
« Le Canard enchaîné » – mercredi 23 novembre 2011

« Le Canard enchaîné » – mercredi 23 novembre 2011
J’avais entendu parler de ce livre lors sa sortie il y a environ un an, et je m’étais dit que cela devait être intéressant de lire cette immersion de Florence Aubenas chez les travailleurs précaires, du côté de Ouistreham.
Comme indiqué sur la couverture, il s’agit d’un reportage et non d’un roman. Non pas que cela soit particulièrement mal écrit, mais n’attendez pas pour autant de grandes envolées littéraires : le ton est assez froid, la narration factuelle, tout cela peut-être volontairement…
Florence Aubenas va donc se retrouver à faire des ménages sur les ferrys accostant pour une heure au port avant de repartir. Le pire dans le genre lui a-t-on dit, on se demande même si elle ne l’a pas choisi exprès pour les besoins de son reportage. On perçoit déjà les limites du genre.
Plus quelques autres petits contrats, une heure par ci, deux heures par là, la nuit, le week-end, appelée au dernier moment pour un remplacement… car il faut être disponible si l’on veut arriver à la fin de la semaine avec une vingtaine d’heures, payées au smic quand tout va bien ; elle arrive ainsi à 700 € par mois, mais rien n’est garanti pour la semaine suivante ! Sans oublier l’indispensable voiture, ultime paradoxe, pour que tout cela soit seulement possible.
Continuer la lecture… Le quai de Ouistreham – Florence Aubenas
Dernier album photo des vacances de Septembre, je termine avec Ploumanach, en pleine côte de granit rose.
Départ de la plage de Saint Guirec, avec son oratoire posé sur la plage et où les femmes de pêcheurs venaient prier pour le retour de leur maris. Sur une île en face se trouve le château de Costaeres, réservé aux milliardaires ! On termine la visite par le phare de Ploumanach, incontournable !
Bon, il va falloir que je change d’appareil photo : sous des cieux gris comme ceux des deux derniers albums, le mien se révèle très décevant : le capteur manque de sensibilité…
Au nord de Trégastel, ballade à pied autour de l’île Renote, devenue presqu’île. Le soleil n’est malheureusement pas au rendez-vous, et cela se ressent sur les photos, certaines manquant un peu de lumière.
Le sentier qui en fait le tour est parsemé de rochers aux formes inattendues, de bouts de prairies, de pins et de fougères. Un très joli coin qui vaut le détour.
Au sud de Lannion, visite du château de Kergrist, surnommé « la perle du Trégor ».
Par chance (ou par hasard), j’arrive juste à l’heure d’une visite guidée ; malheureusement les photos sont interdites pendant celle-ci. Le guide est plutôt sympathique et sait transmettre sa passion pour l’histoire du château… on sent même poindre une certaine nostalgie pour la noblesse et l’époque !
Les photos sont donc celles des jardins, et ils valent le détour : un jardin à la française, un autre paysager… sans oublier « le jardin des Roches » organisé sur un affleurement de granit, très réussi.
Ballade à Trégastel en bord de mer : rochers et plages, plages et rochers… La grève blanche, l’île aux lapins, Coz-Porz, des noms évocateurs et des rochers dont les formes laissent pleine place à l’imagination.
La ballade s’étale sur deux jours : le premier ensoleillé, le second couvert… Et la lumière change beaucoup de choses !
Reprise des photos des vacances de Septembre, et ballade autour de Lannion. On commence par l’embouchure de la rivière de Lannion, près de Beg-Léguer (très joli paysage).
Puis ballade en vtt de Lannion à St-Quay Perros par le GR 34 A « diverticule »… au retour, je me perds et tombe sur le très beau tumulus de Crec’h-Quille. Enfin quelques photos du centre de Lannion pour finir.
Le service Ubuntu One est un service de « nuage personnel » (personal cloud) fourni avec Ubuntu et maintenu par Canonical, la société qui produit Ubuntu.
En installant Ubuntu sur votre ordinateur, vous bénéficiez gratuitement des services suivants :
L’espace de stockage peut être étendu moyennant 2,99$/ mois et par tranche de 20 Go. Le service fournit aussi une solution de streaming de musique en ligne (20 Go d’espace pour 3,99$ / mois).
Vous pouvez également choisir de partager certains de ces documents avec les personnes de votre choix. Sachant qu’il existe maintenant un client Windows pour Ubuntu One… autant dire à peu près avec tout le monde ! Elles pourront même le modifier si vous les y autorisez, ce qui étend les possibilités au travail collaboratif.
Il est également possible de sauvegarder la configuration logicielle de votre PC Ubuntu avec OneConf.
Je trouve tout cela très pratique : avoir une solution totalement intégrée à votre système d’exploitation vous permettant de sauvegarder vos données personnelles en toute sécurité et toute confidentialité. L’intégration est vraiment un des atouts d’Ubuntu et du libre : fournir un ensemble complet, avec toutes les applications et services nécessaires. Ce que Microsoft ne fournira jamais.
C’était sur Arte il y a un mois déjà, un documentaire en deux parties (soit 2 heures) : « Ils étaient les brigades rouges » de Mosco Levi Boucault. Captivant de bout en bout, je suis littéralement resté « scotché » devant l’écran.
Ce sont quatre membres du « commando Moro » qui racontent l’histoire. Ils ont maintenant tous la cinquantaine passée, et entendre ces hommes qui ont tous purgé de longues peines de prison (s’ils ne sont pas en semi-liberté, perpétuité oblige) revenir sur la genèse de leur mouvement (1970) et des événements qui ont suivi, est réellement passionnant… jusqu’à la mort d’Aldo Moro, chef de la Démocratie Chrétienne (1978) qui signera la fin du mouvement.
C’est également très instructif : en 1978, j’avais 20 ans, et je me souviens de ces extrémistes de gauche qui posaient des bombes, tuaient des civils, prenaient des hommes politiques en otage et les tuaient. Difficile de les suivre…
La véritable histoire, racontée 30 ans plus tard, est un peu différente de la version officielle de l’époque. Les poseurs de bombes n’étaient pas ceux que l’on annonçait ! Un bel exemple de propagande médiatique… avec des conséquences désastreuses.
La voie off est celle d’une militante qui raconte sa perception des événements de l’époque, donnant un relief supplémentaire au reportage : elle fournit un autre angle de vue, toujours à gauche, mais de l’intérieur d’un parti politique qui n’admet que les formes légales de contestations (vote, manifestations, etc..).

« Le Canard enchaîné » – mercredi 26 octobre 2011