C’est la quatrième page de ce journal de voyage, et après un mois passé en Thaïlande, puis trois semaines au Laos, j’arrive au Cambodge, à Stoeng Treng. Je vais descendre vers la Sud en suivant le Mékong jusqu’à Phnom Penh, puis me poser quelques jours à Kep que j’ai préféré à Kampot histoire de changer un peu.
Soit environ deux semaines au Cambdoge, en passant par des endroits que je connais déjà. Mon idée de départ quand j’ai commencé à préparer ce voyage, c’était de faire une boucle terrestre et de revenir à Bangkok en passant par Koh Chang & Koh Kood, deux beaux endroits relax où j’aurais eu plaisir à revenir.
Hélas, les frontières terrestres entre le Cambodge et la Thaïlande sont toutes fermées depuis juin 2025, et c’est toujours le cas au moment où j’écris ce journal (oct 2026). La situation n’a pas l’air de s’améliorer, c’est bien triste pour toutes les populations frontalières, notamment du côté Cambodgien, qui souffrent beaucoup de cette situation.
J’ai donc du revoir mes plans, et après Kep, je n’avais pas d’autre choix que de revenir sur Phnom Penh pour prendre un avion à destination de Bangkok. Et de là, trouver un endroit au bord de la mer pour la dernière quinzaine du voyage.
La frontière
19/01/2026 - Départ ce matin à 9h de Don Khon pour rejoindre le Cambodge. Le bateau nous ramène à Ban Nakassang où un minibus va nous récupérer pour nous amener à la frontière. En descendant du bateau, un jeune type nous indique vaguement une direction où nous devons nous rendre pour le minibus, service minimum donc, heureusement que l’on est arrivé par là quelques jours auparavant et que l’on connaît l’endroit. 😎 Une petite heure plus tard, on part vers la frontière, et on y arrive très vite.
Il va falloir payer 5$ de backchich pour pouvoir sortir du Laos, et 2$ pour entrer au Cambdoge. Un couple de français refuse de payer les 5$, on lui rend son passeport sans rien dire, mais à l’arrivée côté Cambodge, le douanier lui indique qu’il n’a pas le tampon de sortie du Laos, et qu’il doit retourner d’où il vient… (les douaniers s’amusent bien ! 🙂). En fait, j’apprendrai plus tard par le français qu’ils n’avaient plus de liquide, ayant dépensé leurs derniers billets la veille, n’ayant gardé que 30$ pour le visa. Finalement, d’autres touristes au poste laotien vont les dépanner des quelques dollars manquants, et ils pourront finalement traverser la frontière sans encombre.
Stoeng Treng
Après une longue attente côté cambodgien, le bus part enfin pour Stoeng Treng, la première ville au Cambodge, où j’arrive vers 13h. J’y étais déjà passé il y a deux ans, et j’ai réservé au même hôtel (le choix est restreint de toutes façons, la ville n’est pas trop touristique). Je pose mon sac et sors manger d’un simple sandwich, il y a de gros travaux au premier carrefour, et entre les pelleteuses et l’eau qui a transformé la rue en boue, c’est un peu compliqué de passer. Après une sieste, je ressors vers 16h et vais à l’ATM retirer 200$ (+5$ de frais), achète une carte SIM (6$, 1 mois, 25 Go), et me voilà tranquille car je ne devrais rester que deux semaines environ. Puis je vais marcher un peu sur l’artère principale, bois un “avocado shake” à la terrasse un petit bar. J’aime bien l’ambiance de cette petite ville, tout est calme, les cambodgiens souriants, la vie suit son cours tranquillement, un peu loin de tout. Je vais boire une bière dans un resto indien dont je me souviens comme le meilleur endroit (le seul ?) pour le petit-déjeuner, le Ponika’s Palace (il sert du bon café et un excellent muesli).
Je discute un peu avec le patron, qui en train d’installer une guirlande d’ampoules sur sa petite terrasse. Une fois terminé, il me demande mon avis, et je lui suggère de mettre des ampoules de couleurs, ce sera plus gai : je verrai le lendemain qu’il a suivi mon conseil ! ☺️ Je lui parle de mon trajet après-demain vers ma prochaine étape, Kratie, et il me dit qu’il peut me vendre un ticket de bus. Affaire conclue dans la foulée, et une chose de moins à gérer.
Je continue de me promener, et rencontre un groupe de québecois (d’origine cambodgienne) qui se prennent en photo devant un monument célébrant un traité franco-siamois. On discute, ils viennent tous me parler, tout content de parler français avec un français, et on rigole pas mal. Ils sont tous très sympas, vraiment très cools et ça fait plaisir de voir un groupe aussi sympathique. Ils ont un guide et un minibus qu’ils ont loué pour la durée de leur séjour. Après des centaines de photos, ils s’en vont et on se souhaite le meilleur. Une rencontre très très sympa !
Puis je vais dîner dans une petite “cantine” que j’avais repéré il y a deux ans, cuisine simple et pas cher, mais bonne, un endroit comme je les aime. Je me régale de mon premier Lok Lak cambodgien bien sûr, avec son citron vert pour mélanger avec le poivre et la poudre de riz et faire une petite sauce qui arrache un peu… 🥵
Pour renouer avec les bonnes habitudes et terminer la soirée en beauté, je traverse le boulevard et m’offre un smoothie au Durian, et ma foi c’est pas mal du tout.
