Ubuntu 8.10 – Intrepid Ibex

Ubunut Intrepid 8.10 est là La nouvelle version d’Ubuntu est disponible depuis le 30 octobre. Elle s’appelle Intrepid Ibex, version 8.10 (octobre 2008). Après Feisty, Gusty, Hardy, on continue donc de suivre l’alphabet pour nommer la version. Intrepid Ibex peut se traduire par Bouquetin Intrépide.

Pour info, la prochaine s’appelera Jaunty Jackalope : le Jackalope (enjoué ou pas) étant un animal imaginaire du folklore américain, un lièvre avec bois, comme un cerf. La traduction française soulève de gros débats… dans les faits, ce sera Jaunty 9.04, puisque l’usage veut que ce soit le qualificatif qui est utilisé nommer la version.

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Broons – juillet

Je continue le tri des photos de l’été dernier. Après les vacances de juin, voilà quelques photos d’un week-end à Broons en juillet. Pas assez pour faire un album, mais en ce début d’hiver, c’est toujours sympa de se rappeler les beaux jours ensoleillés !

On commence par Dominique qui nous prépare des aubergines à l’huile d’Olive, samedi soir à l’heure de l’apéro :

aubergine à l'huile d'olive façon Dominique

La partie la plus compliquée de la recette consiste à ne pas oublier les aubergines sur le barbecue (l’apéro et l’alcool absorbé compliquant les choses). Par pure amitié, je me montrerai pas le résultat final.

Dimanche midi, toujours sous un beau soleil. Admirez la coiffure de Cocotte !

coiffure iroquoise

Au menu, poulet grillé, et cette fois, on les surveille de près :

poulet grillé

Enfin, gros plan sur mon nouveau tee-shirt. Vive la Bretagne !

BZH

La reine dans le palais des courants d’air – Stieg Larsson

La reine dans le palais des courants d'air - Stieg Larsson … ou Millenium 3, suite et fin de la trilogie. On retrouve Lisbeth très mal en point (normal, avec une balle dans la tête), mais en vie. L’intrigue reprend son cours, et là encore on accroche tout de suite, suspens, action, l’intrigue est toujours aussi bien menée. Les fils du tome 2 vont se dénouer, et Lisbeth devra passer devant la justice pour sa réhabilitation sociale, aidée par ses amis (car maintenant elle en a !). Un bon cru donc, le dernier hélas puisque l’auteur Stieg Larsson est mort peu de temps après avoir remis ses 3 manuscrits à son éditeur.
Alors tout ce bruit médiatique autour de cette trilogie était-il mérité ? pour moi, c’est un bon polar, qui accroche bien le lecteur, et que l’on a du mal à reposer tant l’intrigue est bien menée. Tout ce que  l’on demande à un polar…

Finalement, quelle société nous décrit Stieg Larsson ? hommes d’affaire respectés qui sont en fait des truands, des mouvements financiers qui échappent à tout contrôle, et d’autres personnalités officielles aux moeurs peu délicates. Un gouvernement qui ne contrôle pas ce que fait sa police secrète, cette dernière ayant complètement dérivée pour tomber dans l’illégalité la plus totale. Des femmes maltraitées, violées, tuées. Une presse et des médias manipulés.

Seul joyau de pureté dans ce monde perdu, un journal indépendant, qui enquête, dénonce et parvient à faire éclater la vérité et gagner les procès. C’est bien là que ça cloche, comme le faisait remarquer Denis Robert ! dans la vraie vie, le journaliste indépendant est harcelé par des groupes aux moyens démesurés, jusqu’à ce qu’il abandonne son combat.

Malgré tout cela, Lisbeth, complètement associale au début de l’histoire, trouvera sa place. Le message est donc terriblement optimiste… Pour le reste, la peinture de la société est assez proche de la réalité ! C’est peut-être la clef de son succès.

