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Openmediavault : déplacement de Docker

Alors que je commençais à réfléchir à la stratégie de sauvegarde de mon NAS (Openmediavault sur Odroid-hc2, 1 seul HD), j’ai du faire face à la problématique Docker.

Comme chaque soft (Plex, Nextcloud, qBittorrent) tourne dans un container, il est important de sauvegarder ceux-ci, et pas seulement les données qu’ils contiennent.

De plus, les containers Docker étant par défaut installés sur le disque système, soit une carte microSD dans mon cas, où il est préférable d’écrire le moins possible, cette configuration n’est pas optimale.

Je suis alors tombé sur cette vidéo : Why and how to move your Docker folder qui explique comment déplacer Docker, et je l’ai donc mis cela en pratique aujourd’hui, après plusieurs jours de réflexion. Car j’avais un peu peur de “casser” ma config, qu’un des containers Docker ne redémarre pas : j’avais pas mal galéré à installer Nextcloud, je ne voulais retomber dans les mêmes problèmes.

Mais finalement tout s’est globalement bien passé, à part un problème de droits sur mes dossiers Nextcloud justement. J’ai réglé le problème grâce aux sauvegardes que j’avais fait avant de me lancer (solution de facilité).

Voyons tout ça…

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Openmediavault : installation de Qbittorrent avec OpenVPN

Après avoir installé Nextcloud et Plex, le dernier truc important à installer était un client qBittorrent pour l’utiliser avec une connexion OpenVPN.

Après avoir regardé quelques vidéos, des containers Docker existent, combinant à la fois le client qBittorrent et la connexion OpenVPN, tout semblait parfait.

Hélas, après une première tentative, je me rendais compte que ce qui était proposé ne l’était pas pour une architecture armv7l de mon odroid-hc2 . 🙁

Heureusement, la situation s’est vite débloquée, grâce à la souplesse de l’Open source.

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La forêt sombre – Cixin Liu

Deuxième tome donc, après Le problème à trois corps, qui s’était révélé plutôt pas mal. Les suites étant ce qu’elles sont, il n’est pas toujours facile de rester au niveau du premier opus…

Ce sera le cas ici, je me suis plutôt ennuyé à lire ce gros pavé (700 pages), et pas seulement à cause des longueurs.

On sait donc que les Trisolariens vont arriver dans 450 ans, et que leurs intentions ne sont pas amicales. Mais la réponse imaginée par la Terre, l’histoire des “Colmateurs”, dans laquelle nous entraîne l’auteur est d’une pauvreté navrante, c’est le moins que l’on puisse dire. Et voilà déjà la moitié du bouquin de passée.

La suite est à peine mieux, il y a pas mal d’incohérences, de facilités prises avec l’échelle du temps, etc… Par exemple la minuscule sonde envoyée par les trisolariens, capable de vraiment beaucoup de choses (tout ?), véritable couteau suisse à l’échelle des planètes : on est dans un postulat du genre “comme on ne connaît rien à leur technologie, tout est possible, et on peut écrire à peu près n’importe quoi”.

Pour résumer, le scénario est vraiment faible, la narration ennuyeuse avec beaucoup de personnages et de situations inutiles ; quant à l’aspect “hard SF”, censé garantir une certaine rigueur scientifique, c’est plutôt à une imagination débridée que nous avons affaire, sur une base pseudo-scientifique tout de même.

J’ai abandonné le troisième tome après 200 pages : ça partait encore dans tous les sens, sur fond d’explications scientifiques, comme si l’auteur en faisait l’inventaire et construisait l’histoire autour au fur et à mesure, sans y accorder vraiment d’importance. Il était grand temps d’arrêter.

À part le tome 1, avec cette civilisation extra-terrestre et l’idée du jeu vidéo pour la découvrir, je trouve le reste vraiment faible, que ce soit le scénario ou la narration. Après tout, si l’auteur est si populaire en Chine, ça doit forcément être “grand public” ! 😉

Cixin Liu, né en 1963 à Yangquan, est l’écrivain de Science-Fiction le plus populaire en République populaire (donc) de Chine.