20/01/2026 - Je prends mon petit-déjeuner au Ponika puisque mon hôtel ne propose rien, ce sera donc un Muesli et un café, parfait pour commencer la journée. Me voilà donc au Cambodge, et je vais repasser par des endroits que j’ai déjà visité en suivant le Mékong jusqu’à Phnon Penh. Ensuite, je vais directement à Kep pour y passer quelques jours de repos. Cette fois, je privilégie Kep (plus petit, plus calme) à Kampot, où j’étais allé il y a deux ans. En attendant, j’ai prévu de m’arrêter une journée à chaque étape, et peut-être un peu plus à Kompong Cham, où je serai content de revoir Thomas, le patron d’une guesthouse, franco-cambodgien qui a vécu longtemps en France, et même en Bretagne.
J’ai donc tout le temps ce matin pour vaquer à mes occupations : je dépose du linge à un “laundry service”, et passe chez le barbier. Ambiance super, même si le barbier ne parle que quelques mots d’anglais : “where you go” et “where you come from”. Mais bon, l’ambiance est cool, et il me rase très bien. Le prix est de 5000 R et je lui laisse 2000 R de pourboire, tout le monde se sépare en souriant !
📝Note
Pour info, 5000 R c’est environ 1,20 €… Au Cambodge, on paie soit en USD, soit en Riel Cambodgien, et on vous rend pratiquement toujours la monnaie en Riels ! C’est assez simple à gérer au quotidien : 1 USD = 4000 R (sauf à Phnom Penh, voir plus bas).
Je retourne à l’hôtel bouquiner un peu, puis ressors me promener vers 11h. Le timing n’est pas très malin, car le soleil cogne bien, et j’aurais été plus avisé de me promener le matin. Je visite un temple, puis traverse le quartier pour rejoindre les bords d’un affluent du Mékong : en fait c’est là où le bus m’a déposé hier, et j’ai repéré un restaurant qui propose un Amok au tofu, un plat que j’ai hâte de goûter. Finalement, ce sera une grosse déception : après une longue attente, on finit par me servir un plat avec plein d’oignons (peut-être 50% du plat), et un tofu sans aucun goût. Je ne dis rien, mais je me demande si le cuisinier est bien là aujourd’hui, ou si quelqu’un ne l’a pas remplacé au pied levé, sans grande compétence culinaire. 🤨
L’AM, je vais me promener, bois un smoothie pastèque, récupère mon linge, retourne à l’hôtel lire un peu, puis bois une bière Camboddia au Ponika. Le soir, retour à la cantine où je prends un “yellow noodle-vegetables-beef-egg”. Je ne me sens pas super bien, je rentre à l’hôtel, j’ai la diarrhée, peut-être le smoothie de cet AM (les glaçons) ? La marche de ce matin sous le soleil m’a bien fatigué aussi…
21/01/2026 - Je retourne au Ponika pour le petit-déjeuner. Le patron a un fils d’une vingtaine d’année qui n’a pas toute sa tête : il rentre et sort constamment du restaurant, assez agité, apparemment pas dangereux mais tout de même impressionnant par l’énergie qu’il peut dégager. À un moment, le patron l’emmène sur sa moto, probablement à l’école… Le bus était prévu à 8h, mais il n’arrive pas, le patron du Ponika appelle, me rassure, “ça va venir”… Bon finalement, vers 9h, un type vient me chercher à moto, on fait 200 mètres et on s’arrête devant un minibus. Nouvelle attente et on finit par partir vers 9h30. La route est bonne (ça change du Laos !) et le chauffeur rapide, on arrive à Kratie vers 11h30.
Kratie
Je fais arrêter le chauffeur devant le River Dolphin Hotel, puisque je connais pour y avoir été il y a deux ans (là aussi, peu de choix de toutes façons), celui-là est un peu à l’écart du centre-ville, mais je sais que la chambre est correcte. Je m’installe, bouquine un peu, déjeune à l’hôtel d’un simple “fried rice chicken” : le resto est assez basique et peu chaleureux avec sa grande salle vide et sa vue sur une piscine non entretenue qui verdit un peu plus chaque jour… Puis retour à la chambre pour me reposer, toujours un peu fatigué de la veille.
L’AM, je pars en ville à pied, trouve un 7-Eleven où j’achète des pistaches pour l’apéro (c’est bon de retrouver la civilisation !), je bois un “coconut smoothie” à une terrasse et me promène le long du Mékong. Il n’y aura pas de magnifique coucher de soleil ce soir, car le ciel est nuageux. 😢 Un type m’aborde et commence à me baratiner, mais je le reconnais, il m’avait fait le même plan il y a deux ans : ce type branche les touristes qui se promènent comme moi le long du fleuve, et leur propose des filles, du sexe, de la drogue, enfin bref ! Je lui dis que je le reconnais, il me dit se rappeler aussi (je doute), on discute en marchant, c’est un beau glandeur qui a la trentaine, qui ne fout rien et dépense le peu d’argent qu’il réussi à se faire avec des filles ! Enfin c’est ce qu’il m’explique, il a surtout l’air un peu con sur les bords…
Je vais boire une bière sur le toit-terrasse du Sorya : il y a deux ans j’y avais profité d’un magnifique coucher de soleil, mais ce ne sera pas pareil cette fois. Puis je retourne vers le sud de la ville à la recherche d’un petit street-food dont je me souviens et que j’avais beaucoup apprécié il y a deux ans. Mais je ne le trouve pas, il y a des palissades sur la place et des travaux en cours. Je remonte un peu vers le nord et finis pas trouver une cantine qui propose un “noodle-egg-veg” pour 9000 R, c’est un peu cher pour des nouilles chinoises, mais l’ambiance est sympa et familiale : j’aime bien manger dans la rue le soir, c’est toujours très amical. Puis retour à l’hôtel à pied, j’aurai fait au moins 7 kms de marche cet AM !