Vacances juin – Brignogan

Accéder à l'album Dernier jour dans le Finistère pendant les vacances de juin. Après le pays des Abers, j’arrive sur la côte des légendes, en pays Léon. Près de Brignogan, le Ménez Ham, un ancien village de pêcheurs en cours de restauration, devenu gîte d’étape. Avec cette fameuse Maison des douaniers, coincée entre ses deux masses rocheuses, face à la côte… qui n’a rien a lui envier, tant les rochers, sur terre comme sur mer, offrent un spectacle grandiose.

C’était aussi le jour du marathon du Finistère, la trans-Léonarde. Le parcours est magique, mais il y a toujours 42 kms à faire…

Vacances juin – Ste Marguerite

Accéder à l'album Ste Marguerite, c’est la pointe située entre l’Aber Benoît et l’Aber Wrac’h (on n’est pas au pays des Abers pour rien), près de Landéda. Un bel endroit pour une ballade en vtt le long de la côte, vraiment très belle (la baie des Anges) et très changeante selon la marée.
Dommage que ce parcours côtier soit interdit aux vélos. Heureusement, tout le monde s’en moque un peu, les randonneurs comme les cyclistes ; il suffit de respecter chacun, et tout se passe bien.

Vacances juin – l’Aber Benoît

Accéder à l'album Vacances de juin encore et toujours, avec un petit album autour de l’Aber Benoît, le plus petit des deux Abers. Avec d’abord un arrêt à Portsall sous un ciel gris et pluvieux, triste à souhait pour voir l’ancre de l’Amoco Cadix, gigantesque. Il y avait forcément un menhir à voir également, ce sera celui de Lannoulouarn 5,30m (comparé à celui de Kerloas, ça fait très petit). Puis petite ballade en vtt sur les bords de l’Aber Benoît, sous un ciel plus clément.

Vacances juin – Lanildut

Accéder à l'album Vacances de juin, suite des photos. En remontant la côte vers le nord, ballade autour de Lanildut, de l’Aber Ildut et de la côte particlièrement belle. Lanildut est le premier port goémonier d’europe, et toute l’activité locale y est dédiée. Le champ d’algues s’étend jusqu’à Molène, et grâce au skoubidou (inventé par quelqu’un du coin), c’est plus facile à arracher !
Auparavant, passage à Prospaul, avec un très beau point de vue, puis l’après-midi à Porsmilin, de l’autre côté du Conquet, sur la côte sud : à l’abri du vent, la plage devient soudain très agréable.

Chomsky et Cie

l'affiche du film Un reportage radio qui devient un film, c’est plutôt rare. En mai 2007, l’émission ‘Là-bas si j’y suis’ diffuse une série d’entretiens avec Noam Chomsky (sept émissions que l’on peut écouter ou podcaster sur le site www.la-bas.org). Le reportage de Daniel Mermet et Giv Anquetil ayant été filmé par Olivier Azam, le collectif Les mutins de Pangée décident d’en faire le montage et la production. Le film obtint le soutien du CNC, ce qui facilita les choses.

A partir du 26 novembre, le film va être distribué dans les salles, partout où ce sera possible. On trouve la liste ici, avec des cinés indépendants genre Utopia, ou au festival du film militant d’Aubagne par exemple. Inutile de le chercher dans les Gaumont et autres UGC…

De quoi s’agit-il ? N’ayant ni vu le film, ni écouté les émissions (mais je vais faire les deux), je ne peux que vous dire qu’on y retrouve Normand Paillargeon, l’auteur du Petit traité de défense intellectuelle que j’ai lu récemment. Et que Chomsky est un professeur de linguistique, se définissant comme anarchiste socialiste, et critiquant la politique étrangère des États-Unis, le fonctionnement des médias, et accessoirement les intellectuels, en tout cas une certaine catégorie. J’ai trouvé cette définition sur le net :

Inlassable, inclassable, implacable, « l’intellectuel le plus populaire et le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination avec une étonnante vitalité. Mais pas d’hagiographie, pas de prêt à penser. Souvent l’intellectuel est celui qui veut nous faire penser comme lui.
Au contraire, Chomsky nous incite à développer par nous-mêmes une pensée critique contre les différentes formes de pouvoir et les idéologies qui les justifient. Il montre que les changements sociaux sont à notre portée.

