La tendre indifférence du monde – Adilkhan Yerzhanov

Avec un aussi joli titre, difficile de résister à l’envie d’aller voir ce film. On y apprend d’ailleurs que “La Tendre indifférence du monde” est une citation empruntée à Albert Camus (dans l’Étranger).

L’histoire est simple, et les héros attachants : Saltanat est une belle jeune fille, qui a fait des études de médecine, mais dont les parents ont de grosses dettes. Kuandyk lui n’a pas d’éducation, est amoureux de la belle, mais la respecte avant tout, et reste à sa place. Tous deux aiment la littérature française…

Après un chantage de sa mère, Saltanat se rend à la ville pour y rencontrer un oncle, et va vite s’apercevoir qu’il s’agit bien de la monnayer à un homme riche qui pourra rembourser les dettes des parents. Kuandyk l’accompagne pour veiller sur elle, et va chercher un petit boulot sur place.

Tous les deux, attachants et aériens, vont être confrontés à la brutalité et la bêtise du monde, et vont réagir… Le grotesque de certaines situations apporte un peu de légèreté heureusement.

Le rythme est assez lent, avec beaucoup de plans fixes manifestement très construits. Des tableaux du douanier Rousseau ponctuent chaque scène… Ainsi qu’une fleur aux pétales blanches, qui ouvre d’ailleurs la première scène du film, où quelques gouttes de sang la ternissent, prémonition du destin final…

Un très beau film, bien construit, qui réussit à apporter une note poétique tout en dénonçant un monde de brutes.

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