Petite anecdote: samedi, je devais aller à Choisy Le Roi chez Dominique G., un ami qui tient un centre de contrôme automobile (et dont je tiens à garder l’anonymat, vous allez comprendre pourquoi). Nous avions rendez-vous vers 12h-12h30, et Il était prévu ensuite d’aller déjeuner chez lui, et passer l’après-midi tranquille au bord de la piscine… Pas trop mal pour joindre l’utile à l’agréable.
Je pars donc vers 11h15 de Puteaux, et décide de passer par le périphérique sud, en me disant que l’on est fin juillet, que les parisiens sont moins nombreux, etc… Première erreur: 20 mn pour faire Porte de Versailles – Porte d’Orléans. Mais bon, il fait beau et je me dis que l’après-midi sera sympa.
L’autoroute A4 est fluide, et j’arrive sur l’A86: bouchon plus sérieux, une bonne demi-heure pour arriver à la sortie Grand-Marais… Je veux alors appeler Dominique, mais la batterie mon téléphone est déchargée ! Argh… Quand je sors enfin du bouchon, il est déjà 12h30… mais n’en ai plus que pour 5 minutes me dis-je, toujours optimiste… . A la sortie du carrefour Pompadour, nouveau bouchon (travaux avec passage à une file), et là il me faudra encore 1/2h pour faire les 2 derniers kilomètres.
J’arrive donc à 13h au centre de contrôle: il est fermé, rideau baissé ! Je me dis que Dominique doit alors être déjà rentré chez lui. Je repars donc direction Yerres (encore un peu plus loin). J’arrive à Yerres à 13h20, et trouve là aussi porte close.
Retour Puteaux, arrivée 14h15, soit 3 heures de passées dans la voiture et les embouteillages parisiens.
Et l’alcool dans tout ça me direz-vous ? Et bien Dominique avait simplement baissé le rideau pour aller prendre l’apéro au café du coin… Quand je l’appelais pour comprendre ce qui s’était passé, il m’a répondu en toute innoncence Et tu n’as pas pensé à venir au bar du coin? avec un léger soupçon de reproche, voir d’incompréhension dans la voix… Quand on dit que la consommation d’alcool fait partie de la culture…
Non, Dominique, je n’ai pas pensé que tu pouvais fermer boutique pour aller picoler au bar alors qu’un client important devait arriver… Tu devrais faire attention, combien d’entreprises prometteuses ont ainsi périclité vers une faillite certaine à cause d’une tendance appuyée du patron à picoler ? Les patrons en question perdant par la suite leurs amis, leur piscine, etc…
Reprend toi Dominique: il existe des associations pour t’aider dans ce difficile et douloureux chemin. Je suis prêt à en parler avec toi si tu le veux.
Un ami qui te veut du bien…
Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman indien. Il y a pourtant de grands auteurs, et je n’ai jamais été déçu (je pense notamment à La maison et le monde de Rabindranath Tagore (porté à l’écran par Satyajit Ray), magnifique roman et superbe portrait de femme.

Hier soir sur France 2 était diffusé Les invasions barbares, un film québecois de Denys Arcand (2003). Je l’avais déjà vu il y a quelques mois, chez des amis qui avaient le DVD. Je l’ai revu avec un grand plaisir, et avec les mêmes émotions.
Elliot Smith nous a quitté en 2003, mais des disques continuent de paraître.
Irène Némirovky, née en 1903, fille d’un riche banquier juif ukrainien, trouvera l’exil en France après la Révolution russe (la tête de son père étant mise à prix par les Soviets).
Pendant les vacances, j’ai pu entendre la dernière émission de La bande à Bonnaud sur France Inter. Elle n’aura pas vécu longtemps, rappelez-vous 
de
de Nathalie Kuperman. Là, je n’ai pas vraiment compris la libraire de la fnac. Petit roman dans tous les sens du terme, l’histoire des interrogations existentielles d’une bourgeoise du 16ème qui embauche une femme de ménage, qu’elle virera à la fin, car vous comprenez, cela remet trop de choses en question.
de Isabelle Minière. Je m’attendais au pire en lisant celui-ci (après J’ai renvoyé Martha), et ce fût une excellente surprise. Un couple où la femme confond l’amour et le pouvoir, et les réflexions d’un homme qui va réagir petit à petit, grâce à 3 évènements: l’achat d’une table basse en bois « creux », où le mot creux sera le déclencheur initial de sa dissidence, puis la lecture de Plutarque pour apprendre à dire non, enfin la rencontre d’une autre femme pour quitter l’autre définitivement.
de Alfred Doblin. La chronique d’un procès qui défraya la chronique dans les années 1920. Deux femmes se lient, l’une subit les violences de son mari. Elles l’empoisonneront, et iront en prison. L’auteur (médecin et romancier) décortique les processus qui vont mener à cet assassinat… presque inéluctablement. La violence du mari fera germer celle de la femme, et les juges seront débordés par le sujet: que juge-t-on ? un simple assassinat, ou une société où une femme mariée ne peut que subir ?
Pendant le week-end du Lambon, Philippe nous a fait écouter Twelve, le dernier album de Patti Smith. Un album fait de reprises de classiques du rock: j’ai particulièrement aimé Helpless (Neil Young), Gimme Shelter (The Rolling Stones), Changing Of The Gards (Bob Dylan), Soul Kitchen (The Doors), et le magnifique Pastime Paradise (Stevie Wonder) qui conclut l’album.