Arrivée en Thaïlande

Introduction

C’est la première page du journal, qui représente les deux premières semaines de voyage, avec cette partie entre Bangkok et Sangkhlaburi, proche de la frontière birmane :

Départ de Rennes

02/12/2025 : Cette année, je fais au moins cher, largement refroidi par KLM il y a deux ans, je prends le vol le moins cher au départ de Paris : ce sera la Kowait Airlines, Paris-Bangkok A/R pour 603 euros.

Arrivé à Châteaugiron la veille chez des amis où je passe une bonne soirée, et le lendemain mon ami Patrice me dépose à 7h10 à la Poterie d’où je prends le métro pour la gare de Rennes. J’ai ensuite largement le temps de prendre un café avant d’attraper mon train de 7h48 pour Le Mans, où j’arrive à 8h45 pour repartir à 9h30 direction Roissy. Arrivée à 11h15 à CDG d’où je prends la navette pour arriver enfin au Terminal 1 (compter une petite demie-heure pour la navette). L’enregistrement se passe comme une fleur, hyper rapide, et me voilà en salle d’embarquement à 12h30 alors que le vol est à 14h00 ! C’est parfait, je préfère être largement en avance et n’avoir aucun stress que l’inverse.

On décolle légèrement en retard, après « l’invocation du voyageur » (doua) pour demander la protection d’Allah. Il n’y aura bien sûr pas d’alcool de servi à bord dans ce type de compagnie, mais ce n’est vraiment pas un problème. Je discute un peu avec mes voisins de sièges, un couple de français qui part pour 3 mois avec au programme le Laos, le Cambodge et la Thaïlande ! Même destinations que moi, mais parcours différent, ils filent directement au Laos et finiront par le sud de la Thaïlande.

Puis on fait l’escale à Kuwait, il y a 1h25 de correspondance ça passe vite et ça permet de se dégourdir les jambes, c’est très bien. On repart, et le lendemain matin on arrive à Bangkok (heure locale) !

Bangkok

04/12/2023 : Il est donc 10h du matin, les formalités se passent bien, et je descends de deux niveaux (niveau train) pour aller changer des euros en THB (Bath Thaïlandais, ce sera B dans la suite de ce journal !)). Alors que je fais la queue, un type passe et me dit d’aller un peu plus loin, car on passe alors une limite et l’on n’est plus dans l’aéroport, mais celle de la ville, et le taux de change est plus avantageux… Je me déplace et constate qu’effectivement, à la même banque, on a 3 B de plus par euro ! J’en profite pour prendre aussi une carte SIM pour 700 B, 1 mois, 20 Gb de data. Me voilà paré !

Je remonte d’un niveau pour attraper le S1, le bus qui va à Khao San Road pour 60 B, soit moins de 2 €. Je trouve rapidement mon hôtel, le Lamphu House, Soi Rambrutri, soit un peu à l’écart de la bruyante KSR. L’accueil est sympa et professionnel, la petite cour très agréable et ombragée, c’est une bonne adresse. La chambre est à 842 B la nuit, une vingtaine d’euros, le rapport qualité prix est très bien. Je mande mon premier Pad Thaï, et vais me reposer dans ma chambre. Je suis fatigué, j’avais du mal à rester éveillé dans le S1 qui m’amenait dans le centre de Bangkok…

Mon premier pad thaï, ce ne sera pas le dernier…

Puis je sors me promener, je repère le Royal Hotel d’où j’ai lu que des minivans partaient vers Kanchanaburi, mais je ne vois aucun minivan, et l’hôtel est délabré… je ne sais pas trop, je verrai ça demain matin. J’achète des écouteurs (j’ai oublié les miens) pour 700 B, et vais dîner au Myth, ma cantine préférée autour de Khao San Road. Je choisi une soupe Tom Yam après avoir bu 2 bières, et dodo ! Mais en rentrant à l’hôtel, je vois qu’ils proposent des minibus pour Kanchanaburi (en fait, tout le monde dit Kan). Le ticket est à 400 B, sans doute plus cher que devant le Royal Hotel, mais au moins c’est sûr, on vient me chercher à l’hôtel, et on me dépose à destination. Je réserve, je n’ai pas envie de me prendre la tête demain matin.

Kanchanaburi

05/12/2025 : Je prends un bon petit-déjeuner à l’hôtel (130 B), ils sont très bien organisés, souriants, et l’endroit est vraiment plaisant. Une bonne adresse donc, mais il vaut mieux réserver à l’avance, l’adresse est connue ! Le minibus arrive à l’heure, on sera six passagers, les sièges sont confortables, le service est de qualité et je ne regrette pas mon choix. On part à 8h45 mais il faut passer prendre les autres passagers à leur hôtel, et on arrive vers midi à Kanchanaburi. Le minibus me dépose comme prévu devant mon hôtel.

J’ai réservé 4 nuits (83 €) au P&P Place. La chambre est bien, spacieuse, et la salle de bain aussi, avec un espace douche séparé, ce que j’apprécie particulièrement. Je pose mon sac, et ressors pour déjeuner. Je traverse le pont en face de l’hôtel, et vais déjeuner au premier restaurant à droite. Il y a une terrasse au bord de la rivière, l’endroit est calme, et on est trois clients, un couple thaï et moi. Je déguste un excellent poisson cuit dans une soupe de lait de coco, un vrai régal (290 B). La serveuse ne parle pas un mot d’anglais, et tous les prix ne sont pas indiqués sur la carte, comme celui de la bière. C’est le client thaï qui fera la traduction et me donnera le prix, impossible de me faire comprendre par la serveuse ! Mais l’ambiance est cool et chaleureuse, même s’ils doivent se demander qui c’est ce touriste qui insiste pour connaître le prix d’une simple bière… Je passe un très bon moment au bord de la rivière, tout est calme, et on se sent bien. Puis je retourne à l’hôtel faire une petite sieste.

