
« Le canard enchaîné » – mercredi 22 août 2012

« Le canard enchaîné » – mercredi 22 août 2012
Cela fait maintenant plusieurs années que je suis « passé » sur France-Culture, et je ne le regrette pas. Enfin une radio sans publicité !
Même s’il y en a peu sur France Inter, la radio que j’écoutais précédemment, et qu’elles sont censées être d’intérêt public, celles-ci sont tellement débiles que je ne les supportais plus (celles de la Matmut sont exemplaires…). Un mal pour un bien, puisqu’elles ont été le facteur déclenchant ! 😉
Évidemment, ce n’est pas le seul avantage : invités de qualité, sujets approfondis, respect de l’écoute dans les débats, flash info rapide le matin, et bien entendu respect de l’auditeur qui n’est pris ni pour un abruti, ni pour un consommateur.
Tout ça pour dire qu’il existe maintenant France Culture Papiers ! Quatre numéros par an, avec des extraits des meilleurs émissions du trimestre, deux dossiers thématiques, des documents d’archive (et côté archive, France Culture doit avoir un véritable trésor !), et plus encore.
On peut le trouver chez les bons libraires, puisque j’ai pu le vérifier chez le mien 😉 Sinon, on peut également s’abonner par le biais du groupe Bayard. Le numéro est à 15 €, mais contient 192 pages dans un format de qualité (mise en page, photos, grammage papier…). Ça vaut le coup d’y jeter un œil !
C’était le dernier week-end de Juin, Bernard et Flo avaient organisé une fête avec les amis pour célébrer leur union civile qui avait eu lieu quelques semaines plus tôt.
Malgré une météo incertaine, le ciel s’est miraculeusement découvert au moment où il le fallait (les desseins du Seigneur sont impénétrables, n’est-ce pas frère Bernard ?). Et c’était tant mieux, puisque pas mal d’invités campaient sur la pelouse…
Une très bonne soirée, organisée de main de maître !
C’est grâce au « Canard enchaîné » que j’ai découvert cet auteur, dans la rubrique littéraire « Lettres ou pas lettres ». J’avais d’ailleurs fait un article sur le blog : Le bonheur des petits poissons (2008).
Un nouvel article du Canard, tout ausi passionnant, signalait cette fois la sortie du Studio de l’inutilité. Cette fois, j’ai acheté le livre, et ce fut un véritable plaisir de le lire.
Simon Leys raconte… sur ses trois sujets préférés : la littérature, la mer, et la Chine. Et comme c’est un érudit, à l’esprit libre, qui sait parler simplement et qui ne manque pas d’humour, on se laisse vite entraîner. Citations, anecdotes, réflexions… on savoure à chaque page, même si l’auteur ou l’histoire vous sont inconnus.
« Le studio de l’inutilité » fait référence à une cahute située au cœur d’un bidonville de réfugiés à Hong Kong, où Simon Leys, dans sa jeunesse, passa deux années en compagnie de trois amis, artistes ou étudiants :
Ce furent des années intenses et joyeuses, pour moi, l’étude et la vie ne formaient plus qu’une seule et même entreprise, d’un intérêt inépuisable ; mes amis devenaient mes maîtres, et mes maîtres devenaient mes amis.
Découvrez le poète belge Henri Michaux et son livre « Un barbare en Asie », ou la personnalité intime de George Orwell. Rappelez-vous le génocide Cambodgien et l’attitude des pays occidentaux, ou comprenez mieux le « miracle chinois » à la lumière des écrits de Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix…
Un livre qui donne envie de lire d’autres titres de cet auteur !
Autres articles sur Simon Leys sur le blog :
Simon Leys, de son vrai nom Pierre Ryckmans, est né en 1935 à Bruxelles. Après avoir étudié le droit et l’histoire de l’art à Anvers, il poursuit des études de langue, de littérature et d’art chinois à Taïwan, Singapour et Hong Kong, devenant un sinologue réputé. En 1971, il publie Les habits neufs du président Mao (1971), première critique virulente de la révolution culturelle qui lui attirera à l’époque l’inimitié de certains intellectuels français maoïstes.
C’était au mois de mai, une semaine de vacances à Concarneau avec Eric. Ballade dans la ville close, puis dans les environs en vtt. Puis autour de Bénodet, Fouesnant, Port-la-forêt… Une très belle région et aussi de très bons contacts avec les « locaux ». Le Finistère sud se révèle plein de charmes, surtout sous un beau soleil alors que le reste de la France était sous la pluie !
Sur le chemin du retour, on s’arrête le midi à Pont-Aven, qui a su charmer les peintres avec sa rivière qui passe au milieu des maisons… C’est devenu un peu touristique, mais c’est toujours très beau !
Ce livre était sur la table du libraire, et il avait aimé : il met une petite fiche dans ce cas… et comme de mon côté je garde un a priori positif pour cet auteur dont le premier livre que j’avais lu, «Continents à la dérive», m’avait marqué… je me suis donc décidé à embarquer celui-là sans attendre deux ans pour le format poche.
