Introduction
Voilà la deuxième partie de mon séjour au Laos lors de ce voyage. Je pars donc de Savannakhet pour rejoindre Tad Lo. Ensuite je continue vers le Sud avec l’idée de passer au Cambodge, je vais donc à Paksé la grande ville du Sud Laos, puis ce sera Champassak, et enfin Dong Kon, avant de passer la frontière cambodgienne. Tout cela en une dizaine de jours…

08/01/2026 - Réveil à 6h20 tapante, et je pars à pied vers la gare routière (2 kms). Je m’arrête au 7-Eleven pour prendre un bon café accompagné d’un croissant 😋. Arrivé à la gare routière, je prends un billet pour Napong, comme discuté avec Nicolas (voir Laos première partie). L’idée est d’éviter d’aller jusqu’à Paksé. Pour cela, je descends du bus Savannakhet-Paksé à Napong et là c’est un peu l’inconnu, je suis censé attraper un bus pour Salavan, et de là rejoindre Tad Lo. En kilomètres, c’est plus court, mais en temps il y a pas mal d’inconnues.
Vers 11h, j’arrive à Napong, qui comme attendu n’est qu’une petite bourgade au carrefour de la RN13. Bon, je repère un éventuel arrêt de bus, cherche à obtenir des infos sur le bus pour Salavan, mais je me heurte à la barrière de la langue, ici personne ne parle anglais à priori. Je trouve alors un petit restaurant, avec un patron très aimable et parlant un peu anglais. Il me dit que le bus pour Salavan n’est pas encore passé, et qu’il me dira quand il est là. Je commande un plat de porc avec du riz (je n’ai rien mangé depuis ce matin !), et à ma grande surprise le plat est servi sur un set de table avec une serviette en coton 🤩 et en plus je me régale ! Je trouve ça incroyable, il faut être au milieu de nulle part pour avoir ce genre d’attention que je n’ai jamais vu ailleurs ! Puis je vois un bus s’arrêter à l’arrêt de bus que j’avais repéré, le patron du restaurant est très occupé avec un groupe, je l’appelle donc et il me confirme que c’est le bus, et que je dois y aller tout de suite ! Je paie mon plat, prends mon sac et file vers le bus, ça va, la première étape se passe sans accroc finalement.

Le bus part vers midi, il est plutôt vétuste, tout comme la route, et ça secoue pas mal. Mais voilà, on est au Laos, et à part la RN entre Paksé et Vientiane, il ne faut pas s’attendre à autre chose…
Toujours est-il qu’on arrive à Salavan vers 14h30. À la descente du bus, pas grand monde sur une sorte de parking, je vois tout de même un petit pick-up tout seul qui attend ; je vais voir le type, qui me demande 500K (~20€) pour aller à Tad Lo… C’est très cher, il y a une trentaine de kilomètres, alors que j’ai payé (en bus certes) 150 k pour Napong (172 kms) et 100 K pour Salavan (75 kms). Mais bon le type est seul et apparemment il le sait, de plus il n’est pas très souriant ; pour ma part, je n’ai aucune envie de passer la nuit à Salavan, et je ne me sens pas de marchander, j’ai plutôt hâte d’arriver à Tad Lo. Donc nous voilà partis pour la dernière partie du trajet.
Tad Lo
L’hôtel que j’ai choisi (Tad Lo Lodge) m’a l’air pas mal, un peu à l’écart du village, mais au bord de la rivière, avec une vue magnifique :

J’ai réservé deux nuits, je verrai demain si je souhaite rester plus longtemps. Pas sûr, parce qu’en arrivant on a traversé le village, et qu’il n’y a pas grand chose apparemment, juste quelques guesthouses disséminées un peu partout. Je me promène un peu le long de la rivière, puis je reviens au Tad Lo Lodge boire une bière, où je discute avec de jeunes français qui attendent un de leurs amis resté coincé de l’autre côté de la cascade : ils ont traversé le pont à l’aller sans problème, mais au retour le niveau de l’eau est monté et leur ami un peu à la traîne n’a pas pu passer ! Quelqu’un est parti le chercher en voiture.
Je décide de dîner sur place, avec au menu des yellow noodles with chicken dont je me réjouis à l’avance : hélas, grosse déception, ce sera de simples nouilles instantanées chinoises, en plus servis après 45 minutes d’attente. Une belle arnaque et un restaurant à éviter à l’avenir. D’ailleurs le staff de l’hôtel m’a l’air totalement incompétent, le type au desk est certes très souriant et a une bonne tête, mais semble croire que cela suffit. Il est incapable de fournir la moindre information sur Tad Lo, ne sait rien et donc ne sert à rien.