L’AM, je pars à pied vers le pont de la rivière Kwaï, soit à près de deux kilomètres. Il y a beaucoup d’animations et de touristes, musique à fond comme d’hab, des stands de street-food des pays environnants (Corée, Birmanie, Japon, etc…). Je trouve un bar au bord de la rivière, un peu au calme, pour boire une bière ; il est tenu par une chinoise, je le vois à la façon un peu insistante de m’attendre à l’entrée du resto, de me proposer de manger, puis de boire une autre bière alors que je n’ai pas fini la mienne, etc… et de me dire « see you tomorrow » au moment de partir ! 😉 Puis je remonte l’allée parallèle à la voie ferrée, dédiée au night market, et qui fait plus de 1 km de long ! Il y a énormément de monde (et de bruit), c’est un peu la folie. Tous les sens sont sollicités, et c’est une véritable immersion pour cette première soirée, le dépaysement est total, ça y est, je suis en Asie ! Je dîne d’un plat léger de pâtes de riz dans un bouillon avec de petits morceaux de bœuf pour 80 B. Puis je rentre à pied à l’hôtel, et je m’offre un yaourt au 7-Eleven avant de rentrer. Ce sera mon petit dessert du soir pendant ce voyage, quand l’occasion se présente ! 😛

05/12/2025 : L’hôtel ne proposant pas de petit-déjeuner, je pars à la recherche d’une solution dans la rue. Je trouve une formule breakfast pas trop loin, pour 180 B, avec nescafé, toasts, œufs, beans, bacon, saucisse… C’est pas mal du tout (la saucisse est artisanale et plutôt bonne), mais c’est vraiment trop riche pour moi, il faudra trouver autre chose demain ! Puis je cherche une agence de voyage pour une visite des « Erawan waterfalls » et la « Hellfire Pass », deux endroits que je souhaite visiter, et qui sont assez loin de Kan, d’où le besoin d’y aller en minibus et donc en groupe. Je trouve une agence, mais le type, très sympathique, me dit que pour l’instant nous ne sommes que deux clients, et qu’il faut être quatre minimum pour organiser la sortie. Il passe un appel, et me confirme qu’il me contactera via WhatsApp dans la journée si d’autres clients se présentent. Il ne me fait pas un super impression, son agence s’occupe principalement de paddle sur la rivière apparemment…

Je cherche ensuite une banque pour changer des euros : il y a bien un guichet de change tout près du pont, mais je cherche une banque pour obtenir un meilleur taux. Je marche un bon kilomètre pour me rendre compte que les banques sont fermées, nous somme le « father day », soit le jour de l’anniversaire du Roi. Retour au bureau de change, où j’obtiens un taux de 36,74 B pour 1 euro, alors qu’à l’aéroport, j’avais obtenu 38,6 B. Bon, je décide de ne pas me prendre la tête avec ça pendant ce voyage, je m’en étais fait un jeu il y a deux ans, à toujours chercher la meilleure option et le meilleur taux, fuyant les ATMs et leurs frais, cherchant une banque qui fait du « cash advance », etc… Cela peut prendre beaucoup de temps et d’énergie (marche), alors qu’il y a mieux à faire, surtout pour gagner quelques euros dans le meilleur des cas !

Je reviens dans le quartier de l’hôtel toujours à pied, où j’ai repéré un restaurant végétarien. Mais avant de déjeuner, je vois une autre agence de voyage juste à côté. Je vais voir le type, assis derrière son bureau face au trottoir, il a un physique de sumo, et de petits yeux très vifs. Il me fait à peu près la même réponse que la première agence, et me fait comprendre que c’est lui que l’autre agence a appelé tout à l’heure ! Il me demande alors lui laisser mes coordonnées WhatsApp pour me tenir informé de la suite. Dans un premier temps, je refuse, puisque je les ai déjà laissées à l’autre agence, mais il me dit que dans ce cas, il ne retient pas ma candidature, et vu que c’est lui le meilleur de tout Kan pour organiser les sorties (en toute modestie), je ne fais pas le bon choix. Finalement, je le trouve très sympathique, il parle bien anglais, et il m’a l’air d’être un petit malin : je lui laisse finalement mon contact WhatsApp.

Je vais ensuite déjeuner au resto végétarien, et je choisis des légumes frits avec du tofu. La cuisine est devant la rue, et c’est une petite vieille qui est aux fourneaux : je la regarde faire, manifestement elle maîtrise son sujet. Je me régale d’une belle assiette (90B + 10B pour le riz et 10B pour la bouteille d’eau).

Puis je rentre à l’hôtel me reposer. L’AM, alors que j’hésite à louer un taxi privé pour l’excursion que je veux faire demain, je reçois un message du type de la seconde agence, qui me dit que c’est bon, et que je peux passer le voir, ce que je fais immédiatement. C’est super, pour 1450B, on fait un tour assez complet des choses à voir dans le coin, y compris les « Erawan waterfalls » et la « Hellfire Pass », les deux endroits que je voulais absolument voir.

Le soir, je passe de l’autre côté du pont, il y a là plusieurs stands de nourriture, et plein de tables et de chaises sur les berges de la rivière, l’endroit est sympa et j’aime bien l’ambiance, plus calme que de l’autre côté du pont avec les animations et la musique à fond comme il se doit (!). Je bois une bière, mais quand je vais à un stand pour commander à manger, la nana m’ignore totalement. Elle sert les autres clients, y compris ceux arrivés après moi… Sans doute ne parle-telle pas un mot d’anglais, et elle préfère m’ignorer ?

La fille au tee-shirt noir m’ignorera royalement, je finirai pas aller ailleurs !

Je n’insiste pas, et repasse de l’autre côté du pont, je vais aux stands internationaux, et choisis le pavillon « Birmanie », enfin « Myanmar », et dîne d’un excellent plat (avec des herbes aromatiques) pour seulement 50B. Puis retour à pied à l’hôtel, j’avais pris un tuk-tuk à l’aller…

06/12/2025 : Levé à 6h45, je prends mon pdj dans la rue en face de l’hôtel, un Punthai Coffee (un vrai café, accompagné d’sandwich au jambon chaud et brownie au thé, rien n’est parfait !), puis départ pour le « tour ». Nous sommes 9 personnes, un groupe de huit français et moi : ils se révéleront très sympas et nous passerons une bonne journée ensemble. D’entrée, la guide chamboule le programme, et on commence par le pont de la rivière Kwaï initialement prévu en fin de journée, prétextant qu’il y a moins de monde le matin. Elle a sans doute raison, perso cela m’est égal, j’ai déjà vu le pont, et c’est vrai qu’à la lumière du matin, ce n’est pas mal non plus.

Puis on part pour les cascades d’Erawan, c’est assez loin il faut compter une bonne heure de route. L’ambiance est bonne de la minivan, et on arrive au pied des cascades : il y en a 7 en fait, qui s’enchaînent sur le flanc de la montagne. La guide nous emmène à la première, et nous annonce que nous avons une heure devant nous, car il est déjà 11h, et que l’on doit tous se retrouver au restaurant à midi. Libre à nous de rester aux cascades du bas (et se baigner) ou de préférer monter plus haut. Je vais pour ma part monter jusqu’à la 5, j’y suis en 30 minutes en montant doucement, je préfère en rester là et redescendre tranquillement (4,5 kms A/R, et 360 m de dénivelé). Je prends tout de même une bonne suée, mais les cascades sont très jolies, avec leur eau couleur émeraude ; le site est vraiment superbe, même s’il y a du monde, ça vaut le détour.

On déjeune ensuite tous ensemble, l’ambiance est excellente avec les autres français, et on rigole bien. Puis on repart direction de la Hellfire Pass, (encore une heure de route). Là aussi la guide impose son rythme, on passe le mémorial assez vite, trop vite, j’y serai bien resté un peu plus longtemps ; il y a une vidéo avec les témoignages de survivants et des photos d’époque qui est très prenante, ce qui s’est passé ici est assez terrible. Il s’agissait de creuser un énorme massif rocheux sans moyens techniques pour faire passer la voie ferrée. Le nom de Hellfire Pass vient de l’image de ces prisonniers (prisonniers de guerre australiens, américains, anglais, hollandais sans oublier des travailleurs forcés venant de Birmanie, de Malaisie et de Thaïlande), travaillant 18h par jour, éclairés de nuit par torches, évoquant une scène de l’enfer…

Puis on repart, on doit alors prendre le train sur cette fameuse voie ferrée. Là encore la guide propose de changer le programme : initialement, on doit aller au milieu de la ligne, à Tham Krasae, afin de pouvoir marcher sur une portion à flanc de montagne sur un pont de bois, très photogénique, puis de prendre le train quand il passe. La guide prétend que le train risque d’être plein (on est samedi) et qu’il n’y aura pas de places assises ; elle propose donc de prendre le train dès le début de ligne, à Namtok, afin de s’assurer d’avoir des places. Je préfère de loin la première proposition, mais le groupe de français (les femmes en particulier) choisissent le confort d’une place assise garantie ! Je n’ai qu’à m’incliner, même si j’attendais cette partie avec impatience pour le côté photogénique.

Info
Il s’avérera que le train n’était pas plein, et que nous n’aurions pas manqué de places assises. La guide a encore cherché à optimiser le temps de la sortie, et cela ne m’encouragera pas par la suite à faire ce genre de sortie en groupe. En fait, l’agence propose un maximum d’attractions pour la journée afin d’attirer le client, et ensuite on se retrouve avec un programme beaucoup trop chargé pour être fait tranquillement dans la journée, en prenant son temps et en profitant de chaque site. Le guide fait ce qu’il peut pour s’en sortir le mieux possible et ne pas terminer à la nuit tombée… C’est donc un peu biaisé, même si on comprend bien le mécanisme.

Avec les différents groupes de touristes qui ont pris le train, c’est le moment d’observer le comportement égoïste des gens quand il s’agit de prendre une photo à la fenêtre d’un train. Franchement, je ne serai pas déçu ! 😡 Voilà comment ça s’est passé :

Au départ du train, je suis seul à ma fenêtre, la guide nous ayant emmené dans un wagon en queue de train. Puis un groupe de français monte dans le wagon (des profs en retraite apparemment, l’un est aussi bavard que sentencieux, je plains les autres) ; deux femmes s’assoient en face de moi, je repère vite l’une d’entre elles comme une emmerdeuse professionnelle, et l’autre très effacée : effectivement, elle se met à monopoliser la fenêtre (pourtant large) pour mitrailler tout et n’importe quoi, ne me laissant aucun espace de libre. Excédé, je me lève et vois deux banquettes encore libre à l’arrière du wagon mais avec une pancarte indiquant « staff only »… Je vais à la première, relève les volets de la fenêtre et m’installe, enfin tranquille, du moins le crois-je. Car à l’arrêt suivant, le dernier avant le passage « pont de bois », un couple de thaïs s’assoit en face de moi. La femme me dit « May you share the window ? » avec un grand sourire, je réponds « Yes of course ! ». Ça commençait bien, mais la femme se révèle encore pire que la précédente, elle monopolise la fenêtre en permanence, prenant des photos, des vidéos, des selfies, avec son mari , sans le mari, avec une perche télescopique, etc… Je n’en peux plus, et notre guide qui mine de rien observait tout cela, arrive, ouvre la dernière fenêtre du wagon derrière nous et m’invite à m’asseoir à cette fenêtre. Le mari de la femme se précipite alors, mais la guide le rembarre immédiatement, lui demandant de rester avec sa femme, et de me laisser profiter de la fenêtre ! Merci à elle, je suis enfin seul à la fenêtre juste à temps pour prendre la seule photo que je pourrai de l’endroit où j’aurais préféré marcher tranquillement…

Retour à Kan, il est 17h passé mine de rien, la journée a été longue. Je loue un scooter pour la journée de demain, avec un peu de chance car je prends le dernier de disponible après avoir fait trois boutiques. C’est un beau scooter Yamaha avec clef électronique, et surtout un support pour le smartphone sur le guidon, c’est une grande première et c’est vraiment top ! 400 B pour les 24h, du coup je repars avec le scoot, et je vais de l’autre côté du fleuve dans l’espoir de boire une bière tranquille mais il y a un monde fou ! C’est samedi, et il y a un spectacle sur le pont et en face, avec un feu d’artifice, bref, c’est la fête… Je galère vraiment pour trouver où m’asseoir et finit par demander à une famille thaï (ils sont trois) si je peux squatter la dernière place à leur table, ce qu’ils acceptent avec un grand sourire. Le feu d’artifice commence, il y a des spots dans le ciel genre DCA, des drônes qui simulent des avions, et même une locomotive à vapeur qui passe sur le pont… Du grand spectacle ! À un moment, la musique envoie l’hymne thaïlandais, et tout le monde se lève comme un seul homme… Je me lève aussi.

07/12/2025 : Je me lève à 6h30 et retourne au pont de la rivière Kwaï, je veux voir le train de 7h passer dans la lumière du matin, c’est l’idéal ai-je lu quelque part, en plus il n’y a personne. Hélas, c’est dimanche, et il n’y a pas de train ! 🙁 Puis je reviens vers l’hôtel prendre un petit-déjeuner dans un nouvel endroit. Il y a là un anglais totalement ivre, qui enchaîne les bières et les clopes non-stop, racontant je ne sais quoi, et dont le patron du restaurant et sa femme s’occupent gentiment. Ils finissent par le ramener à son hôtel, c’est-à-dire le mien, qui est à 50m de là. En fait le type n’a jamais réussi à rentrer seul dans la nuit, et à échoué devant le restaurant qui l’a découvert là le matin ! À 50m près, il retrouvait sa chambre… C’est un autre anglais, avec qui j’ai discuté plus tard, qui m’a raconté l’histoire… 😆

Puis je pars vers le Wat Tham Suea, un endroit dont j’avais vu des photos et que je voulais absolument voir. Le temple est au milieu des rizières, et sur un léger promontoire, et l’endroit est vraiment magnifique.

