Après La Commune de 1871 – Jacques Rougerie [collection Que sais-je?], écrit par un historien contemporain et offrant un excellent résumé de ce moment de l’histoire où le peuple de Paris se souleva,
Après l’Histoire de la Commune de 1871 – Prosper-Olivier Lissagaray, écrit par l’un de ses acteurs, qui en raconte le déroulement au quotidien,
J’ai lu ce livre qui est un bon complément puisque cette fois l’auteur (journaliste, membre du premier conseil de la commune) s’attache à décrire le modèle de société que la Commune voulait organiser. Que pensait-elle ? Que voulait-elle ?
Le ton est sincère, Arthur Arnould s’attache aux faits en bon journaliste, même si, quoiqu’il en dise, l’émotion perce encore dans certains passages. Pourtant il a attendu six ans avant de le publier :
Depuis ce temps, le calme a pu se faire dans l’esprit, la sage raison a pu reprendre son empire sur les désespoirs et les colères du premier moment, et l’exil, morne et froid, a versé sa glace sur les emportements de la lutte.
Je crois donc être, aujourd’hui, dans les meilleurs conditions possibles pour me prononcer, sans exagération comme sans illusion.
Un peu comme Lissagaray d’ailleurs, qui mit cinq ans à publier le sien (« j’ai voulu sept preuves avant d’écrire ») : chez les deux auteurs, on sent ce besoin de tout pouvoir prouver de leurs écrits, tant la vérité est éloignée de ce que le pouvoir et la presse de l’époque ont bien voulu en raconter : l’État est sans pitié pour ceux qui ont osé le remettre en cause.
C’est plutôt bien écrit, le ton est alerte et la plume sait se montrer féroce quand il le faut, comme pour ce portrait :
Ce personnage, c’est M. Clamageran, petit homme tout rond et blafard, bâti comme un boudin, avec une figure de Nuremberg, le teint d’un fromage mou, l’air idiot, et plus idiot que son air.
En guise de préface, on peut lire cette citation (que l’on peut encore méditer de nos jours) :
Aujourd’hui, quoiqu’un fasse, la société est devenue, de militaire ou destructive, industrielle ou productive. Le travail est le maître, — non dans la loi il est vrai — mais dans la réalité scientifique. Les autonomies, les collectivités, quelles qu’elles soient, n’ont plus qu’un intérêt, qu’un besoin : la production abondante, l’échange assuré, la circulation rapide, la répartition universelle. À tout cela, il manque une chose : la justice.
Qui vous la donnera ? Les gouvernements ? Non, vous-mêmes !
Il s’agit d’en finir avec la centralisation du second empire, preuve que les révolutions précédentes avaient échouées à rendre le pouvoir au peuple. À chaque fois, celui-ci avait été rapidement repris par une oligarchie de circonstance, conduisant aux mêmes effets. La Commune, c’est donc autonomie et fédéralisme, réduisant le pouvoir centralisateur à sa plus simple expression.
Continuer la lecture… Histoire populaire et parlementaire de la Commune de Paris – Arthur Arnould
Télérama a lancé sa collection « Révolutions musicales » en avril dernier : le magazine est vendu avec un CD pour la somme de 7,90 €. Pour le numéro 8 de la semaine dernière, le CD qui accompagnait l’hebdomadaire était l’album de Miles Davis intitulé Kind of Blue (1959).
C’est le troisième bouquin de Hunter S. Thompson que je lis : j’avais commencé par Las Vegas parano (1972), récit totalement déjanté d’une escapade à Las Vegas par un journaliste et son avocat sous l’emprise de la drogue et de l’alcool, illustrant ainsi la fin du rêve américain… C’était aussi la découverte du 
La dernière version d’Ubuntu vient de sortir, la 12.04. Le nom de code choisi est Precise Pangolin (le pangolin précis), ce dernier étant un petit mammifère insectivore vivant dans les régions tropicales et équatoriales d’Afrique et d’Asie du Sud-Est. C’est une version LTS (Long Time Support), et l’accent a été mis sur la robustesse, la finition et la performance.
De mon côté, j’en ai profité pour faire une installation au lieu d’une mise à jour. Cela faisait 3 ans je crois que je faisais des mises à jour (upgrade)… Ma partition root occupait 36 Go !! Après l’installation, je suis redescendu à 4 Go… Bien sûr je n’ai pas encore réinstallé tous les logiciels dont je me sers (je le ferai au fur et à mesure de mes besoins), mais le nettoyage valait visiblement le coup (MàJ: deux jours après, je suis à 9 Go).
C’est le deuxième livre de Nietzsche que je lis, après 