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Je suis pilgrim – Terry Hayes

C’est sur reddit weekend culture que j’ai entendu parler en bien de ce roman policier, ou disons plutôt ce « thriller » à base d’anti-terrorisme.

L’auteur, en bon scénariste d’Hollywood, ne lésine ni sur le niveau de la menace, ni sur l’intelligence et le danger du méchant, mais rassurez-vous le bien triomphera du mal. Happy-end oblige ! 😆

L’histoire démarre avec un meurtre « parfait » à NY qui va se retrouver lié à un complot terroriste du Moyen-orient à base d’arme bactériologique visant à détruire les États-Unis.

La façon dont les deux affaires sont liées est sans doute le point faible du roman (la ficelle est un peu grosse), et j’ajouterai que la manie que l’auteur a de nous prévenir quand son héros a loupé quelque chose, avec une phrase du style « je n’avais pas fait attention à cela, j’aurais du écouter, j’allais bientôt le regretter… » n’apporte pas grand chose au récit, et devient vite lassant.

Mais dans l’ensemble c’est assez bien mené, très prenant, et l’on ne s’ennuie pas tout au long des 900 pages que l’on dévore facilement.

Terry Hayes, né en 1951, anglo-australien, journaliste de formation, devient scénariste en participant à Mad Max 2, puis s’installe à Hollywood. Il a signé les scénarios de « Calme blanc » et « From Hell ». « I am Pilgrim » est son premier roman, publié en 2013, qui deviendra un best-seller.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon – Jean-Paul Dubois

Auteur recommandé par ma frangine, qui me disait : « j’aime bien JP Dubois, c’est léger, bien écrit, souvent avec de l’humour ».

J’ai donc choisi ce titre-ci pour le découvrir, ayant obtenu le prix Goncourt 2019, gage de qualité minimale garantie ?

Alors bon, je rejoins à peu près l’avis de ma sœur, c’est agréable à lire, fluide, et léger… très léger.

Tellement léger que l’on se demande bien où Paul Hansen veut en venir à nous raconter sa vie depuis sa cellule, hormis la raison de son incarcération, que l’on attend sans grande impatience.

Il partage sa cellule avec Patrick Horton, colosse un peu simplet, accessoirement biker, qui permet de meubler un peu l’histoire, tout comme le père de Paul, pasteur danois exilé ayant perdu la foi il y a bien longtemps.

Une fois la raison connue, l’épilogue délivré, l’histoire se termine. On referme le livre, il ne s’est rien passé, tout est réuni pour oublier cette histoire très vite. Vivement l’édition poche pour mieux coller au principe de littérature de gare ! 😉

On se demande comment ce roman a pu obtenir le prix Goncourt ! Non pas qu’il soit particulièrement mauvais, mais parce que cela révèle un vide sidéral dans l’édition française, à moins que ce prix prestigieux ne veuille plus rien signifier.

Jean-Paul Dubois, né en 1950 à Toulouse, est un écrivain français. Il a auparavant suivi des études de sociologie, puis a été journaliste. Il ne sacralise pas l’acte d’écriture, et a même dit :

Je suis venu à l’écriture, car c’est le moyen de gagner sa vie le moins douloureusement possible

Nous voilà prévenus ! 🙂

Douze palais de mémoire – Anna Moï

J’avais vu un interview de l’autrice à la T.V., je m’étais dit que cette histoire de boat-people vietnamien pouvait être intéressante. J’en ressors légèrement déçu, la lecture est agréable, mais l’histoire manque de profondeur : il s’agit plus d’un exercice littéraire, réussi certes, mais voilà…

C’est le récit à deux voix de Khanh, le père, ingénieur mathématicien, et sa fille de six ans Tiên, qui quittent clandestinement le Vietnam devenu communiste. Khanh va petit à petit nous narrer leur histoire et les raisons de leur départ, quand Tiên avec ses mots d’enfant nous racontera comment elle vit cette aventure.

Khanh est issu d’une noble lignée, fait partie des classes privilégiées, et sa famille ne souffre pas particulièrement des restrictions idéologiques de la révolution. Ce ne sera donc pas la raison de leur départ. Ses talents de mathématicien lui valent même d’être utilisé par le Régime. Les douze palais de mémoire représentent la manière dont il a organisé tous les événements de sa vie en mémoire, et qu’il va nous livrer au fil des chapitres.