Sur le site du film, on trouve quelques vidéos, dont celle-ci de Normand Paillargeon. Il y raconte une petite histoire de la cigarette très intéressante… ou comment on fait appel à E. Bernays (auteur de Propaganda) pour amener les femmes à fumer : cliquer ici.

Cliquer ici si la video ne s’affiche pas.

Tout ce qui peut nous aider à penser par nous-mêmes est utile et intéressant à regarder, lire ou écouter !

Tout Rennes court – Edition 2008

Tout Rennes court 2008 - le podium Dimanche 12 octobre, c’était l’édition 2008 de Tout Rennes Court, l’occasion de descendre en Bretagne pour un beau week-end ensoleillé et d’une douceur inattendue.

Nous étions trois cette année, Hubert ayant déclaré forfait. C’était la deuxième édition pour Cyril, qui espérait bien améliorer son temps de l’année dernière (1h49′) ; quant à Patrice, on ne compte plus ses participations.

On est donc parti assez vite (enfin tout est relatif !), sur une base de 4’45 » au kilomètre. Voilà pour la théorie, ensuite il faut se frayer un chemin dans la foule de coureurs, et cela devient nettement moins évident. Il faudrait peut-être revoir notre positionnement sur la ligne de départ, mais avec plus de 3000 participants, ce n’est pas évident. Bref, j’ai perdu de vue Patrice et Cyril, préférant regarder où je mettais les pieds.

logo trc

Cyril a tenu le rythme une dizaine de kilomètres avant de devoir ralentir, plusieurs signaux se mettant au rouge, et de finir à l’arrache (c’est là qu’on comprend le mieux le mot endurance). Patrice a alors continué seul ; je ne devais être à plus de 500 mètres devant, puisque l’on s’est croisé place de la mairie, moi passant la ligne d’arrivée, lui devant encore faire le tour de la place du Palais.

Finalement j’améliore mon meilleur temps (01:42:20 en 2005), soit 15 secondes de moins !! Quand on dit que les secondes sont dures à gagner… c’est vrai à tous les niveaux ! De plus, je valide ce que j’avais lu une fois dans un magazine : dans les sports d’endurance, on peut améliorer ses performances jusqu’à 50 ans… Contrat rempli.

Les chiffres

Prénom Nom Ville Position Cat. Pos. Cat. Temps parcouru
Pascal Le Disqué Puteaux 1334 V2H 192 01:42:05
Patrice Vallée Chateaugiron 1496 V1H 607 01:43:59
Cyril Bernard Chateaugiron 2226 V1H 864 01:51:57

(3284 participants)

Petit cours d’autodéfense intellectuelle – Normand Baillargeon

Petit cours d'auto-défense intellectuelle - Normand Baillargeon Voilà un livre très utile en ces temps de communication si soignée. Il nous rappelle pas mal de principes de bases que l’on a parfois tendance à oublier, et tout cela sur d’une manière très claire et plaisante.
Une véritable initiation à la pensée critique : vous n’entendrez plus les résultats de sondages de la même oreille, ni ne verrez un graphique du même oeil.

La première partie du livre aborde les outils : le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités et la statistique (la partie maths et stats est un peu ardue, mais il est facile de comprendre l’essentiel).

On y aborde entre autres la démonstration de paralogismes courants (ou l’art de la fourberie mentale et de la manipulation), des rappels sur les nombres fort utiles (les chances de gagner au loto, la difficulté qu’a l’humain à évaluer les grands nombres), etc. On y apprendra également au passage quelques tours de magie, et quelques anecdotes historiques, comme la question du chevalier de Méré à Blaise Pascal, qui donnera naissance à la théorie des probabilités.

