve en poche, intrigue à tiroirs), puis le célèbre Faucon Maltais (porté à l’écran avec Humphrey Boggart) ; viennent ensuite La clé de verre (belle intrigue) et enfin L’Introuvable (La quantité d’alcool absorbée à toute heure de la journée dans ce roman est étonnante !).

Dans l’ensemble, il s’agit de cinq bons romans que j’ai apprécié et où j’ai eu plaisir à suivre l’intrigue.

Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la vie de Dashiell Hammett. Ce recueil Quarto comporte comme toujours une biographie de l’auteur, et celle-ci est passionnante, le personnage ayant plusieurs facettes : voyons donc cela d’un peu plus près…

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Reconnaissance optique de document avec Ubuntu

Pour les recettes de cuisine que j’ajoute en ce moment au blog (voir l’article précédent), j’ai été amené à numériser des documents en langue anglaise.

J’en profite pour noter ici la façon de faire à laquelle j’y suis arrivé, après avoir testé plusieurs autres outils sans succès.

En résumé : il faut scanner le document au format TIFF, améliorer/nettoyer si nécessaire le document avec Gimp, puis utiliser tesseract pour la transformation en format texte du document [1]Voir la page OCR du wiki ubuntu-fr pour plus d’informations sur le sujet. Il y a d’autres outils disponibles, mais c’est celui-ci qui m’a paru le mieux fonctionner.. Reste à traduire le document en ligne (avec DeepL par exemple) et à le relire pour y apporter les dernières corrections.

Voyons cela plus en détail.

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Notes

Notes
1 Voir la page OCR du wiki ubuntu-fr pour plus d’informations sur le sujet. Il y a d’autres outils disponibles, mais c’est celui-ci qui m’a paru le mieux fonctionner.

Cours de cuisine : Laos et Birmanie

Pendant mon voyage en Asie, il y a déjà deux ans, j’ai suivi deux cours de cuisine, le premier au Laos, le second en Birmanie.

Cooking lesson en Birmanie, avec deux jeunes coréennes… J’ai préparé du tofu !

Je ne m’étais jamais vraiment replongé dans mes cours, remettant toujours à plus tard l’occasion de refaire ces recettes.

Alors voilà, je me suis enfin décidé à le faire, et à saisir chacune d’elles sur le blog. Cela nécessite de les traduire, et même passer par l’OCR pour gagner du temps (je ferai un article sur le sujet). J’ai utilisé DeepL pour la traduction, histoire de s’affranchir de Google : ça fonctionne plutôt bien, même si une relecture est nécessaire (et c’est pratique pour les noms de légumes ou d’épices dont je connaissais pas le nom anglais !).

J’ai donc suivi un premier cours à Luang Prabang au Laos, donné par les chefs du « Tamnak Lao Restaurant ». C’était l' »Evening class », donné en 2h30, où avec une jeune couple d’anglais nous avons réalisé chacun un plat, assisté à la démonstration de quelques autres, et sommes repartis (après les avoir dégustés) avec un petit livret de 12 recettes. Ce petit livret était très bien fait, car il commençait avec quelques pages sur la culture et la cuisine du Laos, et sur les ingrédients de base (et leurs équivalents européens, chose très pratique !). J’ai également traduit ces pages qui sont très intéressantes.

Le deuxième cours de cuisine, je l’ai suivi à Nyaung Shwe, près du lac Inle, au Myanmar (Birmanie). Il était donné par Zu Zu, une jeune femme très sympathique (et dynamique) ; cette fois, j’étais avec deux jeunes coréennes, et nous avons passé la matinée et une bonne partie de l’après-midi, après une visite au marché, à cuisiner quelques plats, puis à les déguster bien sûr. Pas de petit livret cette fois, juste un « flyer » avec les recettes, mais je devrais m’en sortir pour les retranscrire ici.

Pour l’instant, j’en suis au Laos, avec 2 pages sur la culture et les ingrédients et déjà 6 recettes disponibles, que vous trouverez en haut du menu « Journal de Voyage » :

J’ai bien sûr réalisé chaque recette avant de la publier. Et désolé, mais ne vous attendez pas à de super photos de plats, je ne suis manifestement pas doué pour le dressage ! Déjà, je m’applique à faire la recette, et puis c’est bien le goût le plus important non ? 😉

Pour l’instant, je vous recommande chaudement le Panaeng Gai, un mélange de poulet et de porc cuit dans une sauce coco et épices… Véritablement délicieux, et très facile à réaliser. Et la Salade de Luang Prabang vous apprendra à faire une mayonnaise avec des jaunes d’œufs durs ! 😎

La suite à venir au fur et à mesure, au gré de mes envies culinaires…

OpenMediaVault : Sauvegarde des containers Docker

Lors de mon article sur l’organisation de mes sauvegardes sur mon NAS OpenMediaVault, il me manquait la bonne façon de sauvegarder les containers Docker.

