Nouvel an 2015

Accéder à l'album Avec beaucoup de retard, voilà les photos du nouvel an 2015. Nous avions loué un gîte à Plouer-sur-Rance, dans les Côtes d’Armor, juste au-dessus de Dinan.

À signaler l’accueil très chaleureux de nos hôtes, vraiment une bonne adresse à noter : la Haute Minotais. D’autant que trouver un gîte pour vingt personnes n’est pas toujours chose facile.

Vous y trouverez quelques photos de la soirée (peu en fait), et puis ce sera une visite touristique de Dinan avec Cécile comme guide local, puisqu’elle y habite, et que son travail d’institutrice l’a habituée à s’occuper des enfants, fussent-ils grands ! 😉

 

Meursault, contre-enquête – Kamel Daoud

Meursault, contre-enquête - Kamel Daoud Après avoir vu un interview à la TV de Kamel Daoud à propos de ce livre, j’ai eu envie de lire cette « réponse » à « l’Étranger » d’Albert Camus. Le roman a été finaliste pour le prix Goncourt, sans le remporter pour autant, mais avait obtenu d’autres prix, comme le montre le bandeau de couverture.

Mais avant de commencer, je me suis dit : relis d’abord l’Étranger, tu l’as lu à l’école il y a bien longtemps, ce sera bien de lire les deux à la suite. Aussitôt dit, aussitôt fait, d’autant que les deux romans, sensiblement de la même taille, se lisent assez vite. Mais je serai tenté de dire que c’est le seul point commun entre les deux.

L’Étranger de Camus

C’est vraiment un très bon roman, on est tout de suite intrigué par ce personnage qui nous parle, et dont on sent bien qu’il montre une sorte d’insensibilité, d’indifférence à tout ce qui lui arrive, vivant normalement au quotidien, mais dans un détachement total, étranger au monde qui l’entoure.

La vie a-t-elle un sens pour cet homme ? Sous le soleil omniprésent, il finit par tuer un Arabe sur la plage, sans vraiment savoir pourquoi. La deuxième partie du roman est le récit de son procès, où on lui reprochera plus son indifférence au monde (son attitude à la mort de sa mère, qui ouvre le roman) que le meurtre, ce qui le conduira à une condamnation fatale (et acceptée).

C’est magnifiquement écrit, Camus raconte d’une manière vraiment unique ; dire que c’était son premier roman ! Il parait qu’il existe une version audio de l’Étranger, lu par Albert Camus lui-même. J’aimerais bien l’écouter…

Meursault, contre-enquête

À peine « l’Étranger » refermé, j’entame donc « Meursault, contre-enquête ». Le narrateur, Haroun, est le frère de « l’Arabe » tué par Meursault ; plus de cinquante ans plus tard, vieil homme assis au coin d’un bar, il va donner enfin un nom à la victime de Meursault, et nous raconter l’histoire vue de l’autre côté, bien des années plus tard, après l’indépendance. L’homme est amer sur sa vie, son pays, la religion…

Je n’ai pas du tout accroché. Même si c’est très bien écrit, il ne m’en reste qu’une longue lamentation assez déplaisante, souvent répétitive, avec cet Haroun qui interpelle constamment le lecteur sur ses malheurs. Je m’attendais à un jeu de miroir avec le roman de Camus, mais ce n’est apparemment pas ce que cherchait l’auteur : plutôt un prétexte pour parler de son pays à notre époque.

Kamel Daoud, né en 1970, est un  journaliste et écrivain algérien.

Timbuktu – Abderrahmane Sissako

Timbuktu - Abderrahmane Sissako Cela faisait longtemps que je voulais aller voir ce film. J’avais regardé les salles disponibles lors de sa sortie (en décembre), mais peu de salles le proposaient. Aujourd’hui, avec tous les césars obtenus (pas moins de sept !), c’est devenu beaucoup plus facile.

