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Croisières et caravanes – Ella Maillart

Si vous n’avez rien lu d’Ella Maillart, vous pouvez commencer par celui-ci, puisqu’elle y résume un peu sa vie et ses voyages. Cela donne une vue d’ensemble, et permet de mieux situer chacun de ses récits.

Elle explique aussi comment et pourquoi elle a choisi ce mode de vie, ainsi que son évolution spirituelle, notamment lors de son séjour en Inde. Elle nous distille ainsi quelques remarques pleines de sagesse tout au long de ce récit.

Elle commence par son enfance, de son amour de la voile, sur le lac Léman d’abord, puis en Méditerranée avec son amie Miette. De leur projet avorté à peine parties de traversée de l’Atlantique : Miette est tombée malade, annulant leur rêve d’aller jusqu’en Polynésie.

Après plusieurs petites expériences professionnelles, Ella va choisir de partir en Russie qui semble échapper au marasme général qui règne en Europe à cette époque (1930). Un vent nouveau semble y souffler, même si les avis divergent sur la valeur de l’expérience.

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Voyage en Asie 2018 : Birmanie – Lac Inle

Nouvel album qui fait suite à celui du trekking : une fois au Lac Inle, le petit groupe est resté ensemble pour une journée supplémentaire, afin de visiter les alentours du lac Inle. Grosse journée avec un départ à 5h30 pour récupérer tout le monde et voir le lever de soleil sur le lac, et les fameux pêcheurs :

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Ensuite, ballade en bateau jusqu’au marché de Nan Pan, puis jusqu’aux pagodes de Shwe Inn Dein… Et pour finir quelques photos de Nyaung Shwe, avec mon cours de cuisine, le “Zuzu’s cooking class” !

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Chien Blanc – Romain Gary

C’est sur le forum r/france de Reddit que Romain Gary était mentionné (le vendredi, il y a un sujet “Culture” épinglé), et puis une autre fois sur France Culture, où l’on parlait de ce roman précisément. Je me suis dit que c’était un auteur à redécouvrir. J’avais énormément aimé “Les racines du ciel”, que ma sœur m’avait offert il y a bien longtemps. Je n’ai pas été déçu par celui-là.

Romain Gary raconte cette histoire de manière autobiographique, en son nom propre. Il vit alors en Californie, avec sa femme Jean Seberg. Il recueille un jour d’orage un berger allemand qui a l’air adorable. Mais il s’avère que c’est un “chien blanc”, c’est-à-dire qu’il a subi un dressage à la mode sudiste : très doux avec les blancs, et qui se transforme en bête sauvage à la simple vue d’un noir.

Gary décide de le soigner quand tout le monde lui dit que c’est impossible, qu’il est trop tard. Il le dépose dans un zoo tenu par une de ses connaissance, et Keys, un employé noir, accepte de s’en occuper.

C’est bien sûr l’occasion de parler du racisme aux État-Unis. Romain Gary nous livre une vision très personnelle, mais passionnante, à travers l’histoire, la psychologie humaine, la “société de provocation”, etc… Pas de place pour l’apitoiement ici, personne n’est “tout blanc” dans l’affaire, si je peux me permettre ce jeu de mots… 😉

Très bon roman, au style particulier, mais qui possède une belle originalité vu le sujet traité. Et l’on est loin des poncifs habituels, Romain Gary mettant au contraire un point d’honneur à les démonter.

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Voyage en Asie 2018 : Birmanie – Trekking

Premier album photo sur la Birmanie (ou le Myanmar plus exactement). Je commence par le trekking de trois jours entre Kalaw et le lac Inle, avec de beaux paysages comme celui-ci, où la brume occupe encore le fond des vallées :

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Nous étions cinq français, l’agence “Uncle Sam’s family” avait bien fait les choses, ça facilitait la communication, qui s’est révélée excellente… Sans oublier notre guide “Oui-Oui” : phonétiquement au moins c’était comme ça que nous l’appelions ! 😉

Le trekking faisait donc trois jours de marche donc, soit environ 62 kms, et avec finalement peu de dénivelé. Les repas étaient assurés sur le parcours, et nous avons passé deux nuits chez l’habitant, où le froid tombait vite le soir dès le soleil couché… Nous ne transportions que nos effets personnels, le sac était donc assez léger.

Il a fait super beau, tout s’est très bien passé, et j’en garde un super souvenir.

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Lester Bangs Mégatonnique rock critic – Jim DeRogatis

Une biographie, c’est toujours bien parce que cela raconte la vie d’une personne, aussi déjantée soit-elle, comme c’est le cas ici. Et quand ce sont les éditions Tristram qui la publie, c’est encore mieux : belle édition, parsemée de photos d’époque, et donc d’artistes comme le groupe des Clash sur la couverture, avec Lester Bangs au centre.