Tiên du haut de ses six ans voit toute cette aventure de façon naïve, jeux de mots à l’appui, ce qui est souvent assez drôle, l’autrice jouant sur ce thème à la fois pour offrir son regard d’enfant sur les changements apportés par la Révolution et sur ce voyage en bateau un peu bizarre tout de même, et dont son père lui a juste dit que c’était une surprise, et qu’ils allaient aller faire quelque chose en Amérique !

L’épilogue est tiré par les cheveux, poétique certes, mais pas très réaliste ! Un peu à l’image de ce récit.

Anna Moï, née en 1955 à Saïgon, est une écrivaine et styliste française. Elle est arrivée en France après son Bac (obtenu au lycée français de Saigon). Dans les années 80, elle travaille dans la mode et voyage beaucoup. Polyglotte (elle parle vietnamien, français, thaï, japonais, anglais, allemand), elle s’installe à Saigon en 1992 et vit entre Paris et Hô-Chi-Minh-Ville. Son premier roman, Riz noir, publié en 2004, me plairait peut-être plus, plus ancré dans la réalité historique.

Nouvelles complètes – Ernest Hemingway

J’étais déjà partagé en entamant ce gros volume (1200 pages) contenant l’intégrale des nouvelles de Ernest Hemingway : j’avais lu quelque part que le meilleur d’Hemingway se trouvait dans ses nouvelles, alors quand j’ai vu cette édition Quarto, je l’ai commandée.

Entre-temps, la lecture de Simone de Beauvoir m’avait un peu refroidit sur le personnage et son œuvre. Voir cet article, dont voici un extrait :

Son individualisme impliquait une connivence décidée avec l’injustice capitaliste ; c’était celui d’un dilettante assez riche pour financer de coûteuses expéditions de chasse et de pêche et pratiquant à l’égard des guides, des serviteurs, des indigènes un paternalisme ingénu. Lanzmann me fit remarquer que « Le Soleil se lève aussi » était entaché de racisme ; un roman est un microcosme : si le seul pleutre est un Juif, le seul Juif, un pleutre, un rapport de compréhension, sinon une relation universelle, est posé entre ces deux caractères. D’ailleurs, les complicités que nous propose Hemingway à tous les tournants de ses récits impliquent que nous avons conscience d’être, comme lui, aryens, mâles, dotés de fortune et de loisirs, n’ayant jamais éprouvé notre corps que sous la figure du sexe et de la mort. Un seigneur s’adresse à des seigneurs. La bonhommie du style peut tromper, mais ce n’est pas un hasard si la droite lui a tressé de luxuriantes couronnes : il a peint et exalté le monde des privilégiés

Dès lors que j’avais acheté ce volume, il ne me restait plus qu’à le lire, et à me faire ma propre idée !

Première chose, la moitié de cette intégrale consiste en nouvelles d’à peine deux pages, et qui ne valent pas grand chose à moins de préparer une thèse sur Hemingway. Ensuite, ses lettres offrent peu d’intérêt, il se contente d’y affirmer que ce qu’il vient d’écrire est « rudement bon », et se préoccupe de savoir quand et comment il pourra le faire publier, et accessoirement qu’on lui envoie de l’argent. Il me faudra donc attendre plus de 600 pages pour vraiment commencer à accrocher avec le recueil daté de 1930-1936, qui s’ouvre avec « Une drôle de traversée » (1933), nouvelle dure et sans morale qui vous laisse sur le carreau. Auparavant, seule « L’invincible » (1924), sur la corrida, un de ses thèmes récurrents, avait retenu mon attention.

Plus ennuyeux, il utilise des mots comme nègre, youpin, macaroni, moricaud, bougnoule… On est dans les années 1920/30, et c’est certainement révélateur de l’époque, mais n’excuse rien. Dans une de ses lettres à un critique russe, il propose même à deux de ses compatriotes actuellement aux USA d’organiser le meurtre d’un nègre (ou de le tuer pour eux) : probablement de l’humour ! En 1951, quand un ami lui demande l’autorisation de publier une partie de leur correspondance, il lui demande de remplacer « Juifs » par « Gens de New-York » (à propos de deux producteurs de théâtre new-yorkais qui avaient modifié la mise en scène de sa pièce), expliquant qu’il n’avait pas du tout l’intention de donner à ça le moindre sens péjoratif ou antisémite que cela aurait aujourd’hui. La lettre en question datait de 1939…

Tout cela confirme ce que disait Simone de Beauvoir. Tout cela transpire l’homme blanc, idéalement américain voyageant en Europe, chasseur ou pêcheur (c’est son côté j’aime la nature), grand buveur, qui profite bien de la vie, et où les femmes ont finalement peu de place (il divorcera 3 fois, et se mariera 4, souvent très peu de temps après le divorce).