L’endroit tiens ses promesses, je trouve d’abord un petit café installé au bord de la rizière, tout est très calme, c’est encore le matin, et l’endroit est magique avec une vue sur la colline et les temples ! Puis je tourne en scooter pour trouver le meilleur point de vue avec la bonne lumière pour prendre en photo ce temple. Ensuite, je vais visiter le Wat Tham Suea proprement dit, perché sur sa colline, il y a un peu de monde, avec un grand Bouddha assez majestueux, un chedi, des pagodes, tout cela dans un espace restreint… L’ensemble surplombant un plaine où coule la rivière Kwaï. Magnifique !

Il est temps de reprendre le scooter et de filer à travers de beaux paysages vers une autre attraction, un arbre géant, qui étend ses très longues branches. Il y a quelques boutiques et restaurants, l’endroit est sympa, mais il est trop tôt pour déjeuner. Je ne reste pas trop longtemps, le temps de faire le tour de l’arbre…

J’ai repéré un autre temple à visiter, et si ce dernier ne me laisse aucun souvenir, il y a une superbe vue sur la rivière, et un ou deux restaurants. Je vais donc déjeuner là, sur une terrasse, avec la boucle de la rivière sur laquelle passent des restaurants flottants tractés par un remorqueur, musique à fond… C’est un peu surprenant, cela nuit à la quiétude du magnifique paysage, mais bon, c’est comme ça, c’est assez marrant en fait ! 😆

Puis je retourne à Kan, passe voir la « Skyline » dont on m’a parlé, mais cette passerelle suspendue au bord de la rivière me paraît une attraction assez bidon, 50 B, et en plus il y a la queue. Je m’arrête plutôt à un petit temple bouddhiste sur la route, assez mignon.

Retour à l’hôtel pour un peu de repos. Je passe aussi à la gare routière puisque demain je pars pour Thong Pha Phum, et je veux vérifier les horaires : à l’hôtel on m’a dit que le bus était à 8h. En fait, le bus est à 9h40 et la dame me dit d’être là à 9h00. Le soir, je vais rendre le scooter, bois une bière dans un café dans le quartier de l’hôtel, et vais dîner au « Smiley Monkey », que m’avait recommandé la nana du Lamphu House à Bangkok quand j’avais réservé mon ticket de bus pour Kan.

Je commande une papaya salad AND AFTER un plat de riz au poulet (j’explique 10 fois de ne pas tout amener en même temps). Comme de bien entendu, et c’est un grand classique, la serveuse m’amène le plat principal en premier ! En fait il ne faut jamais procéder ainsi, et toujours ne commander que le premier plat, si l’on souhaite faire « entrée puis plat », quitte à attendre un peu pour le second plat. Bref, je commence à manger… Une autre serveuse arrive alors (celle qui m’avait pris la commande) avec mon plat de poulet ! En fait, le premier plat apporté (des pâtes) était destiné à une autre table, et je n’avais même pas fait attention à ce qui m’avait été servi, tellement déçu de ne pas avoir ma papaya salad en premier. 😳 Je récupère le bon plat, et la salade arrivera plus tard.

Thong Pha Phum

08/12/2025 : À l’hôtel où je suis à Kan, c’est une jeune fille qui gère, qui parle anglais, mais n’est pas toujours présente, mais son papa (assez âgé) est toujours là, par contre il ne parle pas un mot d’anglais. À la moindre question, il appelle sa fille et vous passe le tel… C’est donc ce monsieur qui m’emmène le matin à la gare routière, super sympa ! Après un petit déjeuner au Punthai Coffee, car c’est finalement le seul endroit pour avoir un vrai café (avec 2 gâteaux et un « french croissant » ce coup-ci). Le bus part bien à l’heure, et on s’arrête à mi-route dans un petit restaurant au bord de la route, où des assiettes sont disposées sur les tables : c’est un petit en-cas « riz-viande » apparemment compris dans le prix du billet (140 B) ! C’est ma foi très bon, et c’est la première fois que je vois ça !

Un petit creux ?

Puis on arrive vers midi à Thong Pha Phoum, petite ville situé à mi-chemin entre Kanchanaburi et Sangkhlaburi. Ça me fait une étape, je privilégie les déplacements de durée limitée, c’est moins fatiguant…

L’hôtel Kiree River est assez loin du centre (15 min de marche), et la dame a l’accueil ne parle pas un mot d’anglais (une chinoise manifestement), par contre la chambre est top, avec un lit king-size (49€ pour deux nuits). Je me repose un peu, puis vais en ville à pied. Un type m’aborde, avec une tête sympa, me demandant mon pays. Je lui répond et en profite pour lui demander où louer une moto ? Il se renseigne autour de lui (il m’explique qu’il ne parle pas Thaï ! c’est peut-être un réfugié birman, je ne sais pas), et j’apprends finalement qu’il faut aller à une station service en dehors de la ville, à 2 kms, pour louer un scoot ! Bon, je me promène à pied dans cette petite ville, repérant les restos éventuels pour ce soir ; à un moment, je veux descendre à la rivière (où se trouve un pont suspendu) par une petite rue, mais un chien commence à m’aboyer dessus, bientôt accompagné par deux de ses congénères… personne dans le coin, je renonce à mon projet et fais humblement demi-tour ! En me promenant, je vois que les gens ne font pas trop attention à moi, et c’est ce qui est bien quand tu es dans des lieux non-touristiques. À peine si quelques jeunes me disent « Hello », il y en a un qui me demande comment je m’appelle, mais c’est plus pour pratiquer l’anglais qu’ils apprennent à l’école j’imagine. Grosso-modo, je passe inaperçu et c’est pas plus mal. Je descend à la rivière par un autre chemin, l’endroit est sympa et il semble s’y tenir un meeting politique, c’est vrai que des élections se préparent dans le pays…

Je remonte dans le centre-ville et demande à un taxi-moto de m’emmener à la station-service. C’est un grand costaud avec une bonne tête… On arrive à comprendre grâce à Google Translate, il sait lire et n’en est pas peu fier : il lit à haute voix la traduction des messages devant ses collègues ! 😎 Je pars donc avec lui, la course est à 30 B sans marchander, ça me paraît plus que correct. Et il m’amène à côté de la station service, car c’est là qu’un type loue des voitures et des motos. Les deux discutent ensemble, et le loueur m’explique qu’il va devoir donner un pourboire au moto-taxi pour lui avoir amené un client. Au moins, tout se passe dans la transparence, et je loue le scooter pour 400 B pour 24h. Le type est très professionnel pour m’expliquer le fonctionnement du scooter, et il m’indique aussi trois endroits à visiter dans le coin. Franchement, Thong Pha Phoum, c’est cool, et on s’y sent bien.