La première chose qui frappe dans ce film, c’est le rythme : c’est assez lent, mais c’est le rythme de l’Afrique saharienne, et il est parfaitement rendu. On  rentre tout doucement dans l’histoire, et on se laisse vite emporter, ne serait-ce que par la beauté des paysages.

Kidane, un touareg, vit avec sa femme et sa fille non loin de Tombouctou, sous une tente au milieu des dunes. La vie est calme, on boit le thé allongé sous la tente, ou l’on joue de la guitare dans la même position… Les dialogues entre Kidane et sa femme sont magnifiques, beaucoup de choses sont dites avec peu de mots et beaucoup d’amour.

À la ville, les djihadistes ont pris le pouvoir, et annoncent chaque jour de nouvelles interdictions : fumer, jouer au football, jouer de la musique… les femmes doivent porter des chaussettes et des gants (en plus du voile bien sûr), ce qui pose un problème à la marchande de poissons ! Lorsqu’une jeune fille a le malheur de plaire à l’un d’eux, elle sera mariée de force.

Pas de caricature grossière ici, on voit des hommes qui ne parlent pas la langue du pays, qui ne connaissent pas la culture locale, et qui n’ont qu’un mot à la bouche : interdiction ; tout cela au nom du djihad (eux-mêmes ne les respectant pas, fumant en cachette par exemple). Même le vieil imam de la mosquée de Tombouctou ne peut rien y faire, malgré toute sa sagesse et sa grande connaissance de la religion. Le djihad donne tous les droits.

On arrive donc tout de même à sourire, c’est aussi la force de ce film, au moins dans la première partie. Les habitants restent très calmes devant cette bande armée avec leurs interdictions ridicules, et se débrouillent pour les contourner quand c’est possible. Mais quand les procès tombent, et que la charia est appliquée sans grand discernement… Là, on ne rigole plus du tout. La scène de lapidation, même très brève, est un véritable choc.

Kidane se croit à l’abri au milieu des dunes. Mais un conflit avec un pêcheur qui a tué une de ses vaches (appelée GPS !) va l’amener devant le tribunal, et sa vie va basculer.

Abderrahmane Sissako réussit un très beau film, empreint de poésie et de douceur, sur un sujet pourtant difficile et violent.

Little Brother – Cory Doctorow

Little Brother - Cory Doctorow J’avais été un peu déçu par Dans la dèche au royaume enchanté du même auteur, le trouvant trop imprégné de « culture américaine » (le monde de Disneyland). Pourtant Cory Doctorow est un type intéressant, très impliqué dans les nouvelles technologies de l’internet, la guerre des brevets, la gratuité du net…

Avec Little Brother, c’est aux restrictions de la liberté des citoyens qu’il s’attaque cette fois, après un attentat terroriste à San Francisco. Un problème qui touche tout le monde, à proprement parler.

Un jeune ado, fan de jeux vidéo, tendance geek, est arrêté par les forces anti-terroristes, ayant simplement eu le tord de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Finalement relâché après une série d’interrogatoires musclés, en état de choc, il prend conscience que les libertés individuelles de son pays sont totalement bafouées au prétexte du terrorisme, et décide de lutter contre cet état de fait. Et surtout, son  meilleur ami, arrêté en même temps que lui, n’est pas réapparu…

La lecture du roman est très agréable, le narrateur est ce jeune ado qui nous raconte son histoire à la première personne, en faisant un véritable polar avec un vrai suspense. La technologie est forcément présente, puisque ce sera avec cette arme que le jeune w1n5t0n (prononcer Winston) va pouvoir se battre contre ces forces spéciales qui agissent sans respecter les lois civiques.

C’est très bien raconté, j’y ai même trouvé une excellente explication (vulgarisation) du cryptage des mails (clé publique/clé privée), très didactique et très claire (chapître 10). Si le roman est sans doute destiné aux ados (il y a une histoire d’amour au milieu de tout ça), tout le monde peut le lire pour mieux comprendre les enjeux.

