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La captive aux yeux clairs – The Big Sky 1 – A. B. Guthrie

La captive aux yeux clairs - A. B. Guthrie Après la déception de La marche du mort de Larry McMurtry, j’ai vu ce bouquin sur la table du libraire, qui est la premier d’une série de trois, appelée The Big Sky (qui est aussi le titre original de ce roman). Mais comme Lonesome Dove m’avait tout de même donné goût à la littérature sur l’époque « Western », je me suis laissé tenté.

Et ce fût une bonne surprise. Nous allons suivre les aventures de deux jeunes hommes, Boone Caudill et Jim Deakins, qui quittent leur Kentucky natal pour échapper à l’ennui et à une dure vie de paysan toute tracée. Ils rejoignent une expédition qui va remonter le fleuve Missouri jusqu’au territoire des indiens Blackfeet, réputés dangereux. À bord du bateau se trouve une jeune Blackfoot, Teal Eye, censée être la fille d’un chef indien, et donc permettre en la leur ramenant de les amadouer et pouvoir faire commerce avec eux.

Ils vont aussi rencontrer Dick Summers, un homme plein d’expérience, un « mountain man », un trappeur qui connaît la région et y a roulé sa bosse. Dick va les prendre sous son aile, et peu à peu apprendre ce mode de vie déjà en train de disparaître à Boone et Jim.

Parfaitement écrit, c’est l’occasion de décrire une époque, et le mode de vie de ces hommes au plus proche de la nature (nous sommes en 1830-1840). En même temps, l’avancée inexorable des hommes blancs sur les territoires indiens, leur impact sur la nature (la raréfaction du gibier) et sur les indiens (l’alcool et les maladies) sont en train de tout changer. À tel point que nos trois compères auront bien du mal à retrouver les Blackfeet (car Boone veut revoir Teal Eye), littéralement décimés par une épidémie de variole. Il y a une certaine mélancolie qui transparaît, surtout à travers les yeux de Dick, qui voit une époque se terminer.

Une très belle postface de Bertrand Tavernier conclut ce livre, l’occasion de noter quelques films de l’époque pour les amateurs de vieux westerns : La captive aux yeux clairs (1952) de Howard Hawks bien sûr, mais aussi La prisonnière du désert (1956), Au delà du Missouri (1951), L’homme des vallées perdues (1952) et enfin L’homme du Kentucky (1955) (A.B. Guthrie a écrit le scénario des deux derniers).

Nous retrouverons Dick Summers dans le deuxième Opus, La Route de l’Ouest…

A. B. Guthrie (1901-1991) est un romancier et historien américain. D’abord journaliste, puis professeur de littérature, son premier roman The Big Sky (ce livre) est un immense succès. À 72 ans, il se lancera dans une série de westerns policiers. Quand on lui demanda ce qu’il voulait qu’on grave sur sa tombe, il répondit « Je veux être incinéré et j’aimerais qu’on inscrive sur ma tombe : « J’ai fait de mon mieux. »

Motorola Moto G 4G LTE : passage à LineageOS et Android 7.1

Logo LineageOS Voilà, je suis enfin passé à Android 7.1 et à la version proposée par LineageOS par la même occasion. LineageOS, c’est le successeur de CyanogenMod après que la société Cyanogen Inc. ait annoncé l’arrêt du projet.

La communauté du libre qui s’occupait principalement de développer CyanogenMod a du alors changer le nom, puis trouver où et comment héberger tout le système de développement. Apparemment, tout a été résolu et fonctionne parfaitement.

Ça fait un petit moment que j’attendais, sans être trop pressé, que la version devienne un peu plus stable et mature. Je suivais l’évolution sur le forum XDA [ROM][OFFICIAL][Peregrine][7.X] LineageOS 14.1, et il y avait encore quelques problèmes sur les capteurs, mais ils sont maintenant réglés.

Pour l’installation, j’ai suivi cet article : Installer LineageOS sur Moto G 4G Peregrine où tout est très bien expliqué et détaillé, y compris l’installation du bootloader TWRP et le passage en mode root.

En voilà le résumé, tout s’est déroulé sans gros problème, mais avec tout de même deux ou trois choses à mentionner, suivi d’un petit retour sur Android 7 et LineageOS.

