Asie du Sud-Est 2025 – Retour de voyage

Après le départ en voyage vient le retour de voyage, c’est bien normal. Je suis donc parti deux mois et demi, et j’ai passé un petit mois en Thaïlande pour commencer, suivi de trois semaines au Laos, puis deux semaines au Cambodge, et enfin retour en Thaïlande pour les deux dernières semaines.

Itinéraire

Tout s’est super bien passé, et j’ai pu suivre l’itinéraire prévu à une seule exception près (ce qui est déjà pas mal en soi) : j’ai du en dévier entre Roi Et et Nakhon Phanom, à l’Est de la Thaïlande, juste avant d’arriver au Laos. Nous approchions des fêtes de fin d’année et impossible de trouver un ticket de bus entre ces deux villes, ni un hôtel à un prix abordable à NP. J’ai fini par aller à Mukdahan (un peu plus au sud) en taxi (Bolt) pour m’en sortir ! Et je ne l’ai pas regretté, cette petite ville s’est révélée très sympathique. De là, j’ai pu quelques jours plus tard arriver à Thakhek au Laos en ne faisant qu’un bref passage à Nakhon Phanom.

Le changement (minime) d’itinéraire (en vert).

D’ailleurs, au sujet de ce parcours, je dois remercier Songsam sur Voyage Forum qui m’a bien aidé et conseillé pour établir la partie Thaïlandaise de cet itinéraire. Ses conseils se sont révélés précieux et très utiles.

Durée

Je l’avais donc un peu réduite par rapport au précédent voyage en passant de 3 mois à 2 mois 1/2 cette année. C’était pas mal, mais j’aurais du m’organiser un peu différemment : en fait, quand j’ai terminé cette belle boucle, il me restait encore 2 semaines ; j’ai donc enchaîné 5 jours à Kep puis après le retour en Thaïlande, 10 jours à Ban Phe, tout ça au bord de la mer, en mode « farniente ». J’avoue que c’était un peu long, et je commençais à compter les jours à la fin.

Réflexion faite, j’aurais du commencer le voyage par une semaine cool en bord de mer (c’est toujours agréable), puis entamer mon périple, et enfin terminer par une semaine du même genre. Le temps de farniente aurait ainsi été mieux réparti et j’en aurais ainsi mieux profiter je crois.

Description rapide

Thaïlande 1 : Je suis globalement très satisfait de mon parcours en Thaïlande. J’ai commencé par Katchanaburi (le pont de la rivière Kwaï) et je ne savais pas trop à quoi m’attendre (un lieu trop touristique ?). Ce ne fut pas le cas, la petite ville reste agréable, et il y a de pas mal de trucs à voir et à faire. J’ai adoré pousser plus loin vers l’Ouest, à Thong Pha Phum d’abord, et surtout à Sangkhlabhuri ensuite, tout près de la frontière birmane : cette dernière ville mérite le détour, j’y ai trouvé beaucoup d’authenticité et de gentillesse. Cette remarque est d’ailleurs valable pour le reste du parcours, traverser l’Isan en passant par de petites villes par forcément touristiques mais sympathiques me laisse de très bons souvenirs.

Laos : Je suis retombé sous le charme du Laos que j’avais un peu oublié. Le pays est magnifique, avec ses paysages montagneux, et les gens d’une gentillesse à toute épreuve. J’ai particulièrement aimé Kong Lor, où j’ai passé le réveillon. Cet endroit est magnifique, entouré de montagnes, et où la route s’arrête. Un endroit hors du temps.

Kong Lor, ses montagnes, et ses cultures de tabac

J’ai aussi beaucoup aimé Savannakhet. Ces deux endroits sont dans le centre du Laos. Dans le Sud, j’ai bien aimé revenir à Paksé, et un peu moins à Dong Khon (4000 islands) : les prix ont grimpé, on sent que les gens profitent de la manne touristique, et je n’ai pas retrouvé l’ambiance d’il y a quelques années ; le point de bascule est franchi, à mon avis.