22/01/2026 - Debout à 7h, je file au Street-3 pour le petit-déjeuner mais il est en retard pour l’ouverture : une voiture de police est garée juste devant la terrasse, bloquant l’accès ! Je discute avec les serveuses, il faut attendre le réveil du policier qui s’est garé là, il n’y a rien d’autre à faire… Heureusement, il y a un petit stand qui propose du café au bout la rue, et je peux y boire un excellent café en attendant l’ouverture du Street-3 (vers 8h) pour petit-déjeuner, car j’ai repéré sur le menu un truc qui me plaît bien : un scrambled tofu servi avec une baguette chaude : je me régale, et me dis que ce n’est pas trop difficile à réaliser, un truc du genre :
📝RECETTE
Faire sauter dans un poêle de l’ail, du gingembre, un peu de piment, ajouter du tofu soyeux préalablement battu et mélangé à du curcuma, et finir en ajoutant quelques herbes fraîches et du poivre ! Et voilà un petit-déjeuner ou un brunch végétarien très sympathique !
Je visite rapidement le temple bouddhiste de Kratie, très bien entretenu, avec de multiples statues du panthéon bouddhiste, des pagodes toutes dorée comme il se doit, et y croise un couple de français avec qui je discute brièvement.
Puis je marche vers le ferry car j’ai prévu d’aller faire le tour de Koh Trong, l’île en face de Kratie, que je n’avais pas faite il y a deux ans. En cours de route, je rencontre une suissesse avec qui je discute, et sur ses conseils je loue un vélo pour faire le tour de l’île (pas de loueur sur l’île), puis j’attends le ferry en discutant avec un couple de français : le type va faire un trail de 18 kms à Siem Reap (Angkor) dans deux jours ; je le félicite car même si le terrain est plat, il va faire chaud !
Une fois sur l’île, je pars donc pour en faire le tour, il y a de très belles maisons traditionnelles, c’est très champêtre, mais pas grand chose d’autre à voir ou à faire non plus ! Le tour est vite fait (environ 10 kms), et je m’arrête sur l’autre rive pour boire une noix de coco bien fraîche dans un petit restaurant avec une belle terrasse ombragée au bord de l’eau. Il y a un groupe de touristes qui sont déjà en train de déjeuner, avec une belle ambiance. Ensuite retour à terre et je déjeune d’un Pho au bœuf (soupe vietnamienne) avant de rentrer à l’hôtel à vélo.
Je passe l’AM relax, comme hier, puis retourne en ville. Le matin, au Street-3, j’avais croisé et un peu parlé avec Mr Soda, cambodgien sympathique qui fait le guide pour les touristes, parlant bien anglais et pas mal le français ; il m’avait proposé de s’occuper de mon ticket de bus pour Kompong Cham, m’indiquant un prix de 8$. Je le retrouve donc vers 17h au Street-3 mais le prix est passé à 10$… Il m’explique que ça a augmenté depuis l’année dernière, blabla… ça sent l’arnaque, et le gentil Mr Soda me semble tout à coup beaucoup moins sympathique… Mais bon, j’achète le ticket, je m’en fous un peu.
Je bois une bière Camdodia au Street-3, gagne une CAN à 500 R, mais uniquement dans une épicerie. Il y avait déjà le même jeu il y a deux ans : en ouvrant la canette, au revers de la capsule, on peut gagner une nouvelle bière pour le prix de 500 R, ou 1000 R, ou même une bière gratuite, mais toujours dans une supérette. On peut aussi gagner 1$, et je crois qu’il y a des gros lots genre une voiture ! Aucune chance de gagner le gros lot bien sûr, mais gagner une bière pour 500 ou 1000 R est assez fréquent. J’achète donc ma bière à 500 R (10 cts) et vais la boire le long du Mékong… Je regarde un groupe de femmes qui font de la gym en musique, c’est fréquent le soir le long du fleuve… Et c’est toujours sympa, beaucoup d’énergie chez ces femmes, même si les mouvements sont très répétitifs, comme la musique. Mais c’est très populaire au Cambodge.
Le soir, je vais dîner dans un resto que j’ai repéré hier soir en rentrant à pied à l’hôtel, et où il y avait plein de monde (ce qui est bon signe). Je m’assois et me rends compte que c’est un resto “BBQ only”. Trop tard pour me relever, je me laisse faire et me voilà parti dans un truc que je n’aurais pas choisi si je l’avais vu avant, mais bon, ça a été le moyen de tester ces restaurant “BBQ” qu’on voit pas mal finalement. C’est assez cher je trouve, 20 000 R (soit 5$), et ce n’est pas mauvais du tout, mais trop axé “viande” en ce qui me concerne. En plus, il n’y a pas de couteau pour couper la viande en morceaux plus petits, ce qui m’aurait bien arrangé.
Sans oublier le petit vers que j’ai trouvé dans un des légumes sous la salade. J’ai appelé la serveuse, elle a constaté le problème et est repartie comme si de rien n’était, la routine quoi ! 😁 Au moment de payer, il y a eu un malentendu sur des boissons que l’on m’avait facturé alors que je n’avais bu qu’une bouteille d’eau, mais ça a été vite corrigé. OK, j’ai testé, ce n’est pas pour moi.
23/01/2026 - Départ à 7h30 ce matin pour Kompong Cham. Hier soir, j’ai acheté des madeleines (faites maison !) car je n’étais pas sûr d’avoir un petit déjeuner à l’hôtel ("Chief sometimes comes at 7:00"), je prends donc juste 2 cafés avec mes madeleines, qui se révèlent très bonnes, donc c’est parfait. Le minibus arrive, ce n’est vraiment pas du “VIP”, et les 10$ payés (pour 120 kms) confirment l’arnaque de Mr Soda… En fait je trouve les prix assez élevés au Cambodge, c’est bizarre, et comme j’ai croisé deux arnaqueurs à Kratie, je vais devoir me méfier un peu plus et être moins confiant, c’est bien dommage. Il sera préférable d’aller chercher son ticket de bus à la gare routière je crois.
Kompong Cham
On arrive à Kompong Cham vers 10h30 en étant parti à 8h, ça fait une moyenne de 50 km/h, sur une belle route, c’est pas mal pour le Cambodge. Je retrouve mes repères à Kompong Cham, et vais boire un jus d’orange à la terrasse du Smile, où il n’y a pas grand monde. Puis je prends un tuk-tuk pour aller à la Phalla Guesthouse de Thomas, que j’ai contacté par WhatsApp la veille pour réserver une chambre. L’accueil est sympa, nous sommes contents de nous revoir, et moi de parler français. Thomas n’a pas changé, toujours occupé à arroser ses plantes (la guesthouse en est envhahie !), tenir la guesthouse, s’occuper de ses petits-enfants. Je déjeune d’un riz sauté au poulet préparé en face, chez son cousin. Il y a là un belge, Luc, qui a l’air sympa et avec qui je discute un peu. On va se recroiser plusieurs fois à la GH, il y est depuis plusieurs jours et passe ses journées tranquille.
L’AM, je me promène en ville, relax, prends des photos, la vie est cool le long du Mékong, et finis par deux bières pression au Smile ! Le soir, je retrouve la petite place que je connaissais avec un peu de street-food, et je me régale de yellow noodles chicken.
Puis je rentre à pied à la Guesthouse, qui est un peu en dehors de la ville, environ 3 kms. Je marche plus ou moins dans le noir, avec des chiens qui t’aboient dessus, et parfois c’est un peu chaud : je fais semblant de me baisser pour ramasser un caillou au sol, ça les calme en général… ou un cambodgien sors d’une maison et chasse le chien. Il y a plusieurs personnes dehors, devant une maison, qui m’invitent à boire de la bière, mais je refuse gentiment. Une française est arrivée à la GH, on discute juste deux minutes car elle est fatiguée et va directement se coucher.
24/01/2026 - Petit-déjeuner tranquille ce matin à la GH, Thomas est parti à Phnom Penh pour une histoire de papier, c’est son ami surnommé “Beau gosse” qui gère la GH. Bon, je le connais un peu, j’avais fait une journée “visite” avec lui il y a deux ans (il jouait son rôle de guide touristique de façon très superficielle, et connaissait peu de choses finalement). Bref il ne m’avait pas laissé une très forte impression, un beau parleur mais assez glandeur dans l’ensemble.
J’ai loué une moto à Thomas la veille, et je pars sur ses conseils vers le Nord le long du fleuve jusqu’au Wat Hanchey qui surplombre le fleuve. L’endroit vaut le détour, avec ses sculptures assez baroques.
Puis je reviens un peu sur mes pas, avec l’idée de trouver un bac pour traverser le Mékong et revenir par une autre route vers Kompong Cham. Mais je ne trouve pas de bac, pas d’embarcadère ni rien de ce genre, j’aperçois bien une barque de l’autre côté mais avec le scooter je me dis que ça va être compliqué ! Je laisse tomber l’idée, et reviens par la même route, et déjeune au bord du fleuve sous les arbres, du côté du pont de bambou qui rejoint l’île de Koh Paen, un pont qui est reconstruit chaque année après les pluies de mousson et les crues du Mékong. Je prends un plat de crevettes et de riz, au moment de payer on m’annnonce 14KR, ça me paraît assez cher, j’aurais du demander le prix avant… Mais c’est bon, je me suis régalé ! 😋
Retour à la GH pour un peu de repos, et je reprends la moto pour aller sur l’île de Koh Paen, j’ai vu qu’il y avait de l’activité à la pointe de l’île, là où le pont aboutit. Le parking est payant (5000 K), et je prends une photo avec le gardien qui un visage impressionnant ! L’endroit est décoré de façon festive, il a sans doute servi pour le réveillon du nouvel-an, mais depuis semble plutôt destiné aux cambodgiens qui veulent venir passer un moment au bord de l’eau à l’heure du coucher de soleil, que ce soit pour dîner ou juste se relaxer dans un hamac… Je cherche désespérément un stand qui vende de la bière, mais sans succès, je me rabats sur un smoothie que je sirote en regardant les familles passer. L’ambiance est très calme, c’est agréable.
Le soir, je dîne à la GH après deux bières à la terrasse du Smile. “Lok-Lak Beef” avec des “french fries” qui se révèlent moyennes, en fait ce sont des patates douces, et elles ne sont pas vraiment frites, je suis un peu déçu. Je discute longuement avec la française aperçue la veille : elle est infirmière, et termine un voyage de 5 mois en étant partie de Mongolie, et donc avec une traversée de la Chine !! Sacré voyage, impressionnant. Elle s’attend à un joli choc en rentrant en France, elle prend son vol retour dans quelques jours de Phnom Penh.
25/01/2026 - Dernier jour ici, c’est dimanche, journée relax de prévue. Thomas est rentré de Phnom Penh tard le soir, on discute pendant le petit-déjeuner. Il est toujours aussi sympa, et part au quart de tour quand on commence à parler politique ; il est très critique sur le gouvernement cambodgien, qui fait peu de choses pour le peuple, et accorde des concessions à grand renfort de dessous de table aux Chinois. Lui touche sa retraite de France, fait marcher la GH, et j’ai l’impression qu’il bouche les fins de mois de toute la famille autour de lui…
Je prends un tuk-tuk pour aller visiter le temple de Konpomg Cham, puis je marche jusqu’au marché ou je retrouve le petit restaurant Allal où j’avais déjeuné il y a deux ans. J’en avais gardé un bon souvenir, notamment par la gentillesse des serveuses qui ne parlent pas un mot d’anglais mais compensent par de beaux sourires. Je me régale d’un plat aux légumes dans une bonne ambiance. Puis je rentre à la GH à pied en plein soleil, en longeant le Mékong. Douche et repos bien mérité !
L’AM, en sortant de ma chambre, il y a deux allemands qui sont arrivés à la GH, ils voyagent en moto pendant deux semaines, de Phnom Penh à Luang Prabang au Laos, Aller-Retour. On discute un peu, ils sont cools. Ils ont appelé un tuk-tuk pour aller en ville, je profite du transport !
Je vais boire une bière au Smile, je vois qu’ils vendent des petits bracelets en coton, je leur en prends trois ou quatre, j’aime bien. Je m’assois en terrasse, et un type s’assoie à ma table, il a des écouteurs dans les oreilles et a l’air particulièrement agité. Il se dit brésilien, et me saoûle littéralement de paroles, me racontant des histoires sans queue ni tête où des problèmes avec des femmes et le sexe reviennent en boucle. J’accélère la dégustation de ma bière, et me sauve à la première occasion. En partant, je le vois aller s’asseoir à la table d’à côté où se trouve un autre occidental (chacun son tour !).
Je rentre en tuk-tuk à la GH, car Luc part aussi demain, et a prévu une petite “soirée” avec Thomas pour le remercier de son accueil. En fait, on va juste boire des bières et manger ensemble. Un autre français est arrivé, Dominique, et qui voyage en moto, sauf qu’il a perdu son passeport et sa carte grise, et se demande bien comment il va faire pour pouvoir quitter le pays… Pour autant, il reste très cool malgré ce gros problème. On boit quelques bières en discutant, l’infirmière française est là aussi, et même les deux allemands maix eux iront dîner en ville. Le reste du groupe reste dîner à la GH, chacun raconte ses histoires de voyage, ça blague pas mal, Dominique est un bon client, et je me permets quelques blagues avec Thomas que je connais un peu mieux que les autres. On passe vraiment une très bonne soirée, et on ne compte pas les bières, d’autant qu’au jeu Cambodia, j’en gagne quelques une de gratuites ! 😎 On passe vraiment une très bonne soirée…
26/01/2026 - Levé tranquille, à 8h, petit-déjeuner avec Dominique et l’infirmière française qui part pour Koh Dach (une petite île à l’atmosphère champêtre au nord de Phnom Penh) ce matin avant de rejoindre Phnom Penh pour son vol retour. Thomas m’a acheté 500 g de poivre de Kompong Cham pour 5$, après une discussion que l’on avait eu il y a deux ans à propos du prix du poivre de La Plantation à Kampot. Lui prétend que son poivre est aussi bon : on verra au retour en France ! On se dit au revoir, il est vraiment sympa et ces trois jours ont vraiment été cools. Je règle ma note en essayant de me rappeler combien de bières gratuites j’ai gagné hier soir, mais Thomas s’en fout un peu et moi aussi, on se marre. Un tuk-tuk conduit par son père me conduit au bus qui m’emmène à Phnom Penh.
