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Le Maître de Ballantrae – Stevenson

Le Maître de Ballantrae - Stevenson C’est en regardant un téléfilm que j’ai aperçu ce livre ! Un type arrivait dans une ferme occupée par des militants anti-système pour s’y planquer, et une jeune femme lui prêtait ce livre… J’imaginais une sorte de livre culte, par l’auteur de “L’île au trésor” et de “L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde”.

Pour finalement tomber sur un bon roman, très typé par le genre de littérature de l’époque (1889) : un style très classique, un peu ampoulé qui de nos jours semble un peu suranné. Même si le fond de l’histoire est assez sombre, cela reste une littérature pour adolescent je trouve. Autre remarque, la préface d’Alain Jumeau dévoile l’essentiel de l’intrigue, il vaut mieux la passer et la lire après le roman…

L’essentiel de la narration est assurée par le fidèle intendant Mackellar, parfois très énervant par son mode d’expression, ses manières et ses réserves ; elle est aussi parfois confiée à un autre personnage “par souci d’authenticité”… Ce jeu narratif de l’auteur (encensé par certains) ne m’a pas du tout convaincu. Sinon, l’histoire repose sur l’antagonisme entre deux frères : James, l’aîné, le Maître de Ballantrae, aventurier sans scrupules, mais charmeur et très habile ; et Henri, le cadet, sérieux, honnête, mais mal-aimé…

L’Histoire (une guerre civile) amène James a cédér son titre et ses biens à son frère cadet pour partir combattre du côté des insurgés. Il a hélas choisi le mauvais camp, et s’il survit, il doit s’exiler. Mais il n’aura de cesse de revenir harceler son frère jusqu’à l’issue finale. L’opposition de caractères des deux frères (et leur évolution) est intéressante ; même Mackellar finit par se laisser séduire un tant soit peu par l’éloquence et un côté chevaleresque de James… Quant à Henri, il va développer une haine farouche contre son frère, jusqu’à en perdre la raison semble-t-il. La fin est un peu décevante, voire bâclée.

Robert Louis Stevenson (1850-1894) est un écrivain écossais et un grand voyageur. Il est reconnu comme auteur de romans d’aventures ou de récits fantastiques pour adolescents, mais aussi pour son talent de narrateur, tant pour les moyens utilisés que pour sa maîtrise. Il est aussi l’auteur de Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879) : aujourd’hui cette randonnée de 230 km est connue sous le nom de « chemin de Stevenson » et référencée comme sentier de grande randonnée GR70. À mettre dans le sac à dos avant de partir !

Centaure – Aktan Arym Kubat

La critique du “Canard” était plutôt élogieuse : “paysages à couper le souffle”, “conte épuré” “chant d’amour aux traditions kirghizes”, et se terminait par un “Lumineux” sans appel.

Je serais beaucoup moins enthousiaste sur ce film, même si j’ai passé un bon moment : si les sujets abordés ne manquent pas d’intérêt, le film manque carrément de rythme. Quant aux paysages à couper le souffle, il y a bien quelques plans larges où des montagnes enneigées apparaissent à l’arrière-plan de plaines verdoyantes, mais rien de plus.

Le film démarre avec ce proverbe Kirghize : “Le cheval est les ailes de l’homme”. Un ancien voleur de chevaux (appelé Centaure) ne peut supporter de les voir enfermés, et s’introduit la nuit dans les propriétés pour les libérer, tout en profitant de l’occasion pour se payer un bon galop dans la steppe… Il finit par se faire attraper.

C’est l’occasion de voir que la société est en pleine mutation, avec l’enrichissement de quelques uns, la notion de propriété (et donc du vol), et surtout la radicalisation de l’islam qui veut imposer la charia. La scène du procès est assez édifiante sur ce choc de civilisation, avec la disparition du monde traditionnel que l’on sent inéluctable.

L’histoire ne se terminera pas bien pour Centaure, et la pirouette de fin avec ce qui arrive à son fils au même moment n’est pas une grande trouvaille. Un bon film tout de même, mais n’y allez pas pour les paysages grandioses, vous seriez déçus !

Légende d’un dormeur éveillé – Gaëlle Nohant

C’était le cadeau d’amis pour mon anniversaire, et un très bon choix que cette biographie romancée de Robert Desnos, poète français né en 1900, mort en1945. Et en plus de faire la connaissance de ce personnage plus qu’attachant, c’est l’occasion de décrire une époque, et la vie nocturne des “Montparnos” menant une vie assez dissolue, où l’heure était à la liberté, à la fête et à l’amour… avant de rencontrer à nouveau la guerre.

C’est d’abord très bien écrit, l’auteur prend le temps de construire de belles phrases, alors à nous lecteurs de prendre le temps de les savourer. De plus, un bout de poème est parfois inséré entre deux paragraphes, toujours à bon escient, ce qui nous fait découvrir la belle poésie de Robert Desnos.