Évidemment, il y a un happy-end, finalement peu crédible quand on regarde le monde réel, et ce qui s’est passé depuis le 09/11 aux USA… (voir le Patriot Act et ses conséquences sur les libertés). Mais cela en fait un roman très actuel, ou comment un adolescent sans autre problème que d’utiliser ses talents informatiques pour sécher les cours (car au lycée également, la sécurité devient très intrusive), va se transformer en révolutionnaire luttant contre le système, et finalement en une sorte de lanceur d’alerte, rendant toute l’histoire publique.

Cory Doctorow, né en 1971 à Toronto (Canada), est blogueur (blog Boing Boing), journaliste et auteur de science fiction. Il milite à l’Electronic Frontier Foundation, et travaille pour Creative Commons. Ses livres sont téléchargeables gratuitement sur son site, en anglais malheureusement.

Hérétiques – Leonardo Padura

Hérétiques - Leonado Padura Après lui avoir exprimé mon enthousiasme pour la lecture de « L’homme qui aimait les chiens», mon libraire préféré m’a mis dans les mains ce nouveau roman de Leonardo Padura ; quand je lui demandai si c’était aussi bien, il me fit une mimique semblant signifier que c’était encore mieux ! Malgré la faiblesse de l’argumentation, je le prenais.

Alors bon, sans égaler à mon avis le sublime « L’homme qui aimait les chiens», celui-ci va nous appendre des morceaux d’Histoire peu connus, et passionnants. Un petit mot toutefois pour l’éditeur : le bouquin est lourd et le format imposant (24×15 cm) rendant sa lecture un peu moins agréable. Ou est-ce l’auteur qui aurait peut-être pu en réduire le contenu, car il y a tout de même certaines longueurs (disons une multitude de détails).

L’intrigue tourne autour d’un mystérieux tableau de Rembrandt, disparu à La Havane, et qui réapparaît tout aussi mystérieusement lors d’enchères à Londres. Mario Conde, l’ex-policier maintenant recyclé dans le commerce de livres anciens, est mandaté par un descendant d’une famille juive polonaise pour enquêter : ce tableau leur appartenait il y a bien longtemps…

L’histoire se découpe en trois parties, à trois époques différentes. Le second fil conducteur de ce roman, c’est la liberté qu’a chaque individu de choisir sa propre route, faire ses propres choix, dans des contextes souvent difficiles et toujours contraignants.

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Le premier Ubuntu phone

le premier ubuntu phone Voilà, c’est fait, le premier smartphone tournant Ubuntu est sorti, après pas loin de deux ans d’attente. Enfin presque, puisque pour la France, il faudra attendre des ventes flash (annoncées sur Facebook ou Twitter !) pour espérer en profiter.

La première a eu lieu hier (11 février), tout a été vendu très vite, et le nombre d’unités vendues reste inconnu. Les plus rapides devront néanmoins attendre Mars pour recevoir leur premier Ubuntu phone.

L’interface a l’air assez soignée, avec un beau design, un écran d’accueil original… tout cela est plutôt réussi à priori.

Prix de vente : 169, 90 €

Voyons un peu les specs : l’écran de 4,5 pouces n’est pas HD mais qHD (soit 960×540). Il tourne avec un processeur quadcore Mediatek à 1,3 GHz, et côté mémoire, il emporte 1 Go de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité d’ajouter une carte microSD (32 Go max.). Il intègre un appareil photo de 8 et un second de 5 mégapixels. Quant au niveau connectivité, il se limite à la 3G+, et donc pas de 4G. Le petit plus est qu’il est Dual micro SIM, ça peut être pratique pour ne garder qu’un seul téléphone avec deux numéros.

