Chien 51 – Laurent Gaudé

Quand j’ai demandé à la libraire ce qu’elle pensait de ce livre, elle m’a répondu « meilleur que le film ! ». Ce qui m’a rappelé que j’avais entendu une émission de radio où l’auteur était invité à parler de son livre : c’était à l’occasion de la sortie du film ! Je n’ai pas eu la présence d’esprit de lui répondre : « c’est toujours le cas ! ». 😉 Même la couverture du bouquin a été refaite avec l’affiche du film…

J’aime bien Laurent Gaudé, j’ai déjà lu deux de ses livres, c’est toujours bien écrit et de ce côté c’est rassurant. Son style de récit, écrit à la troisième personne histoire de prendre de la distance et de la hauteur par rapport aux faits racontés est reconnaissable entre tous.

Cette fois, on est plongé d’entrée dans une dystopie où la Grèce en pleine faillite est achetée par un consortium privé, et les citoyens priés de quitter le pays pour rejoindre une société futuriste, divisée en trois zones, dont deux sont protégées par un dôme pour se protéger des terribles tempêtes : je vous laisse imaginer ce qu’est la zone 3.

Zem alias Chien 51 est un policier de la zone 3, il a trop vécu et se souvient de la Grèce d’avant, bien aidé par une drogue puissante qui le replonge à cette époque et le détruit peu à peu. Il va être amené à enquêter sur un meurtre sous les ordres de Salia, une inspectrice de la zone 2 (un maître-chien), ce qui va les mener à approcher les puissants, avec les risques que cela comporte. L’occasion aussi de découvrir peu à peu l’organisation de cette société technophile et policière.

Un bon roman mi-SF, mi-polar, bien écrit. Le scénario m’a tout de même laissé sur ma faim, en particulier quand les deux policiers censés enquêter ensemble font subitement cavalier seul, sans explications : ce qui devait arriver arrive donc… J’ai aussi du relire les derniers paragraphes pour être bien certain d’avoir compris la fin : pas vraiment le happy-end auquel je m’attendais…

Laurent Gaudé, né en 1972 à Paris, est un écrivain français. Il a obtenu le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires avec La Mort du roi Tsongor en 2003, puis le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta, en 2004.

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