Retour à la chambre vers 20h, il commence à faire vraiment froid, et je m’aperçois que mon joli bungalow a des ouvertures (grillagées heureusement) entre les murs et le toit, et la chambre, très jolie par ailleurs, est à la température extérieure… Je regarde si je peux trouver une autre GH pour demain soir, mais il y a peu d’offres en fait. Finalement, la couette va se révéler bien chaude, et je passerai une bonne nuit, plus de peur que de mal ! 😎
10/01/2026 - Levé à 7h, je prends le petit-déjeuner à l’hôtel, et il est somme toute correct : vrai café, 2 œufs, pain et charcuterie industrielle. Par contre, j’ai du enfiler le jean, les chaussettes, la polaire, bref tout ce que j’avais de plus chaud ! Il fait 12°C, et le pdj est servi sur la terrasse ! 🥶 Puis je retourne lire dans ma chambre le temps que la température remonte un peu.
En préparant mon voyage, j’ai pu récupérer une carte de Tad Lo, avec pas mal d’infos et notamment des randos à pied à réaliser. Cette carte vient de Nicolas, un FR qui tenait la Guesthouse NKM à Paksé, et que j’avais rencontré en 2018. J’espérais le revoir une fois à Paksé, mais il ne s’est pas montré très enthousiaste, j’y reviendrai plus bas. En tout cas, sa carte regorge d’informations, et on reconnaît son style sans problème ! 😎

J’ai prévu de faire le circuit en jaune, d’environ 10 kms, et d’aller jusqu’à la Tad Sound (dry waterfall). Je pars donc vers 9h30, vers la cascade que l’on voit depuis l’hôtel, où il y a un petit pont pour traverser. Après il faudra se débrouiller avec les quelques indications sur la carte… Au début, on longe la rivière et c’est très facile jusqu’au premier village (Khiang Tanglè). Je traverse ce dernier sans que personne ne fasse trop attention à moi (un mariage se prépare semble-t-il), à part quelques enfants souriants. Retrouver le chemin de l’autre côté du village s’avère plus compliqué, mais je finis par trouver.

Après le village, je croise trois ados qui me demandent de l’argent, puis un homme qui me fait tout un cirque en dessinant des traces sur le sol, et me demandant 30K pour faire le guide. Comme je refuse, il descend à 10K… Je lui les donne car il me fait rigoler, et il m’accompagne alors sur 300m (en fait il me retarde plus qu’autre chose car il marche très lentement) ; les enfants croisés nous suivent. Puis le vieil homme fait demi-tour, sans avoir oublié de me demander des clopes, sans succès… Mais l’ambiance n’est pas très cool, les visages sont fermés, un des gamins m’indique même une mauvaise direction avant de faire demi-tour, mais ça me paraît bizarre, et l’aîné du trio le corrige et confirme mon choix initial. Je continue, le soleil commence à cogner, tout est sec, je traverse des rizières qui attendent la pluie…

À un moment, je ne trouve plus de chemin. Sur la trace GPX de NKM, il est indiqué “Blue roof house > walk very close to it (the trail may be clearer)”. Si je vois bien cette maison au toit bleu, il n’y a aucun trace de chemin, j’ai l’impression que tout a été modifié entre la maison, les parcelles… Le chemin a disparu ! À force de tourner autour, un homme sort de la maison, je tente de lui expliquer ce que je cherche, et il me fait signe de le suivre ; il va ainsi m’accompagner sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à retrouver une trace qui ressemble à un chemin. Je le remercie chaleureusement, ça fait plaisir de retrouver quelqu’un de serviable après les autres zigotos. Je me rapproche de la rivière, passe dans de beaux jardins près d’un dernier village, et je finis par arriver à la cascade, mais déception, elle est à sec : je n’avais pas fait attention à la mention “dry waterfall” ! 😧

Je reviens vers Tad Lo par la route, déjeune d’une papaya salad, et rentre à la chambre pour un repos bien mérité. J’avais mal au pied sur la fin, et en fait je me suis bien ouvert le talon, à force de marcher en sandale avec un sol aussi sec. Je vais être obligé de mettre mes tennis désormais, pour protéger ce pied.

L’AM, je pars vers le centre bourg de Tad Lo (2 kms), au carrefour avec la route principale, pour repérer l’endroit où je suis censé atraper le bus pour Paksé. À l’hôtel, j’ai obtenu des informations contradictoires, que ce soit sur les horaires (“il y en a à 8h, 9h, 10h”) ou bien l’endroit où le prendre (“devant l’hôtel, au carrefour dans le bourg”) : en fait tu n’es jamais sûr de rien, entre les difficultés de communication, et les gens qui veulent te rassurer ou être gentils, tu ne sais pas trop quelle est la bonne info !
En marchant, je passe devant le restaurant “I love you”, et discute 2 min avec une française qui est à Tad Lo depuis trois ans. Là, elle aide une laotienne à tenir son petit restaurant, car elle a déjà le sien (la Fandee Pizza). Je continue jusqu’ au carrefour, me fait confirmer l’endroit ou attendre le bus demain, et reviens au petit resto, et continue la discussion avec la française. Elle a l’air hyper active et impliquée dans pleins d’activités pour aider au développement de Tad Lo. On boit une bière, un autre français arrive (Ludo), puis un troisième… On passe une très bonne soirée à discuter, dans ce petit resto monté de bric et de broc. Pour dîner, je choisis un porc au caramel, mais le plat que l’on me sert est fait avec des abats ! 😧 Je ne m’y attendais pas, mais je fais contre mauvaise fortune bon cœur, et finalement ce n’est pas mauvais…