La seconde partie est consacrée à la justification des croyances selon les éléments suivants : l’expérience personnelle, la science empirique et expérimentale, et enfin les médias. Cette dernière partie est passionnante, puisque notre société est devenu très médiatique. Extraits :

A propos de la démocratie

Ici, pour la majorité des gens, il s’agit d’une démocratie de spectateurs et non de participants. L’information à laquelle ils ont droit est celle que leur préparent les véritables acteurs de la scène démocratique. Cette information doit les divertir; elle simplifie les informations à la mesure de ce qu’on pense être leur faible niveau de compréhension du monde – niveau que l’on souhaite bien sûr maintenir. Selon ce point de vue, la démocratie sainement comprise est donc fort différente de celle que la plupart des gens ont d’ordinaire et peut-être naïvement en tête.
Dans une des premières éditions de l’Encyclopedia of Social Sciences, parue dans les années 1930, un des plus éminents spécialistes des médias, Harold Laswell, expliquait qu’il importe surtout de ne pas succomber à ce qu’il nommait le « dogmatisme démocratique », c’est-à-dire l’idée selon laquelle les gens ordinaires seraient en mesure de déterminer eux-mêmes leurs besoins et leurs intérêts et qu’ils seraient donc en mesure de choisir par eux-mêmes ce qui leur convient. Cette idée est complètement fausse, assurait Laswell. La vérité est plutôt qu’une élite doit décider pour eux. Cela peut certes sembler problématique, du moins au sein d’une démocratie naïvement comprise. Mais Laswell proposait une solution bien commode : à défaut du recours à la force pour contrôler la population, on peut parfaitement la contrôler par l’opinion.

A propos des médias

Malgré qu’ils soient en droit des outils politiques fondamentaux d’élaboration d’un espace public de discussion, ils sont en passe de renoncer à cette tâche pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande et d’occultation du réel. Autrement dit, même s’il n’est guère réjouissant que la télévision verse de plus en plus dans le reality show et autres spectaculaires stupidités, la véritable tragédie se joue désormais chaque soir, au téléjournal, par le recul et l’oubli de la mission politique et citoyenne d’information qui est celle des médias.

Et concernant la dépendance des médias envers la publicité, j’ai noté ceci : « les médias vendent moins des informations à un public que du public à des annonceurs », qui n’est pas sans rappeler le fameux « temps de cerveau disponible » de Patrick Le Lay. Tout le monde est d’accord.

La dissonance cognitive

J’ai bien aimé aussi cette remarque de Chomsky (qui signe le quatrième de couverture) :

[Si] vous vous conformez, vous commencez à obtenir les privilèges que confère le conformisme. Bientôt, parce qu’il est utile de le croire, vous en venez à croire ce que vous dites et vous intériorisez le système d’endoctrinement, de distorsions et de mensonges. Vous devenez ainsi un membre consentant de cette élite privilégiée qui exerce son contrôle sur la pensée et l’endoctrinement : tout cela se produit très couramment, jusqu’aux plus hauts échelons. Il est en fait très rare – c’est à peine si cela existe – qu’une personne puisse endurer ce qu’on appelle « la dissonance cognitive » – dire une chose et en croire une autre. Vous commencez donc à dire certaines choses parce qu’il est nécessaire de les dire et bientôt vous les croyez parce que vous devez les croire.

Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui pourtant s’en croient capables.

Normand Baillargeon enseigne les fondements de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal.  Il est l’auteur de « L’ordre sans le pouvoir » et de « Les chiens ont soif ». Il est essayiste, militant libertaire et collabore à de nombreuses revues alternatives.
J’imagine qu’il a du aussi participer à des manifestations en première ligne, car il prend souvent comme exemple une société qui fabrique des matraques, quelque soit la démonstration à faire… La répétition en est quoiqu’il en soit très amusante.

Lectures, Ubuntu, Smartphone, Cinéma, entre autres…