Thaïlande – Deuxième partie
Introduction
C’est la deuxième page du journal, qui représente la 3e et 4e semaine de voyage, avec cette partie entre Kanchanaburi et Mukdahan, à la frontière du Laos, où je poursuivrai le voyage :
Uthai Thani
15/12/2025 – Levé à 5h40, j’ai tout préparé la veille, je prends mon sac et sors de la chambre. Je dois être à 6h00 à la gare routière pour obtenir mon billet pour Chainat, et ce n’est pas tout près (2 kms). Le papy de la GH n’est pas là comme je le pensais, et je sors dans la rue : il fait à peine jour, quelques scooters passent, je ne sais pas trop comment faire, je croise les doigts… et un tuktuk finit par passer, j’arrive à la gare à 6h05, ça va, je m’en sors bien. Je prends donc mon fameux ticket pour Chainat (191 B), et le bus part à 6h40 comme prévu.
Rappel : je veux aller à Uthai Thani, mais il n’y a pas de liaison directe au départ de Kanchanaburi. On m’avait indiqué de prendre le bus Kan-Chiang Mai, et de descendre à Chainat : une fois là, Uthai Thani n’est plus très loin (20 kms au Nord), et je devrais trouver une liaison. C’est le plan !
On arrive à Chainat vers 10h, et je descend donc du bus. Le temps de récupérer mon sac, des locaux me demandent où je vais, et quand je leur dit Uthai Thani, ils me disent qu’il n’y a pas de laison ici, et que je dois remonter dans le bus pour aller jusqu’à Nakhon Sawan, d’où je pourrai rejoindre UT. Bon je ne discute pas, le bus va repartir, je remonte dedans, prends un nouveau ticket pour NS (63 B), et regarde la carte : il y a 60 kms vers le Nord pour rejoindre NS, et je vais devoir ensuite revenir sur mes pas de 40 kms pour rejoindre ma destination finale !

Bon, soit, j’arrive à NS et reprends un ticket pour Uthai Thani (40 B). Sans doute qu’en prenant un taxi de Chainat, cela m’aurait coûté un peu plus cher… par contre j’aurais gagné du temps, car le prochain bus ne part que dans une heure… Mais cela fait partie des plaisirs du voyage, c’est l’inconnu, on se débrouille au fur et à mesure, et on finit toujours par y arriver. D’ailleurs, j’observe qu’étant loin des zones touristiques, les gens sont encore plus gentils et serviables.
Bref, j’arrive enfin à Uthai Thani vers 13h, et je marche jusqu’à la GuestHouse où j’ai réservé une chambre (Le « SolarCell walking street Homestay », ça ne s’invente pas, 2 nuits, 51 €). Une jeune fille m’accueille avec le sourire, mais me montre juste la chambre et repars, manifestement un peu timide et pas très à l’aise. Je pose mon sac, et vais manger un morceau dans la rue juste à côté. Puis repos, la chambre est pas mal, tout en bois de style ancien, la douche est un peu basse de plafond et exiguë, et l’insonorisation de la pièce totalement nulle, j’entends les bruits de la cuisine, mais ça va, après tout je suis chez l’habitant. Je redescends vers 16h, et discute avec la patronne, qui est une jeune femme habillée à l’occidentale, avec un jean pattes d’Eph bien déchiré comme il faut, lunettes stylées, elle parle bien anglais et est très sympa. Elle m’indique des infos sur Uthai Thani : où louer un scooter, les bons restos, etc… Je vais tout de suite louer un scooter, en passant par un petit marché au bord de la rivière où je bois un jus de fruit frais, et pars pour le temple sur la colline où l’on peut admirer le coucher de soleil. L’endroit est cool, il y a plein de joggers qui montent la côte, ils sont bien courageux car il fait encore chaud. Logiquement, plus on monte, plus la proportion de marcheurs augmente… 😉



L’endroit est calme et je passe un bon moment, je discute avec une jeune femme qui me conseille d’aller à Ban Tha Sung, à 8 kms au sud : je rajoute ça à ma balade de demain, c’est super ! Puis je redescends à Uthai Thani, et trouve une resto-bar avec de la bière pression, alors que je ne pensais même pas trouver un bar ici ! En plus, ils passent de la bonne musique. 😎 Mais je ne dîne pas là, je vais à l’adresse que m’a indiquée la patronne de la GH : c’est très simple, les tables sont sur le trottoir, l’ambiance est très sympathique, une jeune serveuse apparemment un peu mongolienne est ravie de me servir à grands renforts de sourires, et je déguste un plat de poisson avec du riz, très bien cuit et très bon.
Au moment de payer, je ne comprends pas vraiment le prix que me dit la serveuse, je lui donne 120 B puis 20 B de plus dans le doute, qu’elle prend avec un grand sourire, et je crois finalement qu’elle a pris ça pour un pourboire ! Je termine ce bon repas par un yaourt au 7-Eleven du coin, et hop au lit. En partant dîner, j’avais rediscuté avec la patronne de la GH et son mari, tous les deux parlant très bien anglais, et c’était vraiment cool, ils sont vraiment top tous les deux !
16/12/2025 : Je prends le petit-déjeuner à 7h30, il y a une patisserie au coin de la rue (10 B pièce), et je vais prendre le café dans une petite échoppe tenue par une vieille dame pas très loin. Le café est plutôt serré, les clients sont plutôt des anciens, personne ne parle un mot d’anglais mais l’ambiance est calme et souriante. Le café est à 10 B, record battu ! Puis je vais à Ban Tha Sung (ou le Wat Tha Sung) : ce temple est immense, avec plein de pagodes, certaines en or et une autre en argent, les bâtiment sont somptueux… C’est apparemment un haut lieu de pèlerinage en Thaïlande, et l’entrée est libre, ce qui est plutôt cool.






Dans le temple argenté, il y a beaucoup de pèlerins, et le business des moines va bon train. Je m’assois un petit moment pour observer tout ça, et je comprends comment ça marche : il y a des « lots » d’offrande à tous les prix, et le pèlerin en achète un, puis va présenter l’offrande au Bouddha. Il se recueille, puis finit par partir… À ce moment, de jeunes moines viennent reprendre l’offrande, pour la remettre à disposition des futurs pèlerins. Une affaire qui marche du tonnerre ! 😳


Je bois un café tranquille à l’extérieur, je dois dire que le lieu inspire le calme et la tranquillité. Puis je repars vers un petit restaurant au bord de la rivière que j’avais repéré en préparant le voyage (sur VoyageForum probablement). L’endroit se révèle être parfait : terrasse au bord de l’eau, atmosphère paisible, c’est génial. je prends des beignets de pâte de poisson avec du riz et des haricots verts, je me régale et passe un super moment.
Puis je rentre à la chambre en passant par un petit pont suspendu que j’avais repéré sur la carte, mais qui ne présente aucun intérêt, heureusement que c’est sur la route. Je traverse la rivière en arrivant à Uthai Thani en passant à côté du Wat Uposatharam, très joli temple au bord de l’eau.
L’AM, je parcours les rues de la ville en profitant du scooter, la ville est assez petite, mais a du charme avec ses maisons en bois, certaines étant peintes en violet en l’honneur de je ne sais plus quelle princesse. Il y a des maisons flottantes, et de beaux lampadaires aussi ! Dommage, je repars demain, et je ne verrai pas le jour de marché, le samedi, qui vaut le détour paraît-il.