J’aurais bien aimé une préface qui nous explique le processus de création, la part romancée, même si quelques lignes de l’auteur en fin d’ouvrage nous éclaire un peu :

Il fallait demeurer sur le fil ténu de la fiction tout en demeurant la plus fidèle possible à la vérité de l’histoire et des vies de tous les protagonistes. Inventer entre les clous, remplir les blancs, rejoindre la vérité par le biais de la fiction, ou en tout cas une vérité possible. Ce Robert Desnos est le mien, il ne saurait se substituer au vrai ni en épuiser la richesse, mais je veux croire qu’il lui ressemble.

Voilà donc un petit résumé de la vie de Robert Desnos, comme je l’ai appris de ce roman, et surtout de l’époque qu’il aura traversé.

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Retour à LineageOS sans microG

Après un peu plus de deux mois avec LineageOS+microG, je reviens finalement à LineageOS pur et dur, sans Gapps mais avec F-Droid. Finalement, autant se passer des services Google, c’est plus propre et ça évite d’installer des applications dont on peut très bien se passer.

Dans cet article, je vais d’abord expliquer les raisons de ce choix, revenir brièvement sur l’installation de LineageOS et le problème d’écriture sur la carte SD, expliquer comment installer “F-Droid Privilege extension” pour que les applis se mettent à jour automatiquement, et lister les applications installées sur le smartphone. Enfin, pour finir sur une note plus légère, vous montrer le joli fond d’écran que j’ai choisi ! 😉

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Plateforme – Michel Houellebecq

Plateforme - Michel Houellebecq Je continue la lecture des romans de Michel Houellebecq, même si j’ai été déçu par son dernier livre, Soumission. Plateforme date de 2001, et paraît après Les particules élémentaires, le roman qui l’a fait connaître du grand public.

Et celui-ci démarre bien, j’ai aimé toute la première partie, lorsque Michel part en voyage organisé en Asie avec le club Nouvelles-Frontières. Le personnage principal va même y rencontrer de la femme de sa vie, et même s’il faut attendre le retour à Paris pour qu’ils se trouvent enfin, l’impossible arrive : Michel rencontre le bonheur avec une femme !

Une fois la surprise passée, et quelques pages tournées, la suite de l’histoire dérape assez rapidement (sinon, ce ne serait plus du Houellebecq !) : la deuxième partie, axée sur le montage d’un système de tourisme sexuel, est carrément décevante. Beaucoup de poncifs sont énoncés comme des lois universelles (les hommes aiment coucher avec des asiatiques, et les femmes préfèrent les noirs…) sur lesquels l’auteur bâtit son raisonnement qui se veut de type sociologique, avec du recul et une hauteur de vue. Or on reste quand même au ras des pâquerettes, et proche des réflexions du beauf’ moyen.

Autant dans Les particules élémentaires, j’avais trouvé le côté sociologique très intéressant, et même fulgurant parfois, autant ici, c’est assez décevant, voir nul ! Les musulmans se font (déjà) taper dessus, et (à posteriori) le choix de la Thaïlande comme lieu d’attentat est plutôt mal choisi. À noter également des scènes de sexe, aux descriptions assez détaillées, ce que je n’avais pas observé dans ses deux premiers romans.

J’ai donc été plutôt déçu dans l’ensemble par ce roman : comme toujours, Houellebecq porte une vision très nihiliste du monde (pourquoi pas ?), mais qui me paraît un peu complaisante à la longue. Voilà l’un des derniers paragraphes, quand Michel a tout plaqué pour aller finir sa vie à Pattaya :

Jusqu’au bout je resterai un enfant de l’Europe, du souci et de la honte ; je n’ai aucun message d’espérance à délivrer. Pour l’Occident je n’éprouve pas de haine, tout au plus un immense mépris. Je sais seulement que, tous autant que nous sommes, nous puons l’égoïsme, le masochisme et la mort. Nous avons créé un système dans lequel il est devenu simplement impossible de vivre ; et, de plus, nous continuons à l’exporter.
Le soir tombe, les guirlandes multicolores s’allument aux devantures des beer bars. Les seniors allemands s’installent, posent une main épaisse sur la cuisse de leur jeune compagne. Plus que tout autre peuple ils connaissent le souci et la honte, ils éprouvent le besoin de chairs tendres, d’une peau douce et indéfiniment rafraîchissante. Plus que tout autre peuple, ils connaissent le désir de leur propre anéantissement. Il est rare qu’on rencontre chez eux cette vulgarité pragmatique et satisfaite des touristes anglo-saxons, cette manière de comparer sans cesse les prestations et les prix. Il est rare également qu’ils fassent de la gymnastique, qu’ils entretiennent leur propre corps. En général ils mangent trop, boivent trop de bière, font de la mauvaise graisse ; la plupart mourront sous peu. Ils sont souvent amicaux, aiment à plaisanter, à offrir des tournées, à raconter des histoires ; leur compagnie pourtant est apaisante et triste.
La mort, maintenant, je l’ai comprise ; je ne crois pas qu’elle me fera beaucoup de mal. J’ai connu la haine, le mépris, la décrépitude et différentes choses ; j’ai même connu de brefs moments d’amour. Rien ne survivra de moi, et je ne mérite pas que rien me survive ; j’aurai été un individu médiocre, sous tous ses aspects.

