Ubuntu One Music et le « personal cloud »

icône d'android ubuntu one music Peu de temps après avoir acheter l’album d’Herbie Mann (voir l’article précédent) en utilisant le Ubuntu One Music Store, j’ai reçu un mail d’Ubuntu m’informant que j’avais droit pendant six mois à 20 Go d’espace supplémentaire sur mon «nuage personnel» (personal cloud) d’Ubuntu One.

La musique achetée via Ubuntu One y est stockée par défaut, mais on peut aussi y copier ses propres fichiers audios (et le format OGG est supporté).

Enfin, je peux bénéficier du streaming à partir de son smartphone favori, une application étant disponible pour iPhone et Android.

C’est plutôt sympa… pour l’instant, j’utilise toujours un petit baladeur pour écouter de la musique en me déplaçant (ou pendant un footing), mais ces services en lignes sont tout de même intéressants. Avoir le smartphone dans la poche, et pouvoir écouter toute sa musique (ou presque) en ligne est plutôt pratique.

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Memphis Underground – Herbie Mann

Herbie Mann - Memphis underground Je commence à explorer «les 10 meilleurs albums des années 60» selon Hunter S. Thompson (voir article précédent), et j’ai commencé fort logiquement par le premier !

Herbie Mann était un flûtiste de jazz (1930-2003), mais aussi l’un des premiers initiateur du concept de «world music». Il ne se limitera pas au jazz, incorporant dans sa musique influences africaines, afro-cubaines, orientales, etc..

Dans cet album Memphis Underground, il s’agit de  jazz fusion mâtiné de rhythm and blues et de soul music…

La flûte surprend un peu à la première écoute, mais on apprécie assez vite les morceaux, leur thème est déroulé, et les solos qu’ils soient de flûte, de guitare, ou encore d’orgue suivent. Une musique qui a vieillit bien sûr, mais qui n’a rien perdu en qualité. Les musiciens sont bons, pas de doute.

Voilà deux extraits : La première minute du premier titre «Memphis underground» :

Menphis Underground

Puis un extrait de «Hold On, I’m Comin’» pour le solo de guitare :

Hold On, I’m Comin’

Cela peut paraître une musique un peu calme pour le grand énervé qu’était Hunter S. Thompson ! Peut-être que cela le relaxait…

Gonzo Highway – Hunter S. Thompson

Gonzo Highway - Hunter S. Thompson Avant de parler du livre, admirez le magnifique Stetson en pur bacon de la couverture ! Serait-ce de l’art gonzo ? [photo de staudinger+franke].

Revenons au bouquin, qui est un recueil de lettres de ce cher Hunter S. Thompson (voir cet article), ce dernier écrivant beaucoup et à propos de tout, les tapant sur sa machine à écrire en prenant soin d’en faire une copie sur papier carbone… dans l’espoir que ses lettres seraient un jour publiées en témoignage de sa vie et de son époque. C’est exactement ce qui s’est passé.

Le recueil fait plus de 600 pages, et traite des années 1955 à 1976. L’occasion de revoir les événements qui ont marqué l’Amérique durant cette période (assassinat de Kennedy, mouvement hippie, émeutes de Chicago, Vietnam, Watergate, mouvement afro-méricain), et bien sûr la carrière de Hunter S. Thompson, pigiste pour de nombreuses revues ou journaux et jeune écrivain se battant avec son éditeur (il va galérer longtemps avant de devenir un écrivain reconnu).

Il écrit tous azimuts : Faulkner, Nixon, Carter, Joan Baez, Tom Wolfe, Nelson Algren, Allen Ginsgerg, mais aussi à son dentiste, ses créanciers, son rédacteur en chef du moment… ou encore il fait une très belle réponse à un jeune adolescent qui vient de lire son bouquin sur les Hell’s Angels et qui s’enthousiasme pour cette bande de hors-la-loi.

