Les mémoires de Maigret – Simenon

Les mémoires de Maigret - SimenonC’est à la radio que j’ai entendu parler de ce Maigret, “le meilleur” disait l’interlocuteur… Je l’ai donc commandé.

Et la lecture fut un plaisir, avec une mise en abîme où Maigret, le personnage créé par Simenon l’auteur, nous parle de ses débuts et de sa rencontre avec… Simenon, jeune auteur ambitieux qui, voulant mieux connaître le milieu policier, obtient par ses relations de passer quelque temps avec Maigret ; quelque temps plus tard, Maigret se retrouve à son corps défendant le personnage principal de ses romans ! Ces “mémoires” sont donc écrites pour rétablir la vérité !!

Nous allons donc en apprendre sur les origines de Maigret : l’importance de la figure de son père, qui explique pourquoi pourquoi il commence par deux années de médecine avant de bifurquer vers la police. Puis suivre les différents postes qu’il occupe avant de devenir commissaire, ainsi que les milieux interlopes croisés en ces occasions… Sans oublier sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme, et qui le connaît mieux que quiconque.

Tout cela explique comment s’est construit l’homme et le commissaire, sa connaissance des milieux, sa compréhension des humains, son absence d’indignation ; ou encore son respect des “truands” (vous faîtes votre métier), tout cela amenant à une certaine vision de la société, où il peut presque prévoir ce qui va se passer (ou ce qui c’est passé) pour tel ou tel sorte d’individu.

Pas d’énigme criminelle à résoudre donc dans ce petit roman, mais la découverte du vrai Maigret, et pas le personnage imaginaire créé par Simenon ! 😉

Georges Simenon (1903-1989) est un écrivain belge francophone. Ses romans policiers éclipsent le reste de son œuvre très riche (193 romans et presque autant de nouvelles). Il est considéré par certins hommes de lettres (comme André Gide) comme “un romancier de génie”. Simon Leys, qui ne l’appréciait guère disait de lui (voir cet article) : “Simenon fournit un exemple extrême de contraste entre la grandeur de l’œuvre et la petitesse de l’auteur. Céline est un autre exemple.”.

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