Le prix est sans doute un peu cher pour un smartphone de ce niveau de gamme si on le compare avec le Motorola E, assez proche techniquement, vendu 99 €, et celui  que j’ai acheté récemment le Moto G 4G LTE, vendu lui autour de 180 €. Pour 10 euros de plus, j’ai la 4G, un tuner RDS, et un écran full HD. Seul l’appareil photo est plus faible sur les Motorola (5 et 1,3 mpix).

Applications

Mais bon, le vrai problème n’est pas là, et j’aurai attendu ce téléphone pour le simple plaisir d’être sur Ubuntu et de quitter Android un peu trop googlisé à mon goût… Le point vraiment faible, et c’est normal, est le manque d’applications. Même le client mail fourni a l’air assez basique.

Par exemple les applis les plus connues genre Facebook ou Twitter sont des « webapps » (soit la page web du site en responsive design, et donc avec beaucoup moins de fonctionnalités).

Celles-ci ne me manqueront pas, mais un client mail complet comme K9-mail ou une application de navigation comme OsmAnd me sont indispensables. D’une manière générale, ce manque est énorme comparé à Android, et à priori il faudra du temps pour le combler.

On parle beaucoup des « scopes », une façon de regrouper les infos sur un même écran selon le thème : si l’idée est pas mal, ça n’a rien de vraiment révolutionnaire, et à priori beaucoup basé sur des services web. Il faudra voir ce que cela donnera quand les premiers tests sortiront.

J’attends autre chose d’un système Ubuntu Linux sur un smartphone. Et tant qu’il n’y aura pas plus d’applications… De plus, d’après ce que j’ai lu, le système est tourne en « read-only », ce qui limite les possibilités ! Et si on passe en « read-write », tout ce que vous faîtes est écrasé à la prochaine mise à jour d’Ubuntu.

Vous pouvez voir la présentation faite par FrAndroid ici. Il y a aussi un site français dédié à Ubuntu phone : http://www.ubuntuphone.fr/. Reste à attendre les retours de ceux qui en auront fait l’acquisition, et ce que l’on peut vraiment faire avec ce téléphone.

Cycle Les quatre saisons – Leonardo Padura

Passé parfait Après l’excellent L’homme qui aimait les chiens, j’ai eu envie de lire d’autres romans de cet auteur cubain. Et je suis tombé sur cette série de quatre romans policiers, qui font partie du cycle « Les quatre saisons », chaque histoire se déroulant à une saison de l’année 1989.

Leonardo Padura était journaliste, critique littéraire, scénariste pour le cinéma… puis il décida de se lancer dans l’écriture, et ce seront ses quatre premiers romans. Des romans policiers, où le lieutenant Mario Conde, la quarantaine désabusée, tendance alcoolique, va enquêter dans La Havane.

Vents de carême Mais attention, la censure existe à Cuba, et l’auteur utilise le roman policier, au gré des affaires qui sont confiées à Mario Conde, pour décrire cette société cubaine, amenée à gérer au quotidien une pénurie chronique (les camarades soviétiques ne les aident plus depuis longtemps). Les idéaux de la Révolution ont largement eu le temps de se ternir face à une réalité économique désastreuse. Pour certains, le seul espoir est de pouvoir un jour quitter l’île vers la Floride… quand d’autres se sont laissés corrompre. Tout cela donne un intérêt supplémentaire à ces enquêtes policières (qui ne sont finalement qu’un prétexte).

Electre à la Havane Il faut dire que la vision désabusée de Mario Conde n’y est pas étrangère. Célibataire, sa famille se résume à quelques amis d’enfance, avec qui le mot amitié prend tout son sens. Eux aussi ont eu leurs galères, ont vu leurs espoirs se réduire à peu de choses, leur jeunesse enfuie. Alors on boit du rhum de contrebande le soir, jusqu’à tomber par terre… Auparavant, Joséphine, la mère du Flaco (le meilleur ami de Mario), est un véritable cordon-bleu, capable de tirer le meilleur de bien peu de choses, et ils peuvent se remplir l’estomac avant d’attaquer les choses sérieuses.