Je repars en moto, et je vais boire une bière au « N’Joy », un bar-restaurant au bord de la rivière, de l’autre côté du pont (je crois que c’est le seul bar de la ville !). Il y a de la musique live, mais c’est le soir. Puis je me mets à la recherche d’un restaurant pour le soir, et il n’y a pas tant de choix que ça… Je finis par en trouver un qui m’inspire, personne ne parle anglais, et il n’y a pas de carte en anglais non plus (d’ailleurs, c’est le cas dans toute la ville, tout est en alphabet thaï, il y a très peu d’alphabet latin, il faut s’adapter). C’est un petit resto tout simple, avec quelques tables, soit on mange sur place soit c’est « à emporter » (formule très utilisée par les thaïs), et ce sont deux jeunes filles qui sont au fourneau. Heureusement, il y a un jeune qui justement attend son « plat à emporter – take-away », et qui me demande dans un bon anglais ce que souhaite manger. Je lui indique un plat que je viens de voir servir à un client , et c’est parti ! Je m’assois, et attends mon plat. Les deux jeunes filles me font de gentils sourires, et quelques minutes plus tard j’ai un super plat que je déguste pour la modique somme de 40 B.

Après un petit yaourt en guise de dessert au 7-Eleven du coin, je rentre à l’hôtel, enchanté de découvrir Phong Pha Phoum. Il commence à faire frais sur le scooter par contre.

09/12/2025 : Grasse matinée ce matin, je me réveille à 8h20 !! Serait-ce la fin du jetlag ? Je prends le petit-déjeuner à l’hôtel (150 B), un mix western-local : soupe de riz, 2 œufs + charcuterie, café, toasts. Tout ça avec une belle vue sur la rivière, le café était bon, ça va !

Je prends le scooter, et je passe devant l’endroit où j’étais descendu du bus hier : je veux vérifier à quelle heure est le bus pour Sangkhlaburi demain. Coup de chance, il y a un bus de la même compagnie d’arrêté, et le chauffeur me confirme qu’il me suffit d’être là demain à midi, et d’attendre le même bus que j’avais pris à Kan, puisqu’il continue sur Sangkhlaburi (on était arrivé vers 12h20 hier). Me voilà rassuré pour demain, vu qu’à aucun endroit il n’est indiqué que c’est ici l’arrêt de bus.

Puis je vais ensuite au barrage, à 10 kms de là, indiqué comme endroit à visiter. Bof, OK, c’est un grand barrage et un bel ouvrage, mais à part ça… pas grand chose à voir ni à faire. Je décide de continuer la route qui longe la lac, et m’arrête quelques kilomètres plus loin dans un café où je prends un « peach tea » devant un très beau paysage.

Je reviens alors vers Thong Pha Phum, mais j’apprendrai par la suite que j’aurais pu continuer la route, qui après avoir contourné l’extrémité du lac, s’enfonce dans la montagne jusqu’à Ban E-Tong, à la frontière birmane, d’où il y a un superbe point de vue ! Mais ça m’aurait fait pas mal de kilomètres en scooter quand même si j’y étais allé dans la foulée. C’est sans doute mieux de s’organiser pour y passer une nuit, et profiter du coucher (ou du lever) de soleil sur les montagnes. Dépaysement assuré.

Mais bon, je reviens à Thong Pha Phoum, passe voir le petit pont suspendu que les chiens m’avaient empêché de voir hier, et file en direction des sources d’eau chaude à Hin Dad Hot Springs, qui se trouvent à 20 kms de l’autre côté de la ville. Le guidage GPS me fait passer par un chemin pour éviter la route, mais entre les trous et le sable, ce n’est pas une bonne idée, au retour je resterai sur la route ! J’arrive sur le site des sources d’eau chaude, je fais un petit tour rapide pour repérer les lieux, il y a quelques boutiques autour du parking, en trouve une qui fait aussi à manger ! L’endroit est très calme et assez authentique, j’avais peur de tomber sur une usine à touristes… Puis je vais aux sources : c’est bien organisé, il y a des cabines pour se changer, l’ambiance est relax et l’endroit assez génial, avec ses bassins d’eau à 42°C et la rivière qui passe juste à côté : on passe ainsi de l’un à l’autre, eau chaude, eau froide. Je fais ça deux fois en restant dix minutes pour chaque bain, le changement est vivifiant !

Quand je ressors de là, je me sens super bien, je bois un café au soleil et je sens à peine le soleil qui tape ! Retour à l’hôtel, repos, puis je vais au temple aperçu ce matin de l’autre côté du pont. Il faut monter tout en haut du promontoire, environ 630 marches, mais la vue vaut l’effort et le temps consacré à la montée ! C’est aussi peut-être mieux au coucher de soleil, ou le matin quand le soleil éclaire les montagnes…

Thong Pha Phoum, adossé à ses montagnes…

Je redescends les 630 marches et retourne en ville, retrouve le moto-taxi d’hier et lui explique que je dois ramener le scooter, et qu’il faudra ensuite me ramener en ville. Aussitôt dit aussitôt fait, je fais le plein avant de rendre le scooter : seulement 50 B d’essence de consommé, cool !

Puis je me promène un peu en ville, et discute cinq minutes avec un américain installé ici depuis 15 ans. Je serais bien resté à discuter avec lui plus longtemps, car il était sympa et très intéressant ; il me parle du développement touristique de la ville, et de l’impact sur la nature environnante, des montagnes derrière la ville qui sont en fait une zone protégée mais qu’ils doivent désormais se battre contre des projets de gros resorts de luxe, où l’argent est roi et permet de passer au-dessus des lois : un combat permanent avec l’aide des associations locales. Malheureusement, sa femme sort alors du magasin et il doit reprendre la voiture et partir, la conversation tourne court !

Je retourne au N’Joy boire une bière, et puis au même resto qu’hier tellement c’était bon et sympa.

Sangkhlaburi

10/12/2025 – Matinée cool, je reste à l’hôtel pour bouquiner et vers 11h30 me dirige vers « l’arrêt de bus » de Thong Pha Phum. Le bus arrive comme prévu et je paie 80 B, direction Sangkhlaburi : environ 2h de route, le bus est très lent dans certaines portions montagneuses. J’ai prévu de rester ici 4 jours, j’ai un bon feeling pour cette ville tout près de la frontière birmane.

