Un jumeau singulier – Donald Westlake

Comme chaque été, je choisis un vieux polar sur mon étagère pour lire à la plage. Cette année, je me suis laissé guidé par JP Manchette dans Les Yeux de la momie lues dernièrement.

Donald Westlake est un bon auteur de polars, à la réputation affirmée. Il fait partie de ces auteurs qui a écrit sous plusieurs pseudonymes, chacun avec un style différent.

Voilà ce qu’en disait Manchette dans ses chroniques sur les romans noirs :

On vibre avec Stark, on rumine amèrement avec Tucker Coe, et on rigole le plus souvent avec Westlake, quoique cette dernière et première signature soit celle qui réserve, et se réserve, le plus de surprises. Ceux qui manquaient de hauteur ont voulu s’élever au-dessus de leur genre. La grandeur de Westlake est de travailler toujours contre sa propre élévation.

Et plutôt que d’écrire moi-même sur ce roman, voilà ce qu’en dit Manchette :

Il nous faut ajouter que, dans la collection Fayard/Noir, le Donald Westlake, « Un jumeau singulier », est hilarant. C’est plutôt un vaudeville qu’un polar, au fait, et le diabolique Westlake y exploite jusqu’à des extrémités inconnues une situation de théâtre de boulevard, pimentée d’une dose massive de sexe. Le prolifique polygraphe est ici à peu près dans la même veine qu’au moment d' »Adios Séhérazade » (Denoël, 1972 – cherchez, bon sang ! cherchez !). À ne pas lire dans le métro : on éclate de rire tous les cinq cents mètres, on effraie les gens.

Voilà tout de même le pitch : un type drague une fille, apprend qu’elle a une sœur jumelle, et s’invente un frère jumeau pour draguer la sœur… Très drôle effectivement, mais la fin le sera moins, et surtout pas morale.

Donald Westlake (1933-2008) est un écrivain et scénariste américain, également connu sous de nombreux pseudonymes (Richard Stark, Alan Marshall, Tucker Coe …). Ses personnages les plus connus sont John Dortmunder, voleur brillant mais terriblement malchanceux (signature : Donald Westlake), et Parker, un personnage beaucoup plus sombre, sans états d’âme, brutal et violent (signature : Richard Stark).

Mon roman préféré de Westlake : Kahawa.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *