Jackie – Pablo Larrain

Jackie - Pablo Larrain Après l’excellent Neruda du même réalisateur chilien, je suis allé voir Jackie, un autre biopic ! Cette fois, c’est de Jackie Kennedy qu’il s’agit, et plus précisément de la façon dont elle gère la période entre l’assassinat de JFK et son enterrement.

J’ai beaucoup moins accroché à ce film, mais avant tout pour le personnage de Jackie Kennedy, qui m’a paru assez détestable par son comportement : méprisante, autoritaire, parfois délirante. Concernant le film proprement dit, mais c’est sans doute une conséquence, je me suis plutôt ennuyé et le mot FIN est apparu comme une délivrance.

Plusieurs années après les faits, Jackie reçoit un journaliste pour parler de cette période. Elle sera très autoritaire et cassante avec lui, jusqu’à prétendre écrire elle-même l’article ! S’en suit une série de flash-back sur les jours en question, dont plusieurs scènes en noir & blanc que l’on croit d’époque, mais en fait reconstituées par Pablo Larrain : c’est sans doute le seul exploit du film. On y voit Jackie (Nathalie Portman) faire visiter la Maison Blanche et répondre aux questions des journalistes sur l’aménagement des pièces : amusant de voir le niveau de la soupe que l’on sert aux téléspectateurs à cette époque…

Concernant les autres scènes, ce qui la préoccupe le plus, c’est la place laissée dans l’histoire, comme sa volonté d’une marche derrière le corbillard malgré les problèmes de sécurité, et éventuellement l’utilisation de ses enfants pour attendrir le bon peuple. La femme bouleversée devient du coup un peu machiavélique.

Pour le reste, rien sur l’attentat lui-même, et pas un mot sur les commanditaires. Dommage !

Tempête de sable – Elite Zexer

Tempête de sable - Elite Zexer Je suis allé voir ce film avec peu de motivation, le sujet ne m’attirant pas particulièrement à priori. Et puis finalement, j’ai bien accroché, surtout grâce au personnage de Jalila, la première épouse.

L’histoire se passe dans un village bédouin en Israël (la réalisatrice est israélien), où Suleiman, déjà marié donc, se marie avec une deuxième épouse. Pour l’occasion, leur fille aînée Layla revient de l’université où elle suit des études.

Jalila, la première épouse, va se rendre compte que Layla fréquente un jeune homme à l’université. Elle réagit d’abord sévèrement, car les traditions sont ce qu’elles sont ! D’autant que le père a déjà promis sa fille à quelqu’un… Mais devant l’obstination de sa fille, Jalila, assez antipathique au début, va entrer en conflit ouvert avec son mari en se rangeant du côté de sa fille.

La sanction ne va pas traîner : Suleiman la répudie ! Le portrait du mari est celui d’un homme faible, mais qui a le pouvoir absolu. Il suffit de comparer les deux maisons, côte à côte, des deux femmes pour comprendre. S’il a promis sa fille en mariage, c’est lié à une histoire d’argent. Etc, etc…

C’est finalement le portrait de deux femmes, fortes de caractère, qui subissent le dictat d’un lâche. Devinez qui gagne à la fin de l’histoire ?

 

 

 

 

 

 

 

Les festivités battent leur plein dans un petit village bédouin en Israël, à la frontière de la Jordanie : Suleiman, déjà marié à Jalila, épouse sa deuxième femme. Alors que Jalila tente de ravaler l’humiliation, elle découvre que leur fille aînée, Layla, a une relation avec un jeune homme de l’université où elle étudie. Un amour interdit qui pourrait jeter l’opprobre sur toute la famille et contre lequel elle va se battre. Mais Layla est prête à bouleverser les traditions ancestrales qui régissent le village, et à mettre à l’épreuve les convictions de chacun.

Les Clochards d’Asmodée – Roland Pidoux

Les Clochards d'Asmodée - Roland Pidoux Roman policier conseillé par mon ancien libraire de Puteaux lors d’un bref passage : l’occasion de vérifier que les goûts littéraires sont bien difficiles à cerner… et à partager.

La lecture n’est pas désagréable en elle-même, c’est un polar comme un autre, un peu à l’ancienne, écrit sans grand talent littéraire il faut le reconnaître. Un roman de gare, comme on dit, un petit polar où les meurtres s’enchaînent tranquillement pendant que le commissaire réfléchit à élucider l’énigme, ce qu’il arrivera à faire à la fin du livre bien sûr.

Roland Pidoux (1920-2005) a été commissaire de police (chef de la sûreté urbaine à Besançon), là où se passe l’intrigue de ce polar. Il signa deux romans, dont le premier (« On y va patron ? ») reçu le prix du quai des Orfèvres en 1963. J’ai bien peur que ce prix n’ait été obtenu pour la seule raison qu’il était « de la maison » !

Born to be blue – Robert Budreau

Born to be blue - Robert Budreau Après Neruda, un autre biopic, sur Chet Baker cette fois-ci, le légendaire trompettiste de jazz. Il semble qu’Hollywood apprécie ce format, et c’est tant mieux quand, comme pour ces deux-là, une dose de poésie ou d’invention vient agrémenter l’histoire.

Pour celui-ci, le film commence avec le tournage d’un film où Chet Baker joue son propre rôle. Si le projet d’un tel film a bien existé, il n’a jamais eu lieu. Chet Baker va alors tomber amoureux de Jane, sa partenaire, mais le film est arrêté après qu’un dealer lui ait fracassé la mâchoire et quelques dents (épisode véridique de sa vie).

Nous suivons alors la longue traversée du désert de Chet pour réapprendre à jouer de la trompette, et à se désintoxiquer de l’héroïne, aidé et soutenu par Jane. L’artiste est hanté par ses souvenirs (toutes ces scènes sont en noir et blanc) et ses vieux démons. Le retour à la ferme de ses parents et ses rapports avec son père en dit long…

Il va finalement pouvoir rejouer au Birdland, le club historique du jazz new-yorkais, devant Mile Davis et Dizzy Gillepsie. Sous pression, la tentation de reprendre de l’héroïne va alors se présenter, car il est persuadé de mieux jouer quand il est sous les effets de la drogue.

Un film magnifique, très esthétique, et une histoire forte. L’acteur Ethan Hawke est vraiment excellent (il chante lui-même « My funny Valentine » !). J’ai vraiment beaucoup apprécié. Et l’on a envie d’écouter un peu de Chet Baker en sortant de la salle !

Motorola Moto G 4G LTE : Stock Android 6.0 avec correctif sécurité du 1er août 2016

À propos du téléphone En Septembre, j’avais installé une nouvelle ROM appelée « Identity Crisis » proposée sur le forum XDA (voir cet article). Alors que Motorola n’a proposé que Android 5 comme mise à jour pour ce modèle (XT1039), c’était une manière de passer à Android 6 Marshmallow avec un noyau proposé par Motorola (pour le XT1072, c’est-à-dire le Moto G 2nd Generation), mais transformé pour pouvoir fonctionner sur mon modèle… Un boulot vraiment génial fait par les développeurs d »XDA !

J’en étais très satisfait, et puis j’ai vu qu’une nouvelle version était proposée (sans doute la dernière d’ailleurs) intégrant le dernier noyau fourni par Motorola, qui inclut les correctifs de sécurité Android d’août 2016. C’est la Identity Crisis 6 LTE v1.5 ‘Deviant’ disponible sur cette page. Rien d’extraordinaire, certes, mais autant tourner avec le noyau le plus récent possible. Et puis j’avais le temps pour le faire, alors…

Ce fut l’occasion de vérifier l’extrême facilité avec laquelle on peut installer une nouvelle ROM quand le Recovery est déjà installé, et que la ROM est prête à l’emploi (root, etc…). Voilà d’ailleurs les caractéristiques complètes de celle-ci :

Stock Kernel | Zipaligned | Rooted | Busybox | init.d Script Support
OTA Updates Disabled | Non-essential Motorola Services removed | More RAM available
‘Cast Screen’ Enabled | Debloated | RRO Layers Support | ‘Safe volume warning’ Disabled | EAP Sim support
MultiROM Compatible | Post-install zipaligning (Fly-On Mod) | Improved Battery Life | Lock-screen rotation

Pas mal non ? En fait, la seule chose qu’il reste à gérer, ce sont les sauvegardes des différentes applis que l’on utilise, comme les SMS ou les comptes mails, et quelques autres précautions à prendre avant de lancer l’opération. Comme j’ai déjà détaillé pas mal de choses concernant l’installation de la ROM proprement dite dans cet article, je vais juste détailler les étapes préliminaires et postérieures à l’installation dans cet article.

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Souvenirs personnels – Joseph Conrad

Souvenirs personnels - Joseph Conrad Avant de parler de ce livre, remarquez le visage et les yeux de Conrad : le personnage devait être impressionnant quand on était face à lui !

Joseph Conrad nous offre donc quelques uns de ses souvenirs, une occasion de partir en voyage avec ce magnifique auteur. Il est quelque fois difficile à suivre dans ses pensées, qu’il laisse vagabonder au gré de ses souvenirs et des associations d’idées qu’ils provoquent ; de plus la postface nous explique que tout n’est pas forcément exact dans ce qu’il nous raconte… Mais l’ensemble est un plaisir à lire, comme d’habitude, et puis n’est-ce pas tout l’art du romancier de mêler vérité et fiction ?