On y trouvera également deux articles de fond qu’il a publié : l’un sur « Big Sur » (en Californie, endroit où se retrouvèrent les beatniks), et l’autre sur le mouvement hippie à San Francisco (quartier Haight-Ashbury). Deux articles qui montrent son talent d’écrivain et la clairvoyance qu’il peut avoir sur les choses.

On le disait fou, alcoolique, drogué… et certes, le personnage est entier, excessif, moqueur, les insultes ne manquant pas au fil de ces lettres. Mais à travers elles, le personnage qui apparaît se révèle entier, fidèle à ses idées, et rejetant toute idée de compromission, comme par exemple sur le métier de journaliste :

J’ai fait une croix sur le journalisme à l’américaine. Le déclin de la presse américaine est depuis longtemps une évidence, et mon temps est trop précieux pour que je le gâche à essayer de fourguer à « l’homme de la rue » sa ration quotidienne de clichés.

Sa colère est toute entière tournée vers le déclin de l’Amérique, et la fin du rêve américain, autrement dit l’avènement d’une société de consommation complaisante, de politicards véreux, etc…

Bonus en fin d’article, la liste des dix meilleurs albums des années 60 selon Hunter S. Thompson !

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Le dernier baiser – James Crumley

Le dernier baiser - James Crumley Quoi de mieux qu’un bon polar pour les vacances ? Avec celui-ci, je n’ai pas été déçu, même si je n’étais pas vacances !

C.W. Sughrue (appelez-le C.W.) est le privé américain typique, revenu de tout (y compris du Vietnam), sans grand espoir pour l’espèce humaine, et buvant largement plus qu’il ne faudrait (tout cela est sans doute lié). Il est également attiré par les femmes fatales, et si celles-ci ont un destin tragique, cela tourne vite à l’obsession.

L’histoire démarre fort, C.W. étant chargé de retrouver un certain Trahearne (écrivain de son état) à la demande de son ex-femme, cette dernière s’inquiétant de sa santé fragile et de son goût immodéré pour la bouteille. Après avoir écumé une partie de l’Ouest américain de bar en bar, c’est finalement grâce à un chien lui aussi porté sur l’alcool que C.W retrouvera Trahearne… Le décor est planté !

Car la véritable histoire ne fait que commencer, quand la patronne du bar lui demande de retrouver sa fille Betty Sue, disparue dix ans plus tôt. C.W. va vite se trouver fasciné par cette mystérieuse Betty Sue que son enquête va peu à peu lui faire découvrir.

Un livre très plaisant à lire donc, qui m’a un peu rappelé Sylvia d’Howard Fast pour le portrait d’une femme au destin tragique. Dans un style très agréable, les répliques et les  réflexions sur la vie de C.W. sont vraiment savoureuses.

James Crumley est un écrivain américain (1939-2008). Professeur de composition littéraire à ses débuts, il s’oriente vers l’écriture, et devient un grand auteur de polars. Ses personnages (Sughrue et Milo Milodragovitch) sont des anti-héros excessifs, un peu comme lui parait-il. Son premier roman s’intitule « Un pour marquer la cadence », témoignage poignant sur la guerre du Vietnam, et je me souviens avoir lu « Le Canard siffleur mexicain » (la suite des aventures de Sughrue)  ou encore « La danse de l’ours » (avec Milo Milodragovitch).

France Culture Papiers

France Culture Papiers - la première radio à lire Cela fait maintenant plusieurs années que je suis « passé » sur France-Culture, et je ne le regrette pas. Enfin une radio sans publicité !

Même s’il y en a peu sur France Inter, la radio que j’écoutais précédemment, et qu’elles sont censées être d’intérêt public, celles-ci sont tellement débiles que je ne les supportais plus (celles de la Matmut sont exemplaires…). Un mal pour un bien, puisqu’elles ont été le facteur déclenchant ! 😉

Évidemment, ce n’est pas le seul avantage : invités de qualité, sujets approfondis, respect de l’écoute dans les débats, flash info rapide le matin, et bien entendu respect de l’auditeur qui n’est pris ni pour un abruti, ni pour un consommateur.

