Le Joueur – Dostoïevski

Le Joueur - Dostoïevski J’ai eu envie de lire ce livre en me disant qu’il devait décrire le phénomène d’addiction d’un joueur. Un grand écrivain, russe de surcroît, devait s’attaquer à ce sujet en profondeur me disais-je… d’autant qu’il est probablement en partie autobiographique !

Bon, j’en fus pour mes frais sur ce point, mais ce petit roman est très agréable à lire. On se prend vite de sympathie pour le jeune Alexis Ivanovitch, jeune précepteur au service d’un général et de sa famille, amoureux transi de Polina Alexandrovna, belle-fille du général. Tout ce petit monde se trouve à Roulettenbourg (!), ville d’eau pour la haute société et disposant fort logiquement d’un casino.

Pourtant l’argent manque dans la famille… Ah si la grand-mère là-bas en Russie pouvait décéder, l’héritage arrangerait tout… Alexis va donc jouer parce que Polina le lui demande, puis se prendre lui-même au jeu. La grand-mère, personnage fantasque, débarque alors et se prend au jeu également, dilapidant l’argent restant de la famille.

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Anniversaire de Loïc et Aviva

Accéder à l'album Début Septembre, c’était l’anniversaire d’Aviva et de Loïc, et une grande fête avait été organisée, réunissant plusieurs générations de Vitréens ! Une belle surprise attendait Loïc, fan du groupe Ange (à l’époque)…

Le temps était au rendez-vous avec une vraie douceur d’été, les choses avaient été admirablement organisées, et ce fût une soirée mémorable !

Nouveaux commentaires sur la mort du rêve américain – Hunter S. Thompson

Nouveaux commentaires sur la mort du rêve américain - Hunter S. Thompson Voilà un autre recueil de textes de Hunter S. Thompson sur la mort du rêve américain. Il s’agit de l’un des cinq volumes des « Gonzo Papers », en cours de réédition par la maison d’édition  Tristram.

Ils avaient été initialement publiés il y a trente ans aux Humanoïdes Associés (collection « Speed 17 »), sous la houlette de Philippe Manœuvre et de Philippe Garnier, puis en 10-18, mais étaient épuisés depuis longtemps. Les « Gonzo Papers », ce sont les tables de la loi du journalisme Gonzo !

J’avais énormément apprécié Gonzo Highway, recueil de lettres de Hunter S. Thompson, chaque lettre étant précédée d’une courte présentation pour situer le contexte. On traversait ainsi l’Amérique des années 50 aux années 70, et le choix des lettres était judicieux.

Ici on retrouve collés à la suite des lettres, des extraits de nouvelles, des reportages, etc… sans aucune explication ni lien entre elles autre que chronologique (des années 50 aux années 90 cette fois). L’absence de contexte et de présentation rend les choses assez compliquées à suivre si l’on n’est pas un spécialiste de la politique américaine. Il y a bien quelques notes de l’éditeur, mais elles sont relayées en fin d’ouvrage, et très sommaires. Le logiciel ne gérait pas les notes de bas de page ?  😉

De plus, j’ai trouvé certains textes totalement délirants et n’apportant vraiment rien, sinon que Hunter S. Thompson les a probablement écrits sous une drogue quelconque ; comme il le dit lui-même, on croit alors que tout ce que l’on écrit est génial, alors que le lendemain matin, tout est bon à jeter à la poubelle ! De là à les publier…

On y trouve aussi quatre chapitres d’un certain « journal du rhum », correspondant à Rhum Express, roman publié ultérieurement, et que j’avais malheureusement déjà lu. Le texte est très légèrement différent (j’ai comparé) mais ne mérite pas une nouvelle lecture.

Il y a tout de même des textes intéressants (comme le divorce du couple Pulitzer), tout n’est pas à jeter loin de là, avec toujours ce portrait de l’Amérique sans concession, très cynique. Thompson a sans aucun doute un sens critique très développé, et une vraie capacité à décrypter ce qui se passe,  mais lui-même apparaît tout aussi déjanté, comme l’Amérique qu’il décrit avec tant de rage. On peut aussi noter qu’il s’énerve surtout quand il est personnellement impliqué. Un tempérament égocentrique sans aucun doute !

Il y a par contre un autre bouquin de Thompson que j’aimerais bien lire : « Fear and Loathing: On the Campaign Trail ’72 » où Thompson suit la campagne de Richard Nixon en 1972. Mais il n’a jamais été traduit en totalement en français : on en trouve seulement des extraits dans cette même collection sous le titre « Parano dans le bunker » et « Dernier tango à Las Vegas »… si j’ai bien compris,  car  les « Gonzo Papers » sont durs à suivre au fil des rééditions !

Autres articles sur le blog à propos de Hunter S. Thompson :

Perros-Guirec

Accéder à l'album Début Septembre, après la ballade dans la baie du Mont St-Michel, je pars une semaine en vacances du côté de Perros-Guirec.

Retour à Ploumanach où je m’étais arrêté l’année dernière, puis ballade vers Port Blanc et Plougrescant, avec sa fameuse maison coincée entre les rochers, le Castel Meur. Enfin jusqu’au Sillon de Talbert, grande langue de galets qui s’avance dans le mer.

La fameuse côte de granit rose n’usurpe pas sa réputation, c’est vraiment très beau, il faudrait malheureusement revenir deux fois à chaque endroit : à marée haute, et à marée basse ! 😉

Ringolevio – Emmett Grogan

Ringolevio - Emmett Grogan Je continue mon exploration des années 60 aux États-Unis avec ce livre qui mérite franchement le détour. C’est Paul Jorion qui le mentionnait sur son blog, lors de sa vidéo du vendredi le 17 août dernier (voir ici).