Je vais rendre le scooter, puis retourne au « Draft my Home » où je bois deux pintes de bière bien méritées après cette belle journée. Je suis au calme en terrasse, il y a des moustiques, mais le patron sors un gros ventilateur et me propose même un spray anti-moustique ! Je ne dînerai pas sur place, puisque je vais un deuxième restaurant que m’avait indiqué la patronne de la GH. C’est encore du poisson, un peu similaire à hier, mais servi avec une sorte de porridge de riz, et c’est un peu meilleur que la veille je trouve.
Une vieille dame passe entre les tables et propose de petits cakes faits maison qu’elle vend 10 B. Je lui en prends un, elle me demande d’où je viens dans un anglais correct, je dis « from France », et elle me dit avec un grand sourire qu’elle est allée là-bas il y a très longtemps, qu’elle se rappelle la tour Eiffel… Puis elle repart sur son scooter vers d’autres terrasses de restaurants. C’est génial ce genre de rencontre, je ne m’attendais pas à ce qu’elle parle anglais, et encore moins qu’elle soit venue en France… On n’imagine pas le passé qu’ont pu avoir les personnes âgées que l’on croise !
Ayutthaya
17/12/2025 : Même petit-déjeuner qu’hier, le café est vraiment raide, mais l’endroit rempli de vieux est trop sympa, et j’ai droit à de beaux sourires, je suis presque un habitué maintenant ! 😉 Puis direction la gare routière, le bus pour Bangkok est à 9h00, je paie 200 B pour Bangkok mais précise que je descends à Ayutthaya. On part vers 9h30, et lors d’un arrêt je mange un plat de poulet-riz qui me fait du bien après le café de ce matin qui me pèse sur l’estomac. Puis je descends au bord de la highway, la traverse sur la passerelle comme on m’avait expliqué, et cherche un moto-taxi pour m’amener à ma guest-house. Mais le type tranquillement allongé sur son transat ne parle pas un mot d’anglais, et ne semble pas hyper motivé pour que l’on finisse par se comprendre : j’ai beau lui montrer la carte sur mon tel, lui répéter le nom de l’hôtel, rien à faire ! Je finis par appeler mon hôtel via WhatsApp, et lui passe le moto-taxi. Finalement, il m’emmène pour 60 B, le prix est correct, il n’avait tout simplement pas envie de partir sans être certain de la destination.
Je déjeune d’un riz-poulet (encore !) à côté de l’hôtel, le « Banchan Hostel », 3000 B pour trois nuits, la chambre est très bien et le quartier tranquille, et pas trop éloigné du centre historique. Après un peu de repos, je pars à pied vers la banque la plus proche, à 1,5 km, sous le soleil qui tape. Hélas, la banque indiquée sur la carte a disparu et a été remplacée par une clinique dentaire. Je continue de marcher vers les temples, il est désormais trop tard pour trouver une autre banque, et en plus Grab ne marche pas. Je vois un bâtiment indiqué « Tourist Office Center » sur la carte, mais le bâtiment est abandonné… J’en fais le tour en marchant sur du sol spongieux assez humide, et débouche dans une zone qui a l’air privée, avec des chiens, ça craint… Décidément, ma carte (j’utilise Comaps et donc les fonds de carte viennent de Openstreetmap) fournit des informations pas très à jour ! Bon, Google map ne fait guère mieux, c’est assez bizarre pour un lieu aussi touristique. Je finis par trouver le bon TAT (Tourism Across Thailand) Ayutthaya Office, mais il est trop tard, et les bureaux sont fermés, on verra ça demain.
Je pars à la recherche d’un endroit pour boire une bière, traverse un partie du parc historique, il y a de magnifiques ruines de temples… L’endroit vaut le détour, c’est sûr !


Je croise une famille française avec qui je discute quelques minutes : eux partent demain, ils me racontent ce qu’ils ont visité, aimé ou pas, ça me permet d’y voir un peu plus clair sur Ayutthaya, comment ça fonctionne, quoi visiter et où, c’est cool ! En fait, il y a toute une partie très centrée, qui suit la boucle du fleuve, et d’autres temples en dehors de cette zone, dont certains valent le détour.
Je repère un loueur de scooter électrique, c’est top, j’adore conduire ça : j’en réserve un pour demain matin. Je finis par trouver un resto qui sert de la bière pression avec deux petites tables en terrasse. Je m’installe, et un couple de suisses allemands ne tarde pas à occuper la deuxième table. On discute, ils sont tous les deux très sympas, et voyagent en vélo (ils sont venus avec leur propres vélos), faisant environ 80 kms par jour. Ils s’éclatent, et on se souhaite un bon voyage réciproquement, ils doivent repartir demain pour leur prochaine étape. En rentrant vers l’hôtel, je trouve un petit resto, où je commande une salade et un poulet BBQ accompagné de french fries (je craque !). Ils amènent très vite la salade et les frites, et cinq minutes plus tard une grande assiette avec… le poulet, de la salade et des frites !! 😀 Du coup, je me remplis l’estomac… J’ai réinstallé l’appli Grab qui ne fonctionnait plus, et en voulant tester je réserve une moto qui arrive 2 minutes plus tard alors que je n’en voulais pas vraiment, prévoyant de rentrer à pied. Je paie l’addition vite fait pendant que le type attend, puis il m’emmène à mon hôtel (pas si loin que ça) ; je lui laisse un pourboire comme il m’a attendu gentiment quelques minutes.
18/12/2025 – L’hôtel propose un petit-déjeuner basique en mode self-service (café, toasts, beurre, confiture, bananes) et je discute avec un anglais, à peu près de mon âge, qui travaille à Kuala Lumpur en Malaisie. Il dit le plus grand bien de la Malaisie, et me confirme que l’idée (qui me trotte dans la tête) de faire une boucle Thaïlande-Malaisie-Indonésie-Philippines-Thaïlande en cette saison est tout à fait faisable : j’aurai au pire 2h de pluie en fin d’après-midi, ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas y penser. Intéressant ! L’idée d’un tel voyage étant de découvrir de nouveaux pays où je ne suis jamais allé.
Puis je prends une moto-Grab pour aller chercher mon scooter électrique. Premier arrêt à la banque pour changer des euros, et celle-ci me refuse un billet de 50€ car il y a une trace noire dessus ; le billet sort pourtant du DAB en France, mais je n’insiste pas, les banques ici sont toutes pareils sur le sujet : le moindre défaut et ils refusent le billet. Je me dis qu’il faut que j’arrête de prendre du cash avec moi, c’est toujours un peu compliqué pour peu d’avantage en fait. C’est pas grave, je réussirai sûrement à le placer plus tard… Puis je me dirige vers la gare ferroviaire pour me renseigner sur mon billet de train, car je compte quitter Ayutthaya par le train pour ma prochaine destination, dans deux jours. Le guidage m’amène bien à la gare, mais je suis du mauvais côté des voies ! 🙁 Je passe par dessus les voies via un passage vraiment limite avec le scooter, à ne plus refaire !



gare d’Ayutthaya
J’obtiens bien l’horaire du train, mais impossible d’obtenir le billet deux jours à l’avance, il me faudra revenir demain (uniquement la veille). La gare est chouette, avec un petit buffet juste à côté où je prends un bon café. Puis je file à l’office du tourisme qui était fermé la veille. C’est un peu bizarre, une nana me reçoit à l’extérieur, car le port du masque est obligatoire à l’intérieur, me donne une carte et une brochure sans intérêt, au revoir et merci ! Concernant l’accueil des touristes, il y a de gros axes d’amélioration possible… Bon, au moins j’ai une carte qui a l’air pas trop mal :
Je commence par le Wat Chai Watthanaram, au sud-ouest de l’autre côté de la rivière. Très beau temple, assez massif et impressionnant, les français me l’avaient vanté, et je partage leur avis, il vaut vraiment le détour.



L’anglais du petit-déjeuner m’en avait vanté un autre, auquel je me rends, mais je le trouve nul, je n’ai même pas pris une seule photo, et n’en garde aucun souvenir !
Puis je ramène le scooter au loueur car la plaque arrière ne tient que par une vis, et déjà plusieurs personnes m’en ont fait la remarque, jusqu’à une femme en tenue militaire qui me fait comprendre que si je me fais arrêter par la police, ça va mal se passer pour moi ! Apparemment, on ne rigole pas avec ce genre de choses en Thaïlande, il y a intérêt à respecter la loi et les règlements… Le loueur m’en prête un autre immédiatement (je pensais qu’il allait réparer, ce n’était pas grand chose à faire). Je repars et trouve un restaurant le long d’une grande avenue où se tient un immense night-market le soir. La spécialité du restaurant, c’est la cuisine sur des braises, il y a des dizaines de tables d’alignées sous une structure en toile, et la cuisine est sur le boulevard. Tout le monde est sympa, les serveurs essaient de discuter un peu, et je prends un Pad Thaï aux crevettes servi dans un plat brûlant servi sur rondelle en bois, c’est très chaud mais je me régale.
Puis retour à l’hôtel. L’AM, je vais voir deux autres temples que les français m’avaient indiqué : je trouve le premier nul, et le deuxième très beau, il s’agit du Wat Yai Chai Mongkon.





