Jack Baron et l’éternité – Norman Spinrad

En rangeant ma bibliothèque, je suis tombé sur ce vieux bouquin qui m’avait bien plu à l’époque… C’est aujourd’hui une œuvre de référence de la SF américaine des années 60-70.

Je l’ai relu avec grand plaisir, même si le côté SF a largement été gommé, les “vidphones” (fussent-ils portables) ont fait long feu comparé à nos smartphones ! Par contre le pouvoir des médias est toujours un sujet d’actualité, comme celui de la corruption de nos élites, ou encore le racisme, éternel problème des États-Unis.

Le style est un peu particulier, avec des passages sans ponctuation donnant un rythme halluciné au récit. Nous sommes dans les années 70, et on sort à peine de drogues comme le LSD. Le langage est parfois vulgaire, et les scènes de sexe un peu crues voir machistes ; la femme de Jack Baron n’a pas non plus un très beau rôle.

Jack Baron est un ancien militant communiste revenu de ses idéaux, et devenu le journaliste animant une émission hebdomadaire suivie par cent millions d’Américains “recensés au dernier sondage Brackett” comme il est répété plusieurs fois ! Il est très doué pour titiller les politiques et autres affairistes, jouant le rôle de défenseur de la veuve et l’orphelin, pseudo robin des bois sachant bien s’arrêter avant d’aller trop loin : “The show must go on”… Il tient à sa place et à son salaire.

Tout va changer quand il va se confronter à Benedict Howards, créateur d’une Fondation privée pour l’immortalité humaine qui cryogénise les mourants pour 50 000 $, afin de pouvoir les sauver quand les recherches de la fondation pour atteindre l’immortalité auront abouties. Jack Baron va se voir proposer un marché difficile à refuser, et se faire manipuler à son tour (un peu facilement d’ailleurs, alors qu’il est censé exceller à ce petit jeu). Sa vengeance sera terrible, et bien sûr en direct !

Norman Spinrad, né en 1940 à New-York, est un auteur de science-fiction américain. Appartenant à la nouvelle vague qui a révolutionné le style dans les années 60-70, il a été rendu célèbre par des livres comme “Jack Baron et l’éternité” ou “Rêve de fer”. Il vit depuis plusieurs années à Paris.

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