Lambon 2013

Cette année, le week-end du Lambon s’est révélé plutôt frisquet et humide. Le jeudi de l’Ascension début mai, c’est vraiment trop tôt. Les jours fériés c’est compliqué finalement…

En plus, il y avait pas mal d’absents, même si les stars de la nuit étaient bien présentes :

jusqu'au bout de la nuit !

Le temps était tellement pourri que deux motards se sont échappés avant la photo de groupe, prêts à affronter les éléments déchaînés qu’ils trouveront sur leur route :

les motard prennent la route

Voilà donc la photo de groupe 2013 :

la photo de groupe

Ubuntu 13.04 – Raring Ringtail

Ubuntu 13.04 La dernière version d’Ubuntu vient de sortir, il s’agit de la 13.04, ou « The Raring Ringtail », soit le raton laveur enthousiaste, ou un truc du genre.

Pas grand chose de neuf visuellement, le travail se fait en profondeur avec un but clairement annoncé : Ubuntu montre le bout de son nez dans le monde de la mobilité (tablettes, smartphones), et plutôt que de multiplier les variantes, leur objectif est de proposer une seule distribution qui adaptera son interface en fonction de l’appareil utilisé. Objectif ambitieux, mais cohérent.

Il y a eu plein d’articles sur le web, donc je ne rentrerai pas dans les détails, juste quelques trucs qui m’ont plu, ainsi que deux liens vers des articles plus complets listant toutes les nouveautés. Une visite guidée est même possible à l’intérieur de votre navigateur : ça se passe ici.

Sans oublier un petit mot sur la mise à jour qui cette fois a réussi, mais où j’ai finalement refait une installation… 😉

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Spotify, notifications et publicité audio

Spotify Comme expliqué dans l’article précédent, j’ai du installer Spotify pour pouvoir écouter la playlist FACE B de France Culture.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe un client Spotify pour Ubuntu, et que l’on peut se créer un compte sur Spotify gratuitement.

Il reste tout de même deux choses à faire pour en profiter pleinement : intégrer Spotify au système de notification d’Ubuntu, et surtout se débarrasser des publicités sonores insérées tous les 2 ou 3 morceaux : 30 secondes de publicité réellement invasives et très dérangeantes quand on écoute de la musique.

Voyons comment réaliser ces étapes :

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FACE B : La playlist de FC plus

France Culture plus France Culture plus, c’est un site web destinés aux étudiants, histoire sans doute d’attirer les jeunes et de leur faire connaître France Culture.

Le « webcampus » leur donne donc accès à des cours ou des conférences d’université ou de grandes écoles, ainsi qu’à « La Factory », qui propose des productions multimédias inédites… Tiens, je parlais de Andy Warhol dans l’article précédent à propos de la reprise du Velvet par Rodolphe Burger… le monde est petit !

À conseiller à nos jeunes têtes encore pensantes, donc. Mais je suis allé sur ce site cette semaine pour une toute autre raison : l’annonce d’une bande-son hebdomadaire intitulée FACE B.

FACE B - France Culture

La première déception fut de constater qu’il fallait un compte Spotify pour pouvoir l’écouter. Après avoir jeté un œil, je vois que l’on peut se créer un compte gratuitement, et qu’il existe une version pour Ubuntu. Parfait me dis-je allons-y ! Mais le pire restait à venir : tous les 2 ou 3 morceaux, une publicité audio de 30 secondes (!) vous donne l’envie d’arrêter immédiatement l’écoute. Pas cool ! 🙁

Pour en revenir à la sélection FACE B de cette semaine (la #1), consacrée à la jeune scène pop française, c’est pas mal du tout, même si je connaissais quelques morceaux par la sélection des Inrocks. À suivre donc chaque semaine, pour découvrir de nouvelles musiques.

Le prochain article expliquera donc comment faire pour se débarrasser de cette publicité audio vraiment déplaisante. Parce que bon…

This Is a Velvet Underground Song That I’d Like to Sing – Rodolphe Burger

This Is a Velvet Underground Song That I'd Like to Sing - Rodolphe Burger Le titre de l’album est clair : il s’agit d’un hommage de Rodolphe Burger au groupe mythique des années 60, créé par Lou Reed et John Cale, puis produit par Andy Warhol.