Il me reste du temps, je vais visiter le Wat Maha Thut et je rentre gratis vu l’heure (sinon c’est 80 B). Il est assez immense, et l’ensemble est quand même bien en ruine…



On y trouve la fameuse tête de Bouddha prise dans les racines d’un arbre (j’ai l’impression d’avoir déjà vu le même phénomène ailleurs en Thaïlande, mais je n’arrive pas à me souvenir où ??).
C’est l’heure d’aller rendre le scooter, et de retourner boire une bière au petit resto d’hier. Surprise, je vois les deux suisses allemands arriver peu de temps après ! En fait, ils se sont accordés une journée supplémentaire de repos avant de reprendre la route. Du coup on s’assoie tous les trois à la même table, et on discute plus longuement de nos voyages, c’est vraiment très sympa, on passe un bon moment. Lui parle plutôt bien français, mais pas elle même si elle le comprend ; on passe donc de l’anglais au français allègrement ! On se sépare en se souhaitant cette fois pour de bon une bonne continuation dans nos voyages réciproques.
Je marche ensuite jusqu’au night market sur le grand boulevard. Il y a un monde fou, il a deux allées parallèles sur le boulevard, et les stands se succèdent sur peut-être 1 km. J’achète un plat de pâtes et sort un peu de ces deux axes à la recherche d’un peu de tranquillité. Je m’assoie sur un muret, il y a là un type avec une petite carriole où se trouvent des bébés porcelets, légèrement affamés… L’attraction consiste à payer un mini biberon de lait pour le donner à téter aux porcelets qui se précipitent sur le biberon. Ça ne coûte pas cher, et cela attire beaucoup les enfants, tout heureux de donner le biberon au petit animal ! Mine de rien, le temps que je mange mon plat, le type enchaîne les clients, et doit se faire un petit pécule à la fin de la soirée.
Je termine le repas avec un milkshake noix de coco, et rentre à l’hôtel à pied. En traversant un dernier grand boulevard (4 voies), je passe en dehors des clous parmi les voitures arrêtées à un feu rouge. Le feu passe au vert, je m’apprête à courir pour la dernière voie, et je frôle l’accident d’un rien : cette dernière voie était réservée pour tourner à gauche, sans feu ni voiture, et un scooter arrivait à fond au moment où j’allais m’y engager en trottinant ! La conductrice a poussé un cri, j’ai pu annuler la poussée sur ma jambe vraiment au dernier moment, mais cela s’est joué à très peu, et une fois sur le trottoir, je m’en veux et me dis que je dois être vraiment plus prudent dans ces villes avec un traffic important, et encore plus la nuit : traverser en dehors des passages piétons n’est pas une option ici, je ne dois plus faire ça. Ces files pour tourner à gauche n’ont pas de feu, et les 2 roues s’en servent aussi pour remonter les files de voitures arrêtées au feu rouge. Je suis passé tout près de la catastrophe… Ayutthaya possède de nombreux grands boulevards de la sorte, c’est une des choses que je n’ai vraiment pas aimé dans cette ville, même en scoot je n’étais pas à l’aise quand je devais changer de file pour tourner à droite par exemple : si tu n’as pas anticipé (et dans une ville inconnue, ce n’est pas toujours évident), ça devient vite hyper dangereux.
19/12/2025 – Petit-déjeuner à l’hôtel, comme hier, et toujours avec l’anglais de Kuala Lumpur. C’est marrant, je le comprends parfaitement jusqu’à ce qu’un anglais vienne nous rejoindre. Dès lors, quand ils échangent tous les deux, je ne capte plus un seul mot ou presque ! J’appelle une moto-grab pour aller à l’embarcadère en face la gare. Je laisse 20 B au chauffeur qui est très content. J’ai préféré ne pas relouer un scooter, le traffic est trop dense, ça me stresse.
Je prends le petit ferry (10 B) et arrive à la gare pour prendre mon billet pour demain. J’en profite pour prendre un café au buffet, puis re-ferry, et re-moto pour aller à l' »Elephant Kraal Pavillon » dont m’ont parlé avec émerveillement les 2 suisses d’hier soir. Mais je ne ressens pas du tout la même chose, les éléphants sont tous enchaînés, je les vois piétiner le sol sans relâche, et je ne comprends pas ce que les suisses ont pu aimer ici : la femme avait donné à manger à un éléphanteau, elle en était toute émue, soit, mais pour le reste, c’est plutôt sordide. Je fais demi-tour immédiatement.



Re-moto, et je déjeune dans le quartier de l’hôtel, dans une petite cantine le long d’un grand boulevard. C’est apparemment la cantine de policiers à ce que je vois (en civil et armés), en tout cas très bon, très sympa, et je me régale. Puis retour à l’hôtel.
L’AM, la gérante insiste pour que je prenne un de ses vélos, j’hésite, je comptais marcher, mais c’est vrai que ça va me faire des bornes car j’ai prévu de visiter toute la zone centrale. Je finis par prendre le vélo, comme d’hab’ il est trop petit pour moi, et la selle trop basse, mais je pars vers le Wat Phra Si Samphet, 80 B, mais ça vaut le coup, c’est grand et pas mal du tout.



Puis je file au Wat Lokkayasutha, le Bouddha couché, mais bof, la peinture jaune fait un peu cheap… Mais l’ambiance est cool autour du Bouddha en cette fin d’après-midi, je discute avec une famille allemande qui fait le tour du parc à vélo et doit prendre le train à 19h pour Bangkok ! Il reste tout de même peu de temps, et le père veut aller voir un dernier temple au sud dont je lui dit que c’est celui que j’ai préféré, alors que la fille dit qu’elle ne l’a pas apprécié plus que ça ; comme quoi, les goûts et les couleurs…
Je retourne au bar habituel, retrouve ma petite table sur la terrasse, et m’offre une bière pression bien méritée. Ensuite, direction le night market, où j’achète un portefeuille « pièces+credit card », fait par un jeune artisan : il est à 350 B, je tente de marchander, le type descend à 330 B, je lui dit de laisser tomber, OK pour 350 B. Pour info, je n’utiliserai jamais ce portefeuille, il est assez moche en fait ! 😆 En fait, c’est un achat compulsif, cela faisait un bout de temps que je cherchais un portefeuille de ce type sans emplacement pour les billets et je n’en trouvais pas : du coup, le premier que je vois je l’achète !
Puis je vais à un petit resto que j’ai repéré à l’entrée du night-market, et qui fait du Khao Soi, un plat de Chiang Mai, recommandé par l’anglais de Kuala Lumpur. Et qui je retrouve là ? l’anglais, une fille aperçue à l’hôtel, du maroc, et Chris, un australien qui a plaqué son boulot et est parti pour un voyage de 7 mois (Malaisie, Thaïlande à ce jour). On mange tous ensemble, dans une bonne ambiance, la plupart du temps je discute en français avec la fille, car j’ai du mal à suivre les deux anglophones quand ils discutent tous les deux. Mais c’est une très bonne dernière soirée à Ayutthaya, car demain je pars pour Packchong et le Khao Yai National Park.
Pakchong
20/12/2025 – Petit-déjeuner habituel avec l’anglais : hier soir, avec Chris, ils sont allés voir des combats de boxe thaï, principalement des gamins d’environ 10 ans et plus… Ils y sont restés 3 heures ! Je retourne bouquiner dans ma chambre, mon train est à 11h30, j’ai le temps. Puis c’est le check-out, avec un petit cadeau sympa de la gérante (un porte-clef artisanal) et de nouveau une moto-grab suivie du ferry pour me retrouver à la gare. Comme je suis en avance, je retourne au buffet, et prends un café et un fried-rice pour bien me caler avant le trajet.
Le train part, je suis du mauvais côté avec le soleil qui tape fort sur la vitre. Le wagon est plein, et en face de moi il y a deux ravissantes jeunes filles thaï. Je finis par baisser un peu le volet, et la jeune fille me dit que je peux le baisser complètement, ce que je m’empresse de faire. Dès que le train s’arrête, la température monte ; les deux filles portent des jeans, l’une a une veste, l’autre un sweat à capuche, alors que moi je crève de chaud avec un simple tee-shirt : on ne ressent manifestement pas la température de la même façon ! Vers 13h30, on arrive avec un peu de retard à Pakchong.
J’ai réservé deux nuits sur le site de GreenLeaf, que l’on m’avait recommandé sur VF. L’hébergement y est basique, mais on est tout près du parc, et la visite est organisée avec des guides. Comme prévu, un pickup m’attend à la gare, et on part pour la guesthouse à une dizaine de kms de la ville. La guesthouse est au bord de la route, mais la chambre est tout au bout de l’allée, bien en recul, et ça devrait aller, enfin c’est ce que je crois. Pas d’eau chaude ni de clim, mais la chambre est propre, on est dans le basique et fonctionnel. L’ambiance a l’air relax, difficile de savoir qui fait quoi, peu parlent anglais, mais tout le monde est aimable et a le sourire. On verra demain avec le « day tour » que j’ai pris, avec 3 heures de marche que j’appréhende un peu (selon le relief). Personne ne m’explique comment cela va se passer, il n’y a pas de réception, chacun vaque à ses occupations. Je traverse la route pour aller à une station service un peu plus loin, avec un 7-Eleven, et quelques boutiques. J’achète enfin un bob pour remplacer le mien avec son écusson du Cambodge (voir Sangkhlaburi)… La dame m’annonce 200 B, je dis 150, elle dit 180, je pars… je reviens 15 minutes plus tard, je lui dis OK pour 180, elle m’annonce 170 B ! 😆 Affaire conclue, ça me fait marrer, je ne comprends manifestement pas tout aux mystères du troc à la thaïlandaise ! Je rentre à la guesthouse, et dîne d’un bon Green Curry (rice-chicken-veg) après une bonne bière.
L’ambiance est vraiment très cool, familiale, tout le monde rigole. On m’a demandé une fois mon numéro de chambre, et tout ce que l’on consomme est noté, on ne paie qu’à la fin du séjour. Je me demande s’ils gèrent vraiment bien tout ça, mais ça a l’air bien rôdé.
21/12/2026 – Hier soir, il y avait un passage continu de voitures « tunées » sur la route, à grand coups d’accélérateur, de pots d’échappement sans silencieux. Elles passaient dans un sens puis dans l’autre, et tout cela a duré jusqu’à 23h passé. Il devait y avoir une concentration ou un truc du genre pas très loin, et ils s’en donnaient manifestement à cœur joie ! J’ai fini par demander à celui qui semblait être le patron combien de temps ça allait durer, et il n’en savait rien, il avait d’ailleurs perdu son sourire et semblait légèrement énervé… Mais bon, j’ai quand même bien dormi, malgré la fenêtre (une simple moustiquaire et un vasistas en verre qui laisse passer l’air) juste au-dessus de la tête de lit, avec le petit coup de froid du matin que j’ai bien senti.
Je prends le petit-déjeuner : toasts-œufs-beurre-confiture et un café correct, puis je vais m’habiller pour la sortie : pantalon et polaire sur le dos, on part vers 8h. Nous sommes quatre français (les autres arrivent de Packchong, ils n’ont pas dormi là), et deux allemands qui parlent très mal anglais. Mais on branche bien, il y a aura une très bonne ambiance dans ce petit groupe formé pour la journée.
Marina est en voyage pour 5 mois, elle est cool et très souriante. Philippe et Sylvie viennent de Grenoble et ont à leur palmarès la traversée de l’Amérique (du Canada à l’Argentine) en camping-car, onze mois de voyage ! Philippe est très content de pouvoir parler avec des français car son anglais est limité. Marina crée un groupe WhatsApp pour que l’on s’échange nos photos au fil de la journée…
Et nous voilà partis, avec une guide et un chauffeur, direction le Khao Yai National Park. On commence par les toucans, impressionnants avec leurs grands becs et le bruit que font leurs ailes quand ils volent… Puis ce sera les gibbons. La guide utilise une grosse jumelle monoculaire pour repérer l’animal, sur laquelle elle vient coller notre smartphone pour prendre la photo ! Pas de doute, ils maîtrisent la technique…



