Le studio de l’inutilité – Simon Leys

Le studio de l'inutilité - Simon Leys C’est grâce au “Canard enchaîné” que j’ai découvert cet auteur, dans la rubrique littéraire “Lettres ou pas lettres”. J’avais d’ailleurs fait un article sur le blog : Le bonheur des petits poissons (2008).

Un nouvel article du Canard, tout ausi passionnant, signalait cette fois la sortie du Studio de l’inutilité. Cette fois, j’ai acheté le livre, et ce fut un véritable plaisir de le lire.

Simon Leys raconte… sur ses trois sujets préférés : la littérature, la mer, et la Chine. Et comme c’est un érudit, à l’esprit libre, qui sait parler simplement et qui ne manque pas d’humour, on se laisse vite entraîner. Citations, anecdotes, réflexions… on savoure à chaque page, même si l’auteur ou l’histoire vous sont inconnus.

“Le studio de l’inutilité” fait référence à une cahute située au cœur d’un bidonville de réfugiés à Hong Kong, où Simon Leys, dans sa jeunesse, passa deux années en compagnie de trois amis, artistes ou étudiants :

Ce furent des années intenses et joyeuses, pour moi, l’étude et la vie ne formaient  plus qu’une seule et même entreprise, d’un intérêt inépuisable ; mes amis devenaient mes maîtres, et mes maîtres devenaient mes amis.

Découvrez le poète belge Henri Michaux et son livre “Un barbare en Asie”, ou la personnalité intime de George Orwell. Rappelez-vous le génocide Cambodgien et l’attitude des pays occidentaux, ou comprenez mieux le “miracle chinois” à la lumière des écrits de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix…

Un livre qui donne envie de lire d’autres titres de cet auteur !

 

Autres articles sur Simon Leys sur le blog :

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en 1935 à Bruxelles. Après avoir étudié le droit et l’histoire de l’art à Anvers, il poursuit des études de langue, de littérature et d’art chinois à Taïwan, Singapour et Hong Kong, devenant un sinologue réputé. En 1971, il publie Les habits neufs du président Mao (1971), première critique virulente de la révolution culturelle qui lui attirera à l’époque l’inimitié de certains intellectuels français maoïstes.

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