Si ce groupe a inspiré jusqu’à David Bowie (qui faisait des reprises du Velvet à ses débuts), il a également donné envie à Rodolphe Burger de « refaire » de la musique en montant le groupe Kat Onoma dans les années 80.

Pochette Velvet Underground and Nico Alors si vous aimez le Velvet Underground, vous devriez apprécier ce disque, dont la plupart des morceaux viennent de l’album « The Velvet Underground & Nico », à la fameuse pochette réalisée par Andy Warhol et représentant une banane.

Retrouvez la voix grave de Rodolphe Burger sur les mélodies parfois lancinantes du Velvet, accompagné par d’excellents musiciens ; en plus le son est excellent, et la saturation des guitares parfaitement contrôlées…

Le début de « Waiting for my man » pour vous faire une idée :

Waiting for my man

Et celui du très beau « Stephanie says », que Lou Reed reprendra plus tard sous le nom de « Caroline says » sur l’album « Berlin » :

Stephanie says

L’homme qui savait la langue des serpents – Andrus Kivirähk

L'homme qui savait la langue des serpents - Andrus Kivirähk Coup de cœur du libraire, et je me suis laissé convaincre : au Moyen-Âge, en Estonie, l’histoire d’un monde ancien qui disparaît, quand les hommes vivaient dans la forêt et commandaient aux animaux grâce à la langue des serpents… Et puis la civilisation chrétienne  arrive, les familles quittent peu à peu la forêt pour cultiver les terres du Seigneur des lieux, adhèrent à la nouvelle religion, reniant par la même occasion le monde païen d’où ils venaient.

En commençant ce livre, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre. C’est une fable, plutôt bien écrite, mais une fois passé l’attrait de la découverte de ce monde un peu étrange, je me suis tout de même ennuyé ferme, me croyant plongé dans un roman pour adolescent tout au plus. Et puis quand les choses viennent à se corser pour Leemet, le jeune narrateur et dernier habitant de la forêt, le refus et la critique de cette civilisation qui arrive est assez percutant, tendance anarchiste. La religion n’est pas épargnée bien sûr, mais aussi l’asservissement et la perte de la liberté. Le récit devient alors assez violent, et l’on se rend bien compte alors que l’on n’est pas dans un compte pour enfants… Cela donne envie de finir l’histoire, pour ceux qui n’auront pas refermé le livre avant.

C’est finalement la postface de Jean-Pierre Minaudier, intitulée « Le pamphlet sous la fable », qui en parle le mieux :

« Il n’y a plus personne dans la forêt » : c’est la première phrase, et elle revient au moins une dizaine de fois. L’homme qui savait la langue des serpents est l’histoire d’une solitude irrémédiable, malgré tous les efforts faits pour s’en arracher, et un récit du désenchantement du monde : la réalité sylvestre fantastique, débordante au début du roman, disparaît progressivement, exterminée (les serpents) ou tombée dans l’oubli (la salamandre). Le roman est surtout une réflexion sur ce que c’est qu’être « le dernier des mohicans », être en retard sur son temps, être en décalage avec le reste du monde ; réflexion menée, de manière très centro-européenne, par le biais de l’identité, du mode de vie, de la culture, de la langue.

Il faut préciser que l’identité nationale estonienne se fonde essentiellement sur la langue : les Estoniens sont très fiers d’avoir pu conserver durant des millénaires leur idiome pré-indo-européen et la culture qu’il véhicule, mais ils les sentent menacés par la modernité. L’extrême agressivité culturelle du pouvoir soviétique (russophone) qui les a opprimés durant un demi-siècle les a fortement alarmés, et la question se pose toujours, quoique autrement, dans notre monde anglophone et globalisé : les petites cultures, les minorités, les petits peuples ont-ils un avenir ?