Pour ces deux espèces là, on s’arrête sur le bord de la route à des endroits stratégiques, bordées de grands arbres, et les guides savent qu’à cette heure et à cet endroit là, on a de bonnes chances de voir ces animaux. Ce sera d’ailleurs comme ça toute la matinée, tout est une histoire de lieu et d’heure. Ce qui implique que nous ne sommes pas seuls, d’autres 4×4 avec d’autres groupes se garent à côté et font la même chose. Pour l’instant, ça reste correct, il doit y avoir trois groupes, de 5/6 personnes, ça va.
Le prochain animal au programme est l’éléphant, et là ça va se gâter un peu. On se rend à une clairière que l’animal est censé traverser, et là ce sont des dizaines de 4×4 qui sont là à attendre l’attraction du jour ! On nous demande de rester dans le 4×4, interdiction de descendre… Puis soudain, tout le monde s’agite et on repart un kilomètre plus loin, pour s’arrêter près d’une grande maison avec une terrasse sur laquelle nous montons. La guide traque du regard le moindre mouvement dans la jungle, écoute les moindres sons qui en viennent : c’est sûr, l’éléphant est là, tout près, mais personnellement je ne vois rien. On redescend de la terrasse, et là on aperçoit le haut du corps de l’éléphant derrière les premiers buissons, qui se déplace doucement. Nous sommes deux ou trois groupes à guetter la moindre apparition de l’animal, ça commence à moins me plaire, on dérange l’animal pour rien, c’est nul. Puis il faut vite remonter dans le 4×4, et nous voilà reparti vers la clairière. Et ça y est, c’est le grand moment, tout le monde est très excité, l’éléphant arrive et va enfin traverser cette fameuse clairière.


Cet épisode me déçoit quelque peu, certes on parle d’animaux sauvages, en liberté, mais l’afflux de touristes comme nous dérangent clairement les animaux… Je doute du bien fondé de telles activités, même si on nous rabâche que l’on respecte les animaux, que cela permet de financer le Parc National, que cela fait vivre toute une population… C’est vraiment limite, et je ne suis pas du tout fan.
Il est bientôt midi, cela fait longtemps que l’on a retiré la polaire, et il est temps d’aller déjeuner dans un restaurant du parc, et de partager nos impressions. L’AM, on doit partir à pied dans le forêt, c’est le fameux trekking de 3h que j’appréhende un peu, ne sachant pas quel sera le dénivelé. Finalement, c’est sur-vendu, j’ai enregistré la trace GPS et on fera 1,1 kms en 2h de temps : il s’agit de suivre la guide qui va s’arrêter en permanence pour tendre l’oreille et ouvrir l’œil afin de détecter tout ce qui pourrait être intéressant à voir. Et sur ce point, elle est assez bluffante, elle voit des trucs là où on passerait à côté sans rien voir. nous sommes tous étonnés de sa capacité à détecter le moindre mouvement, reconnaître le moindre son. Lors de petit tour, on observera un oiseau aux belles couleurs, et un petit lézard qui ressemble à un dragon hormis la taille :


Avant de quitter la forêt, la guide nous apprend même à nous servir de nos smartphones pour faire une effet sympa ! Puis le tour se termine par la visite d’un cascade, on croisera aussi un cerf et son groupe de femelles.



