Introduction
C’est la troisième page de ce journal de voyage, et après un mois passé en Thaïlande, j’arrive au Laos, à Thakhek. Cette première partie au Laos dure une dizaine de jours, entre Thakhet et Savannakhet en passant par Konglor : de vrais bons moments dans cette partie centrale du Laos, avec un coup de cœur pour Konglor, mais aussi pour Nico de Savannakhet !

Thakhek
29/12/2025 - En début d’après-midi, on arrive donc à Thakhek, où le bus nous laisse à la gare routière. Avec le couple de français (Emilie et Olivier), on change de l’argent à l’ATM pour pouvoir payer le taxi qui va nous descendre en ville. À trois, on négocie un bon prix je crois (40 000 K chacun, soit à peine 2 euros). Au moment de payer ma part, je me plante complètement avec le nombre de zéro et les nouveaux billets (on passe 1 € = 36 BTH à 1€ = 25 000 Kips, soit presque x1000), et je donne 400 000 K au chauffeur… qui me rend le trop perçu immédiatement. Bienvenue au Laos ! 😎
NoteDans la suite de ce journal, j’indique les prix en milliers donc 10 K signifie 10 000 Kips.
Nous voilà en ville quelques minutes plus tard ; on se sépare avec Emilie et Olivier, mais on devrait se revoir à Konglor puisqu’ils vont faire la boucle de Thakhek et y passer, et que j’ai prévu d’y aller après-demain. On devrait y arriver le même jour en fait. L’hôtel que j’ai réservé est bien, en plein centre, avec tout le charme d’un bâtiment colonial. Il est un peu cher (90€ pour deux nuits, mais je ne trouvais pas grand chose d’intéressant sur Booking et c’est d’ailleurs ma première réservation via Agoda du voyage). La chambre est pas mal, mais le plancher (d’époque) de tout l’étage craque énormément (chambre ou couloir) et c’est finalement très bruyant. En fait, tout le rez-de-chaussée de l’Inthira Hôtel va se révéler super (restaurant, bar, accueil), et tout l’étage très moyen, d’autant que je devrai changer de chambre pour la deuxième nuit (c’était prévu), cette nouvelle chambre étant accessible par un escalier extrêmement pentu (sur le toit en fait), avec une salle de bain très limite ; la prestation étant dès lors largement surévaluée vu le tarif.
Je pars me promener dans la ville, trouve une carte SIM pour 1 mois (15 Go - 150K, soit ~6€), que j’achète à une chinoise peu bavarde mais très compétente. Puis j’assiste à mon premier coucher de soleil sur le Mékong (c’est toujours un plaisir) en buvant une Beer Lao environ deux fois moins cher qu’en Thaïlande. Je croise Emilie et Olivier qui sortent d’un resto et me le recommandent, mais c’est un peu trop cher pour moi. J’en trouve un plus abordable pas très loin de l’hôtel, et commande un Yellow Curry Vegetables accompagné de riz, qui mettra très longtemps à arriver, heureusement qu’une autre Beer Lao m’aidera à patienter ! Sinon le petit resto est sympa et le curry très bon. Puis je rentre à l’hôtel.

30/12/2025 - Je me réveille tôt ce matin (6h), hier soir je n’ai pas tenu longtemps après 22h. Je bouquine un peu avant de descendre prendre mon petit-déjeuner (le service démarre à 7h30). Puis je change de chambre, ce qui consiste à monter mon sac à dos d’un étage. Je sors louer un scooter (180K) et file en direction de la Buddha Cave, à travers un paysage un peu sec, aux montagnes karstiques jamais très loin, offrant un horizon magnifique. À l’entrée de la grotte (10K le ticket), très exigüe, je prends une photo et filme avant de me faire rappeler gentiment que c’est interdit (j’ai une pancarte sous le nez que je n’avais plas lue ! 😯 ). À droite, deux femmes tissent des bracelets, pendant qu’une famille prie, tape sur le gong, pendant qu’une autre femme reçoit un bracelet du gardien des lieux après une petite offrande. Je descends et laisse également mon offrande, recevant du coup une bénédiction et un petit bracelet orange en coton que j’ai toujours autour du poignet à ce jour !

Puis je file à une autre grotte pas très loin, la Tham Pa Saeum Cave, immense celle-là, 150K l’entrée : c’est très cher, et plutôt décevant après avoir vu celles du Vietnam il y a 2 ans. De plus, c’est rempli de touristes qui arrivent par cars entiers… Par contre, la différence de température entre la cave et l’extérieur est saisissante ! Je retourne à Thakhek, et déjeune au bord du fleuve d’un poisson frit pêché du matin, et ma foi excellent.

