Vietnam – Danang

Accéder à l'album Avant Hué, je suis passé à Danang, voir le musée Cham. Pas grand chose d’autre à faire à Danang, et je ne devais pas m’y arrêter normalement. Puis à force d’entendre parler de ce musée, j’ai donc fait un arrêt d’une journée pour le voir. Concernant l’art Cham, l’autre endroit à visiter est le musée Guimet à Paris… de même que pour l’art Khmer d’ailleurs.

Et je n’ai pas regretté, la collection présentée n’est pas pour rien l’une des plus belles du monde.  On peut y voir de magnifiques statues, et des bas-reliefs extrêmement travaillés. J’ai reclassé l’album dans l’ordre chronologique, soit juste après Hoi An et avant Hué, puisque je remontais vers le nord.

Vietnam – Hué, la campagne

Accéder à l'album Après la Citadelle, petit tour en campagne avec Mr Min et son scooter. Je l’avais rencontré dans un restaurant où il faisait le service (le restaurant de sa famille), et m’a proposé un tour le dimanche, son jour de repos. Un type très bien, honnête, calme, et qui connaissait parfaitement les alentours de la ville.

Au programme de la ballade : un pont japonnais situé dans un tout petit village, des artisans, deux tombeaux impériaux (il y a en a plusieurs au sud de la ville, chaque visite est payante), et enfin la pagode Thien Mu. Pas de soleil ce jour-là, mais des nuages et un peu de pluie.

Les enfants de minuit – Salman Rushdie

Les enfants de minuit - Salman Rushdie Je n’avais jamais rien lu de Salman Rushdie, et le libraire semblait sûr de lui avec ce second roman, écrit en 1981, et qui apporta la notoriété à son auteur, tout cela bien avant l’histoire des Versets sataniques, en 1988. Aucun doute, il maîtrise l’art de la narration, et c’est parfaitement écrit. Toutefois je n’ai pas vraiment accroché.

Saleem Sinai nait à minuit, le jour de où l’Inde accède à l’indépendance. Il va nous conter sa vie, inextricablement liée croit-il à l’histoire de son pays, mêlant l’Histoire (avec un grand H) à la sienne, totalement burlesque et délirante.

C’est ce mélange que je n’ai pas aimé : l’auteur a plus tendance à se servir de l’Histoire pour les besoins de son récit que d’en approfondir les causes. Car avec l’indépendance vient la partition entre l’Inde et le Pakistan, puis l’assassinat de Ghandi, la guerre indo-pakistanasie, l’indépendance du Bangladesh… Autant de faits que l’auteur, les connaissant parfaitement, aurait pu placer au coeur de son récit, plutôt que cette histoire d’enfants de minuit peu crédible et ne tenant guère la route (car Saleem Sinai n’est pas seul à être né à minuit en Inde, et tous ces enfants communiquent de façon mystérieuse… au gré des besoins de l’auteur).

On peut objecter que c’est le propre de l’Inde, ce mélange des genres, où rien ne semble impossible et où le réel côtoie de près le magique. D’accord, c’est une saga baroque et burlesque, et on ne s’ennuie pas… mais à mon goût, il y avait certainement mieux à faire avec cette Histoire. Et puis, le narrateur s’adresse parfois directement au lecteur, c’est assez habilement fait et montre la maîtrise dans la narration de l’auteur, mais bon, à part ça… cela me parait inutile et un peu prétentieux.

Salman Rushdie est un romancier britannique d’origine indienne, né à Bombay en 1947. Il vit au Royaume Uni depuis l’âge de quatorze ans. Dixit Wikipedia : «Son style narratif, mêlant mythe et fantaisie avec la vie réelle, a été qualifié de réalisme magique.». Donc voilà, je ne dois pas aimer ce style.

Vietnam – la Citadelle de Hué

Accéder à l'album Et voilà les photos de la Citadelle impériale de Hué  (Kinh Thanh). La construction débute en 1804, ordonnée par l’empereur Gia Long. La taille est impressionnante : un périmètre de dix kilomètres, et les remparts inspirés par Vauban.

Au centre de la Citadelle se trouvait la Cité pourpre interdite (Tu Cam Thanh), réservée à l’usage personnel de l’empereur; on y trouvait  donc ses concubines et des eunuques ! Hélas, elle fut détruite lors de l’offensive du Têt. La visite vaut le coup, le parc est immense, les bâtiments sont magnifiques, d’autres sont en cours de restauration. Bel endroit.

Vietnam – Hoi An

Accéder à l'album Hoi An est une ville très agréable, un peu touristique certes, mais il s’en dégage un charme certain. C’est très plaisant de se ballader dans la ville historique heureusement interdite aux voitures, aux bâtisses du XIXe siècle faisant souvent fonction de boutiques, restaurants ou bars. Un ticket d’entrée vous donne le droit de visiter quatre édifices historiques selon votre choix (vieille maison, musée, temples).