Autres romans du même auteur sur ce blog :

Michel Houellebecq (né Michel Thomas à La Réunion en 1956), est l’un des auteurs contemporains de la langue française les plus connus et traduits dans le monde. Révélé par « Extension du domaine de la lutte » (1994) et surtout « Les particules élémentaires » (1998). Élevé d’abord par ses grands-parents maternels en Algérie, il est confié à six ans à sa grand-mère paternelle Henriette, communiste, dont il adoptera le nom de jeune fille comme patronyme.

Route d’Oxiane – Robert Byron

Route d'Oxiane - Robert Byron La PBP (Petite Bibliothèque Payot) a changé ses belles couvertures granulées pour un simple carton glacé, et c’est bien dommage ! Heureusement, l’essentiel est le contenu, et pour ce récit de voyage, je n’ai pas été déçu.

Oxiane fait référence à une ancienne région le long de la frontière au nord de l’Afghanistan, également appelée Bactriane. Dans ce récit, l’auteur nous raconte essentiellement son voyage en Iran, puis en Afghanistan. Nous sommes en 1933, les conditions de voyage sont parfois difficiles, que ce soit l’hébergement, l’état des routes (s’il y en a), les conditions climatiques (en hiver, on ne passe pas partout), la situation politique, ou tout simplement la dangerosité de la région (bandits).

Cela m’a assez vite rappelé L’usage du monde de Nicolas Bouvier, garantie de qualité pour un tel récit de voyage. Ici, l’auteur s’intéresse principalement aux origines de l’architecture islamique, et j’avais peur que cela ne prenne trop de place dans le récit. Mais non, il y a bien quelques pages parfois “dédiées” au sujet, mais pour le reste, c’est vraiment l’aventure au quotidien.

En Iran, où il est dangereux de parler du Shah en public, il décide alors de l’appeler Marjoribanks tout le long du roman, au cas où ses notes seraient lues. Il s’agit en fait de Reza Chah, qui modernise son pays à grands pas, très dur avec les religieux, ce qui ne le rend pas forcément très populaire. On sait ce qui arriva à son fils qui lui succéda…

Il y a aussi des passages à propos de l’histoire des dynasties qui se sont succédées dans cette région du monde, comme celle de Goharchad, au XVe siècle, la femme de l’empereur de l’empire Timuride, qui marqua son époque par son amour des arts et son destin. Ainsi le voyage se fait dans le temps mais aussi dans l’espace, passant par exemple à Balkh, la mère de toutes les cités, et détruite par Gengis Khan, puis par les bolchevicks.

Un très bon livre de voyage donc, un livre culte selon le quatrième de couverture… Voilà quelques extraits pour vous faire une idée.

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Synchroniser et insérer des sous-titres dans une vidéo

Logo Gnome-Subtitles L’autre jour, je me suis trouvé confronté à un problème de sous-titres pour un film en VO ; le film était All the king’s men de Robert Rossen (1949). Un bon vieux film en noir et blanc, inspiré du roman que je viens de finir, Tous les hommes du Roi.

J’aime bien après avoir lu un livre, regarder le film qui en a été tiré, même si le roman dépasse toujours l’adaptation cinématographique… mais ce n’est pas le sujet de cet article ! ;-). Pour celui-ci, j’avais bien trouvé les sous-titres en français, mais ils n’étaient pas bien synchronisés avec le film.

D’habitude, ce genre de problème était réglé en calant le premier dialogue du film, en utilisant Gnome Subtitles. Mais cette fois, c’était manifestement insuffisant : les suivants se décalaient aussi dans le temps… J’ai donc découvert que Gnome Subtitles était bien plus puissant que je ne le croyais.

Je vais vous montrer comment procéder pour synchroniser correctement les sous-titres dans ce genre de situation. Je ne suis pas un spécialiste de ce logiciel, loin de là, je souhaite juste partager une expérience qui peut se révéler utile à d’autres. Et pour finir, j’insérerai les sous-titres dans la vidéo, histoire de n’avoir plus qu’un seul fichier à manipuler par la suite.

Tout cela sous Ubuntu/Linux bien sûr. Les logiciels utilisés seront Gnome Subtitles donc, et pour insérer les sous-titres, il faudra installer le paquet mkvtoolnix et taper la petite commande qui va bien.

