Dimanche, il faisait tellement beau que je suis allé au cinéma. Sortir pour s’enfermer, c’est quand même sortir, non ?
Mon choix s’était porté sur « le Direktor » de Lars Von Trier, après avoir entendu l’idée du scénario à la radio: il y avait là matière à faire quelque chose de marrant. Malgré une petite frayeur pendant les 5 premières minutes, où je me suis demandé si le film n’allait pas être trop hermétique, je fus vite rassuré.
Le responsable d’une boite informatique Danoise a, au fil du temps, inventé un directeur fictif pour mieux faire passer des décisions impopulaires et manipuler ses associés-employés. La signature d’un contrat l’oblige à faire apparaître ce personnage fictif. Il embauche alors un acteur au chômage, sans lui expliquer le contexte. Les situations les plus innatendues, farfelues, absurdes vont alors se produire.
Le film a été tourné avec un logiciel (Automavision) pour réduire l’intervention humaine (cadrage, prise de vues). Un budget réduit donc, pas de bande son… La preuve que l’on peut réussir un film sans dépenser des millions. Un peu surprenant au début, l’histoire et les personnages prennent toute leur place au fur et à mesure, et c’est proprement jubilatoire parfois.
Il y a aussi un autre aspect: la boite est Danoise, et le contrat doit être signé avec des Islandais. Et Lars von Triers s’en donne à coeur joie dans la caricature. Les Danois ayant occupé l’Islande pendant 400 ans, la signature du contrat (souvent reportée) donne droit à des scènes délirantes.
Bref, un film qui vaut le détour, plein de fraîcheur et très drôle. On est loin des grosses productions aux scénarios sans surprise, aux images parfaitement léchées, aux acteurs que l’on a déjà vu et revu (même s’il y a Jean-Marc Bar, dans un tout petit rôle, que l’on reconnait à peine).
Que se passe-t-il avec les chiffres du chômage ? le Canard l’expliquait déjà fin janvier. Alors voilà comment ça se passe habituellement:
Heatmiser, c’est un groupe de rock alternatif de Portland, Orégon, monté par Neil Gust et Elliott Smith. Comme c’est le premier (et le seul) groupe où a joué Elliott, j’ai écouté. Le groupe est fondé en 1992, produira 3 albums, et s’arrêtera en 1996. C’est un groupe rock classique, avec deux guitares solo, une basse, et un batteur.
Heatmiser: de gauche à droite: Brandt Peterson (guitare basse), Elliott Smith (guitare et vocal), Neil Gust (guitare et vocal), Tony Lash (batterie)
Pendant que Martine et Blaise se balladent au Canada sur un traineau tiré par des chiens (c’était leur cadeau de mariage, pas le choix !), je me suis que c’était le moment de lire le livre qu’ils m’avaient filé.

Stardict est un logiciel gratuit lui aussi, disponible sous Linux comme sous Windows. Il permet simplement de consulter des dictionnaires: une fois installé, il n’en comporte aucun. C’est à vous d’aller les télécharger et les décompresser dans le répertoire approprié. Tout est expliqué 
Le premier m’avait été prêté par un copain l’année dernière, « vendu » comme un bon polar… J’avais été plutôt déçu: histoire improbable, personnages sans surprise: le héros est bon, riche, intelligent, il saura découvrir la vérité et retrouver sa femme, qu’il croyait morte depuis 8 ans, mais qui n’était pas morte en fait ! Elle avait volontairement disparu pour protéger les siens, mais c’est quand même elle qui envoie un mail à son mari pour donner signe de vie, le mettant ainsi en danger. Bien sûr, tout s’arrange à la fin.
L’histoire du second est encore plus improbable: Dieu et Lucifer envoient chacun « leur champion » sur terre pour voir qui est le plus fort. « Il a le charme du diable, Elle a la force des anges… » est-il écrit au dos du bouquin. Vous voyez le topo… La fille est belle et le gars, très beau également bien sûr, n’est finalement pas si méchant que ça, puisqu’ils se rencontrent (par hasard) et tombent amoureux l’un de l’autre.
Très bon film ce soir sur Arte: « Une histoire vraie » de David Lynch: l’histoire (donc vraie, celle d’Alvin Straight) d’un homme de 76 ans qui, fâché avec son frère depuis 10 ans, apprend qu’il a eu une attaque cardiaque. Ni une ni deux, il construit une remorque, l’accroche a sa tondeuse (finalement, ce sera une John Deer, après un premier départ loupé). Il parcourt ainsi plusieurs centaines de kilomètres; de l’Iowa au Wisconsin, pour renouer avec son frère.