Archives de catégorie : Littérature

Le non de Klara – Soazig Aaron

lenondeklara.jpg Un roman conseillé par la libraire de la fnac. Soazig Aaron est née à Rennes (1949) et de confession juive, comme son prénom et son nom le suggèrent. Elle a reçue la Bourse Goncourt du premier roman et le prix Emmanuel-Roblès en 2002 pour ce livre. Saozig Aaron vit en Bretagne depuis une vingtaine d’années..

Le non de Klara, c’est l’histoire d’une femme qui revient des camps de la mort. Sous la forme du journal de son amie d’enfance qui l’accueille, elle va peu à peu livrer un peu d’elle-même, de son histoire. Elle refusera de voir sa fille, préférant disparaître.

Nous avons eu, nous, des enfances heureuses. Pourquoi pas elle ? Avec moi, elle n’échapperait pas à Brzezinka.

Ce n’est pas un sujet facile, et le ton reste étonnamment léger, les choses dites avec sensibilité et prudence. C’est l’amie qui écrit. Klara a survécu, mais en devenant quelqu’un d’autre. Pourtant la vie continue, y compris pour Klara.

La femme des sables – Kôbô Abé

femmedessables.jpg Kôbô Abe (1924-1993) est né au Japon; il passe son enfance en Mandchourie (état fantôme créé par les Japonais au nord-est de la Chine de 1931 à 1945). Après des études de médecine, il se tourne vers la littérature : poëmes, pièce de théâtre, romans, science-fiction. Egalement militant communiste, il organise un cercle littéraire dans un quartier ouvrier.

La femme des sables, c’est l’histoire d’un maître d’école parti le temps d’un week-end à la recherche d’insectes des sables. Il arrive dans un village en bord de mer, bordé de dunes. Y demandant l’hospitalité pour la nuit, il va se retrouver au fond d’une fosse bordée de murs de de sable, où vit une femme, seule, dans une petite cabane. Plus moyen de sortir… et le ravitaillement (eau, nourriture) n’arrive qu’en échange d’un travail sans fin : ce sable qui contamment se fait piéger dans le trou, s’infiltre partout, et qu’il faut ramasser à la pelle, pour être remonté à la surface par les villageois. Ces derniers ne culpabilisent pas le moins du monde : la vie est dure, l’Etat ne les aide pas, alors ils se débrouillent comme ils peuvent et piègent ainsi les rares étrangers. La femme (maîtresse-servante) se satisfait de cette vie.

L’homme se révoltera, tentera d’échapper à cet esclavage, passera sa vie en revue, et finalement se demandera en quoi sa vie actuelle aurait moins de sens que sa vie précédente.

Une réflexion sur la vie, la liberté, la condition humaine. Malheureusement, le style est un peu heurté, manque de fluidité, ce qui nuit au plaisir de suivre cette passionnante histoire. La faute à la traduction probablement, et peut-être aussi aux différences culturelles : les interrogations parfois très formelles de notre cher professeur reposent sur des valeurs qui sont bien loin des notres. Cela ne facilite sans doute pas la traduction ni le ton à y donner.

Son premier roman, Les Murs, obtint en 1951 le prix Akutagawa, le plus grand prix littéraire japonais. La Femme des sables est paru en 1962 et obtint en France le prix du Meilleur Livre étranger.

Le Festin nu – Williams Burrough

festin-nu.jpg Voilà un livre dont j’ai abandonné la lecture au bout de 50 pages. Ce n’est pas une raison pour ne pas en parler.

William S. Burroughs, écrivain de la Beat Generation, terme employé pour la première fois par Jack Kerouac pour décrire son cercle d’amis. Le troisième membre fondateur était Alen Ginsberg. Les œuvres majeures de ces auteurs fondateurs sont Sur la route de Kerouac, Howl de Ginsberg et donc Le Festin nu de Burroughs. J’avais lu Sur la route il y a bien longtemps, excellent bouquin (tout est dans le titre), alors je me suis dit essayons le Festin nu.

William Burroughs est décrit comme le plus noir des trois, il s’adonne à l’héroine durant les années 50 (pendant une dizaine d’années), allant jusqu’à tuer sa femme d’une balle en pleine tête alors qu’il s’amusait à jouer à Guillaume Tell en visant une pomme posée sur la tête de celle-ci !
Il est aussi l’auteur d’une technique appelée le cut-up: il s’agit de recréer un texte à partir de bribes découpées et mélangées au hasard, utilisant parfois des fragments d’autres auteurs.

En 1956, après une cure de désintoxication, Le Festin nu est publié. Il est rapidement interdit dans de nombreux états américains, pour obscénité. Il faudra 10 ans pour que le livre soit finalement reconnu “non-obscène”.

