Shibumi – Trevanian

Shibumi - Trevanian Un roman culte, comme le claironne le bandeau ? justifié par le chiffre de deux millions d’exemplaires vendus ? J’aurais du me méfier !

Bon, je cherchais un roman facile pour le mois d’août, genre bon polar… D’après le quatrième de couverture, le héros est un maître du jeu de Go, élevé au Japon, formé aux arts martiaux, et tueur professionnel. On peut même y lire : «Shibumi, le chef-d’œuvre de Trevanian, est un formidable roman d’espionnage et une critique acerbe de l’Amérique». Cela semblait correspondre à mes besoins, et si en plus il s’agissait d’un livre culte, alors…

Hélas, les promesses n’ont pas été tenues. S’il s’agit d’un livre culte, alors peut-être pour les ados en quête de héros invincibles et de jugements à l’emporte-pièce sur la méchante société pourrie par des gens très puissants qui domine le monde tout en restant dans l’ombre…

Quant à la critique acerbe de l’Amérique, on repassera. D’ailleurs, tout le monde en prend pour son compte (anglais, français, palestiniens, israéliens, basques, etc…) : la critique est tellement facile quand on est prêt à dire n’importe quoi !

Car que de poncifs dans ce roman au style souvent pompeux et aux jugements à deux balles… Vraiment ça ne vole pas haut, pas plus haut que l’intrigue qui ne vaut vraiment rien à mes yeux. La seule partie vaguement intéressante est celle de l’enfance du héros Nicholas Hel. Une autre partie peut également valoir d’être lue si vous êtes amateur de spéléologie (et encore, le niveau des remarques de son truculent compagnon basque risquent de vous lasser)…   Sinon, je ne vois pas.

Sur la page wikipedia de l’auteur, on peut lire :

« J’étais obligé de donner à mon éditeur un nouveau livre. Un autre « Trevanian ». J’ai avalé cette pilule amère, et décidé d’écrire encore un livre dans le genre « super-espionnage »…

Bon, ben voilà, on a tout compris.

Trevanian (1931/2005) est l’un des noms de plume de l’écrivain américain Rodney William Whitaker. Il semble habitué aux best-sellers, et a mené une vie retirée dans le pays basque, refusant tout entretien ou photos. Un de ses romans a été porté à l’écran : La sanction (The Eiger Sanction).

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