Je sauvegardais avec rsync le répertoire où se trouve Docker, il y avait des milliers de fichiers, et je ne pense pas que j’aurais pu faire grand chose de cette sauvegarde en cas de problème ! 🙁

J’ai donc cherché du côté de Docker, et sans surprise Docker propose sa propre solution pour la sauvegarde des containers. Les principales commandes sont expliquées sur ce schéma :

Les principales commandes pour la sauvegarde & la restoration

L’idée est donc de créer une image de chaque container (commande COMMIT), puis de les sauvegarder au format .tar (commande SAVE). On voit sur l’image les commandes LOAD et RUN qu’il faudra utiliser dans l’autre sens pour la restauration.

Ensuite, il fallait que je copie ces fichiers .tar sur mon PC à l’aide de rsync, puisque j’ai déjà un serveur rsync qui tourne sur ce dernier. Il ne restait plus qu’à faire un peu de ménage avec ces images et fichiers créés sur le NAS ou sur le PC pour avoir quelque chose de propre.

J’ai donc préparé un script qui fait tout ça, que j’ai ensuite ajouté en tâche crontab au système. Ainsi mes containers sont sauvegardés chaque semaine.

Voyons voir un peu tout cela en détail.

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L’homme qui mit fin à l’histoire – Ken Liu

Un autre Ken Liu, en fait celui par qui j’ai entendu parler de cet auteur de SF. Comme il était dit que ce mini-roman comportait des scènes difficiles, j’avais préféré aborder l’auteur par un recueil de nouvelles, La ménagerie de papier.

Ce roman d’une centaine de pages ne peut pas vraiment être classé dans la SF : mis à part qu’un scientifique ait mis au point un moyen de retourner dans le passé, le sujet est traité comme un documentaire historique, et en l’occurrence celui d’un crimes de guerre et crimes contre l’humanité. C’est plus un prétexte semble-t-il pour se remémorer ces faits peu connus en occident, écrits sous la forme d’une suite d’interviews de différents intervenants, comme un documentaire.

Il s’agit donc de l’Unité 731. En 1931, en Mandchourie (territoire aujourd’hui chinois annexé à l’époque par les japonais), une unité militaire japonaise a procédé à des expériences terribles (vivisection sans anesthésie et autres horreurs chimiques) sur des humains (des civils chinois) [1]Lisez la page Wikipedia si vous voulez en savoir plus et si vous avez le cœur bien accroché. Le Japon a longtemps nié son existence, et a fini par la reconnaître en 2002, tout en se dédouanant de toute compensation, les réparations d’après-guerre ayant déjà été réglées…

Un sujet difficile donc. Le roman aborde plusieurs questionnements, comme à qui appartient l’Histoire ? Le territoire étant un état indépendant contrôlé par le Japon à l’époque, la Chine actuelle a-t-elle finalement quoique ce soit à revendiquer ? Quelle est finalement la valeur d’un témoignage individuel ? Quant aux déclarations de vieux soldats japonais ayant fait partie de cette unité, ne sont-ils pas déjà séniles, ou à la recherche de reconnaissance médiatique ?

Finalement, je ne sais pas trop en voulait en venir Ken Liu, sauf à parler de cet épisode, et à vouloir démontrer que de telles choses peuvent toujours recommencer, et même rester inpunies :

Les historiens estiment qu’entre deux et cinq cent mille Chinois, presque tous des civils, ont été tués par les armes bactériologiques et chimiques mises au point ici et dans des laboratoires annexes : anthrax, choléra, peste bubonique. À l’issue de la guerre, le général MacArthur, commandant en chef des forces Alliées, a préservé les membres de l’Unité 731 de toute poursuite judiciaire pour crimes de guerre afin de récupérer les résultats de leurs expériences et de soustraire lesdites données à l’Union Soviétique.

Ken Liu, né en 1976 en Chine, est un écrivain américain de science-fiction. Il est de littérature anglaise, mais aussi d’informatique, et a même travaillé chez MS avant de rejoindre une startup.

Notes

Notes
1 Lisez la page Wikipedia si vous voulez en savoir plus et si vous avez le cœur bien accroché