Statistiques du blog – année 2012

nombres de visites Comme chaque début d’année, c’est le moment de regarder un peu les statistiques du blog.

Le nombre de visites continue de monter : l’année dernière, on dépassait la barre des 6 000 visites plusieurs fois, cette année c’est la barre des 10 000 qui a été franchie deux fois.

Je n’ai publié que 71 articles cette année, contre 101 l’année dernière (et 96 l’année précédente)… En nette baisse donc. 🙁

Un premier plugin WP online counter, activé depuis le début du site ou presque (et affiché en bas de page), me donne un nombre total de visiteurs de 688 476 à ce jour, contre 482 703 il y a un an. La barre des 500 000 visites a donc été allègrement franchie… la prochaine barre , c’est le million, mais ce ne sera pas sans doute pas pour cette année, gardons les pieds sur terre…

Vous trouverez un peu plus de statistiques ci-dessous.

Continuer la lecture… Statistiques du blog – année 2012

Principe du gouvernement représentatif – Bernard Manin

Principe du gouvernement représentatif - Bernard Manin C’est Étienne Chouard qui parlait de ce livre lors de la conférence L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique. Il était en cours de réédition, et désormais à nouveau disponible.

Étienne Chouard précisait : Alors le titre n’est pas sexy, si vous le voyez dans une bibliothèque sans que je vous en ai parlé, vous ne l’achetez pas, vous vous dites ça je le lirai peut-être demain, mais pas tout de suite. Pourtant vous allez voir dès les premiers mots, c’est tout de suite sexy.

Sans aller jusque là, ce livre a le mérite d’être très clair, parfaitement construit, et c’est effectivement très intéressant. On y apprend plein de choses très utiles pour comprendre notre système de gouvernement actuel, que l’on présente à tort comme une démocratie.

En effet, la première chose à comprendre est la suivante, et je cite Étienne Chouard à nouveau :

Le mot démocratie pour les régimes actuels est une escroquerie. Si on continue à l’appeler démocratie , on ne s’en sort pas, on est comme dans une glue intellectuelle qui nous empêche de penser même l’alternative.
Il n’y a pas de démocratie sans tirage au sort. Les athéniens pendant 200 ans se sont protégés des riches, ce sont les pauvres qui ont dirigé grâce au tirage au sort. Jusqu’en 1789, tout le monde savait que la démocratie c’était le tirage au sort, et que l’élection était aristocratique. Tous les penseurs politiques, Aristote, Montesquieu, Rousseau, tous savaient que la démocratie c’était le tirage au sort. Et puis bizarement, depuis que ce sont les élus qui ont mis en place le gouvernement représentatif, on n’en parle plus. On n’apprend plus cela à l’école.
Bernard Manin s’est mis en tête de faire un bilan comparé, et c’est un plaidoyer pour le tirage au sort. Parce que les arguments de protection contre la corruption, de protection contre les injustices, de protection contre l’oligarchie… mais c’est incroyable, vous allez adorer ! Ce livre là va vous changer.

Mais contrairement à ce que dit Étienne Chouard (probablement porté par son enthousiasme), Bernard Manin ne fait pas vraiment un bilan comparé des deux systèmes, ni un plaidoyer pour le tirage au sort, même si ce dernier a des valeurs démocratiques évidentes. Ce n’est en tout cas pas comme cela que je l’ai perçu. Il s’agit plus du travail d’un chercheur retraçant l’évolution des systèmes de gouvernements depuis l’antiquité.

Il explique bien par contre comment le tirage au sort a brusquement disparu, remplacé par l’élection. Puis comment ce gouvernement représentatif a évolué au fil du temps : partis politiques, médias, fluctuation des votes, sondages.

Cette dernière partie est très éclairante sur le fonctionnement de notre mode de gouvernement. Pourquoi les élus ne sont-ils pas tenus par leurs promesses durant leur mandat, mais comment ils sont potentiellement jugés sur leurs actes lors de la réélection. Pourquoi nos politiques sont-ils si friands des sondages ? ce dernier point était une énigme pour moi (au moins sur l’ampleur du phénomène) : grâce à ce livre, je comprend mieux de quoi il retourne.

