La griffe du chien – Don Winslow

C’est à la radio que j’ai entendu parler de cet auteur, à l’occasion de la sortie du dernier opus (“La Frontière”) de sa trilogie policière sur le trafic de drogue et sa filière aux implications tentaculaires aux U.S.A.

Les deux premiers tomes de cette trilogie étant disponibles en format poche (et même vendus ensemble dans un petit coffret), j’en ai fait l’acquisition et je viens donc de finir le premier.

Le style n’est pas très littéraire, on est dans le descriptif concret, par contre l’histoire est prenante, comme tout bon polar. Elle débute en 1975 et se termine en 1999, et décrit la lutte d’un agent de la DEA, Art Keller, face aux Barrera, deux frères et leur oncle mexicains qui contrôlent le trafic de drogue entre le Mexique et les États-Unis.

Il ne faut pas se le cacher, c’est essentiellement une longue série de meurtres et d’assassinats en tous genres à laquelle nous allons assister, où le pauvre Art aura bien du mal à rester intègre. Car les intérêts des uns et des autres s’emmêlent irrémédiablement : la lutte anti-communiste menée par la CIA en Amérique centrale et du Sud passe au-dessus de tout, et cette dernière n’hésite pas à passer des accords avec les trafiquants de drogues si cela peut les aider à atteindre leurs objectifs. Ainsi les budgets voté par le Congrès américain permettent in fine d’approvisionner en drogue les États-Unis…

Les mêmes trafiquants n’hésiteront pas plus tard à fournir des armes aux producteurs de drogues d’Amérique du Sud en échange de leur production ! Ajoutez à cela une corruption de tous côtés et à tous les étages (particulièrement au Mexique) facilitée par les gigantesques sommes d’argent générées par le trafic de drogue.

Un bon polar donc, j’attaque le second tome dans la foulée, puisque j’ai acheté le coffret ! 😉

Don Winslow, né en 1953, est un écrivain américain spécialisé dans le roman policier. Auparavant, il a été comédien, metteur en scène, détective privé et guide de safari ! L’un de ses romans, Savages a été adapté à l’écran par Oliver Stone.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *