Loin de Chandigarh – Tarun J Tejpal

loindechandigarh.jpg Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman indien. Il y a pourtant de grands auteurs, et je n’ai jamais été déçu (je pense notamment à La maison et le monde de Rabindranath Tagore (porté à l’écran par Satyajit Ray), magnifique roman et superbe portrait de femme.

Loin de Chandigarh se passe dans l’Inde du Nord des années 90. Un homme et une femme partage une passion très sensuelle et charnelle. Ils font l’acquisition d’une maison adossée aux contreforts de l’Himalaya. La découverte d’un manuscrit va bouleverser cette passion. L’homme sera habité par l’histoire qu’il découvre dans les carnets, et devra parcourir le long chemin vers la vérité avant de pouvoir revenir vers sa femme. L’occasion pour l’auteur de parcourir l’Inde depuis Gandhi à nos jours, l’arrivée de la modernité, les changements de valeurs d’une génération à l’autre, la culture indienne.

C’est bien entendu très bien écrit. J’ai trouvé que la description de la passion qui unit ce couple envahit un peu le début du roman (il faut attendre le milieu du roman pour que la manuscrit soit trouvé), mais l’histoire, dans laquelle s’imbriquent d’autres histoires toutes aussi captivantes, est passionnante.

Le roman démarre par ces phrases:

L’amour n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C’est le sexe. Les lois de la physique nous apprennent qu’il est plus difficile de détacher 2 corps accolés par leur centre que par l’une ou l’autre de leurs extrémités.

Et se termine par celles-ci:

Le sexe n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C’est l’amour…

La clef de ce changement est dans les 686 pages qui les séparent.

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