Revoyons un peu tout cela, l’article est assez long, mais j’espère intéressant. Il ne remplace pas la lecture du livre bien entendu, pour ceux qui veulent creuser le sujet.

Athènes

Continuer la lecture… Principe du gouvernement représentatif – Bernard Manin

Le bonheur des petits poissons – Simon Leys

Le bonheur des petits poissons - Simon Leys J’ai déjà fait un article sur ce petit recueil suite à un article du Canard enchaîné, en février 2008 (voir ici). À cette époque, je ne l’avais pas lu… c’est maintenant chose faite.

Ce recueil contient les chroniques publiées par l’auteur dans le Magazine littéraire (2005-2006), ainsi que quelques chroniques plus anciennes parues dans d’autres revues.

Comme souvent avec Leys, c’est l’occasion pour lui de partager sa culture et son amour de la littérature. C’est toujours aussi agréable à lire, et de plus parsemé d’anecdotes et de citations.

Je ne résiste pas au plaisir de citer de nouveau l’apologue de Zhuang Zi qui sert de titre à l’ouvrage :

Zhuang Zi et le logicien Hui Zi se promenaient sur le pont de la rivière Hao. Zhuang Zi observa :  « Voyez les petits poissons qui frétillent, agiles et libres ; comme ils sont heureux !  » Hui Zi objecta :  « Vous n’êtes pas un poisson ; d’où tenez-vous que les poissons sont heureux ? – Vous n’êtes pas moi, comment pouvez-vous savoir ce que je sais du bonheur des poissons ? – Je vous accorde que je ne suis pas vous et, dès lors, ne puis savoir ce que vous savez. Mais comme vous n’êtes pas un poisson, vous ne pouvez savoir si les poissons sont heureux. – Reprenons les choses par le commencement, rétorqua Zhuang Zi, quand vous m’avez demandé « d’où tenez-vous que les poissons sont heureux » la forme même de votre question impliquait que vous saviez que je le sais. Mais maintenant, si vous voulez savoir d’où je le sais – eh bien, je le sais du haut du pont.

Et voilà ce que dit Simon Leys à propos de Céline, qui résume bien ‘le problème’ je trouve :

J’ai ici un disque de Céline que j’écoute de temps à autre : les premières pages du Voyage au bout de la nuit (lues par Michel Simon) vous donnent physiquement (chair de poule) le sentiment du génie à l’état pur.  C’est bouleversant. Puis vient une longue interview de l’auteur, qui radote et rabâche des platitudes. C’est consternant. Céline et le docteur Destouches auraient-ils donc été deux individus différents ?

Cela continue ainsi sur plein de sujets : la paresse (un éloge), le tabac, le succès, la vérité… toujours par le biais de la littérature, bien entendu. À ce sujet, une dernière citation, de Schopenhauer cette fois :

L’art de ne pas lire est très important. Il consiste à ne pas s’intéresser à tout ce qui attire l’attention du grand public à un moment donné. Quand tout le monde parle d’un certain ouvrage, rappelez-vous que quiconque écrit pour les imbéciles ne manquera jamais de lecteurs. Pour lire les bons livres, la condition préalable est de ne pas perdre son temps à en lire de mauvais, car la vie est trop courte.

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en 1935 à Bruxelles. Après avoir étudié le droit et l’histoire de l’art à Anvers, il poursuit des études de langue, de littérature et d’art chinois à Taïwan, Singapour et Hong Kong, devenant un sinologue réputé. En 1971, il publie Les habits neufs du président Mao (1971), première critique virulente de la révolution culturelle qui lui attirera à l’époque l’inimitié de certains intellectuels français maoïstes.

Autres articles sur Simon Leys sur le blog :

Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en 1935 à Bruxelles. Après avoir étudié le droit et l’histoire de l’art à Anvers, il poursuit des études de langue, de littérature et d’art chinois à Taïwan, Singapour et Hong Kong, devenant un sinologue réputé. En 1971, il publie Les habits neufs du président Mao (1971), première critique virulente de la révolution culturelle qui lui attirera à l’époque l’inimitié de certains intellectuels français maoïstes.