10/01/2026 - Levé à 7h car je veux être à l’arrêt de bus avant 9h. Le petit-déjeuner n’est pas prêt, l’amateurisme de l’endroit se confirme. J’arrive finalement au carrefour vers 8h30 (le type de la GH m’ayant gentiment amené en moto !), mais à 9h pas de bus… Je retourne voir le type qui vend des téléphones en face, c’est un vietnamien qui ne parle pas anglais, mais avec Google Trad’ réglé sur Vietnamien on s’en sort. Il m’explique que j’ai loupé celui de 8h, et que le prochain est à 10h-11H, et ensuite entre 15h-16h… Résultat, je poireaute 2h30 au carrefour, à manger de la poussière… L’occasion de faire une petite vidéo :
Ah ces Lao… difficile d’obtenir des informations fiables ! 😉
NoteJ’aurais pu rester une journée de plus à Tad Lo, il y avait une autre balade sympa à faire, le circuit rouge sur la carte de NKM, et même toute la partie sud de cette carte. Mais entre l’hébergement moyen (avec le recul, j’aurais du choisir le “Fandee Island”) et la rencontre pas très sympa lors de la randonnée, je n’ai pas eu envie de rester.
Paksé
La route ne se passe pas trop mal, le bus s’arrête dans une gare routière aux abords de Paksé, je me dis qu’il va falloir payer un tuk-tuk pour arriver au centre-ville, mais non, un pick-up nous prend en charge et nous amène à destination, et nous dépose même devant notre hôtel ; pour moi, c’est le Intouch Riverside : je compte rester me reposer (chilling) quelques jours à Paksé, j’ai réservé trois nuits (90€), l’hôtel est classe et plutôt bien placé.
Je pose mon sac et vais déjeuner vite fait d’une papaya salad à côté de l’hôtel. Je regarde la femme la préparer, finalement c’est assez simple : de l’ail et du piment au mortier, de la papaye râpée avec un outil dédié (voir ci-contre), et un peu de sauce maison, sans doute à base de sauce poisson, de sucre… Je lui demande de rajouter des “peanuts”, qu’elle a apparemment oublié ! 😄 J’achèterai cette sorte d’éplucheur dans un magasin plus tard : il a une une lame à l’extérieur pour faire plein d’entailles verticales sur la papaye, puis avec l’éplucheur (partie centrale) tu râpes cette zone perpendiculairement pour obtenir directement les fines lamelles de papaye prêtes à l’emploi pour ta salade. En 5 minutes chrono, ma salade est prête.
L’AM, je vais au grand marché, mais tout est en train de fermer, il faut plutôt venir le matin. Je trouve quand même de la pommade cicatrisante et des pansements pour mon pied. Dès que je remets les sandales, ça se rouvre, je suis bon pour garder les tennis désormais. Retour à pied vers le centre-ville, et je repère “La Boulange”, tenue par un français, que j’avais croisé en 2018 (il avait alors une toute petite paillotte près du fleuve, désormais sa boulangerie a l’air plutôt chouette, et en pleine ville). Je passe ensuite chez “Miss Noy” : le loueur de motos, Yves, est un belge établi là depuis longtemps ; on discute 5 min, je lui louerai une moto après-demain, et il m’indique des endroits où aller. Il est toujours aussi cool et sympa, même s’il fait 50 trucs en même temps et ne semble jamais s’arrêter. Je me dis “comment fait-il pour être aussi speed au Laos ? Il y a comme une contradiction là… 😁 Il m’explique que la concurrence fait rage désormais, ils sont 14 loueurs de motos à Paksé (et seulement 7 en 2018).

Puis je prends une bière dans un bar avec une belle cour, le 90s Vintage, un peu en retrait du grand axe routier et donc au calme, où finalement je retournerai tous les soirs : bière pression, bonne musique, bonne ambiance et il y a aussi des locaux, pas que des touristes.

J’ai contacté Nicolas de NKM par WhatsApp, mais il n’a pas été très cool, j’ai l’impression qu’il a pris la grosse tête. Quand je lui ai rappelé que je lui avais fait découvrir les traces GPS en 2018 (qu’il utilise largement désormais), il n’avait pas l’air de s’en souvenir, et semblait croire avoir trouvé ça tout seul. Il m’a bien fait comprendre qu’il était débordé, je n’ai pas insisté. J’ai aussi vu que tous ses documents, The Free Library était désormais en accès restreint (à part Paksé) : preuve qu’il est désormais du côté obscur de la force ! 😉
Après la bière, je vais voir si je retrouve l’excellent resto vietnamien où j’étais allé en 2018 (j’y avais dégusté un Bo Bun d’exception !). Je retrouve bien l’endroit, mais le restaurant n’existe plus, remplacé par un opticien. Je me rabats sur le Sabaidee Paksé et commande des lao saussages (ce sont de petites saucisses aux herbes et bien épicées) vec des frites. Bonne surprise, les frites sont faites maison (et très bonnes), mais servies 10 minutes avant les saucisses. Je demande à la serveuse de les faire réchauffer… ça prend 5 minutes, le temps que les saucisses refroidissent ! J’explique à la serveuse (avec Google Trad’) que je voudrais avoir les deux ensemble et chauds (le client chiant, quoi !). On finit par y arriver et ma foi je me régale, les petites saucisses bien épicées sont excellentes, et l’ensemble est parfait ! En rentrant vers l’hôtel, je vois un stand où une femme vend des pâtisseries maison, je prends un gâteau banane-chocolat-crème (55K, mais aucun regret), et je vais le déguster le long du Mékong ! 😋
11-01-2026 - Très bon petit-déjeuner à l’hôtel, puis je dépose du linge à une Laundry pas très loin, avant d’aller à “La Boulange”. Je prends un simple café-croissant, il y a beaucoup de monde, on est loin de la petite paillotte de 2018 ! Je discute avec Cyril le patron, et il est très content de voir quelqu’un qui a connu ses débuts à Paksé. Il a un projet de restaurant en cours (on me l’avait dit, sans doute Nicolas de Savannakhet, les nouvelles vont vite au Laos)… Mais ce n’est pas encore ouvert, même si ça ne saurait tarder.
Puis je prends un tuk-tuk jusqu’au marché, fais un petit tour et mange des yellow noodles avant de rentrer à l’hôtel.

L’AM, je retire 2M à l’ATM, cela devrait me suffire pour tenir jusqu’à la sortie du Laos, puisque je paie les hôtels avec la CB via Booking. Cyril m’a parlé de tensions à la frontière Cambodge-Laos (liées au conflit entre la Thaïlande et le Cambodge), je m’inquiète donc un peu. Mais sur Voyage-forum, mais on me rassure rapidement. Ce n’est donc qu’une rumeur sans fondement, peut-être de la propagande thaïlandaise…
Je me promène du côté des temples en centre-ville (Wat Laung) et m’arrête prendre un milk-shake à la fraise dans un petit café sympa et bien décoré, le 1918’s cafe., avec une petite terrasse où l’on peut s’allonger sur des matelas… 😎 Je discute avec un couple de français qui part ce soir pour le Vietnam (Danang), en espérant enchaîner sur Hoi-An dans la journée. Ambitieux projet (!), mais je leur confirme que Hoi-An est un superbe endroit, j’avais adoré cette ville. Puis je récupère mon linge à la laverie, passe le déposer à l’hôtel et monte sur le roof-top (où il y a une piscine) pour le coucher de soleil. Il y a là un type en train de faire une séance sur sa chaîne vidéo (youtube ? Twitch ? je n’en sais rien). J’entends ce qu’il raconte, ça me fait marrer : il a un avis sur tout, donne de conseils voir des instructions à ses followers (fais-ci, fais-ça), bref le type est un beau parleur, et se la joue “grand frère - voyageur globe-trotter”…
Je retourne en ville, et réserve le scooter chez Miss Noy pour demain. Je cherche ensuite un resto censé faire des Lok-Lak cambodgiens, mais je ne le trouve pas. Je retourne au 90s boire un bière puis deux, et je vais manger dans un restaurant indien, le Jasmin : un excellent Chicken Tikka Massala, accompagné de sa chapati comme il se doit (ça change du riz !). C’est très bon et je me régale. Pas de vendeuse de gâteau dans la rue ce soir, c’est dimanche ! 😥


12/01/2026 - Je réserve une nuit supplémentaire à l’hôtel (28€), je me plais bien à Paksé, je ne fais pas grand chose, mais je me repose, et j’aime bien l’ambiance de cette ville, ni trop grande ni trop petite. Puis je pars récupérer ma moto chez Miss Noy, et discute un peu avec Yves, toujours aussi sympa et en même temps hyper actif ! Je vais ensuite boire un café à l’entrée du Marché (recommandation NKM). Le café est bon, et l’endroit sympa, avec de petites tables sur le trottoir, à l’ombre, et d’où l’on peut observer l’activité autour du marché. Je discute 5 minutes avec un américain d’origine laotienne très sympa, à peu près de mon âge, et je lui demande s’il compte revenir s’installer au Laos à la retraite ? Il sourit et me dit “may be, may be not”… Je serais bien resté plus longtemps à discuter avec lui, mais je dois m’activer un peu quand même.
Je pars en scooter au nord de Paksé, voir un temple (Wat Chomphet) que Yves m’a indiqué, ainsi qu’un village de tailleurs de pierre en face de l’île de Don Kho. En fait, comme je suis déjà allé aux cascades qui sont proches de Paksé en 2018 (The 4 sisters area) et qui sont l’attraction principale hormis de faire la boucle des Boloven en entier. Il faut donc que je trouve d’autres endroits à visiter. Le temple est pas mal, avec un grand Bouddha doré qui domine l’ensemble, par contre pas grand chose à voir au village de tailleurs de pierre, à part quelques métiers à tisser et une boutique. Yves m’avait prévenu que l’activité dépendait des jours…

Retour à Paksé, la balade en scooter m’aura occupé la matinée, je retourne déjeuner au marché, et je cherche un plat bien précis, lui aussi indiqué par NKM (food tour in Paksé, en accès libre) : le Tao-hou Yad Say, du tofu farci, que je finis par trouver avec beaucoup de patience et à force demander en montrant la fiche de NKM . Franchement, je me suis régalé, c’est un peu comme les tomates farcies, pas du tout épicé, et c’est délicieux. C’est une recette vietnamienne , je l’ai déjà reproduite à la maison depuis, la partie la plus délicate étant bien sûr de farcir le tofu…

L’AM, je file au grand supermarché sur la même rive mais de l’autre côté du “Lao-Nippon bridge”, où je trouve enfin mes “broad beans” indispensables pour accompagner une bonne bière le soir J’achète aussi l’éplucheur de papaye avec bien sûr l’idée de faire des “papaya salad” une fois revenu en France. Puis je traverse le pont et vais admirer la vue depuis le grand Bouddha qui veille sur Paksé.

Je vais ensuite rendre la moto chez Miss Noy. Je vois que Miss Noy (la femme de Yves, un sacré personnage aussi speed que son mari, et réputée pour être très dure en affaires) a des bracelets en coton de l’ethnie Katu (du plateau des Boloven). Ils sont plutôt jolis et je lui en achète quelques uns. Après je vais au 90s boire une bière ou deux (avec mes “broad beans”), et je vais dîner sur un roof-top dans un restaurant du centre-ville. Je choisis encore des “Lao saussages” mais cette fois c’est plutôt moyen, elles ressemblent plus à des boulettes de viande qu’autre chose. Au retour vers l’hôtel, je retrouve la vendeuse de gâteaux, et reprends une part de gateau chocolat-banane, il est trop bon !
13/01/2026 - Dernier jour à Paksé, je vais me promener le long d’un affluent du Mékong, le Xe Don, au nord du centre-ville. Il y a là aussi de gros travaux pour aménager la berge, les pelleteuses s’en donnent à cœur joie : les camions amènent de gros rochers, et les pelles mécaniques les déposent devant elles, puis avancent, etc… Il s’agit apparemment de gagner du terrain sur le fleuve… C’est assez bruyant, et pour la tranquillité de ma promenade, c’est foutu ! De plus, comme souvent (toujours ?), dès qu’on sort des axes et des rues goudronnées, on est vite face à des déchèteries sauvages : s’imaginer qu’une balade le long du fleuve pourrait être sympa est assez illusoire finalement.
Je passe une journée tranquille, entre promenade en ville et lecture à la chambre, et la termine par un massage “lao style” en fin d’après-midi, comme je passais devant ce salon pratiquement tous les jours. Je choisis un “Head & Shoulder” massage, 120 K, mais la patronne m’assigne une fille qui ne parle pas un mot d’anglais, et commence par me demander si je veux un massage “hard” ou soft” ? Je lui réponds “soft”, et par la suite, je me demanderai ce que c’est qu’un massage “hard”, parce qu’elle appuie déjà très fort à certains moments, pour moi c’est déjà très “hard”. En plus, elle semble me faire un massage total, commençant par les pieds, les jambes, etc… Mais comme la communication est impossible, je laisse faire.
À un moment, la masseuse prend son tel et à coups de Google Translate, m’explique qu’elle a des dollars qu’elle n’arrive pas à changer, et me demande si je ne pourrais pas lui les acheter ? Je réfléchis un peu et me dis que ce doit être de vieux dollars, et peut-être abîmés… je préfère refuser tout de suite, lui expliquant que l’on n’utilise pas de dollars dans mon pays (je n’ai aucune envie de rentrer dans une galère de ce genre, je préfèrerais qu’elle me fasse un vrai massage “Head & shoulders”…). Toujours est-il qu’au moment de partir, je lui laisse un très bon pourboire (50K), j’espère que ça lui fait plaisir, car finalement elle a été plutôt cool.
C’est l’heure d’une dernière bière (ou deux) au 90s, mon bar préféré à Paksé ! 😎 Et pour le resto, je retourne au Sabaidee Paksé et commande les Lao saussages qui m’avaient bien plues, avec des frites, et j’explique longuement à la serveuse (la même que l’autre jour) que je souhaite avoir les deux plats servis en même temps cette fois-ci. Et ça marche 🎉 ! (c’est assez rare pour le souligner), je peux déguster mes petites saucisses lao épicées avec de bonnes frites maison, miam ! 😋

Puis je rentre à l’hôtel sans oublier de prendre ma part de gâteau à la banane et au chocolat, que je vais manger sur les bords du Mékong, pas loin de l’hôtel.
Champassak
14/01/2026- Je pars en minivan à 8h30 pour Champassak, pick-up devant l’hôtel (150K). J’ai réservé un bon hôlel, “The Riviera Chamapsak”, 3 étoiles (76€ pour 2 nuits), sur les conseils de Régine et Thierry, que je dois retrouver là ce soir ; on était resté en contact via WhatsApp : eux remontent vers Paksé en venant de Don Khon, alors que moi je fais l’inverse. On a donc décidé de se croiser ici pour passer une soirée ensemble. Le minivan me dépose au bord du Mékong, que je dois traverser pour arriver à Champassak, petite bourgade qui se trouve de l’autre côté du fleuve. Je connais déjà l’endroit, j’y étais venu en 2018.
L’hôtel est un peu à l’écart de la ville, le long du fleuve. J’y vais à pied, environ 2kms avec le sac à dos sous le soleil et le long de la route, avec des chiens qui aboient… Content d’arriver, l’hôtel est top, moderne, assez classe, belle chambre, personnel professionnel (mais quand même à la mode Lao)… Vraiment, l’endroit vaut le détour, nettement au-dessus de mes critères habituels, mais pour un prix somme toute correct. Je pose mon sac, passe un petit moment à la piscine, puis je déjeune d’un filet de poissson. 😎


L’AM, je vais faire un tour de vélo (l’hôtel met quelques vélos à disposition des clients, mais comm d’hab ce sont des vélos de base, trop petits pour moi, heureusement que le terrain est plat !). Je vais jusqu’à “Chez maman”, un petit magasin de souvenirs dont je me souvenais, et me retrouve à discuter longuement avec le fils (un français donc) qui me raconte ses déboires pour monter une association ici, afin de développer l’artisanat local, vendre les objets fabriqués aux touristes, et ainsi créer des emplois. Il avait tout monté y compris le financement avec l’aide d’un organisme français… lorsque tout le projet s’est écroulé à cause de problèmes entre l’administration française et les autorités locales qui voulaient prendre le contrôle du projet (et de son financement !). Lui s’est retrouvé éjecté, et le projet est mort-né. Enfin je ne me souviens plus trop les détails, mais quelque chose dans ce genre…
Je bois tranquillement un avocado milk shake sur la terrasse du Champassak with love, un restaurant que j’avais bien aimé en 2018, puis retourne à l’hôtel, retrouver Régine et Thierry pour le dîner. Nous passons une excellente soirée, le courant passe bien entre nous, et la discussion est vraiment sympa et détendue.
15/01/2026- Je prends le petit-déjeuner avec Régine et Thierry avant qu’ils ne partent, puis je passe la journée à ne rien faire, à part bouquiner. J’ai décidé de ne pas retourner au temple Vat Phu que j’avais beaucoup aimé, il aurait fallu que j’y aille tôt le matin, et après ce petit déjeuner, il est trop tard, il y aurait trop de touristes pour vraiment apprécier l’atmosphère du lieu. J’ai aussi envie de rester au calme de l’hôtel et d’en profiter.
Le midi, je vais quand même déjeuner à Champassak, un restaurant appelé le “Home made”, qui ne paie pas de mine, mais où je vais me régaler. Le serveur est très décontracté, mais parle bien anglais. La carte à l’originalité de fournir la recette du plat proposé ! C’est la première fois que je vois ça… Je mange un Nam Khao, une salade riz frit, un plat populaire du Laos, et je me régale, la cuisine est excellente (très bonne adresse !).

L’ambiance est conviviale dans ce petit resto avec un jardin au bord de l’eau. Je discute avec une française assise en face de moi, et on échange sur le voyage, comme d’habitude ! 😉 Le soir, je dîne à l’hôtel.
16/01/2026- Je règle ma note par CB (100€) et paie en liquide le transport jusqu’à Don Khon (220K). On traverse la rivière avec la belle “double barque” en photo plus haut (je sais à quoi elle sert désormais). Une fois de l’autre côté du fleuve, on attend le bus avec d’autres français, ou suisse d’ailleurs, mais pas mal de francophones en tout cas. Et des gamins du coin :

Quand le minibus arrive, on doit attendre parce qu’une touriste américaine a perdu sa valise ! Elle n’a pas l’air très souriante, ni très portée à nous expliquer ce qui se passe. J’ai du mal à comprendre, comment a-t-elle pu oublier sa valise à l’hôtel ?? Apparemment, un membre du personnel de son hôtel devait la lui porter… Bon, c’est un peu n’importe quoi, la valise finit par arriver, et on finit par partir… Je la reverrai plus tard à la frontière du Cambodge, avec son énorme valise effectivement très lourde. Je ne sais pas comment on peut partir en voyage avec un bagage comme ça, mais bon… 😯
Don Khon
On arrive vers 13h à Don Khon, j’ai réservé à la Sengahloune Guesthouse (3 nuits, 75€), où j’étais déjà en 2018, et dont j’avais gardé un bon souvenir. Je déjeune rapidement d’une papaya salad dans un restaurant à côté, et retourne à la chambre me reposer.
L’AM, je marche un peu vers l’Est, la petite rue dallée de béton est bien sympa, on est au calme, au rythme de l’île et c’est bien agréable. Je m’arrête boire un papaya shake dans un petit resto au bord de la rivière, en attendant le coucher de soleil. L’atmosphère est cool, il y a trois jeunes français (2 filles et un mec) pas loin de moi, et j’entends leur discussion : ils parlent de beaucoup de sujets comme la religion, la spiritualité, le bouddhisme et aussi de leur voyage, de leur vécu. J’écoute à moitié, en pensant à l’époque où j’étais plus jeune… aujourd’hui, leur discussion me paraît extrêmement décousue, souvent approximative, mais bon, c’est frais et spontané, et ils échangent leurs expériences, c’est très bien.

La nuit tombée, je me dirige vers ma GH quand je croise un couple de belges rencontrés brièvement sur le bateau qui nous amenait sur l’île. Ils sont en voyage pour huit mois, et ont déjà fait le Népal et le Cambodge. Les deux sont très agréables et on a une longue discussion. Le soir, je vais à un restaurant près de ma GH, et après une bière je prends un chicken laap. Sur la carte, je vois Marijuana tea … Je m’abstiens d’y goûter !
17/01/2026- Je vais un peu déchanter avec mon hôtel, car ils ne servent plus le petit-déjeuner au bord du fleuve comme avant : il faut aller à 500 m de là dans leur Resort, celui où est la piscine. Pour cette dernière je savais, mais pour le pdj, c’est moins cool. En fait, je verrai que ma GH est globalement désertée par le personnel, il n’y a jamais personne à l’accueil, etc… Bon, je ne reviendrai pas là, et leur Resort est un peu cher…
Ceci dit, le petit-déjeuner est très bien, on est au bord du fleuve, il y a un beau buffet, avec beaucoup de choix, et du personnel. Après, je loue un vélo (il y a des loueurs partout), et direction le sud de l’île par le côté Est. Il y a désormais une route avec des dalles béton, et les ponts ont été réparés (en 2018, j’étais à pied sur un chemin, et j’avais du faire demi-tour car un pont était cassé). Pour les rapides de Paksy, on m’avait prévenu que le petit pont avait été refait et était devenu payant (30k) ! 🫤 En 2018, tout était gratuit, il fallait juste traverser le pont en bois :

Bon, je ne vais pas payer, en plus la Paksy waterfall n’est pas plus extraordinaire que ça, ce sont juste des rapides dans mes souvenirs, le terme de waterfall me paraît largement exagéré. Je continue donc, et atteint le sud de l’île. L’endroit est toujours aussi calme, je bois un thé glacé au petit restaurant, puis cherche un monument indiqué sur ma carte, mais sans succès. Je remonte alors vers le nord de l’île par le centre, jusqu’aux chutes de Li Phi. Je sais que celles là valent le détour ; là aussi, il faut payer l’entrée, comme en 2018. Mais ils ont construit une espèce de “chemin” au-dessus des chutes, et ça c’est nouveau. En plus de dénaturer le site, il faut encore payer pour ce circuit artificiel, le ticket d’entrée ne suffisant pas. Toute ces changements, cette “évolution” du tourisme me gonfle, je préférais quand c’était un peu plus authentique.
Je repars sans aller voir les chutes, et m’arrête voir la fameuse locomotive française : vestige de l’époque coloniale, l’histoire est intéressante avec ce chemin de fer qui traversait l’île du nord au sud (Don Det compris) afin de permettre de passer les rapides du fleuve, et de continuer la navigation vers le nord du Mékong : les bateaux étaient démontés et remontés de l’autre côté ! Puis des routes remplacèrent rapidement le transport fluvial trop compliqué sur le Mékong, et tout cela tomba à l’abandon.
Puis je passe 1h à la piscine du Resort à laquelle j’ai accès, c’est pas mal non plus. 😎 À midi, je vais déjeuner au “Emilie Noodles”, un petit restaurant qui m’a l’air très bien, où je prends un vegetables with coconut sauce assez copieux et très bon.

