Les indiens attaquent !

connexion entrante

Hier soir, au moment d’aller me coucher, je m’aperçois (grâce à Conky) que quelqu’un essaie de se connecter sur mon PC !

Mais que se passe-t-il ? 🙄

Le port 22 étant celui de SSH (voir le fichier /etc/services), ma première réaction est d’arrêter mon service SSH.

sudo service ssh stop

Le service SSH permet de se connecter à distance sur mon PC. Comme tout service, c’est donc « une porte », et il suffit d’avoir la clef (nom utilisateur/mot de passe) pour rentrer. Il faut donc faire attention…

Je m’en sers très peu. Pour m’amuser, je l’avais fait du boulot à travers un tunnel HTTP… et d’autres fois, pour que des amis récupèrent de gros fichiers, cela peut aussi être utile. Sinon, j’avais presque oublié qu’il tournait !

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Clisson

Accéder à l'album Sur la route, en revenant des Charentes, Eric me fait visiter Clisson, sur la Sévre Nantaise, ancienne place forte faisant partie des Marches de Bretagne.

Pratiquement détruite après la révolution, deux frères amoureux de l’Italie vont s’y établir au XIXe siècle, et la rénover en lui donnant le style Toscan. Clissson a aussi été immortalisée par la chanson de Gilles Servat : « La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et Clisson… »

Le résultat est plus que charmant, avec le château qui domine la vallée.. Il doit y faire bon vivre…

Voyage au Congo – André Gide

Voyage au Congo - André Gide Cette fois, direction l’Afrique équatoriale au début du siècle (1926), où André Gide et Marc Allégret vont passer presque un an entre le Congo et le Tchad, en pleine époque coloniale.

C’est d’abord un vrai journal de voyage, tenu au jour le jour, aux phrases parfois courtes, comme autant de petites touches esquissant la faune et la flore exotiques qu’il découvre autour de lui. Mais d’une manière générale, c’est très bien écrit, le vocabulaire précis, et les observations très pertinentes. Pas de doute, c’est un grand écrivain, très cultivé.

Et très vite le récit se transforme en une critique du colonialisme et du sort fait à la population locale. L’auteur va se trouver confronté à des injustices flagrantes (et amené à prendre parti), à l’exploitation faite par les Grandes Compagnies Concessionnaires venant piller le pays sous le prétexte d’y apporter le développement, et où l’État Français n’assume pas sa responsabilité.

Sans dénoncer totalement le colonialisme (l’apport de la civilisation peut justifier les sacrifices de la population locale), il pointe les dérives et leurs causes, ce qui déclenchera une polémique à son retour en  France, la droite voyant là une attaque des intérêts de la nation.

En extrapolant, on se rend compte que rien n’a vraiment changé sur ce sujet, même si les pays ont acquis leur indépendance depuis. Beaucoup de remarques seraient encore totalement d’actualité… la motivation principale restant la même : le profit !

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Rochefort

Accéder à l'album Troisième et dernier jour en Charentes, on part à Rochefort visiter la Corderie Royale, où Louis XIV faisait construire ses bateaux. Le bâtiment, totalement rénové à l’identique (pour l’extérieur) fait 374 mètres de long, ceci afin de pouvoir y faire d’une pièce les plus longs cordages.

Après déjeuner, on visitera la maison de Pierre Loti : pas de photos (c’est interdit) mais ça vaut le coup, chaque pièce reflétant l’imaginaire de ce grand voyageur. À noter qu’il faut absolument réserver, sauf à profiter au dernier moment d’un désistement, ce qui nous est arrivé ! 😉

Puis on va à l’embouchure de la Charente, où se trouvent de nombreux forts, dont Fort Boyard, qui protégeaient l’embouchure du fleuve et la Corderie par la même occasion. Tout cela sous un ciel très gris, ce qui ne donne pas une très belle lumière.

Qui a tué Palomino Molero ? – Mario Vargas Llosa

Qui a tué Palomino Molero ? - Mario Vargas Llosa Comme l’annonce le titre, il s’agit d’un roman policier, où l’originalité de l’histoire tient essentiellement au fait qu’elle se déroule au Pérou, dans la petite ville de Talara.

Les moyens de la gendarmerie sont très limités,et quand le seul taxi de Talara n’est pas libre, il faut faire du stop pour aller à la ville d’à côté pour les besoins de l’enquête… et parfois revenir à pied ! Pour les trajets plus courts, il y a le cheval ou la bicyclette.

Lituma, un jeune gendarme du coin va suivre l’enquête de l’expérimenté lieutenant Silva, qui maîtrise l’art d’obtenir des informations sans jamais poser de questions directes. Il est en outre obsédé par les rondeurs de Doña Adriana, la patronne du troquet où ils prennent leur repas.

Assurément le lieutenant était un homme droit et c’est pourquoi Lituma avait pour lui, outre de l’estime, de l’admiration. Il était fort en gueule, porté sur le verbe haut et la boisson, et lorsqu’il s’agissait de la grosse buvetière il perdait les pédales. Cela dit, Lituma, tout le temps qu’il travaillait sous ses ordres, l’avait toujours vu s’efforcer, dans tous les conflits, toutes les affaires qui arrivaient à la gendarmerie, de rendre justice. Et sans jamais faire de préférence.

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L’île de Ré

Accéder à l'album Deuxième jour en Charentes, et malgré des prévisions météo peu encourageantes (mais heureusement erronées), direction l’île de Ré avec Eric.