Parlant de la violence d’état, et de cet homme à priori inoffensif à New-York sur lequel la police tira plusieurs coups de feu à bout portant, Paul Jorion pense alors à Ringolevio et à Emmett Grogan, qu’il définit comme « le grand théoricien du mouvement hippie… mais un hippie sérieux et très actif ».

La courte préface d’Albie Baker, ami de l’auteur, commence ainsi :

Le plus formidable jeu de mon enfance avait pour nom Ringolevio. C’était un jeu de vie et de mort. Un combat plutôt qu’un jeu. Je revois encore plusieurs des gosses de mon ancien quartier, dont j’ai gardé les noms en mémoire et qui, pour se soustraire à la capture ou pour capturer un adversaire, se sont précipités dans les bras de la mort ou se sont estropiés à vie.

Le Ringolevio nous préparait à la vie. À la violence, à l’inégalité, à la misère et à la guerre. Il nous apprenait à rentrer la tête dans les épaules quand c’était nécessaire et à gamberger vite et bien, deux qualités essentielles à la survie. On était peut-être nuls en maths, n’empêche qu’on passait les épreuves haut la main.

Emmett Grogan va donc nous raconter sa vie à partir de cette époque (en 1956, il a 13 ans) et à cette partie de Ringolevio qui va mal tourner, jusqu’aux années 1970 marquant la fin du mouvement hippie.

Entre temps, il sera successivement petit voyou accro à l’héroïne, mis en prison où il se désintoxiquera seul, deviendra alors cambrioleur de haute volée, puis s’enfuira en Italie (où il s’intéressera à l’art et au cinéma), et enfin sera membre de l’IRA à Dublin. De retour aux États-Unis, il se fera réformer (pour éviter le Vietnam) avant de rejoindre San Francisco et le mouvement hippie. Il sera le fondateur des Diggers. Même si ce mouvement de tendance anarchiste se refusait à toute hiérarchie, ce sont les ego de chacun qui provoqueront la fin du groupe (aux fortes personnalités) quelques années plus tard.

Mais avant cela, ce qu’ils feront et la manière dont ils l’ont fait est passionnante. Grogan ne croit pas aux leaders, qu’ils soient politiques ou représentant des mouvements de contestations. Sa recherche d’anonymat permanente n’a d’égal que son énergie à faire les choses, concrètement, gratuitement, et pour le peuple.

C’est gratuit parce que c’est à vous.

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La baie du Mont St-Michel

Accéder à l'album Début Septembre, ballade dans la baie du Mont St-Michel, malheureusement sous un ciel plombé. Pas besoin  de crème solaire donc. 🙁

Départ du Mont jusqu’au rocher de Tombelaine et retour, avec un guide qui nous expliquera des choses bien intéressantes : l’histoire du Mont, les sables mouvants, l’ensablement de la baie, et même la politique du maire ! Nous ressentirons tous une bonne fatigue le soir, la traversée des chenaux faisant bien travailler les cuisses !

Acid test – Tom Wolfe

Acid test - Tom Wolf C’est en lisant Gonzo Highway de Hunter S. Thompson que j’ai entendu parlé de ce livre, puisque les deux auteurs se sont pas mal écrit.

Si Thompson représente le journalisme Gonzo, Tom Wolfe est lui l’inventeur du « nouveau journalisme », c’est-à-dire un style plus littéraire tout en respectant l’enquête et l’exactitude des faits :  Investigation is an art, let’s just be kind of artists.

Acid test raconte l’histoire assez incroyable des Merry Pranksters (les joyeux lurons) et surtout celle de leur leader, Ken Kesey. On est en plein dans les années 60, le LSD n’est encore connu que des scientifiques, et pas encore répréhensible légalement (ce qui pose un gros problème à la police)… Le mouvement hippie en est à ses débuts : contestation de l’ordre établi, refus de la guerre du Vietnam. Kerouac a écrit « Sur la route » quelques années auparavant, tandis que Joan Baez fait connaître Bob Dylan.

Ken Kesey, vous le connaissez : à cette époque, il est le jeune auteur du roman « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (1962). Étudiant à l’université de Standford, à Palo Alto (Californie), il participe en tant que volontaire à des essais sur les drogues modifiant l’état de conscience, et découvre le LSD. C’est ainsi qu’il fréquentera le milieu psychiatrique qui lui inspirera son roman. Mais ses expériences au LSD vont également beaucoup l’intéresser…

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Thunderbird et Ubuntu One

Thunderbird et Ubuntu One  L’envoi de gros fichiers par mail à ses amis pose souvent problème, les serveurs de messagerie filtrant les attachements un peu trop volumineux : au-delà de 2 Mo, il risque fort d’être supprimé.

La solution alternative est d’utiliser un serveur de fichiers sur le web comme dl.free par exemple (pas toujours très performant si le destinataire n’est pas chez Free), ou WeTransfer (sans enregistrement nécessaire), ou encore yousendit (avec enregistrement et limité).

Mais je viens de découvrir qu’il y a encore mieux et surtout plus simple ! Vous pouvez utiliser votre espace de stockage sur Ubuntu One pour le transfert du fichier, et la fonctionnalité est intégrée à Thunderbird. Et si j’ai bien compris, Ubuntu One étant aussi disponible sous Windows, ainsi que Thunderbird, il n’est pas nécessaire d’être sous Ubuntu.

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