Pour ce que j’en ai lu, c’est très décousu: mélange d’hallucinations, d’information sur les drogues et leur traitement médical, sur le fil d’une histoire incertaine. On s’y noie un peu, ça part dans tous les sens, et pas toujours d’une manière compréhensible. Je n’y rien vu d’obscène par contre, mais on imagine qu’à cette époque, et aux US, ce n’est pas trop étonnant.
Ça me fait penser à la chose suivante : avez-vous déjà eu une discussion avec un type ivre-mort ? C’est très difficile car l’individu en face de vous est incapable de se concentrer sur un sujet donné. Ecoute-t-il d’ailleurs ? pas sûr… Même s’il y a parfois des raccourcis fulgurants, des choses dites qui ne le seraient pas sans l’ivresse, c’est souvent laborieux et difficile pour le type à jeun. A moins que les deux interlocuteurs soient ivres tous les deux… là, cela peut durer des heures, mais personne ne s’en souviendra le lendemain !

Ce livre a sans doute une valeur pour étudier cette époque, ce mouvement. Quant au plaisir de lire proprement dit (en tout cas sous la forme à laquelle j’aspire), je ne vois pas trop où il pourrait se situer.

Le destin de Mr Crump – Ludwig Lewisohn

destin-mr-crump.jpg Ludwig Lewisohn (1883-1956), est né à Berlin, mais a vécu dès l’âge de 7 ans aux Etats-Unis. Il fit tout pour devenir un “bon américain”, allant même jusqu’à renoncer un temps à sa religion (il est juif) pour se tourner vers l’Eglise méthodiste. La Grande guerre aidant, la bonne société américaine lui demandera de tourner définitivement le dos à la culture allemande, dont ses parents l’ont nourri. Il s’y refusera.

Au milieu des années 20, lorsqu’il présente son livre The case of Mr Crump, il se voit rejeté de partout, traité de sournois, pervers, calomniateur de la vertueuse Amérique, démolisseur des valeurs du mariage… Le livre paraîtra finalement en France, en 1926 (publié par un américain non-conformiste: Edward Titus).

C’est l’histoire d’un jeune homme, ayant reçu une éducation stricte, artiste, passionné de musique classique et compositeur doué de talent. Issu d’une petite ville du Sud, il “monte” à New-York pour pouvoir exercer et développer son art.

Hélas pour lui, il y rencontrera une femme de 20 ans son aînée, qui va jeter son dévolu sur lui: il est jeune, inexpérimenté, idéaliste… elle est manipulatrice, dénuée de scrupules, tenace au-delà de l’imaginable (et accessoirement mère de 3 enfants d’un premier mariage).

Elle obtiendra le mariage en jouant sur l’amour que Mr Crump porte à ses parents, le menaçant d’un terrible scandale. Dans une amérique puritaine, c’est l’enfer d’un tel mariage qui vous est conté, jusqu’au dénouement final. Le poids de la société ne lui laisse aucune chance, pour peu que la femme soit déterminée, et l’homme honnête.

Le portrait de la femme est terrible. Pas étonnant qu’il ait choqué à l’époque, car un certain nombre de poncifs volent en éclat ! L’image de la femme d’abord (en tout cas celle-ci), puis le poids terrible que la société exerce. Aucune porte de sortie pour ce pauvre Herbert (ou Bertie, comme elle l’appelle quand elle veut l’amadouer).

C’est de plus admirablement écrit, fluide et profond à la fois. Extrait:

On dit que le chagrin et la mort adoucissent les cœurs. Ils peuvent aussi endurcir l’esprit, en lui retirant l’espérance et les illusions. Après avoir quitté la tombe où reposait sa mère, et la maison de son père, qui malgré la solitude et l’âge savait supporter sa douleur, Herbert se trouva plus fort qu’auparavant, parce qu’il n’avait plus rien à craindre en ce monde. L’univers ne renfermait plus de terreur. Sa mère était affranchie de la souffrance, de l’espoir, des déceptions : elle faisait partie des innombrables générations de morts. C’est en cela, compris Herbert, en cette immortelle délivrance de toute fièvre mortelle que réside la majesté de la mort, c’est là ce qu’elle apporte. Qui a, une fois, connu cette pensée ne peut jamais plus perdre entièrement la faculté de se détacher du flux trop brûlant des choses…

Une remarque pour finir : si vous lisez ce livre, gardez les 2 préfaces (dont une de Thomas Mann) pour la fin: le dénouement de l’histoire y est livré.

Ernesto Guevara – Paco Ignacio Taibo II

che1.jpg Je viens de finir Ernesto Guevara connu aussi comme le CHE, écrit par Paco Ignacio Taibo, un romancier et historien mexicain. C’est une biographie complète et détaillée de la vie du Che, en passant rapidement sur son enfance.

On y suit la révolution Cubaine jour après jour, et c’est aussi prenant qu’un polar. Puis il sera ministre du gouvernement, l’occcasion de voir à quels problèmes ont été confrontés les révolutionnaires une fois au pouvoir. Mais préfèrera retourner servir la révolution, d’abord en Afrique, puis en Amérique du Sud, son grand rêve. La Bolivie sera le pays choisi pour démarer, et il y trouvera la mort à 39 ans.