Il reste tout de même quelques bonnes nouvelles dans tout ça, fort heureusement. Mais une « sélection des meilleures nouvelles » aurait été préférable à cette intégrale, et j’aurais gagné plusieurs centaines de pages ! 😉

Pour les plus curieux, voici quelques autres remarques et notes de lecture …

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Plugin Get Recent Comments et Worpress 5.7

Le week-end dernier, j’ai mis à jour le blog avec la dernière version de WordPress, à savoir la 5.7 (je devais être en 5.4.x précédemment).

Tout s’est bien passé, mais le plugin « Get Recent Comments » que j’utilise pour afficher les 5 derniers commentaires dans la barre latérale ne fonctionnait plus. L’occasion de voir qu’il n’est plus maintenu (il datait de 2004), que le site du plugin est inaccessible, etc… Bref, il était temps de trouver une autre solution.

Alors il en existe plusieurs de ce type (Better Recent Comments, Recent Comments Widget Plus, etc…) mais j’avais une option avec le vieux plugin que je ne retrouvais dans aucun autre, c’était la possibilité de filtrer mes propres commentaires (mes réponses en fait), ce que je trouvais très pratique, voir essentiel.

J’ai donc posé la question sur le forum français de WordPress, WPFR. Ça faisait longtemps que j’y étais pas allé, il a été tout refait et est très joli. Ma question est ici.

Grâce à PhiLyon qui s’est bien investi sur le problème (merci le confinement !) et que je remercie chaleureusement, après plusieurs essais une solution a été trouvée, en combinant un plugin existant et en ajoutant une fonction au thème.

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Life – Keith Richards

Livre prêté par des amis, j’avais gardé une très bonne impression de la biographie de Lester Bangs, un critique rock. L’idée de me plonger dans l’histoire des Rolling Stones n’était donc pas pour me déplaire.

En général j’aime bien les biographies, mais ici il s’agit d’une auto-biographie, celle de Keith Richards, cofondateur avec Mick Jagger, Brian Jones et Ian Stewart des Rolling Stones, le célébrissime groupe rock. Et c’est plutôt sa propre histoire que Keith raconte, avec une certaine franchise (à défaut de lucidité), mais aussi beaucoup d’estime personnelle ! 😯 Eh oui, c’est une rock star, et son contact avec la réalité est manifestement altéré par la vie qu’il a mené.

Non seulement cela, mais en plus d’être indéniablement un guitariste dans l’âme, il a aussi été un junkie, accro à l’héroïne pendant une bonne quinzaine d’années, et cela occupe un bon tiers du bouquin. Son message à ce sujet est d’ailleurs très ambigu, puisqu’on peut le résumer à « n’en prenez pas, moi j’avais de la super qualité, c’est pour ça que j’ai tenu, et puis j’ai toujours contrôlé mes doses… ». 🙄

Côté style littérraire, ce n’est pas vraiment génial. Il s’est pourtant fait aidé par James Fox, un journaliste, qui l’a interrogé pendant cinq ans… Il y manque un rythme de narration, un vrai récit, car c’est plutôt une juxtaposition de souvenirs, les changements de paragraphe sont parfois abrupts, même si la chronologie est globalement respectée.

L’impression que me laisse le personnage est assez mitigée. Certes, il fait preuve de beaucoup de franchise dans son récit, il revendique une vraie fidélité en amitié comme en amour, sa passion c’est le blues et la guitare, il y consacre toute sa vie, et ne se sent jamais aussi bien qu’en studio. Il nous donne d’ailleurs beaucoup de détails sur le sujet, sur son jeu en open-tuning, sa guitare à cinq cordes, etc… Pas de doute qu’un guitariste y trouvera son bonheur.

Après, le côté rock-star dénature beaucoup de choses. À lire certains de ses exploits, comme d’être toujours armé, de tirer des coups de feu dans le plancher d’une chambre d’hôtel (sous l’effet de la came, il s’en rappelle à peine), on se dit que ce type a vécu dans un monde parallèle, star du rock camé finalement pas très sympathique. Et quand à la fin du bouquin, il nous livre sa recette de saucisses-purées, on se demande bien ce que ça vient faire là et jusqu’où l’on va aller dans le genre « je suis un type génial » ! 💡

Idem pour le festival d’Altamont, dont il semble minimiser le drame (meurtre d’un spectateur par le service d’ordre assuré par les Hells Angels, à la demande des Rolling Stones), et s’affranchir de toute responsabilité. Cela m’a vraiment surpris la façon dont il raconte cet épisode, pour lui ce n’est qu’une anecdote, il s’en rappelle à peine (encore une fois).