L’AM, je file vers le sud de la ville visiter un autre temple, le Pha That Sikhottabong. L’ambiance y est cool, et je rencontre un américain, Luis, la cinquantaine, très sympathique et aussi très bavard. On discute de nos âges respectifs, et quand je lui parle de mon problème d’artère iliaque, il me conseille le yoga et particulièrement les postures sur la tête (Sirsasana), car elles améliorent la circulation sanguine. Ma foi, je retiens sa remarque, elle ne me paraît assez pertinente. Luis me pose aussi plein de questions sur Savannakhet (où je compte m’arrêter ensuite), la frontière cammbodgienne, etc… Puis on se sépare, et je continue ma visite du temple tranquillement. Au moment de repartir, je recroise Luis qui prend son vélo et moi mon scooter. Il me dit :"One last question Pascal : Is Brigitte Macron a man or a woman ?" 🤣 Je lui répond que ce sont évidemment des fake news, comme Internet en est rempli. Il a vraiment l’air d’y croire, et franchement je me marre. Il me dit qu’il a vu des photos… je lui réponds qu’elles sont faites par AI… Puis il enchaîne sur Michèle Obama ! Là, je dis stop, ce n’est plus la peine de discuter, il est bien barré le Luis ! Si j’ai bien compris, il voyage depuis pas mal de temps, et il doit s’informer sur les réseaux sociaux, il me parle de Facebook, et me file son numéro Whatsapp pour le prévenir si le yoga m’apporte une solution. Bye bye Luis !

Les rives du Mékong sont partout en travaux, c’est assez chiant quand on veut se promener le long du fleuve. Je verrai ce genre de chantiers un peu partout (puisque je vais longer le Mékong pendant pas mal de temps), on veut apparemment aménager les rives pour en faire des promenades, ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi. Mais il semble que le projet consiste à prendre le terrain sur le fleuve. À voir ce que cela donnera avec le temps…


Je rentre en ville, rends le scooter, et prends une bière à la terrasse de l’hôtel, qui est plutôt sympa même si on est à un carrefour avec un peu de circulation. Pour accompagner la bière, je prends des noix de cajou servies avec des échalotes, du citron vert et des piments. Ma foi c’est pas mal, attention au piment quand même, ça pique !
Le soir, je retourne au même restaurant qu’hier soir, après avoir fait un petit tour à pied, mais il n’y a pas grand choix et surtout celui d’hier était très bien. Je tente un risotto-poulet-bacon, mais c’est une erreur et le plat est trop sec, il vaut mieux s’en tenir aux recettes locales, la règle se confirme une fois de plus.
Je discute un moment avec une anglaise croisée dans la journée devant la “Buddha cave”. Elle part demain pour Savannakhet, puis ce sera Bangkok direct, et enfin retour au pays. Elle me raconte avoir assistée au naufrage d’un bateau, du côté de Nong Khiaw, au nord de Luang Prabang, un endroit où je suis allé. Ils ont récupéré les naufragés sur leur bateau, et deux enfants sont morts ; le capitaine est en prison, il manquait de gilets de sauvetage sur le bateau…
31/12/2025 - Levé à 7h, petit-déjeuner rapide et je pars pour la gare routière, où le personnel de l’hôtel m’avait dit que je trouverai des pick-up pour Konglor, ma destination. En effet, j’ai décidé de ne pas faire la fameuse “boucle de Thakhek” en moto, ça fait dans les 450 kms en minimum trois jours, et franchement ça ne me dit pas plus que ça (je laisse ça aux plus jeunes). Je vais donc directement au centre de la boucle, dans un endroit qui m’a paru très bien sur la carte (et je ne serai pas déçu).
Mais pour l’instant, cela s’annonce compliqué ; le chauffeur du tuk-tuk m’emmène à une première gare routière (celle par où je suis arrivé), puis repart vite vers une seconde quand je lui dis que je vais à Konglor. Puis il discute avec les chauffeurs de pickup, aucun ne parlant anglais, et Konglor n’est manifestement pas une destination directe. Comme toujours, il y a une solution, et de ce que je comprends, je vais partir à 10h dans un pick-up pour une destination “x”, pour 150K, et de là je pourrai rejoindre Konglor.
J’attends donc 10h (je suis largement en avance), et on finit par partir dans le pick-up, où tout le monde s’assoie à l’arrière. On doit d’abord filer plein nord, sur la meilleure RN du Laos, mais passe d’abord notre temps à s’arrêter pour prendre des gens ou des colis, quitte à les voir descendre quelques kms plus loin : il n’y a pas de petits profits ! Je m’inquiète même quand je vois que l’on tourne à gauche et que l’on arrive au poste frontière vers la Thaïlande ! Je descends et demande des explications : mais fausse alerte, on vient juste voir s’il y a des passagers potentiels (ou livrer une enveloppe), et on fait demi-tour pour reprendre la RN. J’observe tout de même que les Lao sont très silencieux, personne ne se salue en montant ou descendant, ça reste cool mais très calme.
Bref, cette première partie de 100 kms nous emmène vers 12h15 à Vieng Kham, où on s’arrête pour acheter un sandwich genre Ban-mi (17K, 0,7€). On repart, et la route commence à secouer sérieusement, je me cogne même le crâne une fois contre le toit en métal… 🤕 on croise des camions, la poussière est partout, et on commence à attaquer la montagne et donc les virages s’enchaînent. C’est pas très cool, et ça dure 40 kms, je commence à avoir sérieusement envie de descendre de cet engin. On finit par arriver à une espèce d’arrêt de bus, au milieu de nulle part vers 13h45. On m’explique qu’un bus va passer là, vers 17H , et qu’il se rend à Konglor !! (il reste 40 kms à faire). Et le bus repart.

Je prends ma liseuse et mon mal en patience, difficile d’obtenir des infos, au moins je ne suis pas seul, mais personne ne parle anglais ; on s’assoit où on peut (à l’ombre) et on attend… Je m’inquiète tout de même un peu, cette histoire de bus qui doit passer, ok, mais je fais quoi s’il n’arrive pas ? En regardant la carte, je suis bien à l’embranchement de la route principale qui va vers l’Est, et de la route qui pique au Sud vers Konglor. Une fois à Konglor, on est au bout de la route, cerné par les montagnes. C’est en partie pour cette raison que j’ai choisi cet endroit, on est complètement à l’écart du monde… mais y aller se mérite ! 😉
Konglor
Soulagement, un minibus arrive vers 16h20, me voilà rassuré ! Le minibus est archi plein, on me trouve une place au fond, avec des cartons devant le siège, et pour mon sac à dos, je me débrouille ! Mais bon, la joie d’être enfin en route vers Konglor efface tous ces petits soucis. Le soleil se couche peu à peu, mais j’ai le temps d’apercevoir les magnifiques montagnes qui nous entourent. Il y a un canadien dans le bus qui me dit que c’est la cinquième fois qu’il vient ici, et que c’est le plus bel endroit du monde. 😁 Il y a aussi un couple de bretons (de Quiberon), et on se rend compte que nous sommes dans le même hôtel, et pour la même durée, soit quatre jours. 👍

On arrive, notre guesthouse (Letana Guesthouse) est tout au bout du village, juste avant la rivière et la “cave”, et donc les derniers à descendre du bus. Je paie la chambre par carte : 50€ pour les 4 nuits, en ayant choisi un bungalow avec tout le confort (dont une belle salle de bains). Ça devrait être cool ! 😎 Je fais un petit tour du village à pied, pour essayer de retrouver Emilie et Olivier, mais sans succès. Je bois une Beer Lao Gold bien méritée au Konglor Eco Lodge, ils ont une belle terrasse au bord de la rue, au cas où je vois passer les deux FR. Sinon le village a l’air d’être minuscule, j’ai hâte de voir tout cela au grand jour.
Le soir, je mange à ma guesthouse avec le couple de bretons, Henri et Cathy. On est le 31 décembre, je choisis un poulet “cordon bleu” avec des frites maisons : pour une fois, c’est très bien réalisé, et je me régale. C’est délicieux et copieux, et les frites sont top ! Je dis à la serveuse (la patronne en fait) de féliciter sa cuisinière ! La patronne s’appelle “Tat” (je crois) et est une toute jeune femme, assez petite, mignonne, toujours souriante, parlant un anglais correct et pleine de ressource, cherchant toujours à aider le client. C’est très agréable.
Le soir, je ressors un peu plus tard boire une bière (Beer Lao blanche), mais c’est très calme. Je ressors vers minuit, mais pas de feu d’artifice, juste quelques pétards (certains très puissants), et la musique toujours à fond dans une maison pas très loin. Je vais voir, c’est bien la fête apparemment, mais je n’ose pas rentrer et m’incruster.
01/01/2026 - Réveil à 8h, et petit-déjeuner avec Henri et Cathy. Je suis à court de liquide, mais je peux en faire à la guesthouse avec ma carte, moyennant 5% de frais (pour payer la chambre, c’était 3% de frais). Tat me demande si je vais à la “Cave”, je lui réponds peut-être demain, vu que j’ai tout mon temps. Elle me répond que c’est mieux d’y aller aujourd’hui, car les Lao dorment encore. Demain, ils seront nombreux à venir, il risque d’y avoir plus de monde. Du coup, je change mes plans, je discute 5 minutes avec quatre jeunes français qui sont là, puis je prends ma lampe frontale et pars à pied vers la cave. Je paie 300 K (au lieu de 350 K, “new year discount”, la nana qui vend les tickets est cool ! 😎). Et je pars avec un batelier. La rivière s’enfonce sous la falaise karstique, et les barques sont là à nous attendre. On part, la conduite dans le noir est impressionnante, limite angoissante, on a l’impression que l’on va percuter la roche toutes les 30 secondes :
Il y a deux arrêts sur le trajet, pour aller voir une salle, et suivre un parcours, le bateau t’attendant à l’arrivée. À un moment, il me dit de descendre, et repart vers l’arrière car il y a un petit rapide, et je me dis qu’il va faire le tour par un autre chemin… mais non, il revient à fond cette fois, et passe le rapide en prenant un peu d’eau ! très impressionnant !! Dommage que je n’ai pas filmé, mais je n’avais pas compris la manœuvre qu’il s’apprêtait à faire.
NoteMais au retour, on va s’arrêter au même endroit, et mon pilote va aider un confrère à lui qui est avec deux touristes et un scooter solidement attaché sur la barque. C’est chaud mais ils arrivent à passer en tirant la barque, les pieds dans l’eau (il y a très peu de fond).
Finalement, sept kilomètres plus tard, on débouche de l’autre côté, retrouvant l’extérieur et la lumière.

