
Livre recommandé par François Busnel de “La P’tite librairie”, qui parlait d’une histoire du far-west avec des méchants vraiment méchants… Bon, il n’a pas menti, de ce côté on est bien servi, presque trop en fait !
Dès le premier chapitre, la première scène annonce la couleur, et la méchanceté gratuite des deux étrangers qui pénètrent dans le saloon laisse le lecteur un peu estomaqué et un peu mal à l’aise. Le problème dans cette histoire, c’est que les “gentils” ne le sont pas vraiment, puisqu’il s’agit d’anciens hors-la-loi, braqueurs de banque et accessoirement assassins, ayant certes pris leur retraite dans l’anonymat le plus total et redevenus de simples citoyens.
Mais le passé va se rappeller à eux, et ils vont devoir régler leurs comptes avec la bande de Quinlan, un chef redoutable qu’ils ont trahi et abandonné à une mort certaine (du moins le croyaient-ils) du temps où ils s’étaient associés avec lui avant de se rendre compte de la perversité et de la dangerosité du personnage, capable de la plus grande cruauté et de plus extrêmement malin.
Les deux bandes vont donc se retrouver pour un règlement de compte final lors du mariage de l’un des hors-la-loi reconverti, ayant commis l’erreur d’envoyer un peu trop de faire-part de mariage. Ça va être saignant, et le mal semble bien devoir triompher… jusqu’à une poursuite finale dans le désert et l’ultime scène d’où le seul survivant des deux bandes aura le sort qu’il mérite.
Un western très noir donc, nauséeux à souhait, l’auteur fait monter la tension au fil du récit jusqu’au mariage, puis laisse se déchaîner toute la violence possible, à tel point que l’on se demande s’il y aura une éclaircie dans cette fin tragique. Ce ne sera pas vraiment le cas, car les honnêtes citoyens impliqués malgré eux dans cette histoire n’en sortiront pas indemnes non plus.
S. Craig Zahler, né en 1973 à Miami, est un romancier et réalisateur américain. Selon Wikipedia, ses films sont caractérisés par une violence réaliste, des dialogues longs et tendus, et une atmosphère sombre. On peu ajouter que ses romans aussi !