Pihole comme DHCP serveur avec la box Orange

J’ai finalement décidé d’utiliser mon serveur Pihole comme serveur DHCP. Il sera donc en charge d’attribuer les adresses IP sur mon réseau local, et se définira en même temps comme serveur DNS. De cette façon, tous les appareils du réseau bénéficieront du filtre anti-pubs de Pihole.

On verra en fin d’article que cela apporte pas mal d’informations sur ce qui se passe sur mon réseau local, j’ai fait des découvertes. 😮

Il aurait été plus simple de définir le serveur DNS au niveau de la box, mais Orange ne permet pas de changer ceux-ci, pour des raisons de VOIP apparemment. Autre problème avec cette box, le décodeur TV d’Orange doit obtenir son adresse de la box (un VLAN est créé semble-t-il), sinon plus de TV ! Ce sont d’ailleurs les deux gros reproches que l’on faire à Orange au niveau de sa box ! 🙁

Ce dernier problème m’a fait longuement fait hésiter à faire la manip, et puis finalement je me suis décidé à franchir le pas, car parfois le DNS IPv6 de la box (attribué lors de la requête DHCP) prenait le pas sur le DNS IPv4 (définit manuellement sur le PC pour pointer sur Pihole, voir cet article) sans que je sache vraiment pourquoi.

Il était temps de reprendre le contrôle…

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Le problème à trois corps – Cixin Liu

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de ce roman (une trilogie en fait) de SF partant d’un vrai problème de physique, en l’occurrence “le problème à N corps“.

On appelle cela de la hard science-fiction, à savoir que les technologies, les sociétés et leurs évolutions décrites dans le roman sont supposées crédibles en l’état actuel de nos connaissances.

Dans le cas présent, les interactions entre deux astres sont connues et prévisibles (mouvement képlérien). Mais ajoutez un troisième astre, et la situation devient imprévisible.

C’est ce qui arrive sur une planète lointaine, où le mouvement chaotique de trois soleils rend la survie impossible. Les Trisolariens doivent trouver une autre planète…

Sur terre, en Chine, en pleine Révolution Culturelle, une jeune scientifique est dûment rééduquée après que son père ait été éliminé par les Gardes Rouges. Ye Wenjie est bien consciente que l’être humain court à sa perte, et qu’il est indigne de la planète Terre…

Je n’en dirai pas plus, histoire de ne pas faire comme l’éditeur qui sur le quatrième de couverture dévoile toute l’intrigue. Bravo ! 😡

J’ai globalement apprécié cette histoire, même si le récit se disperse un peu, oscillant entre littérature grand public avec des situations sans grand intérêt et des personnages auxquels on a du mal à s’attacher, et puis tout de même un fond d’intrigue assez passionnant. L’idée du jeu vidéo qui reproduit la situation sur la planète est vraiment géniale…

J’ai de suite enchaîné sur le tome 2… À suivre….

Cixin Liu, né en 1963 à Yangquan, est l’écrivain de Science-Fiction le plus populaire en République populaire (donc) de Chine. Il a obtenu le prix Hugo en 2015 pour cet ouvrage.

Statistiques du blog – année 2020

L’année dernière, il n’y pas eu d’articles sur les stats du blog, j’étais en plein déménagement. L’année 2019 restera donc un mystère côté chiffres… Mais comme c’est quand même l’article le plus inutile de l’année, je renoue avec la tradition. 😉

J’en profite souhaiter au lecteur qui passerait sur cette page une très bonne année 2021, une bonne santé (ça revient à la mode), et plein de bonnes choses, c’est toujours possible ! Pour ma part, une bonne année passe par un bon filtrage des sources d’information, parce que ce ne sont pas les imbécilités (ni les imbéciles) qui manquent ! 😎

Mais revenons à l’essentiel dans ce monde de brutes, les stats du site.

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Openmediavault – Plex : Dépannage

Hier, j’ai voulu ajouter un nouveau dossier à mon instance docker Plex sur mon serveur Openmediavault . Pour ce faire, il fallait modifier le container docker puisque les dossiers (‘Volumes’ dans la terminologie docker) sont définis à ce moment là.

Mauvaise idée, parce je n’ai jamais pu faire refonctionner l’instance de Plex modifiée ; non seulement l’interface web m’indiquait ce message peu rassurant : “Un problème a été détecté dans un composant au cœur du serveur multimédia Plex“, mais le process ‘Plex Media Server’ prenait 100% de CPU. J’ai fini par arrêter le container.