Et voilà, fin de la journée, la température commence à redescendre, on remet les polaires. C’est surprenant comme la jungle fait baisser la température dès que le soleil commence à baisser ! On revient à la guesthouse vers 18h, on se dit au-revoir avec le petit groupe, on a passé une bonne journée tous ensemble, même le couple allemand malgré la difficulté de dialoguer est très content (on restera tous en contact via le groupe WhatsApp durant le voyage, nous envoyant des photos des endroits où l’on se trouve). Après une bonne bière bien méritée (deux ?), je dîne d’un bon chicken-curry with noodles, et discute avec une famille de français dont la maman est d’origine laotienne. Eux feront la visite du park demain.
Je demande à un type qui travaille à la guesthouse et qui parle bien anglais comment rejoindre Phimai demain (ma prochaine destination). Il m’explique que le bus est mieux que le train, mais qu’une fois à Nakhon Ratchasima (aka Khorat), je dois passer par Hin Dat car il n’y a pas de bus direct pour Phimai… Je savais que je devais passer par Khorat, mais je regarde la carte, et passer par Hin Dat me fait faire un beau détour. Il a l’air très sûr de lui, même si je vois qu’il discute ferme avec une femme de la guesthouse et qu’ils n’ont pas l’air d’être d’accord (et je crois bien entendre le mot Phimai dans la conversation !). Finalement, le patron de la guesthouse arrive, me demande où je vais, et me confirme que Khorat-Phimai en bus existe bien. Et c’est mieux de prendre le bus à Pakchong comme ça j’arrive directement à la gare routière pour prendre le bus de Phimai. CQFD, affaire réglée en deux minutes, l’autre type parlait sans savoir, mais affichait une grande confiance en lui…
Phimai
22/12/2025 – Je prends le petit-déjeuner à la guesthouse, paie ma note (tout avait bien été noté), et une des femmes m’amène à la gare routière de Pakchong, enfin un simple arrêt de bus avec 4 sièges, et effectivement, quelques minutes plus tard le bus pour Khorat arrive, ça roule ! Arrivé à la gare routière de Khorat, je demande le bus pour Phimai au premier guichet que je vois, c’est un type qui fait des annonces pour le départ des bus, avec son micro, et il me répond dans un anglais moyen en laissant le micro ouvert ! nous offrant un moment de rigolade 😆 Puis il va sur son ordi et me tape la réponse dans Google Translate, et tourne l’écran vers moi. C’est parfait, j’ai l’heure, le guichet, et j’arrive à Phimai vers 12h30. Le bus me lâche au centre-ville, je marche jusqu’à mon hôtel qui se trouve au bord de la rivière, à 500m. Je passe devant le temple Khmer que je veux visiter, et qui justifie l’arrêt à Phimai. L’hôtel a l’air pas mal (avec ascenseur), la chambre aussi, avec une belle douche.
Je ressors pour manger un morceau et m’arrête à la première gargote que je trouve. C’est une vieille dame qui est aux fourneaux, je me dis que ça va être compliqué de se comprendre. Mais elle me dit « Noodles ? » je dis « yes », puis « Chicken ? » je dis « yes » aussi, et c’est parti, je peux m’asseoir à la table. Elle me sert un grand bol de noodle soup avec 4 beaux morceaux de poulet, c’est délicieux et je me régale, le tout pour 50 B. Puis retour à l’hôtel pour me reposer un peu. L’AM, je me promène un peu dans la ville, c’est tout petit, je réserve la visite du temple pour demain, car l’entrée est payante (200 B) et me promène dans la ville au hasard. Il y a de vieilles murailles qui délimitent la ville, quelques ruines de-ci de-là. L’endroit a l’air très tranquille, peu ou pas de touristes.


Il y a une sorte de pub au carrefour où je suis descendu du bus, je prends une bonne bière, puis je vais faire un tour au night-market. En me promenant, j’ai vu de petits restos s’installer le long de la rue principale, et je vais sans doute aller dîner par là. Avant cela, il y a un tournoi de foot à 5, et les matchs s’enchaînent devant les spectateurs installés sur des gradins. Je reste à regarder quelques matchs, il y a peu de buts en fait, et je remarque que la victoire est célébrée avec beaucoup de retenue. Il y a pas mal de gens, et l’ambiance est très sympa. Je dîne dans la rue, d’un plat de riz avec du porc, pour la modique somme de 50 B.


23/12/2025 – Petit-déjeuner simple à l’hôtel (nescafé, toasts, beurre, confiture), puis je pars au temple Khmer, ou le « Phimai Historical Park ». Je m’arrête prendre un vrai café à une boutique en face du parc, ça fait du bien, et il est encore tôt.
Le temple est chouette, c’est une sorte de mini Angkor Vat, et il y a encore peu de monde (il est 9h), tout est très calme, c’est plus sympa pour prendre des photos. Le parc est bien entretenu, les pelouses tondues et arrosées, c’est vraiment chouette et je ne regrette pas de m’être arrêté à Phimai.






À 10h30, c’est mort, entre les touristes et les enfants des écoles qui arrivent, il est temps de bouger. Je bois un jus de fruits de la passion bien frais, et pars à pied vers le Sai Ngam Park, à deux kilomètres de là. Il s’agit d’un (ou de plusieurs) banyans dont les branches forment des racines qui forment de nouveaux troncs, etc… L’endroit est sympa, bien à l’ombre, ça fait du bien, par contre à l’intérieur c’est un peu lugubre je trouve, à la nuit tombée, je ne me promènerai pas par là.


Au retour, je m’arrête déjeuner au « One dee dee » restaurant que j’ai repéré à l’aller, et qui vante les saveurs de ses plats. Je prends une salade au poulet servie avec une mayonnaise maison et une autre sauce très bonne. Les saveurs promises sont bien là, les 99 B yc la bouteille d’eau sont mérités, on voit la qualité des produits et du travail : la salade comprend des tomates, du maïs, de l’ananas, des carotte râpées, des radis, de la salade verte… Déjà cela change de l’ordinaire thaïlandais, et tout est fait maison. Une bonne adresse à Phimai !
L’AM, je vais faire une petite marche le long de la rivière (le sentier est bétonné, c’est moyen), et après un jus de fruit frais, je retourne au parc, où je peux rentrer avec mon ticket du matin. La lumière est différente, je fais d’autres photos, et le parc est à nouveau calme. Puis ce sera le moment d’une bonne bière, bien méritée parce que finalement j’ai pas mal marché aujourd’hui. Ce matin, j’ai pris les infos à l’hôtel pour rejoindre Roi Et, ma prochaine étape ; la nana de l’accueil est top et parle très bien anglais, et elle m’explique que je dois retourner à Khorat pour attraper un bus pour Roi Et. Pendant que je bois ma bière à la terrasse du « pub », l’hymne thaïlandais retentit soudainement, et tout le monde se lève et se fige au garde-à-vous. Cela ne dure pas longtemps, mais c’est la première fois que je vois cela. Apparemment, c’est tous les jours à 8AM et 6PM ! Sans doute à cause du conflit avec le Cambodge ? Il faudra que j’éclaircisse cela, je suis surpris de ne pas l’avoir observé auparavant, je suis quand même dans le pays depuis trois semaines.
La nuit tombe, je retourne voir un peu le tournoi de foot qui continue, puis retourne à la même petite cantine prendre un plat de riz-porc, suivi d’un jus de mangue, et je rentre à l’hôtel.
Roi Et
24/12/2025 – Je reprends le même petit-déjeuner basique à l’hôtel, et au moment du check-out, la dame me dit qu’il préférable d’aller prendre un minivan à la « old bus station » que d’aller à la grande gare routière où j’avais prévu d’aller. Bonne info, puisque j’ai vu que le trajet Khorat-Roi Et pouvait durer 6h ! Je file donc à cette « old bus station », un minivan est sur le point de partir, il est 8h40, le ticket pour Khorat est à 59 B, et c’est parti !
On arrive vers 10h à Khorat, Là, on m’indique le bon guichet pour Roi Et, le bus est à 13h avec une arrivée prévue à 17h30, 229 B le ticket. Pour info, à Phimai, j’avais regardé le prix en taxi Grab : 2000 B, et 420 min d’indiqué ! Aucun intérêt ou alors information bidon. Bref, je tue le temps à la gare routière : café, lecture, et un petit plat à midi avant de prendre la route. L’ambiance y est très calme, et les thaïlandais souriants : c’est vraiment agréable de voyager ainsi, hors des circuits touristiques, j’apprécie beaucoup. Le trajet se passe bien et on arrive à l’heure, je prends un moto-taxi pour rejoindre l’hôtel avec ces types en sur-veste orange qui attendent toujours aux gares et certains carrefours des villes. Le type me demande 80 B, je réponds 50 B car j’avais regardé sur Grab avant où c’était encore moins (peut-être 30 ou 40 max, je ne l’ai pas noté), le type répond 60 B, je dis OK. Il semble choisir une moto parmi celles alignées en discutant avec un de ses collègues, il prend clairement la plus vieille bécane ; on part et le type conduit comme un pied, accélérant et freinant constamment, à tel point que je me demande s’il ne le fait pas exprès ? Il est peut-être mécontent du prix ? en tout cas, il n’aura pas de pourboire, et je me dis que la prochaine fois je prendrai un Grab. Ces motos-taxi semblent faire partie de l’ancien temps, et proposent toujours des prix exorbitants pour arnaquer le touriste.
La chambre d’hôtel est top (The bed hotel, 62€ pour 3 nuits), avec pour la première fois un matelas épais et confortable ; l’hôtel est un peu loin du centre-ville, 20 minutes à pied, mais ça va. À l’accueil, une jeune fille fait de son mieux en anglais, on arrive à se comprendre et je vois qu’elle essaie d’aider le client, ça fait plaisir. Je pose mes affaires, et pars pour le centre-ville alors que la nuit est tombée. Il y a un petit lac au centre de la ville, avec une grande tour moderne. je repère un bar-restaurant sympa où je m’installe en terrasse et déguste une bière pression face au lac. J’hésite à dîner là, mais la carte ne m’inspire pas trop… Je continue de me promener, il n’y a pas tant de resto que ça, et finis par jeter mon dévolu sur un resto japonais, le « Little Osaka » sur lequel je tombe par hasard à force de parcourir la ville. Après tout, c’est le soir de Noël, je peux faire un extra ! je choisis un bœuf tartare « spicy-thaï » en guise d’entrée, puis un Katsudon (riz-poulet pané-œuf) qui se révèle aussi copieux que délicieux. Et je termine par une glace au lait de Hokinawa s’il vous plaît ! Le tout pour 350 B (10€), et je me suis vraiment régalé. Je rentre à l’hôtel rassasié…
25/12/2025 – Réveil tardif à 8h30, je prends le petit-déjeuner à l’hôtel, plutôt sympa, mi-thaï mi-western. Puis je pars en direction du petit lac au centre-ville, et sur la route je repère une laverie où j’irai déposer du linge demain. Je me promène autour du lac, il y a un « Aquatic Center », en fait des aquariums avec les poissons du lac, avec pas mal d’enfants des écoles, l’entrée est libre et la clim fait du bien. Je finis le tour du lac, et vais voir le marché à l’ouest du centre, mais c’est le moment des approvisionnements, le marché doit être actif le soir uniquement.



Je reviens vers le bord du lac où j’ai repéré un resto qui me plaît, genre cantine sous un grand toit en tôle, coincé entre deux bâtiments. Et je ne me suis pas trompé, l’accueil est chaleureux, le type à la cuisine arrive car c’est lui qui parle anglais, et il m’explique les plats qu’il propose. Tout est hyper propre, avec de grands ventilos pour rafraîchir l’espace. Je me régale d’une soup aux nouilles + porc + plein de petites graines, l’ensemble a beaucoup de goût et de saveurs, très bonne adresse, je ne me suis pas trompé.
Je tourne me reposer à l’hôtel car j’ai pas mal marché ce matin, et puis il n’y a pas tant de trucs que ça à voir à Roi Et. L’AM, je vais faire un tour au centre commercial de la ville, repère des portefeuilles pas mal, mais chers… et finalement je me dis que je n’en ai aucunement besoin, mon système actuel fonctionnant très bien : billets dans la poche latérale gauche du bermuda (avec fermeture éclair), et pièces de monnaie dans la poche droite. Pratique et efficace ! 😉
Puis je marche encore, hésite à aller à un bar indiqué sur le carte, mais qui est assez à l’écart du centre, au moins 500m, le long de l’axe routier principal pour quitter la ville, ce qui achève de me décourager. Je me rendrai compte le jour de mon départ qu’il s’agit d’une boîte de nuit en fait… Globalement, Roi Et me fait l’effet d’être une ville de province assez florissante, il y a beaucoup de boutiques, de l’activité, il a l’air de faire bon y vivre. En revenant vers le centre-ville, j’entends de la musique dans ce qui ressemble à une école. Le portail étant ouvert, je rentre, et j’assiste à une répétition d’un groupe de jeunes danseurs, et ma foi ce n’est pas mal du tout, assez tonique en tout cas :
Finalement, je retourne au bar-resto d’hier soir pour boire une bière, et regarde les thaïs assez courageux pour faire un footing autour du lac le soir, alors que l’éclairage de la tour change de couleur régulièrement. C’est LE bâtiment de la ville, et sa forme représente un instrument de musique traditionnel, un sorte de flûte de pan enroulée sur elle-même, j’en verrai une au musée, et aussi avec une sculpture dans le parc au milieu du lac :



Je rejoins un resto repéré sur le chemin de l’hôtel, où je dîne d’un fried mix-vegetables sauce huître avec du riz, la portion est petite mais c’est très bon (80 B). Pendant que je dîne, je vois un type arriver et demander une bouteille d’eau qu’il paie, puis il traverse la rue et la donne à une personne âgée qui mangeait seule sur les marches d’un bâtiment. Le type se met mis à genou, puis parle quelque temps avec la personne. Puis il se lève, la salue les mains jointes, et repart avec sa voiture. Ça fait réfléchir de voir des gens faire le bien comme ça, c’est l’essence du bouddhisme…
Demain, je dois aller au lavomatic et à la gare routière acheter mon billet de bus pour Nakhon Phanom (NP), à la frontière du Laos. La nana à l’accueil de l’hôtel m’a confirmé qu’il y avait des bus directs au départ de Roi Et.
26/12/2025 – Je me lève pour une dernière journée tranquille à Roi Et. Je passe d’abord à la laverie automatique, où il y a de machines et de distributeurs de lessive. Mais une femme est là et s’occupe de tout pour 100 B, je n’ai qu’à revenir un peu plus tard dans la journée.
Puis je pars à la gare routière en moto-grab pour réserver mon billet, mais ça va se révéler plus compliqué que prévu. Il faut déjà arriver au bon guichet, et c’est difficile car personne ne parle vraiment anglais, je me borne à répéter « Nakhon Phanom », mais on y arrive ! Un type me dit d’abord OK, bus à 6h30 demain matin, et le billet se prendra dans le bus au moment de partir. Alors que je ressors du bâtiment, le type me rattrape et m’explique dans un anglais terrible que demain c’est samedi et qu’il n’y a pas de bus le week-end, ou quelque chose d’approchant : on est proche du nouvel an, les transports sont compliqués à cette période, c’est peut-être un mélange des deux. Un « chauffeur de taxi » (officieux) arrive alors de nulle part et me propose tout de suite de m’emmener à NP pour 3500 B. J’hésite, tout cela va un peu trop vite, le chauffeur baisse le prix à 3000 B, je me dis que je n’ai guère le choix en l’absence de bus, et je lui dis OK pour demain 8h à la gare ; on s’échange notre numéro de tel, et je quitte la gare routière. Au passage, je vois le chauffeur discuter avec les motos-taxi de la gare (ceux aux vestes orange), puis aller vers son véhicule, c’est un vieux pick-up tout pourri et je me dis que faire la route (4h de route) là-dedans ça ne va pas être confortable. Puis je réfléchis : est-ce une arnaque ? difficile de le savoir, vu le niveau d’anglais des interlocuteurs il est de toutes façons très difficile de communiquer, mais c’est peu probable, le chauffeur de taxi a juste sauté sur l’opportunité, il était là à attendre le client à la gare routière… Par contre, le tarif reste à vérifier.
Je reviens en ville à pied, visite le musée de la ville (120 B), c’est pas mal mais comme toujours peu ou pas d’explications en anglais, au mieux une description de l’objet. Je retourne déjeuner au même resto qu’hier, je prends le même plat, c’était trop bon ! Et je rentre à l’hôtel en passant prendre mon linge à la laverie, puis je discute avec la nana à l’accueil, lui expliquant la situation. Elle appelle un ami à elle qui gère un « private bus » pour NP, mais il est complet. Sans autre solution, je regarde donc le prix d’un taxi Grab pour NP : 2500 B ! Je demande à la nana d’appeler mon chauffeur de taxi et de lui dire que j’annule le trajet. Il discute, propose de baisser le prix, mais je refuse et fais signe à la nana de ne pas plus discuter : je n’en veux plus.
Je monte dans la chambre, et je consulte Booking pour réserver une chambre, ce que je n’avais pas encore fait, et là, nouvelle surprise : tous les hôtels dans mon budget sont pleins, il ne reste que des chambres assez chères, et encore l’offre est limitée. Cette fin d’année que je n’ai pas anticipé se révèle problématique… Je regarde la carte, et je vois une ville un peu au Sud de NP, Mukdahan, elle aussi à la frontière du Laos, le long du fleuve Mékong. Il y a même un poste frontière… Je regarde la disponibilité des hôtels, il y a du choix et je prends une chambre pour deux nuits, on verra ensuite comment je m’organise. J’ai regardé Grab, c’est 1500 B pour y aller en taxi.
L’AM, je m’arrête à la réception et demande à la nana s’il elle peut me trouver un bus pour Mukdahan. Son contact ne propose rien, elle me conseille d’aller à la gare routière… Et hop, c’est reparti avec une moto-Grab, et en arrivant à la gare, comme je m’y attendais, je tombe tout de suite sur le chauffeur de taxi dont j’ai annulé la course, et qui est manifestement mécontent. Il discute, mais son anglais est limité, donc je me contente de répéter que Nakhon Phanom c’est fini, pas d’hôtels, je n’y vais plus. Bon, il finit par repartir en maugréant, mais ça va, il ne fait pas plus d’histoire que ça. Je trouve le guichet pour Mukdahan, mais la nana m’explique qu’il y a bien un bus habituellement, mais qu’il sera probablement plein ; mais je peux toujours venir demain à 7h si je veux tenter le coup, sans grand espoir.
Cette histoire n’est vraiment pas simple, je ne tiens pas à rester une autre journée à Roi Et, et j’essaie aussi de tenir mon planning pour le reste du voyage, donc je décide de venir demain matin à 7h, on verra bien. Et si je ne peux prendre le bus, je prendrai un taxi. Je reviens en ville à pied, m’arrête un peu sur l’île au milieu du lac pour bouquiner un peu à l’ombre, assis sur un banc, mais attention aux moustiques qui sont nombreux en cet fin d’AM. Je retourne à mon bar-resto où j’ai bu une bière tous les soirs. Cette fois j’y reste dîner, d’un steak de bœuf haché avec des french fries. C’est bon, mais la viande est trop cuite, dommage ! Puis je rentre à l’hôtel, où la fille de l’accueil me dit qu’elle a trouvé quelqu’un qui peut m’emmener à Mukdahan pour 2500 B. Je lui dis qu’un taxi Grab, c’est 1500 B, et que demain, je vais de toutes façons tenter le bus de 7h30.
Mukdahan
27/12/2025 – Je me lève à 6h30, prends mon petit-déjeuner rapidement, et file à la gare routière en moto-grab. Le bus est bien là, mais il est plein, c’est mort. Il m’a semblé entendre les moto-taxis de la gare s’exclamer quand j’arrive à la gare. Leurs culs vissés aux sièges des motos, je les vois m’observer, je reconnais celui qui m’a amené à l’hôtel le premier jour, et qui conduisait mal… Qu’ils aillent se faire voir, ces types essaient systématiquement de t’arnaquer, commencent la négo à x3, baissent à x2, et sinon refusent de faire la course.
Je vais à pied au 7-Eleven le plus proche, et prends un café avec un croissant. Puis je tente le taxi Grab : hélas, l’appli tourne tourne et finit par me dire « pas de véhicule trouvé dans les environs »… Ça commence à être chaud cette histoire, difficile de quitter Roi-Et on dirait ! Puis je pense à l’autre appli, que j’ai installé mais jamais utilisée : BOLT. Elle aussi propose des taxis, je lance ma recherche pour Mukdahan, et une voiture accepte ma course ! Elle met du temps à arriver, mais finalement la voilà, c’est une femme qui conduit une Toyota en parfait état, et la course est à 1220 B pour 2H15 de route annoncé. C’est parti, et j’arrive enfin à Mukdahan vers 11h ! Ouf, ça n’a pas été facile cette histoire. Je laisse 1400 B à la femme qui repart direct pour Roi Et. Moi, je dois marcher pour aller à mon hôtel car je m’étais trompé dans ma destination, indiquant un autre hôtel avec presque le même nom, et cela aurait été trop compliqué d’expliquer ça à la conductrice.
J’arrive à mon hôtel, le Submukda Grand Hotel (2 nuits, 31 €), avec ascenseur, la chambre est correcte même si un peu vieillotte et avec un matelas très dur, mais ça ne me dérange pas plus que ça, et je suis cette fois en plein centre-ville. Il est presque midi, je sors faire un tour, voir enfin le Mékong, qui symbolise la frontière entre la Thaïlande et le Laos. Ma traversée d’Ouest en Est de la Thaïlande est achevée !
J’ai faim, et je cherche un petit restaurant. Je crois tomber sur le « Saïgon kitchen » que j’avais repéré sur la carte, mais je me rendrai compte plus tard que c’est juste une toute petite échoppe (il n’y a pas de nom, ce n’est pas vraiment un resto), où une dame âgée prépare la cuisine juste devant toi, elle fait trois ou quatre plats à base de galettes de riz. J’ai beaucoup de chance de tomber dessus, car l’ambiance y est super cool, il n’y a que 3 ou 4 places, je prends la dernière, et une cliente parlant anglais facilite le dialogue, car il n’y a pas de carte et tout se passe à la bonne franquette… d’ailleurs, je choisis ce que l’on me conseille, c’est plus simple comme ça. La femme qui cuisine est d’origine vietnamienne, j’apprendrai par la suite qu’il y a ici une forte communauté vietnamienne, venue trouver refuge au Laos, héritée des temps anciens et peut-être de la guerre du Vietnam… La cuisine est toute simple, l’habileté de la femme à préparer ses plats est incroyable, elle pourrait le faire les yeux fermés on dirait. Je choisis deux plats, et franchement je me régale ! je profite de l’ambiance très amicale qui règne ici, on est juste quatre ou cinq personnes, c’est un des très bons souvenirs que je garde de ce voyage.