Une fois arrivé, je me dirige à pied vers ma guesthouse : je vais finalement être seul dans une petite maison composée de trois chambres au rez-de-chaussée. La jeune fille qui m’accueille, Tee, habite un peu plus loin, elle parle assez bien anglais, et me surclasse en me proposant la meilleure chambre. Tee est très sympa, elle a de gros problèmes de vue : une tumeur qui l’empêche de voir correctement, ce qui lui a fait perdre son travail malgré les opérations qu’elle a subi. On discute de ce qu’il y a à voir et à faire à Sangkhlaburi. Elle me dit qu’elle peut sans doute organiser la visite d’un village Karen avec son frère, peut-être après-demain, cela dépend de lui.

Je pars déjeuner (il est près de 15h et je n’ai rien mangé ce midi) en me dirigeant vers le « wooden bridge ». C’est l’attraction principale de Sangkhlaburi, le plus long pont en bois de Thaïlande, le deuxième en Asie, le plus grand étant en Birmanie. On est d’ailleurs très près de la frontière birmane, et de l’autre côté du pont vivent des Môn, réfugiés de Birmanie. Mais je vais m’arrêter dès le premier resto trouvé, le Birmese Inn, tenu par une femme qui passe son temps au téléphone. Je suis le seul client, et elle me prépare rapidement une salade birmane pleine de saveurs et très bonne. Je lui demande si elle est birmane, elle me répond 50/50, mais ne semble pas vouloir discuter plus que ça. Je n’insiste pas, et retourne à ma guesthouse me reposer un peu, j’irai sur le fameux pont en fin d’AM.

Je ressors vers 17h et me dirige cette fois vers le fameux pont. L’ambiance y est sympa, c’est un lieu hautement touristique, avec plein de gamins Môn qui attendent les touristes pour leur vendre des guirlandes de fleurs ou des bricoles, se faire prendre en photo, et glaner un petit pourboire. Mais tout est fait avec beaucoup de gentillesse, de beaux sourires, et même avec du recul et de l’humour :

Un gamin se fait engueuler par sa mère après avoir dit un truc en me montrant du doigt ; n’ayant évidemment pas compris ce qu’il a dit, je demande à la maman ce qui se passe : c’est le drapeau cambodgien sur mon bob qui pose problème ! Avec la situation très tendue entre les deux pays en ce moment, je me rends compte que c’est vraiment une très mauvaise idée que de se balader avec ce bob sur la tête ! Je me sens un peu con, je n’avais pas du tout pensé à ça… Je vais le mettre au fond du sac jusqu’à ce que je quitte la Thaïlande. Se promener sur ce pont est vraiment cool, l’endroit ne manque pas de charme, dans une ambiance bon-enfant.

Je bois une bière à l’entrée du pont, en attendant le coucher de soleil. Tout le monde est cool, souriant, on se croirait presque en Birmanie… il me semble en tout cas que l’on en sent l’influence.

Je remonte alors vers le centre-ville et le night-market, et je vois qu’un chien me suit tout du long, soit environ 2 kms ! Déjà quand je buvais ma bière, le patron était venu me demander si c’était mon chien !? J’ai l’impression qu’il se sert de moi pour traverser des territoires inconnus : dès qu’il se fait chasser ou qu’il y a d’autres chiens, il se rapproche de moi, sinon il fouine un peu partout, sans jamais trop s’éloigner de moi, et m’attend si je m’arrête…

Une fois arrivé au night-market, j’arrive à m’en débarrasser en m’arrêtant près d’un autre chien… Il n’ose pas s’approcher, et je profite de la foule pour partir ensuite dans la direction opposée… 😆 Je croise trois français qui sont venus en moto depuis Kanchanaburi, et on discute un peu mais pas plus, le courant passe moyen, ils ont l’air occupés et un peu distants, peut-être aussi fatigués de leur périple.

Je vais dîner au « Sangkhla Food », un restaurant que j’avais noté en lisant VoyageForum, mais c’est un peu bizarre : la salle est vide, la clim à fond (j’ai presque froid), et le menu est un peu cher à mon goût. Mais soit, je choisis un « spicy beef » avec du riz, mais c’est en fait une salade et le bœuf est froid. Heureusement, c’est bon et la viande est bien épicée (j’avais demandé « medium spicy » mais je pense que la viande a mariné dans les épices). Je me régale tout de même, le tout pour 190 B.

11/12/2025 – Je me lève à 6h15 et pars vers le pont pour voir la cérémonie religieuse (le tak bat) côté Môn : la quête d’aumônes des moines. Il y a beaucoup de monde, et les thaïs ont pour la plupart revêtu un costume typique et acheté des offrandes pour les moines. L’ambiance est calme malgré le monde, les moines arrivent en procession et récoltent les offrandes. Je ne regrette pas de m’être levé tôt !

Une fois les moines passés, la foule se disperse tranquillement, et je prends un petit-déjeuner au « Thaï cafe & Gallery », super bien organisé pour préparer des plats à la foule venue en nombre : impressionnant, je verrai plus tard qu’ils ferment après, leur journée est faite ! Pour moi, ce sera 2 œufs, 2 toasts beurrés, et un café (80 B), ce qui se rapproche le plus d’un petit-déjeuner à l’occidentale !

Je retourne alors à la chambre me reposer un peu (il est encore tôt), puis reviens de l’autre côté du pont pour aller voir le grand Bouddha sur la colline, et le Chedi Puttha Khaya, une grande tour carrée, et dorée.

Ça fait un grande balade à pied, surtout en étant revenu à la chambre après la cérémonie ! Il faut trouver le bon chemin, puis grimper la colline pour arriver au grand Bouddha, mais la vue de là-haut est magnifique, et on aperçoit le Chedi sur la gauche. Au retour, je m’arrête déjeuner dans une toute petite gargote tenue par une vieille femme, je ne sais plus où j’avais lu qu’on y faisait de la cuisine typique Môn. La vieille dame ne parle pas un mot d’anglais bien sûr, mais avec le voisin (qui fait de la soudure sur une remorque juste à côté), on finit par se comprendre à peu près. Je me retrouve avec un bol de « yellow noodles » avec des lentilles corail dans une sauce coco-curry, avec peut-être un tout petit peu de viande (pour le goût de la sauce), des oignons et un demi-œuf dur… C’est franchement délicieux, je me régale, et le goût des lentilles corail me titille les papilles très agréablement.

Khow Suey végétarien

Quand je veux payer, une femme plus jeune est arrivée, qui ne parle pas anglais non plus, je donne un billet de 100 B, elle me rend 80 B ! Le plat ne coûte que 20 Baths !! Je n’en reviens pas… J’essaie de connaître le nom du plat, mais c’est impossible de communiquer, même avec Google Trad’, où il faut d’ailleurs que je choisisse le birman comme langue, car la dame ne parle pas Thaï ! Après quelques recherches perso, ce serait apparemment un plat birman appelé « Khow Suey », que l’on fait normalement avec du poulet, et j’imagine que là c’est la version végétarienne (ou à prix bas !). Je referai cette recette à la maison, c’est plus que certain ! J’ai trouvé cette vidéo sur le net, après il faut l’adapter en version végétarienne si on le souhaite.