Phnom Penh
J’arrive à la capitale vers 13h, j’ai réservé une chambre au Onederz, où j’étais allé il y a deux ans. La chambre est prête, je pose mon sac et vais manger un morceau au Noodle House, un resto tenu par des chinois et qui fait de bonnes pâtes. Puis retour à la chambre et repos. L’AM, je sors me promener le long du Mékong. Toujours autant de trafic, de pollution, d’odeurs dans cette ville que j’ai bien du mal à apprécier, et c’est bien pour ça que je repars dès demain matin. Il y a pas mal de gamins qui mendient, beaucoup d’indiens aussi ; je m’assoies sur un banc face au Mékong et ouvre une bière en cannette achetée dans une épicerie, aussitôt une nuée de gamins m’entourent pour récupérer la capsule qui est peut-être gagnante… Je fais attention à mon sac et à mes affaires, je me dis que l’endroit n’a pas l’air très “secure”. Après avoir pas mal marché, je m’offre deux bières pression en mode “happy hour” à 0.75 $ dans un bar, puis retourne au même resto qu’il y a deux ans pour prendre le même plat : chicken breast with french fries accompagné d’une sauce champignon. Franchement, c’est pas mal et je me régale.
📝Note
J’expliquais plus haut que 1 USD = 4000 R et que c’était simple à gérer. Mais à Phnom Penh, en tout cas dans ce quartier assez touristique, tous les prix sont affichés en dollars, et lorsque tu veux payer en Riels, le taux est passé à 1 USD = 4100 R.
27/01/2026 - Levé à 6h50, petit-déjeuner à 7h (café + banana cake) au Onederz, et je pars à pied vers la VET Bus Station. Je me suis un peu planté sur la distance, c’est un peu plus loin que prévu, 2,5 kms… Bon ça va, il ne fait pas encore trop chaud à cette heure ! Le bus part à l’heure, direction Kep où je compte me reposer quelques jours.
Kep
J’arrive vers 13h à Kep, et le bus me lâche pas trop loin de l’hôtel où j’ai réservé, sur les conseils du couple de belges que j’avais croisé à Don Khon. Il s’appelle Au Paradis Bleu, et est situé près de l’embarcardère pour Rabbit Island, où je compte bien aller cette fois : il y a deux ans, j’avais loupé le bateau collectif du matin car je venais de Kampot en scooter (les bateaux indivduels ensuite sont très chers). L’hôtel est une belle bâtisse, avec une piscine non moins jolie, et je suis accueilli par un vieux monsieur très classe qui parle français, c’est très agréable. En fait c’est un couple de franco-laotiens revenus s’installer ici, ils sont adorables tous les deux et ce sera un plaisir de rester là une petite semaine.
L’AM, je vais me promener un peu pour explorer les alentours (Kep est très étendu, sans véritable centre, et je suis dans la partie Est). Je repère le Kep natural, un bar-restaurant que j’avais noté car il y a deux ans au Delis j’avais discuté longuement avec un français de l’Ardèche qui me disait venir ici 6 mois par an, pour couper l’hiver en France, et qu’il faisait le barman de temps en temps à ce bar, puisqu’il avait participé financièrement à sa création. J’espère le revoir, mais ce soir il est fermé, on verra demain.
Puis je reviens vers l’embarcadère, c’est le coucher de soleil, avec un peu de nuages… Puis je dîne d’un excellent Amok Fish au Captain Chim’s, que m’a recommandé le patron du Paradis Bleu. Et il ne s’est pas trompé, je me régale et je vais en faire ma cantine du soir pendant mon séjour !
28/01/2026 - Levé à 7h, je prend le petit-déjeuner au Delis en face de Captain Chim, tous les deux situés au début de l’embarcadère. Le Delis est un bel établissement, qui propose une belle carte, mais forcément un peu plus cher. Je prends 2 cafés avec bread+œufs+sausages, le tout pour 7,5$. Puis je pars faire à pied le tour du parc naturel de Kep, soit environ une dizaine de kms. La balade est sympa, on suit une piste goudronnée qui serpente autour de la colline. On transpire vite même si le soleil est encore bas, heureusement la deuxième partie est plus cool car majoritairement en descente. Il y a quelques cafés au bord de la route quand on revient vers Kep côté Ouest, et je m’y arrête pour boire un café : il y a là plein de jeunes qui viennent se retrouver, et j’imagine que le soir il doit y avoir de l’animation et de la musique. Je finis la boucle et rentre à l’hôtel pour profiter de la piscine, et c’est ma foi fort agréable (et largement mérité après ce bel effort). Puis je vais déjeuner au Captain Chim d’un Satay Chicken (sauce cacahuètes lait de coco et épices) très bon (4$).
L’AM, je vais au Kep Natural, mais pas de trace de l’Ardèchois. Je trouve les tarifs assez élevés pour un petit bar-restaurant manifestement construit de bric et de broc,essentiellement à base de bambou, sans murs, avec quand même un billard américain qui trône au milieu, posé à même le sol en terre même pas nivelé. Je bois tout de même une bière, et discute longuement avec Patrick, un français (presque) retraité de l’Éducation Nationale et qui pense venir s’installer définitivement ici. Cela fait deux ans qu’il vient dans le coin, entre la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge, histoire de repérer les lieux et trouver sa place. La discussion est sympa, on échange sur plein de sujets, en buvant des bières (enfin moi, lui est au whisky je crois me rappeler). Il me ramène en scooter au Captain Chim, et je dîne de la soupe maison, excellente.
