Un singe en hiver

singe-en-hiver.png Grand moment de bonheur hier soir avec Un singe en hiver, de Henri Verneuil (1962). Dialogues de Michel Audiard (manifestement inspiré).

Première et seule rencontre Gabin – Belmondo, tous deux dans des rôles de prince de la cuite, ceux qui tutoient les anges… L’un en fin de carrière, quand pour l’autre elle s’avère prometteuse ! Ils se croiseront pour une cuite mémorable, se terminant sous un magnifique feu d’artifice.
Le personnage de Landru, le boutiquier, joué par Noël Roquevert, est aussi excellent, servi par des dialogues ubuesques.

Voilà un des dialogues, tirés de l’excellent site Audiard.net:

-Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les boit-sans-soif.
-Les grands ducs…
-Oui monsieur, les princes de la cuite, les seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu’ont toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges !
-Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père.
-Mais c’est bien ce que je vous reproche. Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire. Tu t’demandes pourquoi y picole l’espagnol ? C’est pour essayer d’oublier des pignoufs comme vous.

Une sorte d’hommage à la cuite ! En ces temps de diète, je me suis plus identifié à Gabin qu’à Belmondo… alors que la première fois que j’ai vu ce film…

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