Quand on arrive de l’autre côté, on a 30 minutes pour faire le tour d’un îlot où il n’y a honnêtement pas grand chose à voir ni à faire. Une ou deux boutiques faites de bric et de broc, des animaux qui paissent… Mais je croise enfin Emilie et Olivier, qui sont bien arrivés hier soir mais il était tard et ils étaient crevés (toute la journée sur une moto, ça fatigue, surtout sur les routes du Laos !). On discute, c’est cool, puis ils repartent, et je bois un green tea “honey lemon” bien frais, avant de repartir à mon tour pour retraverser la grotte. Retour à la guesthouse, où je retrouve Emilie et Olivier pour déjeuner ensemble. Ils parlent du Japon et ça donne envie ! Je déjeune d’une papaya salad suivie d’un mango sticky rice en dessert, top ! 😋
L’AM, je fais le tour du village, il y a encore de la musique à fond dans quelques maisons. Les gens sont autour d’une table remplie de boisson (la bière coule à flots, souvent bue avec des glaçons), et des hauts-parleurs crachent la musique avec le volume à fond, comme il se doit. Les gens dansent sur place, sans trop se toucher, très souriants et accueillants, et ça me prend plus d’un heure pour faire le tour du village, je suis inviter à trinquer plusieurs fois, j’accepte une ou deux. Les enfants sont top, quelques uns me demandent de l’argent, ce que je refuse.


Puis retour à la guesthouse où je prends une bière bien méritée, à m demande Tat me prépare des noix de cajou légèrement toastée, car impossible de trouver quoique ce soit qui ressemble à des cacahuètes dans les deux épiceries (très sommaires) du village. Le soir, je dîne avec le couple de bretons, et je prends un Pad Thaï accompagné d’une autre bière.
02/01/2026 - Je n’ai pas passé une super nuit, j’ai l’estomac ou le foie un peu perturbé, et je ne fais pas tout de suite le lien avec les deux ou trois gorgées que j’ai bu hier soir en faisant le tour du village : pas certain que les glaçons mis dans la bière étaient faits avec de l’eau en bouteille. Avec le recul je pense que c’est la cause du souci : je vais quand même être patraque pendant deux jours avant d’aller mieux. Je me traîne toute la matinée, marche jusqu’au bassin avant la grotte, mais je n’ai vraiment pas la forme, ni aucune énergie.
L’AM, je vais me promener dans les petits chemins entre le village et la rivière : l’endroit est paisible, très rural. Il y a pas mal de petits jardins potagers au bord de la rivière, bien protégés des animaux comme les buffles qui viendraient vite tout manger.

Le soir, je rencontre des français de la Réunion, un couple d’instituteurs très sympa avec qui la discussion s’engage facilement. On va dîner au “The Best One Kong Lo Cave Restaurant” (If the food is not good you don’t pay). L’endroit vaut le détour, tout est construit en bambou avec des plantes un peu partout, c’est très atypique, on a l’impression d’être dans une mini jungle ! J’y retrouve le canadien que j’avais croisé dans le bus en arrivant. Il s’appelle Wayne, et on dîne tous les quatre ensemble ; on passera une soirée très sympa, en discutant moitié anglais moitié français. Il fait beaucoup de vent ce soir, heureusement que l’on est à l’abri… Le patron a une bonne tête et parle quelques mots de français. Je choisis des “noodles vegetables” plus un œuf sur les recommandations du patron (c’est là que je découvre qu’il parle un peu français). C’est très bon, la patronne est effectivement une bonne cuisinière, et les pâtes sont de vraies pâtes au blé, des tagiatelles, ça fait plaisir de retrouver le goût. Puis tout le monde rentre se coucher… J’ai eu 68 ans aujourd’hui au fait ! 🎂
03/01/2026̀ - Ce matin, je me sens mieux, mais avec encore un léger mal de tête quand je lève les yeux. Je vais à pied au “River Side Hotel”, à 2,5 kms d’où je suis, c’est un endroit que je veux voir, situé au bord de la rivière, où l’on peut se baigner ou faire du kayak. Franchement, l’endroit est chouette, avec une magnifique terrasse surplombant la rivière, même si c’est quand même un peu isolé par rapport au village, et loin de la “cave” (mais ils proposent une navette via la rivière). J’y bois un “lime juice” avant de repartir dans l’autre sens. La balade à pied est sympa et me fait du bien, tout est calme, des gens travaillent aux champs, la vie s’écoule tranquillement dans cette vallée à l’écart du monde.

Au retour, je m’arrête au “Best One”, et retrouve Wayne le canadien, du coup on déjeune ensemble. Je commande un “Mango sticky rice” car j’ai besoin de me caler l’estomac avec quelque chose de simple. J’ai une super discussion avec Wayne, sur plein de sujets : en fait, il vit à Kanchanaburi avec une thaïlandaise de 20 ans plus jeune que lui, sans être mariés, et ça se passe bien : elle parle un anglais correct, a sa propre maison (famille) même si elle passe la plupart de son temps avec lui. Ça me fait plaisir d’entendre ça, de voir que ce genre d’alliance peut fonctionner quand elle est bien gérée.
On parle aussi du risque de dévaluation en cas de crise économique mondiale. Pour lui, la dette des USA est intenable, et il a décidé d’acheter de l’or pour s’en protéger. Il m’explique comment Roosevelt a fait en 1930 et pourquoi il achète des pièces en or ou argent : si tu achètes de l’or dans une banque, tu dois le déclarer et dès lors l’État peut te le racheter en cas de crise, avant de dévaluer…
Le patron du Best One, m’explique que pour repartir vers Thakhek, le mieux est de prendre le bus pour Vientiane, puis de descendre quand on rejoint la RN13, et y récupérer le bus Vientiane - Thakhek. À voir, je note l’info, car je n’ai pas trop envie de me retaper la galère de l’aller… Et je pars demain ! À priori, je suis censé prendre le pick-up devant la guesthouse le matin à 6h30, d’après ce que m’a expliqué Tat. J’ai bien vu un panneau où un chauffeur privé qui propose ses services, mais c’est 30$ pour aller à Thakhek, et minimum 2 personnes : trop cher pour moi !
L’AM, je reste tranquille à la guesthouse, à bouquiner et mettre à jour ce journal de voyage, en buvant un “ginger tea” sans thé (citron vert, miel, sucre). C’est très bon ma foi. Tat, à qui je parle de cette idée de prendre le bus de Vientiane, n’a pas l’air très convaincu : je risque d’attendre plus d’une heure au carrefour de la RN13, c’est plus simple de prendre directement le Pick-up pour Thakhek ! Elle me dit qu’elle va essayer de voir si je ne pourrais pas avoir la place à côté du chauffeur, pour que le trajet soit plus confortable. Elle est top ! 👍 Je vais suivre son conseil et donc le départ est prévu pour demain matin, 6h30, advienne que pourra !.
Le soir, je dîne avec Henri & Cathy qui eux prennent le bus pour Vientiane demain matin à la même heure. Je reprends le poulet cordon bleu du premier soir 😋 et au moment de payer, Tat m’annonce que demain elle va à Thakhek en voiture et que je peux en profiter si on partage l’essence (300K) ! J’accepte tout de suite bien sûr, le pick-up ne m’ayant pas laissé de bons souvenirs…
ImportantJe garde une excellent souvenir de Konglor, c’est un endroit à part, dans tous les sens du terme. Je comprends Wayne le canadien qui y revient régulièrement. Le fait d’être “au bout de la route”, cerné par des montagnes, apporte un calme et une sérénité à cet endroit qui sont bien agréables à qui recherche ce genre d’endroit et d’atmosphère. Et c’est magnifique ! J’ai vraiment adoré les quatre jours que j’y ai passé. Il y a un truc que j’aurais pu faire : c’est passer une nuit de l’autre côté de la “cave”, car il y a quelques guesthouses. L’endroit (le village ?) s’appelle Natane, et ça peut être sympa d’y rester une nuit, À voir…
04/01/2026̀ - Au réveil, je vois le pick-up pour Thakhek passer, mais je pars dans un beau pick-up Toyota avec Tat et le chauffeur (peut-être son mari, je ne sais pas, il est plus âgé, avec un visage assez fermé et dur, et très mutique, ne parlant pas un mot d’anglais de toutes façons). Je suis assis sur la banquette arrière, il y a la clim’, c’est le confort total ! On rattrape le pick-up pour Thakhek avant la sortie du village, il est déjà plein ou presque, et je vois encore des gens sur le bord de la route ensuite… Tat m’explique que beaucoup de Lao retournent travailler en Thaïlande après les fêtes. Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance d’échapper à ce qui ressemble bien à une belle galère, avec des heures de route bien serrés à l’arrière du véhicule, et des arrêts qui se multiplient à l’infini.

NoteJe ne saurai jamais pourquoi Tat ne m’a pas proposé plus tôt cette solution : j’ai l’impression qu’elle a senti que ce trajet me préoccupait, et qu’elle a plus ou moins provoqué ce déplacement en voiture à Thakhek pour me proposer d’en profiter. Elle m’a expliqué qu’elle va régulièrement faire les courses là-bas (une ou deux fois par mois, selon l’activité de la GH), car ils passent en Thaïlande pour trouver des produits qu’ils n’ont pas au Laos. Mais me l’avoir proposé au tout dernier moment fait que je m’interroge…
Thakhek (2)
Et tout cas, me voilà à Thakhek avant 11h, après un trajet sans problème et tout en confort 😁, malgré l’état de la route avant de rejoindre la RN13 ! Pendant le trajet, Tat a réussi à dormir malgré les secousses, elle m’explique avoir pris un somnifère ! Je lui dis au revoir et la remercie chaleureusement pout tout : le séjour à la guesthouse, sa gentillesse, et la voiture bien sûr ! Elle est vraiment super, et malgré son jeune âge elle gère déjà plein de choses !
J’arrive au Bamboo hotel où j’ai réservé, qui m’avait été recommandé par Emilie & Olivier ainsi que par Tat. C’est une jeune fille qui est à l’accueil, hyper pro avec un bon niveau d’anglais, et je peux y réserver directement mon bus pour demain qui m’emmènera à Savannakhet, ma prochaine étape, y compris le tuktuk pour aller à la gare routière. 👍 ! La chambre ne sera disponible qu’à 13h, je laisse donc mon sac à dos, et pars me promener en ville, et surtout prendre un petit-déjeuner tardif mais qui me fait du bien (je n’ai rien pris depuis le réveil) !
Puis je me promène un peu, cherche un ATM (le troisième sera le bon), ensuite je déjeune rapidement, et retourne au Baobab me reposer un peu. Le bungalow est vraiment basique, mais il y a la clim’ ; par contre, ce que j’avais pas vu en réservant, c’est que la salle de bain et les toilettes sont à l’extérieur, et partagés. Bon, pour le prix (14€) ceci explique cela, et pour une nuit, ça ira très bien.
Je ressors pour le coucher de soleil, les travaux sur le Mékong gâchent un peu le moment, et le temple au centre-ville est aussi en travaux : ce n’est pas la bonne période pour visiter Thakhek ! Je croise deux fois des anglais qui parlent très forts et se comportent comme s’il n’y avait qu’eux au monde, sans dire bonjour à quiconque, etc… Ce genre de personnages est assez vite chiant, je me sauve pour aller ailleurs ! 😖


05/01/2026̀ - Pas de douche ce matin, l’espace commun est vraiment trop exigu, toilettes-WC-Douche tout-en-un sur 2 m2, non merci ! 🫤 Pas de petit-déjeuner à l’hôtel non plus, “the woman is not here this morning”… Pas grave, je vois en face la “French Bakery”, où je petit-déjeune d’une baguette fraîche, avec des œufs sur le plat et un vrai café ! Gary, le patron, est un français, on discute 5 minutes, mais je dois partir vite, le tuk-tuk qui m’emmène à la gare routière est arrivé. Ce sera le troisième gare routière où je vais ! Je vois que le bus ne part qu’à 9h30, j’aurais donc pu prendre mon temps pour le petit-déjeuner, mais le patron de l’hôtel annonçait le bus à 8h30…
Dans le bus, je fais la connaissance de Régine et Thierry, deux français de la Drôme. Nous voilà tous les trois assis sur la banquette au fond du minibus, et une laotienne vient s’asseoir entre nous. Pendant le trajet, elle s’endort, et pose la tête sur mon épaule, l’occasion pour Thierry de plaisanter sur le fait que c’est peut-être le début d’une longue histoire… On en rigole, et ce sera l’objet d’une blague récurrente entre nous. Ils sont très sympas, et je ne vois pas le temps passer durant ce trajet.
Savannakhet
On arrive finalement à Savannakhet vers midi. J’ai réservé à la Vanpila GH, (2 nuits, 32€) et rencontre le patron, Nicolas, un français, qui m’accueille dans la grande pièce du rez-de-chaussée, très bien aménagée, pièce commune de la guesthouse, avec 3 chambres au premier étage. Lui ne vit pas là, mais reste disponible, et les locataires sont en autonomie. On s’assoit dans deux fauteuils, et la discussion s’engage : il prend tout le temps qu’il faut pour discuter, répondre aux questions, donner des informations pertinentes et utiles sur Savannakhet, ce qu’il y a à voir et à faire. Il est très sympathique, et montre qu’il aime ce pays et son peuple ; il est d’ailleurs marié à une laotienne. Nous avons une très bonne discussion sur nos voyages et nos expériences personnelles. C’est vraiment très agréable d’être accueilli de cette manière. Par contre, la chambre n’est pas prête, je sors donc déjeuner vers la vieille ville, je choisis des fried vegetables with tofu (45K) et me promène un peu dans le quartier avant de revenir vers la guesthouse. Hormis l’axe principal, la ville a l’air très calme et tranquille (mais bon, on est aux heures les plus chaudes), et j’irai bien me reposer d’ailleurs.

L’AM, je cherche un ATM dont m’a parlé Nicolas, et qui permet de retirer jusqu’à 3MK, ce qui permet de réduire les frais. Je crois le trouver mais le retrait échoue (avec mes deux cartes). Je laisse tomber : demain j’ira à la banque puisqu’il me reste encore des euros.

Puis je vais boire une bière le long du Mékong ; j’ai acheté des “salted broad beans”, c’est parfait avec une bière, bien meilleur que des cachuètes salées ! En fait, ce sont des fèves grillées, j’adore et j’en fait désormais le compagnon indispensable pour ma bière-apéro du soir ! 😎
Le soir arrive, je me dirige vers la vieille ville en longeant le Mékong. Un type un peu louche me propose de l’herbe alors que la nuit tombe, je refuse bien sûr, alors il me demande une clope, que je n’ai pas… je suis un peu surpris tout de même, c’est plutôt rare à mon âge d’avoir ce genre de proposition ! Bref, j’arrive près du théâtre où il y a beaucoup de monde, de la street-food, de la musique, des restaurants, le quartier est très animé et très plaisant. Il y a encore des bâtiments de l’époque coloniale, un peu de street-art, je vais revenir le visiter en plein jour, ça a l’air top ! Je choisis finalement un petit resto chinois très typique, dans son jus, où je me régale d’une noodle soup vraiment excellente (le seul plat qu’ils font, 45 K).

Alors que je marche dans le quartier, avec l’idée de rentrer doucement vers la guesthouse, une française au look particulier m’aborde (petites lunettes rondes aux verres roses, comme ses cheveux coupés court, marchant avec une canne), elle commence à me raconter ses soucis et me prend très vite la tête. Elle veut savoir si elle peut rejoindre Champassak (au Sud de Paksé) en une journée, MAIS elle ne veut pas partir avant 9h45 car elle ne supporte pas le froid !? Je vois vite que c’est une emmerdeuse professionnelle : elle se plaint en permanence, et quand tu lui suggères une solution, elle a réponse à tout avec des arguments plus bêtes les uns que les autres. Je finis par la larguer à la première occasion, et comme je marche vite elle n’insiste pas. Ouf, on débarras ! En rentrant vers la GH, je bois un jus de fruits frais le long du Mékong, puis dodo.
06/01/2026-Ce matin, j’achète un croissant aux amandes et un pain au chocolat à la “bakery” tenue par un corse, et que m’avait indiqué Nicolas, et je pars avec mes emplettes au “Rok Cofffee” qui est là juste au carrefour. Je m’offre ainsi un super petit-déjeuner, avec un vrai café de qualité, tout cela à proximité de la GH, c’est parfait ! 👍 Je retourne à la chambre pour bouquiner un peu, puis je croise Nicolas avant d’aller au marché derrière la gare de bus. Je lui parle de la française croisée hier soir, et il m’arrête tout de suite : “tu crois que cela vaut la peine de parler de cette personne ?”, je comprends ce qu’il veut dire, on passe à autre chose ! 😁 Je vais donc à pied au marché, fais un petit tour, puis je prends un tuk-tuk pour aller visiter la vieille ville. J’y croise Régine et Thierry devant l’église, et on se donne RDV le soir au “Bistro Noopa”, le resto tenu par le femme de Nicolas. Je prends des photos de la vieille ville, mais ce n’est pas la meilleure heure, le soleil est trop vertical. Je déjeune près du vieux cinéma d’un plat tout simple (poulet bouilli et riz), puis je rentre à l’hôtel à pied.