À la fin du repas, je fais une photo avec la patronne, elle est trop sympa avec un magnifique sourire ! Un client a même suggéré que je me marie avec elle ! 😆 Au mur, sur l’affiche, c’est la carte en fait, on y voit les plats qu’elle peut préparer.
Je vais prendre ensuite un café au 7-Eleven en face l’hôtel, et vais le boire le long du Mékong. À la recherche d’ombre, je m’assois sur les marches à côté d’un jeune thaï qui engage la conversation dans un bon anglais, Il s’occupe des préparations pour la fête du nouvel an à Mukdahan : c’est la première année que la ville organise des festivités de ce type, car c’est une petite ville comparée à Nakhon Phanom dont les festivités sont réputées ; je lui explique que si je suis là, c’est justement parce qu’à NP, tout était complet ou presque ! Ceci explique cela. C’est lui qui me parle de la communauté de réfugiés vietnamiens mais aussi de laotiens. Je me sens bien dans cette petite ville qui n’était pas prévue au départ, et je me demande si ce ne serait pas une bonne idée de rester ici jusqu’au nouvel an et voir leur spectacle (feux d’artifice sur le Mékong, groupe de musique) ? Finalement, je choisirai de faire comme prévu, passer au Laos avant la fin de l’année.
L’AM, je me promène le long du fleuve pour repérer un peu les lieux, il y a plein de boutiques des deux côtés de la rue, je marche jusqu’au bout, bois un jus de fruit a un petit food-truck qui s’apprêtait à fermer : ils ressortent un siège pour que je puisse boire mon verre tranquillement assis face au Mékong…


Je reviens par la ville et trouve un coiffeur-barbier qui me rase super bien. Tellement bien que je lui laisse 100 B alors qu’il m’en demandait 60.
Retour au bord du Mékong pour boire une bière, puis vers le centre-ville, et surprise toutes les boutiques le long du fleuve sont fermées, alors que je m’attendais à un genre de night-market. Côté animations pour les fêtes il ne passe rien ce soir, contrairement à ce que m’avait dit la personne avec qui j’avais discuté, seuls les bords du Mékong illuminés. Je croise rapidement un français qui vit depuis 37 ans en Thaïlande avec qui je discute au coin d’une rue : il est originaire de Strasbourg, et travaillait à Bangkok pour le groupe Siemens. Il envisage de prendre sa retraite à Chiang Rai, car c’est encore une petite ville, et pas trop cher, on peut se louer une belle maison tout en teck pour 300 € par mois. Il dit aussi que c’est moins atteint par la pollution que Chiang Mai, ce qui reste à prouver. Il est très sympa, je serais bien allé boire une bière avec lui, mais comme je sors d’en boire une, je n’ai pas trop envie de remettre ça. Je pars de mon côté et trouve un resto sur la grande rue parallèle au fleuve, il n’y a pas tant de choix que ça dans le quartier d’ailleurs. Je prend un riz au poulet avant de rentrer à l’hôtel.


