L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage – Haruki Murakami

Roman conseillé par Olivier, un ex-collègue et ami de lecture. J’ai déjà lu du Haruki Murakami, j’aime plutôt bien (Kafka sur le rivage) même si je trouve parfois que c’est vraiment trop long (1Q84).

J’ai été vite pris par l’histoire de Tsukuru, toute empreinte de sensibilité et de recherche à la fois de sa place et de sens à sa vie. Comme souvent avec Murakami, on oscille entre la réalité et les rêves, ou plutôt les rêves ont un vrai rapport avec la réalité.

Tsukuru formait avec 4 autres collégiens un groupe d’amis extrêmement soudés, en parfait équilibre et complémentarité. Tous ont un nom en relation avec une couleur, sauf Tsukuru, qui se perçoit comme incolore, et se dévalorise inconsciemment par rapport au groupe. Il doit alors quitter Nagoya et poursuivre ses études à Tokyo. Peu de temps après, Tsukuru est rejeté du groupe sans aucune explication.

Cette exclusion va fortement perturber le développement de sa personnalité, et il faudra la rencontre avec Sara pour qu’il retourne vers son passé chercher les raisons de cette exclusion.

J’ai lu cette histoire avec plaisir et intérêt, j’étais juste un peu déçu de la fin, où j’aurais bien aimer assister à la rencontre avec Sara après le retour de Tsukuru ! Le personnage de Sara reste d’ailleurs un peu mystérieux, alors qu’il est plein de sagacité et d’intérêt : on en reste un peu sur sa faim.

Haruki Murakami est né à Kyoto en 1949. Après des études de théâtre et de cinéma, il ouvre un club de jazz à Tokyo avant de se consacrer à l’écriture. Pour échapper au conformisme de la société japonaise, il s’expatrie en Grèce et en Italie, puis aux États-Unis. En 1995, après le séisme de Kobe et l’attentat de la secte Aum, il rentre au Japon.

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