On se gare à St-Martin (pas grand chose à voir avant nous a prévenu Pascal K.) et on sort les vélos du Kangoo… et donc sous un beau soleil, on profite des 100 kms de pistes cyclables de l’île, paradis du vélo (out est plat). Direction Loix, charmant petit village un peu à l’écart où il doit faire bon vivre, puis Ars-en-Ré avant de revenir à St-Martin.

À noter que l’été (juillet-août), il y a 50 000 vélos sur l’île, et parait-il ça bouchonne un peu ! 😉 Les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté depuis la construction du pont, et l’île est devenue un lieu de villégiature pour personnes aisées… Un peu dommage pour les locaux, mais l’endroit est vraiment magnifique.

La voie cruelle – Ella Maillart

La voie cruelle - Ella Maillart Après avoir lu Oasis interdites, (le passionnant journal d’une traversée improbable de la Chine), j’ai voulu lire un autre roman d’Ella Maillart, l’écrivain voyageuse suisse.

La voie cruelle se passe quatre ans plus tard, à la veille de la seconde guerre mondiale : Ella part de Genève avec son amie Christina au volant d’une Ford, direction l’Afghanistan.

Ella part à la fois pour fuir l’Europe qui s’enfonce dans la guerre et le nationalisme, mais aussi pour retrouver un sens à la vie, « pour retrouver ceux qui savent encore vivre en paix » répond-elle spontanément à C.G. Jung avant de partir… Elle veut aller au Kafiristan :

C’est là que vivent les hommes que je compte étudier, dans une contrée où je me sens à l’aise. Ce sont des montagnards que l’esclavage des besoins artificiels n’a pas encore atteints, des hommes libres que nul ne force à augmenter leur production journalière.

Pour Christina, c’est un peu plus compliqué : sortant d’une énième cure de désintoxication (morphine, alcool), écrivain-poète avec une sensibilité à fleur de peau, c’est pour elle une dernière chance de s’en sortir :

J’ai trente ans. C’est là ma dernière chance pour corriger ma manière de vivre, une dernière tentative pour me reprendre en main. Ce voyage ne sera pas une folle escapade, comme si nous avions vingt ans ; et d’ailleurs ce serait impossible avec l’actuelle tragédie européenne. Ce voyage d’étude doit nous aider à atteindre notre but : devenir enfin des êtres conscients, capables de répondre d’eux-mêmes. Il m’est devenu insupportable de vivre ainsi à l’aveuglette… Quelle est la cause, quelle est la signification de ce chaos qui sape hommes et nations ? Et puis, enfin, il doit bien y avoir quelque chose que je puisse faire de ma vie, une idée, un but pour lequel je puisse mourir avec joie ou vivre.

Malgré ce début prometteur, je suis resté sur ma faim.

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La Rochelle

Accéder à l'album Visite de La Rochelle pour notre premier jour en Charentes. Le matin, le temps est gris et la ville aussi… heureusement, le soleil percera l’après-midi, rendant la ville plus belle.

Ballade autour du vieux port avec ses fameuses tours, où l’on tendait une chaîne pour en fermer l’accès. Le « Gabut », un quartier de pêcheurs rénové, les rues piétonnes, l’hôtel de ville en cours de rénovation…

Sympa, mais les façades autour du vieux port auraient besoin d’une rénovation, à moins que ce soit le manque de soleil le matin qui m’ait laissé cette impression.

Nieul sur Mer

Accéder à l'album Première semaine de vacances après le Lambon, et on file avec Eric du côté de La Rochelle. Pascal K. nous a laissé sa maison à Nieul sur Mer, avec pour seule mission de promener son chien Elko, un jeune labrador de 18 mois, et donc plein d’énergie et d’enthousiasme…

Voilà quelques photos lors de ces ballades, la coin est très beau (marais, bord de mer)… Le personnage principal est bien entendu Elko !

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes – Jean-Jacques Rousseau

Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - Rousseau Comme il est toujours préférable de lire les grands auteurs pour se faire sa propre idée plutôt que d’écouter (puis répéter ?) ce qu’un autre en a dit… j’ai voulu lire celui-ci.

Avant de lire cet essai, Jean-Jacques Rousseau se résumait pour moi à la question : « l’homme naît-il bon ou mauvais ? » à laquelle il avait répondu par le premier choix… et bien souvent celui qui en parlait de nos jours laissait entendre que Rousseau s’était trompé.

Il le dit d’ailleurs beaucoup mieux dans la lettre à Philopolis (en annexe) :

Remarquez au reste que dans cette affaire je suis toujours le monstre qui soutient que l’homme est naturellement bon, et que mes adversaires sont toujours les honnêtes gens qui, à l’édification publique, s’efforcent de prouver que la nature n’a fait que des scélérats.

En fait, ce n’est pas vraiment ça que j’en retiens : c’est plutôt une sévère critique de la société (ou de l’État, du gouvernement) qui entretient l’inégalité, favorise la corruption, bride la liberté… et ce de manière  quasi inévitable. Ce que dit Rousseau sur la société n’a d’ailleurs pas pris une ride.

On ne peut pas en dire autant de son propos sur l’homme « naturel » ou « sauvage », mais dans les deux cas l’effort de démonstration et de raisonnement est impressionnant. Sans oublier la construction des phrases, superbe.

Il faut dire qu’à l’époque, la science en était à ses balbutiements, la connaissance du monde partielle, et qu’aujourd’hui on en sait beaucoup plus sur à peu près tous les sujets abordés. D’un autre côté, si les hommes « sauvages » ont été largement étudiés (lire Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss par exemple — qui parle d’ailleurs de Rousseau), ils ont également disparu, éliminés par notre civilisation : la boucle est bouclée.

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