Voilà, c’est fait, le premier smartphone tournant Ubuntu est sorti, après pas loin de deux ans d’attente. Enfin presque, puisque pour la France, il faudra attendre des ventes flash (annoncées sur Facebook ou Twitter !) pour espérer en profiter.
La première a eu lieu hier (11 février), tout a été vendu très vite, et le nombre d’unités vendues reste inconnu. Les plus rapides devront néanmoins attendre Mars pour recevoir leur premier Ubuntu phone.
L’interface a l’air assez soignée, avec un beau design, un écran d’accueil original… tout cela est plutôt réussi à priori.
Prix de vente : 169, 90 €
Voyons un peu les specs : l’écran de 4,5 pouces n’est pas HD mais qHD (soit 960×540). Il tourne avec un processeur quadcore Mediatek à 1,3 GHz, et côté mémoire, il emporte 1 Go de RAM et 8 Go de stockage, avec la possibilité d’ajouter une carte microSD (32 Go max.). Il intègre un appareil photo de 8 et un second de 5 mégapixels. Quant au niveau connectivité, il se limite à la 3G+, et donc pas de 4G. Le petit plus est qu’il est Dual micro SIM, ça peut être pratique pour ne garder qu’un seul téléphone avec deux numéros.
Le prix est sans doute un peu cher pour un smartphone de ce niveau de gamme si on le compare avec le Motorola E, assez proche techniquement, vendu 99 €, et celui que j’ai acheté récemment le Moto G 4G LTE, vendu lui autour de 180 €. Pour 10 euros de plus, j’ai la 4G, un tuner RDS, et un écran full HD. Seul l’appareil photo est plus faible sur les Motorola (5 et 1,3 mpix).
Applications
Mais bon, le vrai problème n’est pas là, et j’aurai attendu ce téléphone pour le simple plaisir d’être sur Ubuntu et de quitter Android un peu trop googlisé à mon goût… Le point vraiment faible, et c’est normal, est le manque d’applications. Même le client mail fourni a l’air assez basique.
Par exemple les applis les plus connues genre Facebook ou Twitter sont des « webapps » (soit la page web du site en responsive design, et donc avec beaucoup moins de fonctionnalités).
Celles-ci ne me manqueront pas, mais un client mail complet comme K9-mail ou une application de navigation comme OsmAnd me sont indispensables. D’une manière générale, ce manque est énorme comparé à Android, et à priori il faudra du temps pour le combler.
On parle beaucoup des « scopes », une façon de regrouper les infos sur un même écran selon le thème : si l’idée est pas mal, ça n’a rien de vraiment révolutionnaire, et à priori beaucoup basé sur des services web. Il faudra voir ce que cela donnera quand les premiers tests sortiront.
J’attends autre chose d’un système Ubuntu Linux sur un smartphone. Et tant qu’il n’y aura pas plus d’applications… De plus, d’après ce que j’ai lu, le système est tourne en « read-only », ce qui limite les possibilités ! Et si on passe en « read-write », tout ce que vous faîtes est écrasé à la prochaine mise à jour d’Ubuntu.
Vous pouvez voir la présentation faite par FrAndroid ici. Il y a aussi un site français dédié à Ubuntu phone : http://www.ubuntuphone.fr/. Reste à attendre les retours de ceux qui en auront fait l’acquisition, et ce que l’on peut vraiment faire avec ce téléphone.
Après l’excellent
Mais attention, la censure existe à Cuba, et l’auteur utilise le roman policier, au gré des affaires qui sont confiées à Mario Conde, pour décrire cette société cubaine, amenée à gérer au quotidien une pénurie chronique (les camarades soviétiques ne les aident plus depuis longtemps). Les idéaux de la Révolution ont largement eu le temps de se ternir face à une réalité économique désastreuse. Pour certains, le seul espoir est de pouvoir un jour quitter l’île vers la Floride… quand d’autres se sont laissés corrompre. Tout cela donne un intérêt supplémentaire à ces enquêtes policières (qui ne sont finalement qu’un prétexte).
Il faut dire que la vision désabusée de Mario Conde n’y est pas étrangère. Célibataire, sa famille se résume à quelques amis d’enfance, avec qui le mot amitié prend tout son sens. Eux aussi ont eu leurs galères, ont vu leurs espoirs se réduire à peu de choses, leur jeunesse enfuie. Alors on boit du rhum de contrebande le soir, jusqu’à tomber par terre… Auparavant, Joséphine, la mère du Flaco (le meilleur ami de Mario), est un véritable cordon-bleu, capable de tirer le meilleur de bien peu de choses, et ils peuvent se remplir l’estomac avant d’attaquer les choses sérieuses.
Un autre thème récurrent des histoires est la corruption des élites. Au moment de la révolution, beaucoup de riches cubains ont fuit le pays en y laissant leur richesse. L’État s’en est emparé, mais certains se sont enrichis facilement à ce moment-là, profitant de leur situation. Rien de nouveau sous le soleil, pourrait-on dire. Et s’il y a une chose qui énerve Mario Conde, c’est l’injustice et la malhonnêteté ; il ne leur fera pas de cadeau.
Je n’aurais jamais du lire ce livre, c’est une erreur ! Et je vous conseille d’en faire autant, à moins d’être un ado (pas forcément attardé) ! 🙂
Comme expliqué dans un précédent
C’est à la radio que j’ai entendu parler de ce livre : 
J’ai fini par craquer et acheter un nouveau smartphone. J’avais un « vieux » HTC Desire (acheté d’occasion), qui plantait aléatoirement depuis le premier jour, et les « ROMs » alternatives n’amélioraient rien. Il fallait rester en Android 2.3 pour avoir quelque chose d’à peu près stable, et cela devenait bloquant, comme pour la 
Il y a 10 jours, Alain Finkelkraut invitait Alain Duhamel et Eric Zemmour à son émission Répliques du samedi matin.
Ce n’est pas le premier bouquin de Thompson que je lis, et pourtant c’est par celui-là qu’il vaut mieux commencer (en tout cas pour lire les « Gonzo papers ») : quoi de mieux qu’une biographie pour découvrir une personnalité ? surtout aussi complexe que celle-ci.