L'automne à Cuba Un autre thème récurrent des histoires est la corruption des élites. Au moment de la révolution, beaucoup de riches cubains ont fuit le pays en y laissant leur richesse. L’État s’en est emparé, mais certains se sont enrichis facilement à ce moment-là, profitant de leur situation. Rien de nouveau sous le soleil, pourrait-on dire. Et s’il y a une chose qui énerve Mario Conde, c’est l’injustice et la malhonnêteté ; il ne leur fera pas de cadeau.

Dans « Électre à La Havane » (le troisième), c’est le thème de l’homosexualité qui est abordé : hypocrisie des élites, préjugés moraux, répression politique, les homosexuels cubains eurent la vie difficile dans les années 60 et 70. Le meilleur des quatre romans à mon goût.

Et dans « L’automne à Cuba », après une dernière enquête, Mario Conde démissionne de la police, qui apparaît elle aussi largement corrompue. On a pu voir le personnage évoluer au cours de ces quatre romans : dégoûté, il décide finalement de devenir écrivain, ce qu’il voulait être plus jeune, et advienne que pourra :

Il lui fallut courir pour s’enfermer dans les toilettes. Il ouvrit le robinet du lavabo et regarda l’eau qui coulait transparente et pure, avant de mettre les mains sous le jet et de se mouiller le visage, encore et encore, tentant d’enlever la saleté oppressante du désenchantement : la certitude d’avoir assisté à l’écroulement de plusieurs vies avait mis sous ses yeux la plus éclatante évidence quant à savoir pourquoi il avait été incapable d’écrire cette histoire dépouillée et émouvante à laquelle il rêvait depuis des années : ses vraies expériences étaient d’habitude ailleurs, très loin de la beauté, et il comprit qu’il devait d’abord vomir ses frustrations et ses haines pour être ensuite capable – s’il l’était, si un jour il l’avait été – d’engendrer quelque chose de beau. Il venait juste de reconnaître la dimension de la peur qui l’avait empêché de laisser couler sur le papier, de rendre réel, vivant, indépendant, et peut-être impérissable, ce fleuve de lave obscure qui avait emporté sa vie et celle de ses amis, et les avaient transformés en ce qu’ils étaient : moins que rien, rien de rien, rien que le néant.

Leonardo Padura est un journaliste et écrivain cubain, né à La Havane en 1955. Ces quatre romans sont donc ses premières œuvres : cela se sent dans le premier (Passé parfait), quand on le lit après L’homme qui aimait les chiens… mais le style évolue très vite, et le personnage de Mario Conde également. On a hâte de le retrouver dans d’autres romans !

Endgame Tome 1 – L’appel – James Frey

Endgame Tome 1 - L'appel - James Frey Je n’aurais jamais du lire ce livre, c’est une erreur ! Et je vous conseille d’en faire autant, à moins d’être un ado (pas forcément attardé) ! 🙂

Comment ce livre m’est-il arrivé entre les mains ? Eh bien, je dois remercier les amis, qui cette fois se sont bien plantés : tous les ans au réveillon, nous sommes deux ou trois à avoir droit à un cadeau, parce notre anniversaire est très proche (le 02 janvier dans mon cas)… très belle attention de leur part, n’est-ce pas ?

Sauf que… dans  la réalité, l’organisation pêche un peu : « on » va faire les courses au supermarché, et « on » choisit vite fait un bouquin au hasard parce qu’«on » est pressé : c’est ça ou « on » n’aura pas le temps d’aller boire un coup ! 😉 Et puis quoi on est au supermarché hein ? alors on en prend un gros, plus c’est gros plus c’est beau… Là, en l’occurrence, ça pourra servir à caler un meuble éventuellement… 😉

Et donc voilà : un scénario à deux balles, des clichés à la pelle, et surtout une écriture affligeante de pauvreté, tout ça sur 500 pages. Un calvaire à lire, attendant désespérément quelque chose d’intéressant, en vain.