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La ferme des animaux – George Orwell

La ferme des animaux - George Orwell Il était temps que je lise cette fable de George Orwell, dont Simon Leys dit que c’est son chef-d’œuvre ! J’avais un peu peur de m’ennuyer à la lire, mais non, pas du tout, cette allégorie du communisme est magnifiquement racontée, et l’on prend un plaisir certain à la lire.

Une fois l’homme chassé de la ferme, les grand principes d’égalité annoncés et les lendemains radieux promis… arrive ce qui doit arriver : la prise de pouvoir et le début des privilèges pour une certaine classe, ici les cochons (les animaux les plus proches de l’homme ?).

J’ai particulièrement aimé le côté révisionniste, où l’histoire est modifiée en fonction du présent : le pauvre Boule de neige, héros de la première bataille, vite devenu le bouc émissaire de tous les problèmes (on pense à Trotsky) ; les bêlements des moutons qui empêchent vite toute discussion lors des réunions en scandant sans les comprendre des slogans appris par cœur… mais à qui cela fait-il penser ? Etc…

Et puis la façon dont les grands principes sont petit à petit transformés : « Nul animal ne boira de l’alcool » devient « Nul animal ne boira de l’alcool à l’excès » quand Napoléon découvre la bière… « Nul animal ne tuera un autre animal » devient « Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable » quant les exécutions commencent.

Les 7 commandements initiaux finissent d’ailleurs par se réduire à un seul : « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres », et dans le dernier paragraphe, les cochons finissent par ressembler physiquement aux hommes :

Douze voix coléreuses criaient et elles étaient toutes les mêmes. Il n’y avait plus maintenant à se faire de questions sur les traits altérés des cochons. Dehors, les yeux des animaux allaient du cochon à l’homme et de l’homme au cochon, et de nouveau du cochon à l’homme ; mais déjà il était impossible de distinguer l’un de l’autre.

Bref, un bon moment de lecture. Paradoxalement, c’est Benjamin l’âne, qui se révèle le plus lucide sur toute l’histoire (il ne croit en rien, et semble revenu de tout !). On dit que les fables de La Fontaine sont de la même façon une lecture très enrichissante, à tous les âges (André Gide les avaient relues avec grand plaisir durant son Voyage au Congo). Avec celle-ci, l’adage est confirmé.

Autres articles sur George Orwell sur ce blog :

George Orwell (1903-1950) a eu une vie incroyable : il a été policier aux Indes, clochard à Paris, ouvrier, combattant en Espagne, speaker à la BBC, et bien sûr écrivain. Malade de la tuberculose, il écrivit 1984 dans ses toutes dernières années, alors qu’il luttait déjà contre la mort. Le petit livre de Simon Leys ci-dessus vous en apprendra beaucoup sur le personnage et sa clairvoyance.

Framabag et l’extension Wallabager pour Firefox

Tout est parti d’un article sur le « Blog de dada » parlant de Firefox, de son récent mode « multiprocess », et du besoin d’avoir des extensions compatibles avec ce mode.

Le mode multiprocess est destiné à améliorer les performances. Cela permet aussi que Firefox ne soit pas entièrement bloqué si une page web (donc un onglet) prend toutes les ressources du processeur. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est Chrome, le navigateur de Google, qui a été le premier à implémenter ce principe.

Autant qu’il soit activé donc, mais pour cela il faut que les extensions que l’on utilise soient compatibles avec ce mode. J’avais déjà regardé ça au tout début (version 48 je crois) et installé une extension qui permet de vérifier si les extensions que l’on utilise sont compatibles ou pas : Add-on Compatibility Reporter. Puis j’avais laissé ça de côté, il me restait encore plusieurs extensions non compatibles.

Finalement j’ai donc regardé tout ça à nouveau, d’autant que l’article donnait un remplaçant à une extension que j’utilisais et dont je ne voulais pas me passer : Self Destructing Cookies. J’ai donc installé Cookie AutoDelete à la place. Cool ! 🙂

Une fois ceci fait, il ne me restait qu’une seule extension non compatible, c’était Wallabag v2. L’occasion d’ailleurs de me rendre compte qu’elle était maintenant dépréciée, et qu’il fallait maintenant utiliser Wallabager.

