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La barrière Santaroga – Franck Herbert

Relecture d’un roman dont j’avais gardé un bon souvenir dans ma jeunesse ! Plongé dans un gros volume Quarto, il me fallait un poche à emmener à la plage ! 😎

Après la saga de Dune qui m’avait fasciné (le film tant attendu de Villeneuve sort demain d’ailleurs !), j’avais à l’époque exploré un peu ce que l’auteur avait pu écrire d’autre.

Bon, un livre de poche, ça ne vieillit pas forcément bien : 40+ ans après, les pages étaient toutes jaunies, mais la reliure avait tenu le coup, donc ça allait de ce côté.

L’histoire tient toujours la route, avec cette vallée qui vit en autarcie et refuse ce qui vient du monde extérieur, ce qui embête bien certains investisseurs… Le Dr Gilbert Dasein, psychologue, est envoyé à son tour pour essayer de comprendre ce qui se passe, après que deux précédents émissaires aient tous les deux subis de malencontreux accidents (mortels bien sûr) ! L’occasion pour lui de revoir Jenny, une étudiante dont il était tombé amoureux avant qu’elle ne retourne dans sa vallée…

La première chose que remarque Dasein, c’est ce « Jaspé » omniprésent dans la nourriture, et qui semble éveiller l’esprit… Le comportement des habitants de la vallée est par ailleurs assez troublant, comme si une sorte d’inconscient collectif était à l’œuvre. Puis des accidents « fortuits » commencent à lui arriver…

Le roman ne livrera pas toutes ses réponses aux questions soulevées par Dasein. Et la plupart des réponses du médecin local sont même plutôt fumeuses… On pense au LSD bien sûr, auquel Jenny s’est d’ailleurs montrée résistante (!) lors d’un test lorsqu’elle était étudiante avec Gilbert (le roman a été écrit en 1967).

L’intrigue est tout de même prenante, car Dasein est clairement en danger, même si tout le monde se montre amical avec lui puisqu’il est l’ami de Jenny… Mais l’on reste un peu sur sa faim au terme du roman… une faim de Jaspé ! 😉

Finalement une bonne relecture !

Franck Herbert (1920-1986) est un écrivain américain auteur de romans de science-fiction. Dune en étant bien sûr le plus célèbre (6 romans pour la saga complète), avec l’écologie au cœur de l’histoire (en 1965). Il a aussi suivi une formation de psychanalyste, qui transparaît de ce roman.

Une aristocrate en Asie – Vita Sackville-West

Si je n’ai pas du tout apprécié les œuvres de Virginia Woolf, la lecture de sa biographie m’aura tout de même permis de noter ce livre, et je ne le regrette pas.

C’est le récit d’un voyage qu’entreprend Vita Sackville-West et son mari, diplomate à Téhéran, en 1926, sur une piste ancienne traversant le pays Bakhtyar. Vita est à la recherche d’iris pourpres pour en ramener dans son jardin en Angleterre ! Ce n’est heureusement qu’un prétexte au voyage, du moins peut-on l’espérer.

Car si Vita est une vraie aristocrate, elle ne manque ni d’humour ni de recul par rapport à ce qu’elle est ou à ce qu’elle voit, et son récit est très plaisant à lire : c’est un vrai journal de voyage, avec un beau dépaysement en prime, vu le lieu et l’époque.

Elle démarre ce petit récit sans trop savoir où cela va la mener, et le termine par une réflexion sur la vie nomade, sur notre fameuse civilisation, notre esprit toujours occupé… Voilà le début du dernier chapitre :

Je m’en aperçois maintenant : alors que j’ai commencé ce livre sans grand espoir d’en faire autre chose qu’un simple compte rendu, il a, presque de lui-même, adopté une certaine logique pour se répartir en deux blocs principaux, ordonnés par la force du contraste. Deux communautés différentes ont traversé la scène, l’une caractérisée par l’épuisement, l’ignorance et la pauvreté, et l’autre par l’énergie, la culture scientifique et la prospérité, mais toutes deux également soumises à leurs propres modes de pensée. J’aimerais croire que mon impartialité est telle que le lecteur ne peut deviner où vont mes sympathies. Et je souhaiterais conclure par une troisième image, qui ne représente ni une forme d’existence anachronique ni une civilisation moderne. Les tribus de bergers sont passées, survivantes d’un monde révolu, les marteaux ont retenti autour des vestiges du temple de Feu. À présent il est temps de voir ce qu’il advient des empires présomptueux, comme l’Empire britannique, et, sur une note si prophétique, d’en finir.