Et comme le livre est couplé à une opération sur le web, où les passionnés (pas de littérature en tout cas !) pourront aller essayer de résoudre les énigmes (500 000 $ à gagner tout de même !), l’auteur nous inflige page après page des chiffres jusqu’à l’écœurement, car tout est important pour résoudre les énigmes.

Il en résulte donc des phrases du genre : « ce matin, untel s’est réveillé à 10h 24mn et 8,412 secondes». Le livre en est truffé ! Une horreur…

Comment conclure ? se rappeler qu’il existe des librairies pour acheter des livres, et accessoirement des libraires pour vous conseiller !

James Frey, né en 1969, est un écrivain américain, principalement connu pour ses mémoires (A Million Little Pieces), qui se révélèrent en partie bidon quelques années plus tard (voir ici). On voit qu’avec ce livre il a définitivement choisi la voie du bidonnage, littéraire cette fois !

Rooter le Mororola Moto G 4G LTE

root android Comme expliqué dans un précédent article, je veux « rooter » mon nouveau smartphone Motorola Moto G 4G.

D’abord, nous verrons ce que cela veut dire, et pourquoi je veux le faire. Ensuite, il faudra parler du mode « recovery » et pourquoi je ne souhaite pas le modifier sur le smartphone pour l’instant. Enfin nous passerons aux choses sérieuses, quelles étapes j’ai suivi pour y arriver.

Il a fallu lire de nombreuses pages sur les forums, avec des informations pas toujours précises pour ce modèle. Finalement tout a fonctionné, mais vous verrez que la dernière partie (flasher SuperSU.zip) s’est révélé plutôt limite.

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Éloge des voyages insensés – Vassili Golovanov

Éloge des voyages insensés - Vassili Golovanov C’est à la radio que j’ai entendu parler de ce livre : Elisabeth Barillé était l’invitée de l’émission « Les racines du ciel » sur France Culture, pour y parler de Lou Andréas Salomé, et de son livre « Lou Andreas Salomé : L’école de la vie ».

À la fin de l’émission, on lui demande si elle a un livre à recommander, et c’est ce livre qu’elle mentionne : « pour moi un des plus beaux livres jamais écrit depuis ces vingt dernières années… récit de voyage sur la quête du nord… en  l’occurrence, quand on est russe, c’est le fin fond de la Sibérie… récit qui croise les mythes, ses mythes intérieurs, les mythes de l’humanité».

Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Hélas, le livre n’existe pas en poche, et coûte tout de même 29 €…

Le titre pourrait se limiter à « Éloge des voyages », même si celui-ci est effectivement assez insensé, puisque l’auteur se rend sur une île appelée Kolgouev, située dans la Mer de Barents (océan Arctique), et pratiquement déserte. Toujours est-il qu’à lire ce récit, on a une furieuse envie de prendre son sac à dos, même si une destination moins rude ferait aussi bien l’affaire…

La prose de Vassili Golovanov, superbe, nous emporte avec lui dans cette expédition un peu folle ; il nous fait partager ses doutes, ses réflexions, l’histoire de l’île, interroge les anciens, raconte des légendes, montre comment le peu de notre civilisation qui a réussi à venir jusqu’ici a réussi à détruire le mode de vie des locaux ; mais aussi l’expédition pour découvrir l’intérieur de l’île, les longues marches dans la toundra, les difficultés à trouver son chemin dans ce territoire vierge, le froid et l’humidité, la fatigue… tout en décrivant magnifiquement cette nature pourtant si rude.

Un très beau livre sans aucun doute, je l’ai lu tranquillement, et c’était un plaisir de s’y replonger à chaque fois. La presse surnomme l’auteur « le Nicolas Bouvier russe », et avec raison : même capacité à nous emmener dans un récit de voyage. Lui se classe dans les « géographes métaphysiques »…

Voilà quelques extraits pour vous faire une idée :

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Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…