Wallabag est un service permettant de stocker des pages web pour une lecture ultérieure, j’avais fait un article sur le sujet il y a déjà deux ans. Particulièrement pratique par exemple pour lire ces articles quand je suis dans le métro, sans réseau, avec l’application Android Wallabag qui me les a rapatriés auparavant sur le smartphone.

Et nous voilà au sujet de cet article, j’ai eu quelques problèmes pour le configurer, il me fallait un User ID et un User secret dont je me demandais bien où je pouvais les trouver… C’est assez simple en fait, mais cela m’avait échappé.

Enfin j’utilise Framabag comme serveur Wallabag (celui que Framasoft a mis en ligne dans le cadre de sa campagne Dégooglisons internet).

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Naufrage au Mont-Blanc – Yves Ballu

Naufrage au Mont-Blanc - Yves BalluC’est ma frangine qui m’a offert ce bouquin : elle habite Chamonix, alors forcément cette terrible histoire l’a passionnée, et elle a voulu me faire connaître ce qui reste une véritable tragédie.

Nous sommes en 1956 : deux jeunes alpinistes (Vincendon, un parisien, et Henry, un belge) partent pour une course hivernale sur le Mont Blanc ; ils vont se retrouver coincés à 4000 mètres d’altitude, par -30°C, pendant plus de dix jours, leur calvaire étant suivi à la jumelle depuis Chamonix. Un hélicoptère qui tentera de se poser pour les secourir va s’écraser à leurs côtés… Il y a maintenant six personnes à secourir !

Si les deux alpinistes sont vivants, ils ont déjà leurs membres gelés, et même le visage pour l’un d’entre eux. D’autres secours vont être envoyés, mais l’on s’occupera d’abord de sauver les hommes de l’hélicoptère. L’issue sera fatale pour Vincendon et Henry, dont les corps ne seront ramenés dans la vallée qu’au printemps.

Yves Ballu est ingénieur de formation, docteur ès sciences, passionné de montagne, et écrivain : apparemment dans l’ordre, car je n’ai pas trouvé que c’était ni très bien écrit et raconté. Il y a parfois des phrases convenues, ou des dialogues peu crédibles, comme ceux du notaire Maître de la Roche : ce personnage n’existant que pour exprimer des opinions caricaturaux, provocants ; sans doute pour refléter une partie de l’opinion ? mais le procédé n’est pas très bien venu.

Par contre, l’auteur s’est appliqué à retranscrire les faits tels qu’ils se sont passés, sans chercher à protéger ou couvrir telle ou telle institution, et c’est déjà beaucoup, car des organismes comme la Compagnie des Guides de Chamonix (qui refusent carrément d’intervenir) et  l’EHM (École militaire de Haute Montagne) n’en sortent pas grandis, c’est le moins que l’on puisse dire. Car entre la mauvaise foi des uns et les mauvaises décisions des autres, le tableau est cruel. Ajoutez à cela un peu de malchance, et vous aurez une idée de la tragédie.

À la décharge des guides de Chamonix, les courses hivernales sont une pratique peu courante à l’époque ; et pour les Chamoniards, voir ces jeunes inconséquents partir à la recherche d’un exploit ne les incitent pas à prendre des risques (pour eux, bénévoles qui ont une famille, etc…). D’ailleurs, le débat sur la gratuité des secours en montagne n’est toujours pas clos de nos jours.

Il y a eu une émission de France Inter du 28/11/2016 sur le sujet, que l’on peut réécouter : Prisonniers du Mont-Blanc : l’affaire Vincendon Henry. On peut également retrouver deux trois photos sur le blog de Yves Ballu.

Le Caire confidentiel – Tarik Saleh

Le Caire confidentiel - Tarik Saleh Avec un titre pareil, faisant référence à « L.A. Confidential », le roman de James Elroy (admirablement adapté à l’écran par Curtis Hanson), je n’ai pas trop hésité pour aller voir ce film, d’autant que les critiques étaient plutôt bonnes dans l’ensemble.

Franchement j’ai bien aimé, pas tant pour l’intrigue elle-même que pour l’ambiance globale du film, la manière dont la ville du Caire est rendue. Car après le policier assez mutique, le personnage principal de ce film est sans conteste la ville du Caire, admirablement rendue, aussi bien visuellement (les déplacements des flics en voiture) que musicalement (la bande son retranscrit bien l’ambiance).