Tristram, c’est une petite maison d’édition française, située à Auch. Je l’ai connue par les bouquins de Hunter S. Thompson qu’elle a publié (le testament Gonzo par exemple). Bizarrement, on dirait qu’ils n’ont plus de site internet, mais on peut trouver leur collection sur le site rue des livres.

Lester Bangs est donc un critique rock qui a révolutionné le genre, et dont les textes incarnaient un genre littéraire effectivement très “rock” ! Une sorte de journalisme Gonzo, où il se met autant en scène que l’artiste qu’il interviewe.

Il était l’ami des musiciens qui le prenaient pour leur égal : Captain Beefheart, Lou Reed, Patti Smith, Les Clash pour n’en citer que quelques uns… Il est même monté sur scène lui-même, on peut le trouver sur youtube, comme ici avec un morceau intitulé There’s a man in there avec son groupe Birdland (morceau que je préfère à son titre phare Let it Blurt).

Il y a d’autres morceaux qui valent le détour, comme Accident of God, ou Kill Him Again

Pour tout vous dire, la lecture de biographie, aussi emphatique soit-elle, ne m’a pas fait aimer le personnage pour autant. En résumé, on peut dire qu’il a passé sa vie à se défoncer, à toujours remettre à demain l’écriture d’un livre (l’écriture était sans doute son vrai talent), et est mort à 33 ans.

C’était un personnage complexe, un créatif qui n’arrivera pas à trouver sa voie : il veut écrire un livre, mais ne sait pas comment d’y prendre, et reporte sans cesse ; ses tentatives de monter un groupe musical sont aussi un échec. Il finit par être jaloux de la réussite des autres (brouille avec Patti Smith), ou parce qu’ils vont dans une autre direction que celle qu’il préconise. Il veut “écrire le roman ultime”, “avoir la liaison ultime”, “faire le concert ultime”, etc… Tout cela en étant défoncé du matin au soir, c’est un peu compliqué !

Son enfance ne l’a pas aidé, certes, mais bon, on a quand même l’impression d’un immense gâchis. Et s’il avait de très bon côtés, des qualités comme un sens de l’amitié très fort, ça ne devait pas être facile d’être ami avec un type comme ça, qui en voulait un peu au monde entier de ne pas être reconnu à sa propre valeur.

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Le Négus – Ryszard Kapuscinski

C’est le libraire de l’excellente Librairie du voyage à Rennes qui m’a montré de ce bouquin sur l’empereur Haïlé Sélassié, alors que je lui parlais de La vie que j’ai choisie de Wilfred Thesiger. Ce dernier y dressait un portrait plutôt élogieux du Négus, du combat de son peuple contre Mussolini…

Ce ne sera pas vraiment le cas ici. La majorité de l’ouvrage est fait de témoignages recueillis par l’auteur après la chute du souverain, auprès de personnages du Palais : fonctionnaires, serviteurs, etc… Ils sont narrés sous une forme naïve qui prête à sourire, mais au fur et à mesure de la description du fonctionnement du royaume, le sourire va vite s’effacer.

La préface de Christophe Brun est déjà passionnante, parlant de l’auteur, du journalisme et du romancier, de la vérité et du roman, de leurs frontières fragiles. Mais aussi des ressemblances entre les régimes monarchiques et les États communistes, ces derniers réinventant les mêmes thèmes :

L’empathie souveraine de Kapuscinski vis-à-vis de son impérial sujet vient en particulier de ce que les États communistes réinventèrent, en les “nationalisant”, nombre de traits caractéristiques de l’absolutisme monarchique. Ainsi de la possession du pays par le souverain (collectivisme d’État) et de l’appui sur une aristocratie renouvelée de temps à autre par des purges culpabilisatrices (les apparatchiks de la nomenklatura). Ainsi du fondement religieux du pouvoir politique investi dans une transcendance (la nécessité historique que la “science” marxiste révélait) par des textes sacrés (les écrits de Marx et Engels puis des divers “Pères de l’Église”” communiste) et par le culte de la personnalité des leaders. Ainsi d’un langage uniquement propre à la célébration permanente (la langue de bois) et d’une historiographie officielle. Ainsi de la mise en beauté de façades éphémères du régime lors des visites du souverain et des observateurs étrangers. Ainsi de la “loyauté” comme vertu suprême exigée du peuple en échange de la “bonté” du souverain prodiguant sans désemparer des “encouragements” à tous ses sujets, sans égard pour l’efficacité réelle de l’action mais pourvu que soit respectée la conformité aux rites censés garantir la pérennité du régime.

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Zenphoto – Thème ZpMobile : afficher les images en taille réelle

Zenphoto… depuis 2005 !

Voilà bien longtemps que j’utilise Zenphoto pour gérer mes albums : le premier article sur mon blog date de 2006, quand Zenphoto date de 2005. J’avais même participé à la traduction française à l’époque !