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Openmediavault : Organisation des sauvegardes

Après voir mis en place mon serveur OMV, installé Plex, Nextcloud et qBittorrent-OpenVPN, il était temps de penser à la sauvegarde !

J’ai abandonné la baie Synology avec son RAID 1 (2 disques en miroir), et je n’ai plus qu’un seul disque sur mon magnifique Odroid-hc2 ! Et même si le RAID n’est une solution de sauvegarde, je ne sauvegardais que mes données avec la baie Synology.

Il s’agit maintenant de tout sauvegarder, alors voilà comment je me suis organisé :

  • pour les données, j’ai mis en place des jobs Rsync, ce que OMV permet de faire très facilement. La cible de sauvegarde se trouve sur le PC, sur lequel tourne un daemon Rsync.
  • pour les containers Docker, après un premier essai avec Rsync (non concluant, voir plus bas), j’ai fait un article dédié.
  • pour le disque système d’OMV, après avoir essayé sans succès des scripts utilisant la commande dd, je me suis rabattu sur Clonezilla pour sauvegarder une image de la carte microSD qui sert de disque système au odroid-hc2.

Voyons tout cela en détail…

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Ubuntu 20.04 et imprimante Canon TR4550

J’ai récemment remplacé ma vieille imprimante Epson XP-215 qui avait fait son temps. Mon choix s’est porté sur une Canon TR4550 après un rapide tour des différents modèles disponibles à moins de 100€.

Et l’installation sous Ubuntu s’est révélée chaotique, particulièrement la partie scanner… Décidément, c’est le point noir avec Linux, qui peut vraiment se révéler bloquant pour l’utilisateur lambda. J’aurais du faire mon choix en fonction de mon système d’exploitation comme premier critère, cela m’aurait simplifié la vie.

Ce que je retiens, c’est que la marque Canon ne fait pas vraiment d’effort pour Linux, et fournit le service minimum (limited support). Vous verrez plus bas que le scanner est bien accessible avec le protocole escl, mais comme il « n’offre » pas le réglage du contraste, il ne sera pas utilisable avec simple-scan, l’outil par défaut de Gnome/Ubuntu.

Mais comme toujours, c’est comme ça que l’on apprend, voilà donc le fruit de mes investigations pour cette imprimante multi-fonction.

On y parle essentiellement de Wi-fi, de Sane, et de protocle eSCL.

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Openmediavault : déplacement de Docker

Alors que je commençais à réfléchir à la stratégie de sauvegarde de mon NAS (Openmediavault sur Odroid-hc2, 1 seul HD), j’ai du faire face à la problématique Docker.

Comme chaque soft (Plex, Nextcloud, qBittorrent) tourne dans un container, il est important de sauvegarder ceux-ci, et pas seulement les données qu’ils contiennent.

De plus, les containers Docker étant par défaut installés sur le disque système, soit une carte microSD dans mon cas, où il est préférable d’écrire le moins possible, cette configuration n’est pas optimale.

Je suis alors tombé sur cette vidéo : Why and how to move your Docker folder qui explique comment déplacer Docker, et je l’ai donc mis cela en pratique aujourd’hui, après plusieurs jours de réflexion. Car j’avais un peu peur de « casser » ma config, qu’un des containers Docker ne redémarre pas : j’avais pas mal galéré à installer Nextcloud, je ne voulais retomber dans les mêmes problèmes.

Mais finalement tout s’est globalement bien passé, à part un problème de droits sur mes dossiers Nextcloud justement. J’ai réglé le problème grâce aux sauvegardes que j’avais fait avant de me lancer (solution de facilité).

Voyons tout ça…

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Openmediavault : installation de Qbittorrent avec OpenVPN

Après avoir installé Nextcloud et Plex, le dernier truc important à installer était un client qBittorrent pour l’utiliser avec une connexion OpenVPN.

Après avoir regardé quelques vidéos, des containers Docker existent, combinant à la fois le client qBittorrent et la connexion OpenVPN, tout semblait parfait.

Hélas, après une première tentative, je me rendais compte que ce qui était proposé ne l’était pas pour une architecture armv7l de mon odroid-hc2 . 🙁

Heureusement, la situation s’est vite débloquée, grâce à la souplesse de l’Open source.

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