De tout cela ressort une peinture sociale très réaliste, oscillant entre une pauvreté sans espoir et une extrême richesse qui permet tout. Quant à l’intrigue, assez classique, réserve principalement comme surprise la corruption omniprésente à tous les étages ! Même ceux qui luttent contre la corruption ne cherchent en fait qu’à avoir leur part du gâteau.

La dernière scène est assez terrible, avec le policier qui se fait tabasser par les manifestants de ce qui sera « printemps arabe » égyptien, permettant à son oncle, grand maître de la corruption, de s’échapper. Quand on sait ce qu’il est advenu dudit printemps arabe en Égypte, la corruption n’a pas du s’arranger depuis…

Thunderbird : archiver ses mails

L’autre jour, j’ai reçu un mail de Free intitulé Quota Warning, et m’indiquant que :

Le quota de votre compte email a atteint 922.07Mo, ce qui est plus de 90% de
votre quota de 1024.00Mo.
Vous devez effacer quelques messages afin de ne pas saturer votre boite email.

Ce n’était pas le premier mail de ce genre, j’avais auparavant fait du ménage manuellement, reportant le problème. Cette fois, je me suis dit que j’allais paramétrer Thunderbird pour qu’il archive automatiquement mes mails afin que tout se passe de manière transparente pour moi.

Il a fallu faire quelques recherches sur le net pour savoir comment archiver avec Thunderbird, puis faire un premier essai qui n’a pas fonctionné, pour enfin trouver une solution qui fonctionne. Il y en a sûrement d’autres, et ce qui n’a pas marché chez moi fonctionnera peut-être ailleurs, je n’ai pas tout compris… Mais enfin, voilà mon retour d’expérience, il sera peut-être utile à d’autres personnes.

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Pastorale américaine – Philip Roth

Pastorale américaine - Philip Roth J’avais bien aimé le film, American Pastoral, alors je me suis offert le bouquin, afin d’approfondir l’histoire d’abord, et ensuite pour découvrir l’écrivain Philip Roth dont je n’avais rien lu jusqu’à présent.

Je n’ai été déçu par aucun de ces deux points ! À propos de l’auteur, c’est vraiment très bien écrit, les phrases sont bien construites, le style est là, et les idées abordées traitées avec beaucoup de profondeur. On ne s’ennuie pas une seconde, et on sent la patte d’un grand !

Le sujet traité, c’est la fin du rêve américain, dans les années 60/70, en plein « Black Power » et guerre du Vietnam. Il y a bien une sorte de « surcouche » juive (!) dans le traitement des problèmes de société, mais cela reste extrêmement intéressant : Philip Roth n’en rajoute pas, même si c’est l’un des thèmes qui lui tiennent à cœur, voir plus bas.

Je ne vais pas résumer à nouveau l’histoire, voir l’article sur le film pour cela. « Le Suédois » va donc chercher ce qui a bien pu clocher dans sa vie pour que sa fille bascule dans le terrorisme. Avec le livre, on analyse en long et en large toutes ses réflexions qui le hantent littéralement : il cherche désespérément une explication, une erreur qu’il aurait commise et qui expliquerait tout ! Il lui faut une explication rationnelle, absolument. On y voit toute la culpabilité que sa culture a pu lui inculquer.

C’est aussi la description du déclin de l’Amérique pour une génération qui avait tout pour réussir : leur grand-père avait trimé dur pour créer la boite, le père avait développé la richesse, tout était prêt pour qu’eux aient le meilleur, mais… les morts vietnamiens seront les révélateurs du monde violent que les blancs imposent partout, et l’exploitation des pauvres pour assurer leur bonheur et leur niveau de vie… Tout cela va lui exploser à la figure :