29/01/2026 - Levé à 7h et petit-déjeuner cette fois chez Captain Chim d’un excellent Muesli fruit-yogourt + café local, nettement moins cher que le pdj d’hier au Delis ! Retour à la chambre pour bouquiner un peu, puis je pars à pied vers 10h30 de l’autre côté de Kep, où j’arrive totalement en sueur ! J’essaie de retirer de l’argent à l’ATM, mais sans succès, la transaction échoue. En fait, je vais devoir payer un taxi (50$) pour aller dimanche au nouvel aéroport KTI sans repasser par Phnom Penh. Hier soir, j’ai réservé le vol (102 €), les prix avaient augmenté depuis ma dernière visite, j’ai préféré assurer. C’est le patron de l’hôtel qui va s’occuper de me trouver le taxi, et qui a négocié le prix, qui est très correct, d’autant qu’il faudra partir de très bonne heure (un dimanche), mon vol étant à midi : taxi réservé pour 6h du matin (3h de route selon trafic).
📝Note
En effet, il y a un nouvel aéroport à Phnom Penh, le Techo International Airport (KTI), situé au Sud-Ouest de la ville. L’idée, c’est donc d’éviter de prendre un bus qui m’amène au centre de Phnom Penh pour reprendre un autre bus dans l’autre sens qui va m’emmener à l’aéroport (avec tous les problèmes de circulation etc… ça peut faire gagner beaucoup de temps !). Mais comme l’aéroport est récent, il n’y a pas encore de transport direct au départ de Kep (mais nul doute que cela viendra vite, au pire au départ de Kampot).
Dans la foulée, j’ai aussi réservé une chambre à BKK près de la gare routière d’Ekamaï, puisque le lendemain je prendrai directement un bus pour Ban Phe où j’ai prévu de finir mon voyage les doigts de pieds en éventail sur la plage.
Toujours à pied, je vais déjeuner au O’Karé, joli resto où je me régale de légumes sautés et poulet, vraiment bien cuisiné, les légumes sont croquants, il y a de la citronnelle, du chili… Puis je rentre à l’hôtel me reposer.
L’AM, je monte sur le toit de l’hôtel boire une bière, je gagne une capsule “1$”, joli coup à ce jeu bien amusant. Je vais dans une épicerie et me la rachète 3500 K, et comme il me reste une autre capsule de je ne sais plus quand, je prends une autre bière pour 500 K. Je vais la boire près de Kep Natural, face à la mer. Je ne retourne pas au bar, parce que c’est trop cher (1,5 $ la canette de bière !), et que l’Ardèchois n’est pas là. Le soir, je m’offre un verre de vin au Delis (3,5$, un “Colombelle”, pas mal), et je vais dîner au Captain Chim d’une “Pumpkin soup” servie avec sa baguette de pain.
31/01/2026 - Après le petit-déjeuner matinal, et un peu de lecture à l’hôtel, je prend le bateau pour Rabbit Island et y passer la journée. La traversée est rapide, l’occasion de discuter un peu avec un couple de français. Une fois sur l’île, je décide d’en faire le tour à pied, et je retrouve vite le couple de français qui eu la même idée. Ce n’est pas très grand, peut-être 5 kms à tout casser, mais on va vite être assez déçus car on se retrouve rapidement sur une piste tracée par des engins de chantier : manifestement des projets immobiliers sont en cours, et on finit par déboucher au sud de l’île sur des bâtiments en construction. Sur cette tout petite île, qui se résume aujourd’hui encore à une simple plage avec quelques guesthouses et restaurants, ce projet va tout changer, et c’est bien dommage à mon avis. Les beaux jours sont comptés !
Je me baigne, et m’installe sur un transat pour bouquiner. Puis je déjeune avec le couple de français, très sympas tous les deux. Je prends du poisson, je ne me souviens plus quel plat, mais je me régale, il est très bien préparé (dans du papier alu sur des braises), et cuit parfaitement, le tout pour un prix standard contrairement à ce que je m’attendais. le genre de truc qui va vite changer quand le projet immobilier aura abouti… 😢
Vers 15h, c’est l’heure du retour, la marée est plus basse et la sortie du bateau pour grimper sur le ponton à Kep s’avère sportive, mais on s’en sort tous ! Retour à l’hôtel, bouquin au bord de la piscine, et soirée habituelle.
31/01/2026 - Petit-déjeuner chez Captain Chim, puis je loue une moto en passant par le patron du Paradis Bleu (il est trop sympa, s’occupe de tout, et ne prend aucun pourcentage). Et je file en direction de la frontière vietnamienne, qui est tout près d’ici. La route goudronnée est en parfait état…
📝Note
En 2009, lors de mon premier voyage au Cambodge, il n’y avait pas de route, et j’avais passé la frontière un peu “à l’arrache”, en montant derrière sur une moto au départ de Kampot, et le type m’avait emmené au petit matin via les pistes au poste frontière vers Ha Tien. Voilà la photo souvenir :
2009 : Direction la frontière vietnamienne !
Ceci dit, il n’y a pas grand chose à voir sur cette route qui longe la côte, c’est plutôt monotone. Je m’arrête boire un café sur la route, j’ai droit à un café glacé suite à une incompréhension, mais ce n’est pas mauvais loin de là. Un peu avant la frontière, il y a quand même un coin sympa, avec quelques restos, des paillotes et des hamacs sur la plage, l’endroit a l’air cool. Je continue jusqu’à la frontière, il y a carrément une petite ville et beaucoup d’activité là où rien n’existait en 2009 ! Je reviens sur mes pas, m’arrête rapidement visite une une pagode, avant de rentrer à Kep. Je retourne au restaurant O’Karé et commande un Lok-Lak, m’attendant à un super truc, mais je suis déçu, le bœuf est trop cuit, la sauce râtée (trop de citron et pas assez de poivre)… C’était pourtant très bon hier, comme quoi ! 😢
Je repasse à l’ATM tenter ma chance, et cela échoue encore avec un message “try again later”… Je laisse passer un peu de temps, et réessaie : toujours pareil. C’est bizarre parce tout se passe bien jusqu’à l’étape finale, mais au dernier moment, le message d’erreur survient. Je reprends le scooter et vais à un autre ATM près d’une station TOTAL. Cette fois cela fonctionne, et je récupère des dollars. Mais grosse frayeur, car je reçois trois notifications de retraits de ma banque !
📌Important
En fait ce sera toute une histoire, car si ma banque (BoursoBank) va vite me re-créditer des 2 retraits fictifs, ils vont par contre me facturer des frais à la fin du mois car ces retraits vont être comptabilisés dans le nombre de retraits mensuels auxquels j’ai droit. Il me faudra plusieurs échanges avec leur service d’assistance pour me faire créditer de ces faux frais, totalement imputables à leur système, et où en tout cas je ne suis aucunement impliqué. Franchement, ils ont été un peu lourds là-dessus, j’ai du revenir plusieurs fois à la charge en expliquant tout à chaque fois, chiffres et dates à l’appui, et tout ça écrit sur mon tel ce qui ne facilitait pas les choses… 🤑
L’AM, après un peu de repos dans la chambre, impossible de démarrer la moto, la batterie est à plat. J’avais bien retiré la clef, mais laissé le bouton ON… je retiens la leçon, je ne le savais pas. La patron de l’hôtel appelle le loueur qui arrive une heure après, avec une nouvelle moto, qu’il me confie avant de dépanner l’autre (un de ses employés est arrivé un peu avant avec un boitier “booster”. Je remets 1$ d’essence, vais récupérer mon linge (1kg, 1$) car demain c’est le départ. Je file ensuite au market comme me l’a indiqué le patron de l’hôtel pour changer un billet de 100 $ que j’ai eu à l’ATM afin de pouvoir payer le taxi demain. C’est une toute petite boutique dans le petit marché du quartier, j’ai du mal à la trouver, et n’aurais jamais imaginé trouver une telle boutique ici !
Je reprends le scooter et par vers la plage de Kep Ouest, le coucher de soleil vient de passer, mais il y avait un peu de nuages à l’horizon. L’endroit est sympa, avec plein de cambodgiens apparemment en vacances, les pieds dans l’eau, avec les enfants qui jouent dans les vagues… Je bois une bière tranquille en observant tout ça, c’est cool. Puis je trouve un petit bar-resto sur la place qui a l’air sympa. Je m’arrête pour une autre bière, et la discussion s’engage avec une belge de la Réunion (!) qui vient d’arriver au Cambodge, on discute de nos parcours et je lui donne mon avis sur les endroits que je connais. Puis le patron du resto arrive, c’est un français d’Annecy (Rémy je crois), et il se joint à la discussion. Il est là depuis 7 ans, on continue à discuter après le départ de la belge.
Pour finir la soirée, je retourne à Captain Chim pour un dernier repas, un chicken khmer curry, car demain je devrai me lever tôt direction la Thaïlande !
Dernière photo de Kep !
01/02/2026 - Prêt à 6h du matin pour le taxi qui arrive à l’heure, très ponctuel. La route est bonne et comme c’est dimanche, il n’y a pas grand monde sur la route. Le chauffeur ne parle pas anglais, donc la conversation est limitée, mais l’ambiance est bonne, il a l’air cool. On a le temps de s’arrêter pour un petit déjeuner, mais rien de type “occidental” dans ce petit commerce au bord de la route ! Ce sera donc pour moi une noodle soup with pork, bon ce n’est pas ce que je préfère le matin, mais au moins je l’aurai fait une fois ! Il aura fallu attendre le dernier jour au Cambodge pour que je ne puisse y échapper ! 😉 Le chauffeur, sympa, s’arrête quelques kilomètres plus loin pour que je puisse prendre un vrai café à emporter. 😎 Finalement, j’arrive largement en avance à KTI Airport (vers 9h je crois). L’aéroport est tout neuf, aussi grand que désert, on voit qu’il y a de l’argent pour les grands projets.
Un bel aéroport moderne mais un peu vide
Je donne mes derniers Kips à un balayeur (~50 cts), et j’embarque bientôt pour Bangkok.
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