Street-Art dans la vieille ville de Savannakhet

Cambodge : J’ai retrouvé des endroits où j’étais déjà allé, mais j’ai tout de même bien apprécié les villes le long du Mékong, comme Stoeng Treng, Kratié et Kampong Cham, où l’on retrouve un Cambodge authentique et tranquille. Phnom Penh est toujours aussi pollué et son trafic insupportable. Kep est assez surprenant, une ville sans plan d’urbanisme apparent, et je me demande encore où est le centre ville ! 😉 Mais c’est calme et j’ai apprécié l’endroit.

Monument hommage au traité France-Siamois à Stoeng Treng…

Thaïlande 2 : J’ai passé l’essentiel de cette dernière partie à Ban Phe, à trois heures de bus de Bangkok, le long de la plage, à passer des jours tranquilles (je ne suis même pas allé à Koh Samet). De retour à Bangkok, j’ai été surpris par le niveau sonore du trafic routier incessant qui s’ajoute à la pollution : ces grandes villes en Asie sont vraiment problématiques à ce sujet. J’y ai retrouvé la fille d’une amie et le frère de cette amie qui vit à Bangkok depuis des années et nous avons passé une très agréable soirée, ainsi qu’une belle journée à Chatuchak Market : être avec quelqu’un qui connaît le pays et qui parle Thaï, cela change beaucoup de choses…

France : le retour s’est très bien passé, j’en étais même surpris ! (il y a deux ans, c’était catastrophique) : cette fois, passage de la douane rapide, récupération des bagages quasiment sans attente… mais que se passe-t-il, suis-je bien en France ? 😉 J’ai vite été rassuré, le RER B était tout de même indisponible en raison des intempéries, et certains trains vers la Bretagne étaient même supprimés. Mais j’ai pris un taxi Bolt pour me rendre à Montparnasse (41€) et mon train était maintenu, j’ai donc pu arriver à Rennes sans encombre.

Réflexions sur le voyage

Comme je le disais, j’ai beaucoup aimé Laos. Même si les routes sont toujours aussi pourries, le pays et ses habitants méritent le détour.

Dans l’ensemble, j’ai privilégié des endroits non touristiques, et je ne le regrette pas. Même s’il y a moins de choses à visiter, le contact avec les gens est plus naturel, les voyageurs croisés sont plus enclins à engager la conversation, et j’en garde de très bons souvenirs que ce soit en Thaïlande, au Laos ou au Cambodge. À ce sujet, j’ai aimé mon circuit, le fait de prendre un bus tous les trois ou quatre jours pour de petites étapes (à mon rythme afin de ne pas fatiguer), d’arriver dans une petite ville de province, de la découvrir tranquillement, visiter ce qu’il y a à voir, repérer un bon resto, trouver un endroit pour boire une bière le soir… Tout cela au rythme local, je n’ai pas vu le temps passer. 😎

Les zones trop touristiques m’ont souvent déçu voir énervé, ce n’est pas une nouveauté, mais cela s’est confirmé une fois de plus.

J’étais parti avec une réflexion en tête : l’hypothèse de venir m’installer en Asie pour y passer ma retraite. Il fait beau, les gens sont souriants, la vie n’est pas chère… Beaucoup de gens se laissent tenter, j’en ai d’ailleurs croisés quelques uns, avec qui j’ai pu discuter. Je pense avoir trouver ma réponse : ce n’est pas pour moi !