Je repars vers ma guesthouse, m’arrête prendre un café et un gâteau sur la route. J’aime bien ce côté Môn du pont de Sangkhlaburi, l’ambiance y est différente, très calme… J’arrive finalement à la chambre, j’ai du marcher 7 ou 8 kms ce matin !

L’après-midi, je vais me renseigner pour les bus : il n’y qu’une seule destination possible, c’est Kanchanaburi, avec un départ toutes les 30 minutes, on réserve la veille pour le lendemain. Je repère aussi un lavomatic près de ma guesthouse pour laver le linge, j’irai demain ou samedi. Puis je vais à la P. Guest House, les seuls à louer des scooters (200 B/jour). J’avais failli louer une chambre ici (c’est LA guesthouse du coin, très réputée), mais c’était un peu compliqué avec leurs disponibilités (changement de chambre, tarif différent), et j’avais laissé tomber. Mais j’ai oublié de prendre mon passeport pour louer le scooter ! Ras-le-bol de marcher, je loue un moto-taxi pour faire l’aller-retour ! Et comme l’endroit est chouette, avec une belle vue sur le lac (mais tout de même un peu loin du pont), je prends une bière sur la terrasse, avec le coucher de soleil.

Retour au night-market, qui est assez petit mais très sympa. Je bois un jus de fruits-légumes frais en guise d’apéro, et achète 2 petits gâteaux au chocolat pour le dessert (20B), avant d’aller dans un resto que j’ai repéré entre le pont et le night-market, et où il y a plein de monde. Je me régale d’un chicken curry + rice, mais le service n’est pas très souriant pour une fois, sans doute la rançon du succès, c’est vrai qu’il y a du monde à servir. Tee m’appelle sur WhatsApp pour me dire que le chambre que j’occupe est finalement louée, et que je devrai en changer. On se cale pour faire ça demain midi, et on finalise la visite dans le village Karen pour après-demain : 30 minutes de route, 1/2 journée, 1000 BTH (~27€). Je rentre à la chambre, il y a un jeune couple de thaïlandais qui finissent de dîner devant leur chambre. On échange quelques mots mais ils ne parlent pas anglais ou si peu, lui semble vouloir échanger, mais sa copine lui fait comprendre de laisser tomber et me souhaite une bonne nuit !

12/12/2025 – Aujourd’hui, c’est une journée relax de prévue. J’ai le scooter, mais pas envie d’aller à la frontière birmane voir le « Three Pagoda Pass » : c’est trop loin et en fait il n’y a pas grand chose à voir ou à faire là-bas. En plus, Tee m’a dit que demain, si on a le temps, on pourra peut-être y passer moyennant un petit supplément (200B). Elle est un peu gênée quand elle parle d’argent, je sens que c’est son frère qui fixe le tarif.

Je retourne prendre mon petit-déjeuner de l’autre côté du pont, j’avais trop aimé l’ambiance, et j’arrive bien après le tak bat cette fois. En revenant, je fais le tour en barque des trois temples immergés (lors de la construction de cette immense retenue d’eau) et de celui resté accessible : c’est une des attractions de Sangkhlaburi, incontournable. En fait, tout dépend de la saison et du niveau de l’eau, qui décide de la partie immergée ou non. En ce moment, l’eau est assez haute, les temples immergés le seront vraiment, pas grand chose à voir en fait, mis à part le temple toujours accessible sur son îlot. Mais le vieux qui pilote la barque connaît bien son boulot, et me fait passer aux bons endroits afin d’apprécier tous les points de vue, notamment en passant devant le Bouddha géant et le Chedi.

Au retour, je laisse 500 B au vieux alors que j’avais négocié 400 B, du coup il est super content ! Je reviens à la chambre et prépare mon sac pour le changement de chambre, c’est rapide et à mon retour, je le retrouverai dans la chambre d’à côté. Je reprends le scooter et vais visiter le Wat Wang Wiwekaram que j’avais zappé hier. Le temple mérite le détour, il y a pas mal de choses à voir et visiter :

À l’intérieur de la pagode principale, des scènes de la vie du Bouddha sont peintes sur les fenêtres. Je prends mon temps pour les regarder une à une, j’aime bien ces peintures assez naïves et les scènes représentées : je reconnais un lieu en Birmanie (le Rocher d’Or), quand d’autres me laissent plus perplexe :

Comme je ne suis pas loin, et que c’est l’heure, je retourne manger au petit resto Môn d’hier, et je reprends le même plat nouilles-lentilles, c’était trop bon ! L’après-midi, c’est relax, je bouquine pas mal, et je me promène un peu pour profiter du scooter, mais il n’y a pas grand à voir ou à faire, à part les sourires des enfants !

Le soir, retour au night-market, je trouve un petit resto, et dîne d’un plat de nouilles (encore) mais avec pas mal d’herbes, de cacahuètes écrasées, un peu de charcuterie et de légumes, l’ensemble est vraiment très bon, tout ça pour 50 B, c’est franchement d’un super rapport qualité/prix.

13/12/2025 – Je vais prendre mon petit-déjeuner au Punthaï Café le plus proche (un bon café Americano, croissant et brownie), puis on part avec Tee et son frère Wood (ce sont leurs nicknames) pour le village Karen à quinze kilomètres (Ban Sanepong). Ils achètent avant de partir quelques paquets de produits alimentaires manufacturés au 7-Eleven du coin pour offrir là-bas, puis on part dans la zone protégée. Arrivés au village, il n’y a pas grand chose à voir en fait, mais c’est assez authentique. Les villageois vivent un peu à l’écart de la ville, mais peuvent aussi bien y travailler et faire l’aller-retour tous les jours. La région a financé un pont sur la rivière, il y a une école dans le village, et c’est d’ailleurs la fête ce jour là, avec des jeux organisés pour les grands comme les petits. Avec Tee, on visite deux familles, avec qui je peux discuter et poser des questions par son intermédiaire. L’intérieur des maisons est assez vide en fait, peu ou pas de meubles (à part le lit), c’est assez surprenant. J’ai l’impression qu’ils ne sont pas malheureux dans ce village, loin de la ville certes, au milieu de la forêt et d’une nature sauvage, mais la vie a l’air d’y être paisible, en communauté. Cela a ses avantages et ses inconvénients.