Un vrai récit de voyage donc, avec beaucoup de sincérité. J’ai beaucoup aimé, dommage qu’elle n’en ait pas écrit d’autres.

À noter sur le quatrième de couverture, on mentionne que « le truculent périple du couple sera émaillé de scènes de ménage, Harold ne perdant pas une occasion d’accabler de reproches cette épouse qui l’a emmené se perdre au milieu des nomades« . On pourrait imaginer une sorte de vaudeville, mais c’est totalement erroné, j’ai noté 1 scène où un désaccord entre eux est évoqué, et c’est tout ; le mari est d’ailleurs largement absent du récit, ce n’est pas le sujet du livre. Très étonnant, l’éditeur ferait bien de relire l’ouvrage ! 😡

Vita Sackville-West (192-1962) est une poétesse, romancière, essayiste, biographe, traductrice et jardinière britannique ! Virgina Woolf en tomba amoureuse et leur liaison fut passionnée et compliquée, Vita gardant sa liberté. VW s’en inspira pour écrire Orlando, son roman le plus célèbre (et que j’ai trouvé sans intérêt).

Dominique & maman à La Forêt

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Mi-juillet, Dominique et maman sont venues passer une semaine à La Forêt-Fouesnant. C’était très sympa, et la météo a finalement été plutôt bonne et ensoleillée (rétrospectivement, e, écrivant cet article fin août, c’est encore plus vrai).

Dominique de passage en France avant de retourner en Polynésie, n’avait pas encore vue la maison depuis que je m’y suis installé. Les travaux du jardin étaient pratiquement terminés (sauf l’enrobé, qui sera posé la semaine suivante).

Bref, on en a bien profité, balades, restos, et même plage, c’est pour dire, en cet été 2021 ! 😎

Nextcloud : mise à jour du container et limite de taille de fichiers à 1Go et 2 Go

J’ai eu un problème avec Nextcloud sur le NAS OMV, à savoir que les fichiers de plus de 1GB que je partageais échouaient systématiquement au téléchargement. 😳

Je me suis dit que la première chose à faire, c’était de mettre à jour Nextcloud à la dernière version (vieux réflexe de support). Comme je ne m’étais pas encore penché sur la façon de mettre à jour mes containers docker, c’était l’occasion. Je vais ainsi passer Nextcloud de la version 20.0.5 à la 20.0.12, puis à la 21.0.4.

Cela ne suffira pas à régler le problème d’origine, je me suis alors attaqué au problème de taille de fichiers partagés. Et je suis tombé sur deux limites à traiter : 1Go et 2Go. La première est due aux paramètres du proxy (swag), la seconde à l’architecture 32 bits de mon NAS.

Voyons voir tout cela…

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Série Bangkok 2, 3, 4, 5 et 6 – John Burdett

J’avais bien aimé le premier opus de cette série, Bangkok 8, je me suis donc replongé en ce début d’été dans l’univers de Sonchaï, ce policier bouddhiste et donc incorruptible de Bangkok.

Hélas, comparés au premier opus, à l’intrigue classique et captivante, ces cinq romans policiers sont globalement très décevants ! 🙁

On retrouve l’atmosphère des quartiers chauds de Bangkok en toile de fond, avec toujours ces réflexions sur le fossé culturel avec le monde occidental, et particulièrement la prostitution qu’il justifie allègrement comme moyen d’émancipation pour une jeune femme Thaïe : on pourrait en discuter longuement ! 😯

Les personnages récurrents autour de Sonchaï se précisent dans cette deuxième aventure, et c’est plutôt sympa pour une série : le colonel Vikorn, son chef aussi corrompu qu’omniscient (un peu trop d’ailleurs), et Kimberley l’agent du FBI qui lui donne un coup de main de temps en temps (pratique pour obtenir des infos rapidement) ; apparaissent Chanya la compagne de Sonchaï (une ancienne prostituée), et Lek son assistant (un homme habité par un esprit féminin, et s’interroge sur une éventuelle opération pour devenir un « Katoye », une femme transgenre).