28/12/2025 – Levé à 7h30, je vais au Punthai Coffee le plus proche, c’est-à-dire plus d’un kilomètre, afin d’avoir un petit-déjeuner qui me convienne : vrai café, 1 croissant, 1 croissant-chocolat, et un expresso pour finir. Puis direction toujours à pied, la gare routière. J’ai vu sur la carte un petit sentier qui longe une rivière, et je décide de passer par là : ce ne sera pas une très bonne idée… Pour commencer, arrivé au bout de la rue, il y a quatre chiens qui se prélassent, et l’un commence à m’aboyer dessus alors que je m’approche. Je m’arrête, les autres chiens n’ont pas l’air de trop réagir, je reprends la marche en avant doucement et je passe, même si j’entends un autre chien gronder et un autre se mettre à aboyer aussi ! 😳 C’était chaud quand même, je n’en menais pas large… Puis je prends le chemin le long de la rivière, mais c’est vraiment moche : c’est bétonné, pas entretenu, et maintenant ce sont des singes qui arrivent en face de moi, des deux côtés du chemin… Je passe au milieu comme si de rien n’était, mais en fait je n’aime pas du tout ça ! Enfin, pour finir, le chemin s’arrête brusquement, je dois passer par dessus des branchages pour rejoindre un parking puis la rue… Je retiens la leçon, on n’est pas en France avec de beaux chemins bien entretenus : ces chemins sur la carte sont plutôt à éviter, déjà à Phimai celui que j’avais pris le long du fleuve était moche et bétonné.
À la gare routière, je trouve vite le bon guichet pour obtenir un billet pour Nakhon Phanom, mais j’ai du mal à me faire comprendre. La fille au guichet me donne le billet, je paie les 100 B, et je lui redis « tomorrow », elle me reprend le billet, me rend l’argent, et me dit de revenir demain. J’avais pourtant bien précisé « un billet pour demain destination Nakhon Phanom » dans Google Translate. De plus, pour l’instant, en Thaïlande, tu peux toujours prendre ton billet la veille du départ… Bon, soit, je dois revenir demain à 9h30 et ça ira. Une fois à NP, je devrai changer mes euros restants en dollars pour payer mon visa (40 $), puis trouver un bus qui me fait passer la frontière vers Thakhek y compris les formalités de douane, c’est comme ça que cela se passe, on ne peut pas passer à pied (et de toutes façons, c’est plus simple).
Je rentre à mon hôtel toujours à pied, et je vais longer le Mékong pour profiter des boutiques qui sont cette fois ouvertes. J’achète une petite flûte en bois symbole de la région, comme était la tour à Roi Et, ça me fera un souvenir sympa. Je croise deux français chacun d’eux accompagné d’une femme thaïlandaise. J’ai entendu l’un d’entre eux faire un blague assez salace sur les flûtes, mais j’engage tout de même la conversation, histoire de parler français. Ils sont tous les deux de l’Est de la France, et se sont installés en Thaïlande. Tous les deux sont donc avec une femme thaï, ce que d’entrée ils me déconseillent de faire au cas où je voudrais m’installer en Thaïlande (chose à laquelle j’ai réfléchi au cours de ce voyage), car j’aurais alors toute la famille à gérer financièrement. L’un a tout vendu en France, et fait construire une maison ici. L’autre loue sa maison en France, et loue ici. Ils ne disent finalement pas grand chose d’intéressant, ne parlent pas un mot de thaï, même avec leurs nanas c’est à coup de Google Translate. Ils sont un peu la caricature de ce qu’il ne faut pas faire si l’on veut s’installer en Thaïlande !
Retour à l’hôtel où je bouquine un peu avant de retourner à la petite échoppe d’hier pour déjeuner. Hélas, quand j’arrive, je vois la patronne qui est entrain de tout nettoyer et laver à grande eau, sa journée est finie (j’ai l’impression qu’elle doit ouvrir le matin pour le petit-déjeuner, hier j’ai eu de la chance que c’était encore ouvert). Elle me dit de revenir demain, mais je lui que demain midi je serai parti. On se fait un gros « hug », elle est vraiment trop sympa, c’était une belle rencontre… Je vais manger à côté, au vrai « Saigon kitchen » cette fois-ci, qui est à 50m de là, puis retour à l’hôtel.
L’AM, je vais me promener vers l’ouest, sur un grand axe routier, il y a une belle pagode où beaucoup de gens viennent prier.


Puis je trouve un parc pour lire un peu au calme et à l’ombre. Le soir arrive, et je vois des petits restaurants de rue se monter le long du boulevard. Je choisis une jeune femme qui propose une soupe avec du poisson, et je me régale pour ce dernier repas en Thaïlande, demain je serai au Laos…
Nakhon Phanom
29/12/2025 – Levé à 7h, je retourne prendre mon petit-déjeuner dans un Punthai Coffee, reviens lire un peu à l’hôtel avant de filer à la gare routière. La journée peut être compliquée, tout n’est pas vraiment défini, et le timing peut être un peu serré.
Et ça commence fort puisque la nana qui hier m’a dit de revenir à 9h30 me reconnaît, je lui dit « Nakhon Phanom », mais il semble y avoir un problème, ça discute ferme avec son collègue, elle appelle sa patronne, tout cela en Thaï et donc je ne comprends rien à ce qu’il se passe, et ça dure plus de 10 minutes. La patronne me sort un Google Translate incompréhensible dont j’ai précieusement gardé la capture d’écran :
Si vous arrivez à comprendre ce qu’elle me raconte, hormis que le bus est complet, vous êtes très fort ! 😛 Ces histoires de bus deviennent compliquées à gérer, et voyager en période de fêtes n’est sans doute pas la meilleure idée, mais comment faire ? on ne peut pas prendre son billet à l’avance, et le jour même on te dit que c’est plein. Ça commence à me chauffer les oreilles… Finalement, ils font sortir un jeune du bus qui a des bases en anglais, et ce dernier m’explique que je peux prendre le bus, mais que je vais devoir rester debout les 20 premiers kilomètres. Je lui dit « OK no problem », et demande un discount à la patronne en rigolant pour détendre l’atmosphère : ça marche moyennement, mais un peu quand même, elle reste très sérieuse et est quand même peu encline au dialogue autrement qu’en langue Thaï ! 😆
Avec le recul, j’aurais sans doute pu attendre le bus suivant, je me souviens qu’il y en avait toutes les heures. Mais tout le dialogue s’étant effectué en thaï et sans me faire participer en aucune manière, la fille a du se bloquer sur le fait que je voulais partir tout de suite, et de là toute cette histoire. Bref, le bus part et je me retrouve assis sur les marches devant la porte, rien de très inconfortable et tout le monde dans le bus sourit de cette histoire. Peu de temps après, je récupère un siège quand une personne descend du bus. Tout ça pour ça ! 😳
On arrive à Nakhon Phanom à 11h20. Mine de rien, il me faut changer des euros en dollars et trouver le bus pour passer la frontière, je n’ai pas trop de temps à perdre. Puisque je suis à la gare routière, je commence par le bus : je prends mon ticket pour 14h, 70 B, arrêt aux douanes compris. Puis je pars à pied vers le centre ville à la recherche d’une banque. Aucune n’est indiquée sur Comaps (l’appli Android que j’utilise), je me fie donc à Google Maps. La première n’existe pas, je continue de marcher en plein soleil et finis par en trouver une. Je dois laisser mon sac à dos à l’entrée, retirer mes lunettes de soleil, la sécurité ne rigole pas ! Je rentre, j’ai préparé sur Google Translate la phrase « je veux changer des euros en USD », on me dit OK, je prends un ticket et attends mon tour. 10 minutes plus tard, je passe au guichet, je remontre la phrase de GT à la fille, donne mes euros, on remplit toutes les formalités. C’est assez long, je dois sans arrêt fournir une info supplémentaire, c’est vraiment fastidieux. Et après tout ça, la fille me tend des THB ! Je lui remontre la phrase de GT, et là elle s’excuse, mais ils n’ont pas de devises en USD ! Il est 12h30, j’ai perdu plus d’une demi-heure pour rien, je ressors avec quand même des infos où aller : soit à la Bangkok Bank, soit à un bureau de change juste à côté. Je repars, toujours à pied, et choisis le bureau de change pour gagner du temps. La nana me présente 115 US$ et coupures de 2×50+10+5. Je lui demande des coupures de 20$ car mon visa doit être de 40$ je pense, alors autant avoir l’appoint… Il est déjà plus de 13h, je retourne à la gare routière en moto-grab, pour avoir le temps de manger un morceau, j’avais vu qu’il y avait des petits restos sur place. Je déjeune d’un Fried rice-chicken-vegetable + eau pour 55 B. J’arrive à 13h50 devant le bus, tout est nickel et on part pour la frontière. Au passage de la douane thaïlandaise, je commence à discuter avec une australienne qui vient faire de l’alpinisme au Laos, et un couple de français, Emilie et Olivier, qui viennent faire la boucle de Thakhek. Ils sont sympas et on discute plus longuement au passage Laos, où l’on attend nos beaux visas laotiens payés 40 US$.
Voilà, je quitte la Thaïlande, le voyage se poursuit au Laos, mais il faudra attendre un peu pour la suite…




