Mais le roman de Kivirähk n’est absolument pas un livre romantique où s’exprimerait exclusivement la nostalgie de ce qui s’en va. Kivirähk est l’anti-Fenimore Cooper : même s’il se place du point de vue d’un homme de l’ancien monde et s’il souligne que pour certains d’entre nous il n’est pas d’autre choix possible que le rejet de la modernité, jamais il ne tombe dans le piège indigéniste qui consiste à idéaliser le temps jadis, les gens de la forêt, la dernière tribu, et à mépriser et condamner sans nuance l’ensemble du monde nouveau ? cette idéologie raciste à l’envers, en vogue depuis « Danse avec les loups » ou « Avatar ». Kivirähk présente la modernité comme ayant ses attraits (à commencer par le vin) : la répulsion que lui témoigne le narrateur est une affaire de goût plus que de bien et de mal. En revanche, l’univers traditionnel de la forêt sécrète des personnages particulièrement antipathiques comme Ülgas et Tambet, enfermés dans leur passion identitaire et tentant de jouer de leur statut de gardiens des traditions pour acquérir une position de pouvoir, jusqu’à devenir des assassins. Ce sont eux les vrais méchants du livre ; les Estoniens qui ont succombé aux sirènes de la modernité ne sont que des imbéciles (manifestement, pour Kivirähk comme pour Flaubert, la bêtise mène le monde). De même, l’anticléricalisme violent et sans nuances de l’ouvrage ne prend pas seulement le christianisme pour cible, mais aussi l’ancienne religion païenne.

En lisant cette superbe réflexion sur le passage du temps, la mémoire et l’identité, on pense moins à Astérix qu’à ces Bretons bretonnants morts dans la tristesse de ne pas comprendre leurs petits-enfants devenus francophones, à ces Basques qui se battent légitimement pour sauver leur langue et leur identité, mais dont certains ont choisi le chemin d’Ülgas ; ou encore à ces communautés indiennes progressivement marginalisées, appauvries culturellement, réduites à quelques individus perdus dans un monde nouveau qu’ils détestent car il les a détruits, mais bien incapables de revenir à leur monde traditionnel disparu depuis toujours ? certains meurent de tristesse et d’alcool, comme Meeme ; d’autres se réfugient dans l’agressivité et la violence, sans espoir de vaincre. Mais face au temps qui passe et à un monde qui change à un rythme de plus en plus vertigineux, nous sommes tous (ou nous serons tous un jour) des Indiens, des Bretons, des Leemet : vivre en faisant le moins de dégâts possible autour de soi, c’est accepter l’inévitable tristesse de tout cela, sans se vautrer dans le conformisme et la bêtise qui triompheront toujours, sans pour autant verser dans la haine ni se réfugier dans l’idéalisation d’un passé fantasmé, qui est une autre forme de bêtise.

Andrus Kivirähk (né le 17 août 1970 à Tallinn) est un auteur de nouvelles et de livres pour enfants, chroniqueur, dramaturge et scénariste estonien. Journaliste professionnel, c’est un chroniqueur plein d’humour et plein d’esprit violant les tabous. Comme écrivain il est très productif, il attire l’attention au début des années 1990 avec ses histoires d’Ivan Orav (Ivan L’écureuil). Il est un grand conteur, dont les écrits dégagent un humour chaleureux et délicat.

Maroc : les dernières photos

Accéder à l'album Dernière série de photos sur le Maroc : en vrac quelques photos prises lors de nos déplacements à Guilmem (sur la route de la palmeraie), à Mirletf ou encore Mesti.

Les paysages sont très beaux, avec la route qui serpente au milieu des collines qui restent vertes grâce aux figues de barbarie …

Je garde un excellent souvenir de cette semaine… loin des zones touristiques, le Maroc a su se montrer un pays très accueillant, et qui ne manque pas de charme !

Maroc – Sidi Ifni

Accéder à l'album Maroc toujours : voilà les photos de Sidi Ifni, la ville la plus proche. Anciennement occupée par les espagnols (jusqu’en 1969), quelques bâtiments de style art-déco lui donnent un cachet certain.

D’une population de 20 000 habitants, l’atmosphère y est calme et tranquille. L’accueil est chaleureux et sincère, et il fait bon se ballader le soir en bord mer, puis de manger dans un petit restaurant du centre ville.

Maroc – Sidi Ouarzeg

Accéder à l'album Suite des photos du Maroc : cette fois, on se concentre sur Sidi Ouarzeg : d’abord la maison où habite François, puis on boit un thé avec Boucharid, qui tient une petite épicerie à Sidi Ouarzeg, et que tout le monde connaît dans la région !

Puis on va à la plage de la dune, un endroit magique ! Et on finit par un petit tour sur les collines, histoire de prendre un peu de hauteur.

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…