 

Home – Toni Morrison

Home - Toni Morrison Un autre bouquin recommandé par un collègue : « tu verras, le racisme au quotidien en Amérique, très épuré, magnifique ».

Effectivement le bouquin n’est pas très épais, et en cela il est épuré ; on est plus proche ici d’une longue nouvelle que d’un véritable roman. À 17 € la nouvelle, c’est un peu cher, mieux vaut attendre la sortie en poche !

Quant à l’histoire, elle se passe aux États-Unis dans les années 1950, en pleine ségrégation. Le héros (noir) ne revient pas du Vietnam mais de Corée… ça ne change pas les troubles psychiques apparemment. Il va devoir retourner dans sa ville natale en Géorgie (un état du Sud) car sa sœur est en danger. Il la sauvera et réciproquement.

L’histoire est racontée dans un ordre autre que chronologique : c’est donc parti pour l’apprendre par bribes, dans le passé, dans le présent, recoller les morceaux du puzzle. Ça m’énerve ! 😉 Mais c’est bien écrit, et assez bien fait : une époque guère reluisante (et pourtant proche) se dessine par petites touches, comme la référence à The Negro Travelers’ Green Book, guide de voyage à l’usage des noirs, listant les restaurants, les hôtels où ils ne se feront pas refouler…

Mais bon, la brièveté du ‘roman’ empêche d’aller très loin dans la description de l’époque. Dommage, d’autant que l’histoire (le racisme, le retour de la guerre), n’a du coup rien de très original.

Toni Morrison est née en 1931 dans l’Ohio, est une romancière, professeur de littérature et éditrice américaine, lauréate du Prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de littérature en 1993. Elle s’est fait connaître en France avec son roman Beloved.

Notre-Dame-des-Landes

On entend beaucoup parler en ce moment de Notre-Dame-des-Landes. Pourtant l’affaire ne date pas d’hier, mais peut-être que le fait que notre Premier ministre actuel soit l’ancien maire de Nantes y est pour quelque chose ? On connaît les médias, ce n’est pas le fond du problème qui les intéresse…

nddl

Le Canard en parle lui depuis longtemps, et régulièrement. Au terme d’un petit article cette semaine, dans la rubrique Plouf!, on pouvait lire :

À lire, une excellente et désopilante synthèse, « Notre-Dame-des-Landes : un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps ».

Voici le lien vers l’article en question, c’est bien écrit, bien documenté, et avec beaucoup d’humour.

L’aveuglement – José Saramago

L'aveuglement - José Saramago C’est un collègue qui m’a offert ce bouquin, en m’en disant le plus grand bien. Si l’idée de partager nos meilleures lectures est excellente (surtout au boulot), et même  si l’on pouvait lire sur la couverture de celui-ci « prix nobel de littérature », je dois dire que j’ai été un peu déçu…

L’histoire est en réalité une fable : un homme devient aveugle, puis deux, puis trois… c’est en fait une épidémie de cécité qui semble n’épargner personne. Les premiers atteints sont placés en quarantaine dans un asile désaffecté, et laissés sans autre assistance que la fourniture de vivres quotidienne. Un groupe se forme, d’autres arrivent, encore et encore, et l’on va assister à la lente dégradation de tout ce qui fait de nous des citoyens civilisés… La vie en société va vite se transformer en une jungle cruelle, et le vernis qui fait de nous des êtres civilisés s’effacer tout aussi rapidement.

La première chose qui m’a déplu, c’est l’absence de ponctuation pour les dialogues : ils s’intègrent au texte du paragraphe, sans retour ligne ou quoique ce soit, tout juste amorcés par une majuscule. Exemple :

Il agitait nerveusement les mains devant son visage, comme s’il nageait dans ce qu’il avait appelé une mer de lait, mais déjà sa bouche s’ouvrait pour lancer un appel au secours et au dernier moment la main de l’autre lui toucha légèrement le bras, Calmez-vous je vais vous conduire.  Ils se mirent en route très lentement, l’aveugle avait peur de tomber et traînait les pieds mais cela le faisait trébucher sur les irrégularités de la chaussée, Patience, nous sommes presque arrivés, murmurait l’homme, et un peu plus loin il demanda, Y-a-t-il chez vous quelqu’un qui puisse s’occuper de vous, et l’aveugle répondit, Je ne sais pas, ma femme n’est sans doute pas encore rentrée de son travail, il a fallu que ceci m’arrive aujourd’hui que je suis sorti plus tôt, Vous verrez que ça ne sera rien ,je n’ai jamais entendu dire que quiconque soit devenu aveugle comme ça, subitement, Et moi qui me vantais de ne pas porter de lunettes, je n’en ai jamais eu besoin.