Au cours du récit, l’auteur s’adresse parfois au lecteur en l’appelant « farang » (ce qui signifie « étranger blanc » en Thaïlande), avec une tendance à nous caricaturer et nous faire apparaître nous les occidentaux comme des matérialistes violents assoiffé d’argent et de sexe, sans aucune intelligence et incapables de comprendre la culture Thaï… Cela manque tout de même un peu de nuance, et si l’effet est assez sympa au début, il finit par lasser… Et finalement, c’est la vision de l’auteur de la culture asiatique qui devient caricaturale !

Car je dois dire que la lecture de ces cinq épisodes m’a globalement déçu, entre l’effet répétitif sur le monde la prostitution à Bangkok, l’absence de suivi sur les pistes amorcées, et le niveau des intrigues qui deviennent de plus en plus laborieuses, pour finir en apothéose avec le thème du transhumanisme où l’auteur semble se perdre totalement, incapable de finir l’histoire.

Et comme je suis tout de même allé au bout des cinq romans, revoyons les un par un : le thème abordé, et ce que j’en ai pensé.

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Virginia Woolf – Romans, Essais

Grosse désillusion que la lecture (avortée) de ce recueil ! J’avais lu et entendu que Virginia Woolf était une grande autrice, aussi ai-je acheté cette édition Quarto en toute confiance : le moins que je puisse dire, c’est que je ne partage pas cet avis.

Après avoir lu Mrs Dalloway, puis Vers le Phare, j’ai abandonné au milieu d’Orlando, l’ennui arrivant à son apogée, et l’idée même de continuer la lecture me décourageant d’ouvrir le livre.

Seule la biographie s’est révélée passionnante, Virginia Woolf passant sa vie entre écriture et dépression, jusqu’à ce qu’elle décide de mettre fin à ses jours quand elle pressentira que la crise à venir risque de la faire basculer dans la folie.

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Changement forfait mobile et internet : Une belle économie

J’avais chez Orange un contrat « Open 10 Go » regroupant le mobile et la Livebox, pour un montant total de 54,99 € mensuel. Je trouvais que c’était un peu cher, et je savais que je devais m’en occuper, mais voilà, l’idée de changer de fournisseur internet et de risquer une coupure de quelques jours me faisait procrastiner ! 😉

C’est mon neveu qui m’a prévenu d’une offre Sosh Mobile très attractive (merci à lui !) qui a finit par me décider à agir :

20 Go de DATA suffisent amplement à mon usage du mobile.

Avec l’offre de box Sosh à 24,99 € TV comprise, je serais passé de 54,99 € à 29,98 € !! Soit une très belle économie de 25€ mensuel en perspective…

Hélas cela n’a pas été aussi simple, il aura d’abord fallu que je scinde mon contrat Open de chez Orange, puis passer en mobile chez Bouygues, et pouvoir finalement passer de la « Livebox » Orange à « La Boite Sosh »…

Au final, je paie désormais 30,98 € par mois, soit 24 € d’économies, et je n’ai eu aucune coupure internet, puisque j’ai conservé la box Orange, seul le contrat ayant changé.

Voyons cela en détail… Dans le reste de l’article, j’arrondis tous les prix à l’euro le plus proche, ce sera plus clair ! 😉

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Passage à /e/ OS

Voilà un peu plus d’un mois que je suis passé à /e/ OS sur le smartphone. Et j’en suis plutôt satisfait, c’est une nouvelle étape dans la « degooglisation » de mon smartphone, et du respect de mes données personnelles.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le projet /e/ est né sous l’impulsion de Gaël Duval, le fondateur en 1998 de Linux Mandrake, une distribution Linux grand public, basée sur Red Hat. Il encore en phase beta à ce jour, mais c’est déjà pas mal abouti je trouve.

Partant d’une base LineageOS + microG, il propose une ROM nettoyée des services Google, dont les applications par défaut venant de l’open source ont été légèrement modifiées pour s’intégrer à l’éco-système de /e/ OS.

Enfin tout un écosystème « clef en main » qui respecte votre vie privée !

On arrive ainsi à un smartphone directement et facilement utilisable : l’utilisateur s’identifie avec son identifiant /e/ unique (utilisateur@e.email), et peut ainsi disposer automatiquement des services proposés, sans que ses données personnelles soient exploitées par quiconque.