L’AM, je trouve un barbier qui me rase, car j’en ai un peu marre de l’eau froide : dans les chambres, l’eau du lavabo est toujours froide, et le rasage à la main n’est pas très facile ni agréable. Puis je retourne à la vieille ville, je veux revoir les rues sous une autre lumière. Le vent se lève, faisant chuter la température de quelques degrés, à tel point que je prends un tuk-tuk pour aller chercher ma polaire à la chambre ! (100 K A/R). Puis je retrouve Régine et Thierry au “Bistro Noopa” comme prévu. C’est un petit resto avec juste quelques tables aux chaises dépareillées, c’est très basique, dans son jus, mais Olivier nous accueille avec un grand sourire. On va passer une super soirée, il n’y a pratiquement que nous comme clients, Nicolas, sa fille de 4 ans qui joue dans le resto, et sa femme qui cuisine, assez timide, mais très bonne cuisinière : j’ai pris une soupe de citrouille au poulet, et c’est vraiment délicieux. Nico nous sert un verre de vin de l’Ardèche, qui est pas mal, mais servi “sorti du frigo”, donc un peu trop frais quand même. En fait, il y a deux cavistes à Savannakhet ! Incroyable… Demain, Régine et Thierry partent pour Paksé, moi je décide de rester un jour de plus et d’aller visiter un temple en dehors de la ville.
07/01/2026 - Je prends le même petit-déjeuner qu’hier, c’était trop bien ! J’envoie un message à Nico pour savoir où louer un scooter, mais ça n’a pas l’air facile : il me dit qu’il en a trouvé un, mais que c’est trop cher. Comme le temps passe, je finis par aller à celui que j’ai vu dans la rue principale, et loue le scoot dans la foulée (200K pour 24h, ça m’a l’air correct). Et je pars pour aller au “That Ing Hang”, un temple qui se trouve de l’autre côté du lac à l’Est de Savannakhet, et où il y a un vieux Stupa qui vaut le détour. Je traverse de belles rizières autour du lac, avec un joli vert clair qui fait plaisir à voir. Le temple mérite le déplacement, l’endroit a beaucoup de charme et respire le calme. Je prends bien mon temps et profite du lieu. Une enceinte délimite le stupa, mais il y a d’autres temps autour, de style différents, de beaux arbres, c’est vraiment chouette à voir, et le lieu est à la fois paisible et vivant.


Retour à Savannakhet, et je déjeune d’une salade Caesar au Pilgrim, un restaurant au bord du fleuve. Bon, ce n’est pas une bonne idée, il ne faut pas s’attendre à ce que la sauce Caesar soit à la hauteur ! 😥
L’AM, je discute avec Nico : je lui ai dit que j’allais à Tad Lo demain, et il me suggère d’y aller directement sans passer par Paksé comme je comptais le faire. Pourquoi ne pas s’arrêter à Napong sur la RN13, et de là rejoindre Salavan d’où je pourrai arriver à Tad Lo. C’est vrai que sur la carte, ça parait plus court (mais pas forcément plus simple…). De toutes façons, j’ai prévu de repasser à Paksé après Tad Lo, n’ayant pas trop le choix puisque je me dirige au Sud vers le Cambodge.

Moi, j’avais prévu d’arriver à Paksé, la grande ville du Sud, d’y passer une nuit, et de trouver un transport pour Tad Lo. Mais l’idée de Nico me plaît bien et je décide de suivre son conseil. Ça risque d’être un peu plus “roots”, car en m’arrêtant à Napong sans plus d’informations sur une éventuelle corerspondance… mais bon, il y a toujours une solution quoiqu’il arrive… C’est un peu la même configuration qu’avec Konglor : à partir du carrefour sur le grand axe (RN13), il y aura toujours un bus ou un tuk-tuk qui va te prendre. La question c’est au bout de combien de temps ?? 😁
Puis je retourne à la vieille ville faire des photos sur le street-art que j’ai pu voir, la lumière sera meilleure en fin d’AM. Et il y a vraiment de belles peintures, cela apporte beaucoup au charme de la vieille ville, avec bâtiments coloniaux plus ou moins entretenus ou restaurés.


Quand je veux aller rendre le scooter, je trouve le magasin fermé ! Or, demain, je pars de bonne heure et il ne sera certainement pas ouvert, et de plus il a mon passeport… 😧 Je vais donc voir si Nicolas est au Bistro Noopa, et heureusement il est là. J’ai pris soin de photographier le numéro de tel du magasin de motos, et Nico appelle sur le numéro WhatsApp : aussitôt expliqué, aussitôt arrangé : 5 minutes plus tard, le type est au magasin et m’attend, je rends la moto, il me rend mon passeport. OUF ! Merci Nico !
Je vais prendre une bière pression bien méritée près de l’ancien théâtre, au Bang Bar. puis je retourne au Bistro Noopa pour dîner. Je choisis un poisson vapeur aux herbes accompagné de riz gluant. Je me régale, le tout accompagné d’un verre de vin rouge de l’Ardèche bien sûr ! 😋 Un couple de français arrivent, ils sont à la GH ; ils s’assoient à la même table, et on discute : ils viennent de la Réunion. La discussion est cool, Nicolas vient nous rejoindre de temps en temps, je repredns un verre de vin, et je passe une bonne soirée !

Voilà, c’est la fin de cette première partie au Laos. Demain, je pars de bonne heure pour Tad Lo, en espérant y arriver sans encombre…
La suite bientôt !