Tout ça pour dire qu’il existe maintenant France Culture Papiers ! Quatre numéros par an, avec des extraits des meilleurs émissions du trimestre, deux dossiers thématiques, des documents d’archive (et côté archive, France Culture doit avoir un véritable trésor !), et plus encore.

On peut le trouver chez les bons libraires, puisque j’ai pu le vérifier chez le mien 😉 Sinon, on peut également s’abonner par le biais du groupe Bayard. Le numéro est à 15 €, mais contient 192 pages dans un format de qualité (mise en page, photos, grammage papier…). Ça vaut le coup d’y jeter un œil !

Mariage de Flo et Bernard

Accéder à l'album C’était le dernier week-end de Juin, Bernard et Flo avaient organisé une fête avec les amis pour célébrer leur union civile qui avait eu lieu quelques semaines plus tôt.

Malgré une météo incertaine, le ciel s’est miraculeusement découvert au moment où il le fallait (les desseins du Seigneur sont impénétrables, n’est-ce pas frère Bernard ?). Et c’était tant mieux, puisque pas mal d’invités campaient sur la pelouse…

Une très bonne soirée, organisée de main de maître !

Le studio de l’inutilité – Simon Leys

Le studio de l'inutilité - Simon Leys C’est grâce au « Canard enchaîné » que j’ai découvert cet auteur, dans la rubrique littéraire « Lettres ou pas lettres ». J’avais d’ailleurs fait un article sur le blog : Le bonheur des petits poissons (2008).

Un nouvel article du Canard, tout ausi passionnant, signalait cette fois la sortie du Studio de l’inutilité. Cette fois, j’ai acheté le livre, et ce fut un véritable plaisir de le lire.

Simon Leys raconte… sur ses trois sujets préférés : la littérature, la mer, et la Chine. Et comme c’est un érudit, à l’esprit libre, qui sait parler simplement et qui ne manque pas d’humour, on se laisse vite entraîner. Citations, anecdotes, réflexions… on savoure à chaque page, même si l’auteur ou l’histoire vous sont inconnus.

« Le studio de l’inutilité » fait référence à une cahute située au cœur d’un bidonville de réfugiés à Hong Kong, où Simon Leys, dans sa jeunesse, passa deux années en compagnie de trois amis, artistes ou étudiants :

Ce furent des années intenses et joyeuses, pour moi, l’étude et la vie ne formaient  plus qu’une seule et même entreprise, d’un intérêt inépuisable ; mes amis devenaient mes maîtres, et mes maîtres devenaient mes amis.

Découvrez le poète belge Henri Michaux et son livre « Un barbare en Asie », ou la personnalité intime de George Orwell. Rappelez-vous le génocide Cambodgien et l’attitude des pays occidentaux, ou comprenez mieux le « miracle chinois » à la lumière des écrits de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix…

Un livre qui donne envie de lire d’autres titres de cet auteur !

 

Autres articles sur Simon Leys sur le blog :

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en 1935 à Bruxelles. Après avoir étudié le droit et l’histoire de l’art à Anvers, il poursuit des études de langue, de littérature et d’art chinois à Taïwan, Singapour et Hong Kong, devenant un sinologue réputé. En 1971, il publie Les habits neufs du président Mao (1971), première critique virulente de la révolution culturelle qui lui attirera à l’époque l’inimitié de certains intellectuels français maoïstes.

Concarneau

Accéder à l'album C’était au mois de mai, une semaine de vacances à Concarneau avec Eric. Ballade dans la ville close, puis dans les environs en vtt. Puis autour de Bénodet, Fouesnant, Port-la-forêt… Une très belle région et aussi de très bons contacts avec les « locaux ». Le Finistère sud se révèle plein de charmes, surtout sous un beau soleil alors que le reste de la France était sous la pluie  !

Sur le chemin du retour, on s’arrête le midi à Pont-Aven, qui a su charmer les peintres avec sa rivière qui passe au milieu des maisons… C’est devenu un peu touristique, mais c’est toujours très beau !

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…