Un petit tour sur la page wikipedia de l’auteur nous apprend que c’est bien de son style qu’il s’agit :

L’écriture de José Saramago est faite de longues phrases, rythmées par de nombreuses virgules. Ces phrases peuvent être vues comme une succession de phrases courtes où la virgule aurait remplacé le point. Elles comprennent aussi de nombreuses incises, qui sont autant de digressions à l’adresse du lecteur. Les dialogues eux-mêmes ne sont pas introduits classiquement par des guillemets ou des tirets, mais sont traités sous forme d’incises au cœur des phrases
On sent chez l’auteur une jubilation à balader le lecteur au gré de digressions, de métaphores et d’anachronismes qui mettent en relief des jeux de miroir où mensonge et vérité se confondent et s’échangent.

Moi je veux bien… Toujours est-il que j’ai trouvé ça assez gênant pendant la lecture, on est obligé de faire la ponctuation soi-même, de casser le rythme de lecture d’un (toujours long) paragraphe car on vient de passer de la narration au dialogue (et vice-versa). Je n’y vois aucun intérêt particulier, à part le fait de se faire balader !

Et pour ma part, les digressions de l’auteur, utilisant le « nous » dans la narration, se résument à asséner une bonne vieille vérité sur la vie, éculée la plupart du temps. Quant à la fable… bon si on devient tous aveugles, plus rien ne marche, et personne ne voit ce que vous faîtes ! Les brigands restent des brigands, les aveugles de naissance sont avantagés… des trucs comme ça. Mais rassurez-vous, l’auteur a pensé à tout, il fallait bien un témoin.

José Saramago (1922-2010), est un écrivain et journaliste portugais. En 1998, il obtient le prix Nobel de littérature. Il s’est fortement engagé dans le mouvement altermondialiste, et est l’un des signataires du Manifeste de Porto Alegre. Il s’est également engagé dans la contestation de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Il a de plus souvent dénoncé la politique du gouvernement israélien vis-à-vis de la Palestine.

Après Mai – Olivier Assayas

Après Mai - Olivier Assayas Je suis allé voir ce film ce week-end, curieux de voir comment étaient traitées les années qui suivirent  mai 68. Les critiques étaient plutôt bonnes, mais peut-on encore vraiment se fier aux critiques ?

Celle du Canard parlait de prise directe avec le réel de l’époque, de l’esprit libertaire qui y régnait, « une fresque sur la jeunesse d’extrême gauche », et concluait par un mystérieux « reste à savoir si ceux qui l’ont vécue retrouveront l’esprit de l’époque dans ce film en miroir ».

Le film commence (nous sommes en 1971) par une manifestation violemment réprimée par la police et les brigades spéciales d’intervention, armées de matraques sur leurs motos. Pasqua et Pandraud n’avaient rien inventé avec leurs voltigeurs, rendus tristement célèbres avec l’affaire Malik Oussekine en 1986. Et déjà ça tapait fort !

Ensuite, nous allons suivre les aventures de Gilles, jeune étudiant aux Beaux-Arts passionné de peinture, engagé dans l’action tout en restant lucide (distant ?) sur l’engagement politique, mais aussi amoureux abandonné qui tarde à se consoler. Et c’est là que j’ai été un peu déçu : étudiant de milieu aisé, artiste au vague à l’âme, voyageant à Londres ou Rome, travaillant pour son père metteur en scène de Simenon… Si on parle des ouvriers, on n’en voit pas beaucoup, et les souvenirs du réalisateur ont du mal à décrire une époque.

