Vente à la criée du lot 49 – Thomas Pynchon

Vente à la criée du lot 49 - Thomas Pynchon Le libraire de Puteaux me parlait l’autre jour de cet auteur avec enthousiasme, me montrant le gros pavé qu’il était en train de lire : “Contre-jour”, le récit démarrant sur les traces des anarchistes de l’Ouest américain à la fin du XIXè siècle… que Thomes Pynchon, l’auteur, vivait caché depuis des années, pas de photos, pas d’interview à la presse… Je décidais tout de même de commencer plus petit, avec Vente à la criée du lot 49, deux cents pages en format poche.

Je crois que j’ai bien fait, je n’ai pas vraiment accroché. Une histoire pour le moins délirante, sans queue ni tête, bien écrit certes, mais bon…Tant qu’à écrire, autant y mettre un peu de contenu. Pourtant j’aime bien les histoire délirantes (je n’ai rien contre en tout cas), mais il me faut tout de même un sens, ou alors quelques passages remarquables. Allez, un seul ?

Tout se passe en Californie, sous le soleil. Les personnages sont tous délirants, prenant éventuellement du LSD comme le psychiatre (il deviendra fou) d’Oedipa (c’est son prénom), qui apprend qu’elle est nommée exécutrice testamentaire de son ex’ (richissime). A partir de là, plus rien n’est certain : découvre-t-elle des choses ? devient-elle folle ? n’est-ce pas son ex qui aurait préparé toute cette extragante histoire ? La dernière page tournée, vous n’en saurez guère plus !

Après un premier délire dont le sommet est une pièce de théâtre abracadabrantesque, le second parait pourtant prometteur : il existerait un système postal parrallèle à l’officiel, utilisé principalement par les minorités de la société (anarchistes, gays, exclus de tous genre, etc..). Et puis il y a ces timbres de collection qui après un examen attentif se révèlent tous porteurs d’un signe identifiant ce fameux système parralèle. J’ai cru que ça allait enfin partir sur quelque chose d’intéressant. Et puis non, la fin arrive et l’on peut tout supposer, et son contraire.

Sinon, c’est très bien écrit, l’auteur est doué pour ça, sans aucun doute. Il incruste dans l’histoire pas mal de références culturelles… mais au vu de l’histoire, il serait imprudent de les prendre comme vraies.
Un bon bouquin du même auteur doit certainement valoir le détour, il suffit de choisir le ou les bons. Pas sûr que celui-ci en fasse partie (j’espère que non en fait).

Thomas Pynchon est né le 8 mai 1937 aux États-Unis. Depuis les années 50, il vit dans l’anonymat le plus complet et refuse toute interview. Il est considéré par la critique américaine, comme l’un des romanciers les plus importants de sa génération.

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