L’AM, direction Don Det, de l’autre côté du pont, en vélo. J’ai réservé mon billet pour Stoeng Treng au Cambodge avec la GH (15$ US). Je commence à compter mes espèces, car la fin du séjour au Laos approche et j’aimerais bien ne pas être obligé de refaire du change, surtout pour un petit montant, les frais d’ATM étant fixes. Je ne suis pas sûr de pouvoir boucler le séjour avec ce qui me reste…
ImportantD’ailleurs, je trouve les prix pratiqués à Don Khon extrêmement élevés par rapport au reste du pays. J’ai regardé un peu le prix des prestations proposées sur l’île (sunset with boat, waterfalls via Nakasang, etc) et c’est un peu le délire : 400K, 500K, 600K jusqu’où iront-ils ?
Même le bateau pour Nakasang, la ville par laquelle on arrive (soit à 10/15 minutes de bateau) est entre 200 et 300K. Quand je me promène à Don Det, je regarde les prix pour Nakasang : 60K ! C’est plus près certes, mais rien ne justifie un tel écart, un prix correct serait 12OK.
J’ai bien l’impression que Don Khon délire un peu, et ça ne me plaît évidemment pas : mon sentiment est qu’ils ont atteint un seuil limite qu’il ne faudrait pas dépasser sous peine de devenir une destination saturée et chère. On n’en est pas loin… et pour moi, la limite est déjà atteinte, je n’y reviendrai pas si je repasse par là.
Déjà, Don Det est moins cher, mais la pointe de l’île est réputée assez festive et bruyante le soir, plutôt dédiée à public jeune, et ça se voit en s’y promenant : de nombreux bars, musique ambiance rasta, ça fume… Toute une époque !
Finalement, je vais être trop juste en Kips, alors je vais essayer d’utiliser LOCAPAY, un système très utilisé au Laos : on installe l’appli sur son smartphone, et l’on s’identifie (photo passeport) plus la référence sa banque (IBAN). À partir de là, au moment de payer, on scanne le QR Code du commerçant, on rentre le montant, on envoie, et on montre son écran au marchand qui voit le virement effectué. Simple et efficace. Bien sûr, LOCAPAY ou la banque derrière prend son pourcentage sur chaque transaction. J’avais croisé en arrivant à Don Khon une jeune française qui me vantait la simplicité du système : plus besoin d’argent liquide, de change, etc… le smartphone dans la poche , et hop, trop cool ! (Ah les jeunes ! 😎)
À Don Det, ma première tentative pour prendre une photo du passeport lors de l’identification échoue. Je paie en liquide, et rentre à l’hôtel faire ça tranquillement, et cette fois ça passe. Le soir, je vais au calme dans un petit restaurant vers l’Est, bois une bière, puis dîne d’une soupe au curry + veg + porc (très bon), mais au moment de payer, le resto n’a pas le sytème LOCAPAY ! 😥 Décidément, ce n’est pas le bon jour.
On est au bord du fleuve, et le soir, autour de chaque lampe de petits insectes volants pullulent, c’est carrément envahissant, et si vous êtes assis à côté ce n’est pas trop cool ! Dans le resto où je suis, je vois le patron arriver et accroche juste à côté de la lampe un bouquet de feuilles de je ne sais quel plante : mais c’est efficace, car aussitôt les bestioles se posent sur les feuilles et la nuée disparaît d’un coup ! Bluffant ! 😯

18/01/2026- Dernière journée à Don Khon, je ne fais pas grand chose, le temps est couvert en plus, et la chaleur est étouffante. Il me reste 87K, ça ne suffira pas pour la journée, à moins de me priver ! Je pars marche côté Ouest, je passe devant un petit restaurant qui annonce vendre des champignons hallucinogènes… Avec le thé à la marijuana vu l’autre jour, mais où va Don Khon ? 🤣
Je reviens à Don Khon, et mange d’une papaya salad suivie d’un dessert mango-sticky rice, et je peux enfin tester avec succès le système LOCAPAY. Ma note est de 80K (3,07€), et je paie 87,4K (3,36€): en fait, il y a 3% de frais plus 5K (0,20€) de frais à chaque paiement. Pour de petits paiement, cela peut représenter un beau pourcentage (sur le resto, je ne suis pas loin de 10% de frais).
C’est par contre très pratique quand on se retrouve comme moi aux derniers jours en manque d’espèces en monnaie locale. Je vais pouvoir dépenser mes derniers kips cet AM et payer le dernier restaurant avec LOCAPAY. Pour ce dernier dîner, je vais au restaurant “Fleur du Mékong” devant lequel je suis passé plusieurs fois, et qui vante son curry de canard aux patates douces. Ce sera donc mon dernier plat au Laos.
Voilà, c’est donc la fin de mon séjour au Laos. Demain matin, je prends le bateau pour rejoindre Nakasang et un minibus qui va m’emmener à la frontière cambodgienne, toute proche.
En résumé sur le LaosJ’ai bien aimé revenir au Laos, c’est vrai que ce pays reste un pays très attirant, par la gentillesse des Lao, le coût de la vie très abordable, et la beauté des paysages. L’état des routes n’a pas beaucoup changé, et hormis l’axe Vientiane-Paksé, on se fait pas mal secouer, même si j’ai entendu parler de routes toutes neuves au nord, pour aller de Vientiane à Luang Prabang je crois. Je garde particulièrement un très bon souvenir de Konglor pour la beauté et l’isolement du lieu, et aussi de Savannakhet pour la rencontre avec Nicolas et la vieille ville pleine de charme : ce sont les deux coups de cœur de ce séjour, et deux endroits où j’aurai plaisir à revenir. Déçu par contre par Don Khon, l’endroit est désormais saturé (c’est une île) et trop déconnecté du pays je trouve.
LA SUITE DU VOYAGE BIENTÔT !