On peut ensuite installer la plupart des applications Android du marché, tout cela sans passer par le Playstore de Google, c’est un vrai plus apporté par /e/ OS, j’y reviendrai.

Il est possible d’acheter un appareil pré-installé sur leur site (le Fairphone 3 ou 3+, le Gigaset GS290, ou les Samsung Galaxy S8, S9, S9+ en mode « refurbished »), ou bien de télécharger et installer /e/ OS sur son smartphone comme on le fait avec une autre ROM : actuellement, 152 appareils sont supportés, voir cette page pour plus d’informations.

Quand j’ai vu que mon modèle BQ Aquaris Pro faisait partie de la liste, j’ai voulu le tester. Pour moi qui avait LineageOS, et qui synchronisait moi-même contacts et calendriers, avec ma propre instance Nextcloud… Honnêtement ça ne change pas grand chose. Mais /e/ OS est sans doute un peu plus « degooglelisé » (DNS, etc…) que LineageOS, et l’écosystème fourni est tout de même intéressant.

Tout ce projet est encore très jeune, et tout n’est pas parfait, alors voilà une présentation ainsi que mon retour d’expérience après quelques semaines d’utilisation (globalement très positif).

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Paradis Perdus – Eric-Emmanuel Schmitt

C’est en écoutant deux interviews à la TV de l’auteur que j’ai eu envie de lire ce livre : son projet n’est rien de moins que de retracer l’histoire de l’humanité, en plusieurs tomes il va de soi. Celui-ci étant le premier, censé traiter de la fin du néolithique et du déluge.

Projet titanesque, ambitieux et alléchant ! Hélas, la déception est la hauteur des attentes : immense. 😥

Le projet n’est apparemment qu’un prétexte, et il s’agit plutôt d’un récit à l’eau de rose, sans aucun intérêt ni semblant de vérité historique ; un vague roman pour enfants, je ne sais trop comment le qualifier, le mieux est de l’oublier très vite.

La note de l’éditeur par laquelle s’ouvre l’ouvrage est pourtant dithyrambique :

La Traversée des temps lance un défi prodigieux : raconter l’histoire de l’humanité sous une forme purement romanesque, entrer dans l’Histoire par des histoires, comme si Yuval Noah Harari croisait Alexandre Dumas… Ce projet titanesque anime Éric-Emmanuel Schmitt depuis trente ans, une aspiration qui a fini par creuser un chemin de vie. À l’ombre de ses autres textes (romans, nouvelles, théâtre, essais), il y a travaillé sans relâche, amassant des connaissances historiques, scientifiques, religieuses, médicales, sociologiques, philosophiques, techniques, tout en laissant son imagination créer des personnages forts, touchants, inoubliables, auxquels on s’attache et l’on s’identifie.

D’un côté, cela confirme mon opinion sur Yuval Noah Harari ! 🙂 De l’autre, l’ensemble est très prétentieux, et le traitement du déluge une vaste rigolade. L’auteur essaie de se racheter avec des notes en fin de chapitre censées apporter une touche de vérité historique, mais là encore c’est l’échec.

Je vous laisse avec un court extrait :

Le rire d’un oiseau ricocha sur les flots, s’enfonça de rebond en rebond jusqu’aux limites de l’audible. En dessous de nous, des adolescents sveltes se purifiaient par des ablutions.

Eric-Emmanuel Schmitt, né en 1960, est un dramaturge, nouvelliste, romancier, réalisateur et comédien franco-belge. Il est agrégé de philosophie.

La Captive du temps perdu – Vernor Vinge

C’est en écoutant une émission sur France Culture que j’ai entendu parler de ce livre, où il était dit que Vernor Vinge avait abordé le voyage dans le temps de la seule manière possible, à savoir vers le futur, et sans retour possible.

Ça m’avait parlé parce que j’ai effectivement toujours été déçu de romans abordant le thème du voyage dans le temps, sous la forme d’un aller-retour : l’auteur se trouve alors confronté à un paradoxe impossible à résoudre, et s’en sort généralement par une pirouette finale toujours décevante.

Vernor Vinge est aussi celui qui a remis au goût du jour le concept de la Singularité technologique, selon laquelle l’homme sera un jour dépassé par les machines : à ce stade, soit il fusionnera avec elles, soit ce sera l’extinction de l’espèce humaine.

Ce sont donc ces deux thèmes qui sont abordés dans ce roman.

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