Oui, à l’âge de quarante-six ans, en 1973, aux trois quarts ou presque de ce siècle qui, sans égards pour les rituels funéraires, avait jonché le sol de cadavres d’enfants mutilés et des cadavres de leurs parents, le Suédois découvrait que nous sommes tous sous la coupe d’une puissance devenue folle. Ce n’est qu’une question de temps, sale Blanc, on y est tous.
Il les entendait rire d’ici, les Weathermen, les Panthères noires, l’armée rebelle, le ramassis des combattants de la violence, incorruptibles, qui le traitaient de criminel et le haïssaient jusqu’à l’os parce qu’il faisait partie des possédants. Le Suédois enfin débusqué. Ils étaient ivres de joie, ravis d’avoir détruit sa fille jadis gâtée, et brisé sa vie de privilégié, et ils l’amenaient enfin à leur vérité, cette vérité qu’ils savaient être celle de tout Vietnamien, homme, femme, enfant, etc., celle de tout Noir colonisé d’Amérique, celle de tous ceux qui partout et de tout temps s’étaient fait baiser par le capitalisme et sa cupidité insatiable. Cette puissance devenue folle, sale Blanc, c’est l’histoire de l’Amérique ! C’est l’empire américain ! C’est Chase Manhattan, General Motors, Standard Oil et Newark Maid LeatherWare ! Bienvenue à bord, chien capitaliste ! Bienvenue dans la race humaine baisée par l’Amérique.

Une petite explications sur le titre : La Pastorale américaine, c’est la fête de Thanksgiving, fête neutre, vidé de son contenu religieux, où deux cent cinquante millions de personnes mangent la même chose (une dinde), et où chacun met entre parenthèse ses griefs et ressentiments ; ça dure vingt-quatre heures.

Philip Roth, né en 1933, est un grand écrivain américain, petit-fils d’immigrés juifs originaire de Galicie. Avec Pastorale américaine (1997), il entame une inflexion historique de son œuvre, pour se pencher sur la crise de la gauche américaine, et l’histoire de l’acculturation des juifs originaires d’Europe de l’Est aux États-Unis. Voir aussi « Le complot contre l’Amérique » sur ce thème. Souvent cité pour le prix Nobel de littérature, il ne l’a à ce jour pas reçu, ce que certains considèrent comme une anomalie.

La marche du mort – Larry McMurtry

La marche du mort - Larry McMurtryÉnorme déception que cette « suite » de Lonesome Dove que j’attendais en format poche depuis plus d’un an ! Ce n’est pas vraiment une suite à proprement parler, mais plutôt un retour aux origines de nos deux héros, Augustus McCrae et Woodwrow Call, quand encore jeunes ils s’engagent chez les Texas Rangers.

Hélas, si dans Lonesome Dove, malgré un début poussif, on se laissait vite emporter par le souffle des grands espaces, la nature sauvage, pleine de dangers, bref la rude vie des cow-boys du Grand Ouest… autant ici on s’ennuie ferme et on attend désespérément que l’histoire commence pour de bon. Ce ne sera pas la cas, et la fin est carrément bâclée.

Larry McMurtry a ressenti le besoin de nous raconter les débuts des deux Rangers, mais on se demande bien pourquoi ; à part un contrat bien juteux, je ne vois pas… ce n’est en tout cas certainement pas l’inspiration ! La troupe hétéroclite qui s’en va par deux fois en territoire indien va être décimée petit à petit, et c’est bien normal vu leur niveau et celui de leurs chefs. Les indiens eux sont très méchants et cruels, et ce sera à peu près tout ce que l’on saura (ah si, ils connaissent aussi parfaitement le terrain, les fourbes !). On atteint les sommets avec la fin, avec des personnages aussi inattendus que peu crédibles.

Il y a déjà une suite de publiée, « Lune Comanche – Lonesome Dove, l’affrontement », mais en format broché. Dans un an, quand il sortira en format poche, je réfléchirai à deux fois avant de l’acheter.

DS Video sur Samsung Smart TV

 Pour regarder les films ou les Séries stockées sur ma baie Synology, je passais par un changement de sources, passant de « HDMI1 » à « Synology DiskStation Réseau », soit une manière tout à fait classique. Avec comme limitation une interface assez basique, dossier par dossier, même si je pouvais tout de même afficher les affiches des films en choisissant « Video Station » sur le premier écran :

Mais il y avait beaucoup mieux :  : installer une application appelée DS Video sur la TV Samsung, et accéder ainsi à une interface beaucoup plus plaisante et offrant plus d’options.

Voilà quelques informations que j’ai noté, car l’installation n’est pas vraiment triviale…

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