J’en suis très satisfait, pour essentiellement deux raisons : la gestion des sous-albums et la possibilité de mettre un commentaire sur chaque photo, ce qui donne de l’intérêt au parcours de l’album… C’est d’ailleurs sa qualité principale : une multitude d’options permettent d’arriver à ce que l’on veut, contrairement à d’autres ‘web gallery’ où l’on doit s’adapter à ce qui a été fait. D’autre part, on peut poser des questions sur leur forum, on obtient une réponse assez vite, ce qui est appréciable.

En 2015, j’installais un nouveau thème zpmobile, afin que l’affichage soit compatible avec nos beaux smartphones… Tout allait donc très bien, il n’y avait qu’un chose qui me chiffonnait : les images sur le PC étaient affichées avec une largeur maximale de 595px (et bien sûr s’adaptaient à la taille de l’écran du smartphone), sans avoir la possibilité de les afficher en pleine taille.

C’est ce que je me suis attaché à modifier il y a déjà quelque temps déjà, je le copie ici pour partager la modification à faire pour ceux que ça intéresserait.

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BQ Aquaris X Pro, mon nouveau smartphone

Après mes déboires avec le Sony Xperia Z5 Compact, j’ai donc du choisir un nouveau smartphone. Mon choix s’est porté sur un BQ Aquaris X Pro.

J’avais entendu parler de la marque BQ à l’époque des premiers téléphones Ubuntu. C’était l’une des seules marques à avoir joué le jeu et sorti un modèle tournant la version d’Ubuntu Phone. Ils avaient également sorti une tablette. Autant dire que j’avais un à priori positif sur la boite.

Voilà un premier retour de mon expérience avec ce téléphone… J’ai eu quelques soucis, tous résolus ou presque. Car si vous trouvez que l’article manque d’images, sachez que mon BQ Aquaris X Pro est en ce moment en Espagne, puisque j’ai cassé le verre de protection de l’appareil photo… 🙁

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Voyage en Asie 2018 : Nord Laos

Après le Sud Laos, vient logiquement le Nord Laos ! Après avoir quitté Paksé pour une longue nuit de bus “couchette”, j’arrive à Vientiane, la capitale du Laos. Puis direction le nord avec Vang Vieng et ses magnifiques montagnes karstiques, Luang Prabang la belle (au patrimoine de l’Unesco), puis Nong Kiaw et le village de Muang Ngoi Neua si tranquille.

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Si les paysages sont magnifiques, l’état des routes rend les déplacements lents et fatigants ! Le tourisme y est aussi très développé, particulièrement à Vang Vieng qui m’a laissé une drôle d’impression : le site est magnifique, mais complètement dénaturé par le tourisme de masse (mention spéciale aux coréens !). J’aurais bien voulu découvrir cet endroit il y a 20 ans !!

Heureusement, Luang Prabang est protégée, et c’est un véritable havre de paix quand on y arrive après Vang Vieng. Plus au nord, Nong Kiaw et le village de Muang Ngoi Neua ont su garder une vraie authenticité, j’y serais bien rester plus longtemps, pour faire un trekking par exemple. Mais le visa arrivait à son terme, il fallait partir pour la Birmanie… Suite au prochain album !

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Ils vont tuer Robert Kennedy – Marc Dugain

Je ne connaissais pas cet auteur français, mais le titre m’a donné envie de lire ce roman. On parle souvent de l’assassinat de JFK, beaucoup moins de celui de son frère…

L’auteur va mêler la grande histoire à la petite, le roman a la réalité, ce qui présente des avantages et des inconvénients : cela permet d’élaborer la thèse du complot, de valider les fortes probabilités, de relier des pointillés et de tracer une ligne claire sur les événements et leurs auteurs, et ce pour les deux frères. L’ensemble est manifestement très documenté.

L’inconvénient est que l’on ne sait pas où s’arrête la réalité fût-elle probable et où commence la fiction. Car l’histoire est la suivante : un professeur prépare une thèse sur la mort de RFK, étant persuadé que la mort de ses parents est liée à celle-ci.

La mort des parents du narrateur est évidemment l’élément fictionnel, mais est plutôt bien intégrée au récit, permettant d’aérer le côté historique plutôt dense … Par contre l’épilogue final, qui remet tout en question, m’a beaucoup déçu. L’auteur se tire lui-même une balle dans le pied je trouve, décrédibilisant tout le reste.

Coïncidence : la préface du roman que j’ai commencé après celui-ci cite Mario Vargas Llosa (écrivain péruvien, candidat malheureux à l’élection présidentielle de son pays), qui disait :

En mentant, les romans traduisent une curieuse vérité, qui ne peut s’exprimer que sous le masque et le manteau, déguisée en ce qu’elle n’est pas.

C’est bien le cas ici, et c’est passionnant.

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