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Tous les hommes du Roi – Robert Penn Warren

Tous les hommes du Roi - Robert Penn WarrenTroisième livre publié dans cette très belle collection (après Et quelques fois j’ai comme un grande idée de Ken Kesey puis Personne ne gagne de Jack Black) ; je l’ai acheté en toute confiance : hormis la beauté de l’objet, cette collection s’attache à publier (ou republier) des chefs-d’œuvres de la littérature américaine.

Le titre original de ce roman est All the King’s men, initialement traduit par Les fous du Roi en français dans les précédentes éditions, aujourd’hui épuisées. On passe donc à une traduction littérale…

C’est l’histoire de Willie Stark, un politicien populiste, fils de fermier, corrompu certes mais qui réalise des choses pour le peuple : construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux. Un personnage qui a le don de galvaniser les foules par ses discours, et qui ne s’embarrasse pas de scrupules pour arriver à ses fins, utilisant finalement les mêmes moyens que ses adversaires, et peu respectueux de la justice.

Nous sommes dans les années trente, dans un état du sud des États-Unis. Le narrateur, Jack  Burden, est l’homme de confiance de Willie Stark, alias le Boss, qui est devenu gouverneur de l’État. Il n’en pense pas moins sur les agissements de son patron, mais se contente d’observer comment les choses se passent dans les coulisses du pouvoir. Son regard est lucide, blasé, désabusé.

Car Jack se cherche : après des études d’histoire, il est devenu journaliste. Puis sa rencontre avec Willie Stark l’a amené à plaquer un boulot où il s’ennuyait ferme pour le suivre dans son ascension politique. Mais un jour, le Boss lui demande d’enquêter sur un juge local que Jack a bien connu dans son enfance, un ami de sa mère. Car le Boss a besoin de trouver un moyen de pression sur ce juge pour la campagne électorale qui se profile. Quand Jack lui rétorque qu’il n’y aura probablement rien à trouver, Stark répond (ce qui pour lui signifie que toute personne est corrompu) :

L’homme est conçu dans le péché et élevé dans la corruption, il ne fait que passer de la puanteur des couches à la pestilence du linceul.

Les éléments se mettent peu à peu en place pour que le drame éclate, qui n’épargnera personne… Jack va pouvoir régler ses comptes avec son passé, et envisager de construire une nouvelle vie. Car finalement, c’est l’histoire de Jack qui s’impose à la fin !

Pas de doute, c’est un grand roman, remarquablement écrit. Bien que l’intrigue soit relativement lente, on est accroché par la qualité de l’écriture, les descriptions des personnages, la narration des événements parfaitement agencés. L’auteur maîtrise son art, cela se sent : la construction est magistrale, et quand le drame éclate, il est bien difficile de lâcher le bouquin !

La postface de Michel Mohrt nous explique que le personnage du Boss est inspiré par un homme politique qui a vraiment existé, Huey Long :

Ce roman s’inspire du célèbre Huey Long, gouverneur de l’État de Louisiane. Orateur populaire adoré des foules, il avait instauré une sorte de dictature qui se maintenait par la démagogie, la corruption et le chantage. Huey Long s’était fait le “défenseur” des petits, et il est incontestable que son passage au pouvoir a té marqué par des réalisations sociales importantes : hôpitaux, écoles, etc. Pour atteindre ses objectifs, tous les moyens étaient bons. Robert Penn Warren, qui a enseigné à l’Université de Bâton-Rouge, du temps où Huey Long régnait sur la Louisiane, a pu suivre de près sa carrière. Il a emprunté à sa vie plusieurs épisodes. De là à soutenir que le romancier avait été un partisan du gouverneur, et donc un odiex fasciste, il n’y avait qu’un pas. Certains l’ont allègrement franchi. Or, Robert Penn Warren n’a jamais côtoyé Huey Long de sa vie, il n’a même jamais partagé ses idées, et s’il est vrai que la personnalité de Willie Stark lui a été suggérée par celle du dictateur, elle reste cependant une création originale. Le lecteur français qui n’a jamais entendu parler de Long n’en est pas moins saisi par la figure de Stark.

Robert Penn Warren (1905-1989) est un écrivain américain. Il a reçu le Prix Pulitzer pour ce roman en 1947, puis le Prix Pulitzer de la poésie en 1957 et 1979 : il est ainsi le seul homme de lettres à avoir été récompensé dans ces deux catégories.
Le roman a été porté deux fois à l’écran : Les Fous du roi, 1949, réalisé par Robert Rossen, récompensé de 2 Oscars et de 4 Golden Globes. Puis en 2006 par Steven Zaillian, avec Sean Penn. Il a également été adapté à la télévision par Sidney Lumet en 1958 !