J’en suis resté là, il était déjà tard, et ce matin, je me suis attaqué au problème, bien décidé à le résoudre… Ça n’a pas été évident, mais j’ai appris quelques trucs que je vais noter et partager ici, comme comment supprimer complètement Plex Media Server, où aller voir les logs, et finalement comment j’ai fini par obtenir la solution.

Au passage, j’ai même installé Emby, un autre media server, car je pensais que je n’allais pas m’en sortir. Voyons tout cela…

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L’anomalie – Hervé Letellier

C’est plutôt rare que je lise le prix Goncourt de l’année avant la fin de celle-ci… Comme quoi tout arrive, et aussi qu’il est inutile de se précipiter, car ce n’a pas été un grand moment de lecture ! 😉

J’en avais entendu le ‘pitch’ à la radio : le même avion atterri deux fois à New-York, avec les mêmes passagers, à quelques mois d’intervalle… Un scénario digne d’un roman de science-fiction ; cela avait achevé de me décider.

Bien que la lecture soit agréable, je n’y ai rien trouvé de bien remarquable, pas plus dans le style que dans le récit, auquel je n’ai finalement pas du tout accroché. Cela ne fait que confirmer mes doutes sur ces prix littéraires : si c’est le meilleur roman de l’année, alors il y a de quoi s’inquiéter ! Par contre Gallimard a de quoi se réjouir…

Le premier tiers consiste en une galerie de portraits rapidement tracés, où les personnages ont en commun d’avoir pris ce vol Paris-NY. Le problème est que ces personnages manquent de profondeur, et l’on s’ennuie déjà en passant de l’un à l’autre.

La partie centrale est l’analyse du problème, par les scientifiques, le FBI, etc… Là, l’auteur hésite à basculer dans la farce, entre les procédures de sécurité établies par de jeunes scientifiques dignes de potaches, le niveau des réactions du président des États-Unis (manifestement, l’auteur avait tablé sur une réélection de Trump) : l’histoire perd en intérêt, et je commence à me demander si tout cela ne va pas se terminer par une jolie pirouette !

La troisième partie s’applique à traiter les différentes réactions de chaque personnage désormais dédoublé. Il y en pour tous les goûts, à chacun de faire son marché. On peine à reconnaître les individus de la première partie. Je ne vais pas spoiler la fin… Disons que c’est du niveau d’une nouvelle de SF.

C’est finalement l’auteur qui parle le mieux de son livre, puisque parmi les personnages, il y a un écrivain qui a écrit un livre intitulé “L’anomalie”… En général, ce genre d’introspection ou de mise en abîme ne me plaît pas trop, je trouve que cela reflète un manque d’imagination de l’auteur, ou un quant-à-soi bien parisien. Bref, voilà ce qu’il écrit :

Victor vient de poser le dernier mot au court livre qui raconte l’avion, l’anomalie, la divergence. Comme titre il a pensé à Si par une nuit d’hiver deux cent quarante-trois voyageurs – et Anne a secoué la tête –, puis il a voulu en faire l’incipit – et Anne a soupiré. Ce sera finalement un titre bref, un seul mot. Hélas, L’Anomalie était déjà pris. Il ne tente pas d’expliquer. Il témoigne, avec simplicité. Il n’a retenu que onze personnages, et devine qu’hélas, onze, c’est déjà beaucoup trop. Son éditrice l’a supplié, Victor, pitié, c’est trop compliqué, tu vas perdre tes lecteurs, simplifie, élague, va à l’essentiel. Mais Victor n’en fait qu’à sa tête. Il a attaqué le roman avec un pastiche à la Mickey Spillane, à propos de ce personnage dont nul ne sait grand-chose. Non, non, pas assez littéraire pour un premier chapitre, lui a reproché Clémence, quand cesseras-tu de jouer ? Mais Victor est plus joueur que jamais.

Allez à l’essentiel… oui, encore faudrait-il qu’il y en ait un ! Bref, décevant pour un prix Goncourt.

Hervé Letellier, né en 1957, est un auteur français de romans, nouvelles, poésies, théâtre. Il semble assez prolifique.

