Quelle durée de vie pour une carte micro SD ?

Hier, la carte micro SD SanDisk de 32 Go de mon smartphone a rendu l’âme. Sans prévenir, et sans espoir de récupérer quoique ce soit ! Le genre de truc énervant…

Cela fait la deuxième carte micro SD qui me lâche de cette manière depuis que j’ai le smartphone, soit depuis 3 ans et demi : il s’agissait dans les deux cas d’une carte SanDisk de 32 Go, une bonne marque à priori, achetées à la FNAC. La première a lâché au bout de quatre mois, et a été échangée sans problème par la fnac. La seconde vient de claquer, après 3 ans et 2 mois, la garantie de la fnac étant de deux ans. 🙁

Après la lecture de cet article, il apparaît que la durée de vie de ces mémoires flash dépende du nombre d’écriture, paramètre qu’il est bien difficile de contrôler d’une part, et qui dépend de la technologie utilisée : SLC (le top), MLC (moins bon) ou TLC (encore moins sans doute) ; je n’ai pas recopié les valeurs fournies, car ce genre de technologie évolue très vite. Mais le principe reste valide.

La course à la performance des constructeurs se fait sur la capacité et sur la vitesse de transfert : ah, pouvoir lire une vidéo full HD à partir de la carte SD, quel argument de vente ! Pas un mot par contre sur la fiabilité ni la techno utilisée : cette information n’est pas communiquée par les constructeurs, au moins sur les modèles grand public ; car j’ai bien trouvé sur Amazon une carte micro SD de 32 Go avec le type SLC clairement indiqué, mais elle coûte 75 € !! Comme quoi, la longévité, ça se paie… Et on peut se douter que ce n’est pas le cas pour celles vendues entre 10€ et 20€ !

La première leçon à retenir de tout ça, c’est qu’il peut s’avérer utile de sauvegarder le contenu de sa carte SD : celles-ci ont la propriété de rendre l’âme sans prévenir, et il n’y a aucun espoir de récupérer les données la plupart du temps (voir ci-dessous).

Et la deuxième leçon, c’est de se demander s’il ne vaut pas mieux privilégier dès l’achat du smartphone un modèle avec suffisamment de mémoire pour éviter le besoin d’une carte micro SD, vu la fiabilité de celles-ci. Ou bien compter 75 € de plus… 😉

D’ailleurs, dans les iPhone (dont on peut dire ce qu’on veut, mais…), c’est la solution qu’ils ont manifestement choisi : pas de slot pour les cartes SD. Comme ça, le problème est réglé.

Dernière remarque : regardez bien la garantie offerte avant d’acheter : elle peut aller de 0 à 120 mois, ça peut valoir le coup de mettre un ou deux euros de plus.

Dans la suite de l’article, vous apprendrez comment c’est arrivé, et ce que j’ai tenté sous Ubuntu pour récupérer les données (sans succès).

Je précise que j’utilise la carte microSD comme un périphérique externe (Android laisse le choix entre interne et externe). J’utilise ma carte pour y stocker le scartes de OsmAnd, les photos, certains dossiers synchronisés avec Nextcloud sur le PC, des fichiers musicaux, etc… C’est à priori un usage normal, pas particulièrement intensif je pense.

J’avais lancé la mise à jour des cartes de OsmAnd, il y avait donc de l’écriture en cours sur la carte. Quand j’ai regardé à nouveau le smartphone, OsmAnd m’indiquait que je n’avais aucune carte d’installée et me proposait de télécharger la carte de la Bretagne… 😉

Je n’ai pas compris tout de suite ce qui se passait ! C’est en lançant le gestionnaire de fichier que ce dernier m’a indiqué que la SDcard n’existait pas. J’ai éteint le Moto G, retiré et réinséré la carte mémoire, puis redémarré : toujours pareil. Redémarrage en mode “Recovery” : la carte SD était indiquée à 0 GB.  Je me suis alors dit que je pourrais sans doute récupéré les données à partir d’Ubuntu, n’ayant aucune sauvegarde du contenu de cette carte.

Hélas, même sous Ubuntu, je n’ai rien pu faire, la carte est tout simplement morte. En la connectant sur un port USB avec un adaptateur, elle n’est pas montée et n’apparaît donc pas dans le gestionnaire de fichiers. Avec une commande dmesg, les messages sont assez parlant :

print_req_error: I/O error, dev sdd, sector 0
Buffer I/O error on dev sdd, logical block 0, async page read

Voilà les messages complets pour info qui apparaissent avec la commande dmesg :

Ave ce type d’erreur, il n’y a malheureusement rien à faire : le périphérique /dev/sdd ne peut pas être “monté”, et par conséquent impossible de récupérer les données, que ce soit avec GParted ou TestDisk (un bel outil pour récupérer des données quand la partition est endommagée).

Et voilà ce que me présentait TestDisk : mes trois disques durs apparaissent bien (sda, sdb et sdc), mais rien concernant la carte SD (sdd) :

Et bien sûr ce matin, je suis allé en racheter une autre, il fallait bien la remplacer.
À noter que les prix varient énormément d’un magasin à l’autre : la carte SanDisk 32 Go Class 10 de base était à 23€ chez Darty : vu ce que ça vaut, j’ai acheté une carte EMTEC 32 Go Class 10 à 10€ chez ElectroDépôt (garantie 2 ans, je garde la facture précieusement) !

01/09/2018 : J’ai bien fait de garder la facture ! La carte EMTEC a duré moins d’un mois. Le 24 août, je suis retourné à ElectroDépôt pour un échange (effectué sans problème). Hélas, le lendemain (si si !), la nouvelle carte me lâchait à nouveau… Là, ça commence à craindre vraiment, ces “sous-marques” ne sont absolument pas fiables.
Du coup, je suis allé chez Darty, et j’ai acheté une “Sandisk 32 Go Extreme” à 29 € (le top chez eux), garantie deux ans. Wait & See ! 😎

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