Pour plusieurs raisons, la première étant l’écart culturel : si c’est pour vivre « hors sol » et me contenter de retrouver les français du coin qui ont fait le même choix, je trouve ça plutôt nul (je l’ai observé plusieurs fois). Et apprendre le Thaï, je ne me sens pas capable de faire cet effort à mon âge.
Il ne faut pas non plus enjoliver ces pays, j’ai pu encore voir la pollution et les déchets plastiques omniprésents (dès que l’on sort un peu des axes les plus fréquentés, c’est vite l’horreur, proche de mini décharges sauvages, partout). Quant aux protections des citoyens, aux lois de protection de la nature… là-bas, l’argent est roi et si un « resort » doit être construit en dépit de la zone à priori protégée… la décision sera vite prise. J’ai pu voir ça à Rabbit Island (Koh Tonsay), en face Kep : cette petite île vit ses derniers jours de tranquillité, de gros travaux sont en cours, et le tour de l’île que j’ai fait à pied s’est déroulé en grande partie sur des voies tracées au bulldozer… 😥

Bref, ce voyage m’a permis de mettre mes idées au clair sur le sujet. Ce n’est pas pour moi, en plus j’aime la Bretagne et en particulier le Finistère, l’endroit où je vis, ma maison… Aller vivre là-bas sans autre motivation que le soleil et le sourire des gens serait je crois illusoire.

Guide de voyage et AI

Sinon, première fois que je pars sans guide de voyage. J’ai utilisé le smartphone et internet la plupart du temps, et quelque fois l’AI pour savoir quoi visiter dans telle ville : c’est assez pratique, cela présente un résumé assez clair en mode texte, c’est plutôt efficace. J’utilisais Euria, proposé par Infomaniak, mon hébergeur, une AI qui respecte la vie privée et propose une application android.

Chose amusante, tout allait bien en Thaïlande, mais une fois passé au Laos puis au Cambodge, l’application ne fonctionnait pas, je devais alors activer mon VPN pour pouvoir l’utiliser. J’ai demandé à Infomaniak la liste des pays ainsi bloqués, et pour quelle raison.

Cuisine

Je n’ai pas suivi de cours de cuisine cette fois-ci. Il faut dire que je n’ai pas encore réalisé toutes les recettes apprises il y a deux ans, alors bon… 😥

J’ai tout de même récupéré quelques recettes d’un restaurant végétarien, qui proposait des cours, mais comme je quittais la ville le lendemain, j’ai demandé si je pouvais acheter les recettes, et j’en ai choisi cinq dans le choix proposé (200 THB la recette, soit 5 euros, ce qui est assez cher, mais bon, quand on aime…).

J’ai aussi pu goûter quelques plats originaux qui m’ont bien plu, et que je vais tenter de reproduire.

Comme cet excellent petit-déjeuner Vegan scramble à Kratié, composé d’ail sauté, gingembre et piment doux, tofu brouillé mélangé avec du curcuma, poivre noir et herbes de saison, servi sur un morceau de baguette toasté :

Il y a aussi une recette de tofu farci au porc dans une sauce tomate que j’ai goûté à Paksé qui m’a tapé dans l’œil (ça m’a rappelé nos tomates farcies). Apparemment, en cherchant sur le net, c’est une recette vietnamienne, le « Dau Hu Nhoi Thit Sot Ca » (Tofu Stuffed w/ Pork in Tomato Sauce). Je vais sûrement essayer de la réaliser, en plus c’est plutôt original pour étonner les amis ! Exemples de recettes : ici, , ou encore .

Enfin cette recette birmane de salade aux feuilles de thé fermentées (laphet) que j’ai pu goûter à Sangkhlabhuri, pour laquelle j’ai ramené quelques sachets qui en facilitent la réalisation, et dont j’ai même trouvé (magie d’internet) sur le net une recette utilisant ces sachets ! Je l’ai faite hier, c’est très bon, un peu piquant comme il se doit, et on comme peut assez facilement tout faire soi-même, je vais m’y pencher sérieusement un de ces jours (en cherchant sur le net, j’ai pu trouver les recettes ici ou ).

Voilà pour ce premier retour, il me reste à écrire mon journal de voyage, en essayant d’être plus rapide que la dernière fois : je l’ai terminé juste avant de partir, soit 2 ans après le voyage en question…

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