Si c’est autobiographique, cela reste sans doute un bon témoignage, mais vu à travers le filtre d’Olivier Assayas. Les discussions politiques, l’engagement et le respect de la doctrine pour certains, le doute et la prise en compte de son avenir personnel pour d’autres… tout cela au milieu d’une jeunesse éprise de liberté, sur fond de libération sexuelle, de joints et de musique pop, sans oublier le voyage mystique en Afghanistan.

J’ai bien aimé la scène où Gilles tient des ses mains « Les habits neufs du président Mao » de Simon Leys. Un activiste (sans doute maoïste) lui dit alors que Leys est un agent de la C.I.A payé pour faire une propagande capitaliste contre-révolutionnaire. Gilles répond par la vérité, à savoir que c’est un sinologue belge, et premier intellectuel à dénoncer les horreurs de la révolution culturelle chinoise.

Cette petite anecdote montre bien comment il pouvait être difficile de trouver sa propre voie dans cette explosion d’une jeunesse qui voulait changer le monde.

Dans une autre scène, toute aussi courte, trente secondes de cours de philo permettent de placer le nom de Max Stirner. Sans plus d’explications, comme une liste que l’on déroule.

Le film souffre également d’une certaine lenteur, et on finit par s’ennuyer un peu entre le manque de contexte et les amourettes des uns et des autres. La bande son par contre est pas mal :

  1. Soft Machine – Why Are We Sleeping? (1968)
  2. The Incredible String Band – Air (1968)
  3. Captain Beefheart & His Magic Band – Abba Zaba (1967)
  4. Booker T & the M G ‘s – Green Onions (1962)
  5. Tangerine Dream – Sunrise In The Third System (1971)
  6. Dr. Strangely Strange – Strings In The Earth And Air (1969)
  7. Nick Drake – Know (1972)
  8. Syd Barrett – Terrapin (1970)
  9. Kevin Ayers – Decadence (1973)

Olivier Assayas est un réalisateur et scénariste français, né le 25 janvier 1955 dans le XVe arrondissement de Paris.

Ubuntu 12.10 – Quantal Quetzal

Ubuntu 12.10 - Quantal Quetzal J’ai fait la mise à jour vers la dernière version d’Ubuntu le week-end dernier, qui s’appelle cette fois Quantal Quetzal, soit le Quetzal quantique. Si la lettre Q symbolise la qualité, le Quetzal est un oiseau d’Amérique centrale aux belles couleurs symbolisant l’expérience utilisateur.

Pas grand chose de neuf dans cette version en fait, l’essentiel des changements étant dans Unity alors que j’utilise Gnome-Shell comme interface. Gnome passe tout de même en version 3.6, et certaines extensions ne fonctionnent plus : pas cool !

La grosse nouveauté, et ce n’est qu’un premier pas, ce sont les web apps, qui permettent d’intégrer certains sites web aux fonctionnalités d’Ubuntu : réseaux sociaux, Google Docs, sites de musique en ligne, etc…

Dans la même optique, le gestionnaire de comptes en ligne s’est étoffé. On intègre ainsi le web et ses services à l’interface utilisateur, ce qui peut simplifier la vie. Pas de doute que cela plaira à certains, adeptes de ces sites, comme cela déplaira fortement à d’autres, plus concernés par leur vie privée, et tenant à bien différencier ce qui est sur le PC de ce qui est sur le web.

Ce n’est pas tout, car sur une simple recherche à partir du bureau, des liens commerciaux en provenance d’Amazon vous sont proposés… Cette fonctionnalité a soulevé beaucoup de discussions et de critiques.

Une autre nouveauté, et pas la moindre, est celle de pouvoir, lors de l’installation, chiffrer tout le contenu de son disque dur. Cette fois, c’est un gros progrès pour la protection de ses données personnelles.

On voit ainsi ainsi deux nouveautés allant dans deux directions diamétralement opposées. Les articles suivants de l’EFF sont très intéressants sur ces deux sujets (en anglais) :

En conclusion, si cette intégration au web ne vous concerne pas plus que ça, mieux vaut rester avec la version 12.04, qui est la version LTS (Long Term Support), et donc plus stable et maintenue pendant 3 ans.

Mais revoyons tout cela plus un peu en détail :

Continuer la lecture… Ubuntu 12.10 – Quantal Quetzal

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…