Bangkok 8 – John Burdett

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de ce polar qui comme son nom l’indique se passe à Bangkok… Mais cela m’a donné envie de le lire !

Bonne pioche, car même si l’auteur est britannique, il semble bien connaître son sujet, et nous embarque dans un thriller où l’inspecteur Sonchaï Jitpleecheep est un arhat, un saint bouddhiste, qui résout ses enquêtes avec l’aide de la méditation….

Les dérives de son pays (corruption, prostitution) nous sont présentées sous un angle inattendu, loin des poncifs des occidentaux : nos valeurs étant différentes, c’est finalement somme toute logique. Mais bon, que ce soit les bienfaits sociétaux de la corruption ou l’émancipation féminine grâce à la prostitution, c’est bien sûr à prendre avec le recul nécessaire que procure le bouddhisme… 😉

C’est tout de même intéressant à lire, et l’intrigue policière est très prenante, avec une entame magistrale parfaitement réussie. Le personnage de Sonchaï, intègre puisque arhat, nous fait partager le résultat parfois surprenant de ses méditations tout en menant l’enquête avec clairvoyance.

Un bon polar donc, original et dépaysant, qui est en fait le premier d’une série de plusieurs aventures de l’inspecteur Jitpleecheep. Je devrais donc y revenir bientôt…

John Patrick Burdett, né en 1951 à Londres, est un romancier britannique, auteur de romans policiers. C’est un ancien avocat, qui a travaillé douze ans à Hong Kong. Il est notamment l’auteur du best-seller Bangkok 8 et de ses suites, Bangkok Tattoo, Bangkok Haunts, The Godfather Of Kathmandu et The Bangkok Asset.

Comme un empire dans un empire – Alice Zeniter

J’avais beaucoup aimé L’Art de perdre du même auteur, alors quand ma sœur m’a recommandé la lecture de celui-ci, j’ai suivi son conseil. Et je n’ai pas vraiment accroché, ni à l’histoire, ni au style.

L’histoire me paraît être un prétexte à l’auteur pour donner son avis sur la société, et manque cruellement d’intérêt. Que ce soit les errements d’Antoine, assistant parlementaire d’un député socialiste en mal de vivre, ou ceux de “L”, pseudo hackeuse à l’esprit perturbé.

Ma frangine parlait d’une histoire très ancrée dans la réalité sociale d’aujourd’hui… Franchement, je ne suis pas convaincu : si la crise des Gilets Jaunes est effectivement évoquée, c’est pour mieux la balayer comme une chose du passé. Quant aux “zadistes” ou assimilés, vivant en marge de la société, c’est pour montrer qu’on peut vivre comme ça quelques semaines, mais pas plus.

Concernant le monde des hackers, on a droit à un bréviaire documenté sur Anonymous, Assange, Wikileaks, etc… Beau travail de documentation, balancé au lecteur pour le meilleur et pour le pire. Le passage suivant m’a tout de même fait sourire :

L aurait pu, en revanche, lui parler de l’être formidable qu’était Elias au-dedans, la brièveté élégante de ses lignes de code, des motifs récurrents qu’elle pouvait repérer dans ses commandes DOS.

Je souhaite bien du courage aux hackers qui utilisent le DOS, ça ne va pas être facile pour eux ! 😛

En fait, il n’y a pas vraiment d’histoire, et c’est là tout le problème. Il faut attendre le dernier tiers du roman pour qu’il se passe enfin quelque chose, et le style de l’auteur que j’avais tant aimé dans l’Art de perdre (au service d’un vrai sujet), m’a paru ici ennuyeux, lénifiant. Oubliant que pour écrire un roman, il faut avoir une histoire à raconter.

Le titre est d’ailleurs un peu à cette image, un peu pompeux en regard du contenu. C’est un extrait de Spinoza, Éthique, III :

En vérité, on dirait qu’ils conçoivent l’homme dans la Nature comme un empire dans un empire.

Un roman qui sera vite oublié en ce qui me concerne…

Alice Zeniter, née en 1986, est une romancière, traductrice, scénariste, dramaturge et metteuse en scène de théâtre française. Elle a obtenu le Prix Goncourt des lycéens 2017 avec l’Art de perdre.