Puis on reprend la voiture et Wood accepte de nous emmener au trois pagodes, à la frontière birmane. Tee me demande ce que je pense du prix de la « sortie », je lui dis que c’est correct (même si je trouve ça un peu chez tout de même, mais elle est tellement sympa), je lui explique que j’ai payé 1500 B à Kanchanaburi pour une sortie à la journée, avec plusieurs lieux de visités. À elle de faire la comparaison si elle le souhaite, je suis désormais certain que c’est Wood qui décide de tout ça.

Comme attendu, pas grand chose à voir, les 3 pagodes sont vraiment un lieu symbolique, qui ne vaudrait pas le détour si ce n’était le point de passage de la frontière, un col, et les trois pagodes commémorent une bataille siamo-birmane… Il y a aussi un petit marché si l’on veut acheter des produits du Myanmar, mais rien de très intéressant. Il y a des fleurs « birman style » par contre, que semblent apprécier les thaïlandais. Et justement, dans l’arrière-boutique d’une fleuriste, Tee me montre une porte (ouverte) et me dit : « de l’autre côté, tu es en Birmanie ! » Eux ont le droit d’y aller, Tee est d’origine birmane… Moi ça me fait rêver de me dire que si je franchis cette porte, je me retrouve en Birmanie ! Mais bien sûr, je n’ose pas le faire, même d’un pas…

Au retour vers Sangkhlaburi, on commence à parler cuisine avec Tee, je lui demande si elle a des recettes, mais m’explique qu’elle fait la cuisine « comme ça », comme sa mère lui a appris… Elle me vante la salade de feuilles de thé, que je ne connais pas. Elle promet de me faire goûter à notre retour. Elle me dépose à la guesthouse, puis revient 20 minutes plus tard avec une assiette de la fameuse salade, et un peu de riz ! Comme il est près de 14h, cela fera mon déjeuner, et ma foi je me régale, cette salade est délicieuse. Plus tard, je discute avec Tee de sa composition, et elle me montre le sachet de condiments tout préparé qu’elle utilise : il contient un sachet de feuilles de thé fermentées, et un autre de cacahuètes, pois, épices… Le reste est assez simple : tomates, chou, piment, ail, citron. J’ai depuis refait cette recette à la maison, ayant ramené quelques sachets de mon voyage. Voir cet article.

L’après-midi, c’est repos, je vais au Lavomatic donner mon linge : c’est cool, il y a une nana a qui tu remets ton linge, et tu repasses plus tard le récupérer. Tu paies 90 B pour la lessive et le service. Je vais aussi réserver mon billet de bus pour demain, retour à Kanchanaburi (190 B), et je passe à un ATM faire un peu de liquide, les banques étant fermées. Le soir, je veux aller manger de l’autre côté du pont, dans le quartier Môn, dans un petit resto que j’ai repéré, mais tout est fermé, le quartier a l’air plus que calme le soir, je ne vois rien d’ouvert. Je retraverse le pont, et prend un tuk-tuk (ras le bol de marcher) pour rejoindre le night-market. J’y mange du porc grillé + riz + eau pour 50B ; c’est samedi soir, il y a du monde, et un spectacle avec des danseuses en costume traditionnel mais sur une musique qui l’est moins ; voilà un aperçu de l’ambiance :

Puis en rentrant à la guesthouse je trébuche en manquant de me tordre la cheville, et m’étale par terre de tout mon long ! Dans le noir, à force de monter et de descendre du trottoir, avec les deux roues qui passent, j’ai fini par louper le caniveau… Je m’en sors avec quelques égratignures, ça va, mais ce n’est pas beau de vieillir ! 😉

Kanchanaburi (2)

14/12/2025 – Le bus part à 10h ce matin, j’ai réservé à la même GH de Kan, et demandé via WhatsApp à la gérante de vérifier mon plan pour rejoindre Uthai Thani. C’est une ville au nord de Kan, mais sans liaison directe. J’avais eu des infos avant de partir sur ForumVoyage, me disant de prendre le bus pour Chiang Mai, et de descendre à Chainat, et de là, rejoindre Uthai Thani. La gérante me confirme que c’est la bonne façon de faire. Tee me fait ses adieux, un gros hug, elle est vraiment sympa ! Je suis très content de mon séjour à Sangkhlaburi, il n’y a pas énormément de choses à faire, mais l’ambiance y est cool, et on sent l’influence de la Birmanie, et ça m’a fait bien plaisir. Quel dommage de plus pouvoir visiter ce pays !

On arrive vers 13h30 à Kan, je vais direct voir le guichet de bus pour Chiang Mai, mais je ne peux prendre le ticket dès maintenant, sinon je paie le tarif jusqu’à Chiang Mai. La dame m’explique que je dois venir à 6h du matin, et que là, je pourrai avoir un ticket pour Chainat! Ah les mystères des tickets de bus thaïlandais, ce ne sera pas la dernière fois du voyage où l’opération se révélera compliquée… OK pour demain 6h alors !

Je traverse la rue vers un magasin de tel car je me suis rendu compte que j’ai oublié mon chargeur et mon câble de tel à Shangkhlaburi. 🙁 Je trouve un chargeur avec prise USB-C (tel) et USB-A (liseuse) avec prise électrique locale bien sûr pour 450 B. Puis je prends un moto-taxi pour m’amener à l’hôtel. Je pose mon sac et file déjeuner au resto vegan où j’étais déjà allé. Je vois qu’ils donnent des cours de cuisine, et comme je pars demain, je demande si je peux acheter les recettes ? On me dit OK pour 200 B la recette. C’est un peu cher, mais j’en choisis 5 sur la carte du restaurant, et je reçois les recettes par mail au format PDF. Bon, on verra à la maison, les recettes ont l’air assez simples, je verrai ce que ça donne une fois rentré.

Le soir, je retourne au pont de la rivière Kwaï avec l’idée de profiter du night market, mais surprise, tous les stands ont disparu, et pas de night market (ce ne dois pas être le bon jour). Pas grave, je trouve un resto un peu plus loin, et dîne d’un excellent « cashew nuts chicken with rice », le poulet est cuit à la perfection (il est souvent trop cuit et trop sec), et je me régale, le tout accompagné d’une bonne bière. Retour à l’hôtel où je prépare tout pour demain car il va falloir se lever tôt, et je ne sais pas trop comment je vais aller à la gare routière, à pied c’est assez loin mais pas infaisable. Le papa de la gérante, un vieux monsieur, me dit qu’il va m’emmener, mais j’ai un gros doute qu’il soit levé à 5h et quelques du matin, et je ne vais pas l’attendre au risque de louper mon bus.

Super première quinzaine, je n’ai pas vu le temps passer, et je suis prêt à aborder la deuxième partie, soit la traversée de l’Isan vers l’Est et la frontière laotienne.

La suite bientôt !