Visite également de My Son, ensemble de temples Cham à quelques dizaines de kilomètres. Très réputé au Vietnam, mais après les temples d’Angkor, ça fait plutôt rigoler…

J’ai bien aimé Hoi An, l’ambiance y est vraiment cool, et j’y serai bien resté plus longtemps, mais le temps commençait déjà à manquer pour tenir dans le mois que le visa accorde.

Vietnam – Nha Trang

Accéder à l'album Quelques photos de Nha Trang, la plus belle plage municipale du Vietnam. J’ai simplement visité les tours Cham de Po Nagar, au nord de la ville. Le royaume de Champa occupait la zone centrale du Vietnam au IIe siècle, et pratiquait un culte hindouiste.

Pour le reste des activités, plage et lecture…

Vietnam – Dalat Easy Rider 3

Accéder à l'album Troisième et dernier jour avec Eagle, et l’on redescend des Haut Plateaux vers la côte, jusqu’à Nha Trang.

Au programme des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc, la fabrication artisanales de galettes de riz, et une briquetterie. Une fois passé le col, dans la plaine, de nouvelles rizières bien sûr.

Merci à Eagle pour ces trois jours passés ensemble. Il m’a montré son pays comme il l’aime, et en plus il parlait français, ce qui était tout de même très agréable. Un type bien, qui essaie de s’en sortir et de pouvoir payer les études de ses deux enfants.

Vietnam – Dalat Easy Rider 2

Accéder à l'album Deuxième jour avec Eagle à travers les Hauts Plateaux du centre, dans la région de Dak Lak. Paysages de rizières, récolte du riz, visite d’un village Mônông (minorité ethnique) puis de deux cascades, mais à cette saison, le niveau de l’eau était plutôt bas.

Sans oublier un marché couvert dans une petite ville, le long de la route : les gens y étaient incroyablement souriants et accueillants. Un vrai bon moment.

Vietnam – Dalat Easy Rider 1

Accéder à l'album Première journée avec Eagle, le Dalat Easy-Rider : on part en moto dans les hauts plateaux pour une ballade de trois jours. Au programme, les plantations de café (au fait le café vietnamien est incomparable), les filatures de soie, le tissage de paniers… La minorité ethnique des K’hor, avec des enfants en pleine harmonie avec la nature.

Le café ici est comme l’or, il permet de d’élever son niveau de vie, construire une maison en dur qui remplace les maisons traditionnelles. Tout change très vite. Les minorités ethniques sont protégées et se voient attribuer des terres. Les vietnamiens venant du Nord également. Quant aux Vietnamiens du Sud.. eh bien ils ont perdu la guerre…

La montagne de l’Âme – Gao Xingjian

La montagne de l'âme - Gao Xingjian Gao Xingjian est né en 1940 en Chine. Dans les années 80, il s’impose comme écrivain et dramaturge. En 1987, il s’exile en France, victime d’attaques politiques violentes. En 2000, il reçoit le prix Nobel de littérature pour son oeuvre. Il est citoyen français depuis 1997.

Voilà un roman qu’il est difficile de comparer à un autre. Les personnages ne sont définis que par un simple pronom, et l’on se  demande au fil des chapitres s’il s’agit de la même personne ou d’une autre ? Peu importe en fait, l’essentiel est ailleurs. Et comme tout s’emmêle entre rêve et réalité, entre quête intérieure et vie réelle, l’auteur s’en explique quand son personnage rencontre un critique littéraire :

— Quelle que soit la manière dont vous racontez vos histoires, il faut qu’elles possèdent un personnage principal, non ? Un roman doit en tout cas avoir plusieurs personnages principaux, tandis que chez vous ?…
— «Je», «tu », «elle» et «il» dans mon livre ne sont-ils pas des personnages ? demande-t-il.
— Mais ce ne sont que des pronoms personnels. Utiliser différentes approches de description ne dispense pas de faire le portrait des personnages eux-mêmes. Même si vous considérez ces pronoms personnels comme des personnages, votre livre ne comporte aucune figure nette. Et l’on ne peut pas parler de descriptions non plus.
Il dit qu’il ne peint pas de portraits.
— C’est juste, le roman, ce n’est pas la peinture, c’est l’art du langage. Mais croyez-vous que le bavardage de vos personnages entre eux puisse remplacer le fait de les camper solidement ?
Il dit qu’il n’a pas non plus l’intention de camper le caractère de qui que ce soit, il ne sait pas lui-même s’il a un quelconque caractère.

Alors l’histoire… Un homme voyage à travers la Chine, il n’est plus tout jeune, et cherche à rejoindre un lieu mythique : Lingshan, la Montagne de l’Âme… ou est-ce une forêt primordiale où l’homme n’a jamais encore pénétré ? que cherche-t-il vraiment ? l’amour ? le bonheur ? peut-être tout simplement à comprendre ce qu’il est. Et cette quête symbolique se déroule à travers une Chine en post-révolution culturelle, et toujours ancrée dans son passé, empli de légendes et de traditions.

C’est un magnifique roman sur l’existence… L’auteur maîtrise la narration et vous emmène dans ce voyage. Il suffit de prendre le rythme, et de se laisser emporter.

Quelques extraits : Continuer la lecture… La montagne de l’Âme – Gao Xingjian

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