Nous allons faire connaissance du Kid, un jeune homme d’une vingtaine d’années, bracelet électronique à la cheville, qui vit sous un pont avec d’autres personnages peu avenants, rebuts de la société. Car ils ont tous ceci en commun : condamnés pour agression sexuelle sur mineur.
Le Kid va rencontrer un professeur d’université (sur-diplômé et donc sociologue entre autres) qui va lui proposer de l’aider, s’il accepte en échange de répondre à ses questions, persuadé que ce problème doit être traité différemment par la société.
L’auteur est assez malin pour ne pas nous raconter tout de suite ce qu’a fait le Kid, et on hésite à le trouver sympathique malgré sa franchise déconcertante. Qu’a-t-il vraiment fait ? La première partie du roman est passionnante, décrivant comment la société américaine exclut ces personnes et ne leur laisse finalement aucune chance réelle de pouvoir vivre décemment.
Dans la seconde partie, « le Professeur » se révèle avoir lui aussi un passé pour le moins inhabituel, et l’avenir du Kid passera un peu au second plan pour nous embarquer dans une histoire sans grand intérêt et peu crédible.
C’est quand même un bon bouquin, le sujet est difficile et admirablement traité. On prend conscience des dérives de la société américaine, de son rapport ambigu au sexe, et de son puritanisme qui exclut sans rémission : le Kid n’a aucune chance de pouvoir se réintégrer, quelque soit sa faute, même si elle n’a été que potentielle. On est proche de « Minority report », le roman de Philip K. Dick…
Autres romans de Russel Banks sur ce blog :
Russel Banks est un écrivain progressiste américain, né en 1940. Il est membre de l’Académie américaine des arts et lettres, et a pris position contre l’intervention en Irak et le Patriot Act. « Continents à la dérive » reste pour moi son meilleur bouquin, j’avais aussi beaucoup apprécié « Sous le règne de Bone ».
C’est en lisant le Canard enchaîné cette semaine que j’ai entendu parler de cette émission reportage sur France 5. La première d’une série de six est passée jeudi dernier, mais grâce au site Pluzz.fr j’ai pu la voir. Pour les suivantes, c’est donc le jeudi soir sur France 5.
L’idée est simple : partir d’un endroit sans rien (et donc nus) et arriver à un but défini au préalable. Ce sont deux étudiants de l’Insa, Nans et Mouts, qui le font et le filment, à la façon de « j’irai dormir chez vous ».
Pour ce premier épisode, départ de la baie de Somme avec comme but du voyage d’aller faire du tandem en Hollande.
Et c’est là que ça devient vraiment intéressant, avec tous ces gens qu’ils croisent et qui leur donnent qui un caleçon, qui un vieux vélo, leur offrent un repas ou l’hospitalité, etc… C’est vraiment un autre monde que celui que l’on nous montre au quotidien, et c’est terriblement rafraîchissant. Ils vivront du troc, de la solidarité, de la générosité des gens qu’ils vont croiser. À chaque fois, ils mettent un point d’honneur à ce que ce soit toujours un échange.
Vivement jeudi pour le prochain épisode ! Et si vous voulez l’enregistrer à partir du site Pluzz.fr, voir cet article.
Et voilà quelques photos de Niort, où nous sommes allés nous promener pendant le week-end de l’Ascension.
Beau centre-ville, avec ses maisons et bâtiments en pierre blanche, parfaitement rénovés. Un beau château au bord de la Sèvre, avec plusieurs petites îles reliées par des ponts où il fait bon se balader.
L’émission belge puis devenue franco-belge est de retour sur France 3 depuis début juillet. Mine de rien, c’est la 20ème saison de ce magazine documentaire.
D’après ses créateurs, elle a pour but de traiter des sujets « pris dans les faits de société ». Les gens filmés sont des gens tout ce qu’il y a de normal, mais ce qui est vraiment différent, c’est l’absence total de commentaires journalistiques. Seule la caméra tourne, les personnages semblent s’y être habitués et n’y portent plus aucune attention. C’est là tout l’intérêt de cette formule. Une plongée dans le monde réel parfois redoutable.
L’émission passe tous les lundis soir après Soir3. On peut aussi la retrouver sur le site Pluzz.fr pendant une semaine.
Et si vous préférez la visionner plus tard, il existe un petit script sous Linux que vous pouvez trouver ici.
L’installation se fait en 3 commandes :
sudo add-apt-repository ppa:chaoswizard/tvdownloader
sudo apt-get update
sudo apt-get install pluzzdl
Il ne vous reste plus qu’à lancer la commande suivante lorsque l’émission est disponible sur le site Pluzz :
pluzzdl http://www.pluzz.fr/strip-tease.html
Le fichier récupréré sera au format Flash (flv). Pour le visionner sur la télé, il ne reste plus qu’à le transcoder en .AVI avec Arista par exemple.