Conrad va d’abord nous parler de son premier roman, La folie Almayer, de la réponse laconique du marin à qui il demanda s’il devait en continuer l’écriture, des années où il transporta ce manuscrit, au risque de le perdre quand sa pirogue chavira au Congo… Puis nous voilà en Pologne, où il revient après avoir bourlingué sur les mers : les souvenirs d’enfance et de famille lui reviennent : sa décision de devenir marin, le frère de son grand-père qui servit sous Napoléon et qui mangea du chien (qui relève de la fiction également), l’histoire de la Pologne et sa révolte contre l’Empire Russe.

Vers le milieu du livre, deux chapitres m’ont paru à leur début un peu difficile à suivre, puis il revient à chaque fois à des anecdotes toujours intéressantes, comme sa rencontre avec le vrai Almayer (rencontre imaginaire, même si le personnage qui servit d’inspiration à Conrad exista réellement), ou ses examens de passage pour devenir capitaine de la marine anglaise qui valent également le détour.

Autre articles sur Joseph Conrad sur ce blog :

Joseph Conrad (1857-1924), d’origine polonaise, est considéré comme l’un des plus importants écrivains anglais du XXe siècle. Il sera marin pendant vingt ans, puis se consacrera totalement à son œuvre littéraire.

Corniche Kennedy – Dominique Cabrera

Corniche Kennedy - Dominique Cabrera Ce n’est certes pas un grand film, mais l’histoire de ces jeunes marseillais un peu paumés qui aiment plonger du haut de la corniche est finalement assez touchante. Ils viennent des quartiers nord de Marseille, ont abandonné l’école… Quand ils se livrent et racontent un peu ce qu’est leur vie, leur famille, leurs espoirs (s’il en ont), on se pose forcément des questions sur notre société.

La réalisatrice a d’ailleurs choisi d’engager des jeunes marseillais adeptes du plongeon et de leur apprendre à jouer plutôt que de faire l’inverse, et c’est plutôt réussi.

Une jeune fille d’un milieu aisé va venir s’intégrer au groupe, pour plonger avec eux. Elle va flirter avec deux garçons de la bande, l’occasion pour eux de se découvrir un peu, sous leurs dehors de mecs. L’intrigue policière qui vient s’y mêler est plutôt décevante, et vient presque gâcher ce qui aurait pu être un beau film sur la jeunesse. Sinon les images de la corniche, la mer, le soleil sur la peau, tout cela donne envie alors que l’hiver sévit !

Ce film est tiré du roman éponyme de Maylis de Kerangal, l’auteur de « Réparer les vivants », également adapté à l’écran.

Les villes de la plaine – Diane Meur

Les villes de la plaine - Diane MeurCela commence comme une fable agréable, philosophique, dans une ancienne civilisation imaginaire, et la curiosité nous fait facilement tourner les pages des premiers chapitres : où l’auteur va-t-il donc nous emmener ?

Hélas, les promesses ne seront pas tenues. Si c’est plutôt bien écrit, le style qui se veut assez raffiné se révèle assez vite lassant : presque celui d’un conte que l’on raconterait à des enfants, assez pompeux, avec un peu trop de recherche dans le vocabulaire. On comprend bien l’effet recherché, mais également l’échec.

Quant au sujet, c’est celui d’une civilisation construite sur un texte religieux fondateur ; or le sens de ce dernier s’avère avoir été détourné par une élite au fil des siècles afin de prendre le pouvoir. Avec en parallèle, une histoire d’amour entre un homme et une femme, ce n’est pas trop dur à écrire, et ça plaît toujours, hein ? J’oubliais deux ou trois chapitres se passant à une époque beaucoup plus rapprochée, qui n’apportent rien du tout, si ce n’est que les hypothèses des archéologues sont parfois loin de la réalité…

Tout cela apporte finalement de la déception à tous les niveaux : sujet manifestement trop vaste pour être traité de la sorte, on s’ennuie assez vite une fois la curiosité des premiers chapitres passée. Tout ça pour dénoncer finalement des évidences : des hommes détournent des textes pseudo-religieux pour mieux asseoir leur pouvoir sur les masses ? Mince alors, je n’avais jamais remarqué… Heureusement que le pauvre berger sans éducation réussit à séduire et sauver la belle, puis à retourner dans son village arriéré, où ils pourront couler des jours heureux ! Il a même failli sauver la civilisation, mais bon, faut pas trop exagérer quand même !

Diane Meur,  née à Uccle le 7 janvier 1970, est une femme de lettres belge d’expression française. Elle est titulaire d’une maîtrise de littérature comparée de l’Université Paris-IV ainsi qu’un DEA de sociohistoire de la littérature. Ceci explique sans doute le sujet de ce roman.

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