Car l’aventure de la révolution Cubaine vaut le coup d’être racontée… Continuer la lecture Ernesto Guevara – Paco Ignacio Taibo II

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

stieglarsson.jpg ** Article rédigé par Dominique D., un ami enthousiasmé par cette lecture **

Lorsque Stieg Larsson remit en 2004 les trois volets de sa trilogie “Millénium”, il devait penser que ses récits tiendraient encore longtemps le lecteur en haleine…hélas ce talentueux quinquagénaire fut, juste aprés, emporté par une crise cardiaque.

Alors précipitez vous sur ce premier volume pour savoir comment Mikael Blomkvist, journaliste et rédacteur de la revue Millénium va mettre à jour une histoire familale sombre dans les milieux de la riche bourgoisie Suédoise.On y découvrira au fil des pages une galerie de personnages que nous aurons plaisir à retrouver (pour certains!) dans les prochains volumes.

Bien écrit avec des rebondissements, du suspense, des puissants…enfin bref tout ce qu’il vous faut pour lâcher la télé!!!

Stieg Larsson.Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Actes noirs chez ACTE SUD

Loin de Chandigarh – Tarun J Tejpal

loindechandigarh.jpg Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman indien. Il y a pourtant de grands auteurs, et je n’ai jamais été déçu (je pense notamment à La maison et le monde de Rabindranath Tagore (porté à l’écran par Satyajit Ray), magnifique roman et superbe portrait de femme.

Loin de Chandigarh se passe dans l’Inde du Nord des années 90. Un homme et une femme partage une passion très sensuelle et charnelle. Ils font l’acquisition d’une maison adossée aux contreforts de l’Himalaya. La découverte d’un manuscrit va bouleverser cette passion. L’homme sera habité par l’histoire qu’il découvre dans les carnets, et devra parcourir le long chemin vers la vérité avant de pouvoir revenir vers sa femme. L’occasion pour l’auteur de parcourir l’Inde depuis Gandhi à nos jours, l’arrivée de la modernité, les changements de valeurs d’une génération à l’autre, la culture indienne.

C’est bien entendu très bien écrit. J’ai trouvé que la description de la passion qui unit ce couple envahit un peu le début du roman (il faut attendre le milieu du roman pour que la manuscrit soit trouvé), mais l’histoire, dans laquelle s’imbriquent d’autres histoires toutes aussi captivantes, est passionnante.

Le roman démarre par ces phrases:

L’amour n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C’est le sexe. Les lois de la physique nous apprennent qu’il est plus difficile de détacher 2 corps accolés par leur centre que par l’une ou l’autre de leurs extrémités.

Et se termine par celles-ci:

Le sexe n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C’est l’amour…

La clef de ce changement est dans les 686 pages qui les séparent.

Suite Française – Irène Némirovsky

suitefrancaise.jpg Irène Némirovky, née en 1903, fille d’un riche banquier juif ukrainien, trouvera l’exil en France après la Révolution russe (la tête de son père étant mise à prix par les Soviets).

Parlant 7 langues, écrivain reconnu dès les années 30 après son roman David Golder, amie de Kessel et Cocteau, elle n’obtiendra pas pour autant la nationalité française, puis sera interdite de publication. Elle portera l’étoile jaune, sera arrêtée par la Gendarmerie, puis déportée à Auschwitz où elle meurt du typhus en 1942.

Suite française est le titre d’une série qui devait contenir 5 romans. Elle n’aura le temps d’écrire que les 2 premiers…

Tempête en juin décrit l’exode de Paris en juin 40, les gens se retrouvant sur les routes, toute classe sociale confondue. On va ainsi suivre quelques petits groupes de personnages qui vont se croiser (ou non) sur la route, en pleine débâcle. Le vernis de civilisation saute vite… et les élans égoïstes sont plus nombreux que ceux de solidarité !

Dolce raconte la vie d’un village durant l’occupation allemande. Sous une apparence paisible, la présence de l’occupant (et l’absence des maris) réveillera des tensions dans le village.

Il arrive qu’un personnage meurt dans l’histoire. La mort arrive alors au détour d’une phrase, sans prévenir, comme elle devait arriver en ces temps perturbés, ou comme elle peut encore arriver de nos jours.. C’est inhabituel : on anticipe toujours plus ou moins la mort d’un personnage dans un roman… ou bien c’est l’auteur qui nous la laisse entrevoir pour nous y préparer.

Le tout est admirablement écrit, mais le lien entre les 2 parties est plutôt ténu. Par manque de temps, hélas. Une fresque inachevée…

Suite française obtint le prix Renaudot 2004.

Un peu de lecture

Après les nouvelles de Philipp K. Dick, je reviens donc au roman. Direction la fnac, où je revois la libraire qui m’avait conseillé “Nous autres “, cet excellent livre de Eugène Samiatine. Je lui demande si elle peut me conseiller d’autres livres, et me voilà reparti avec un assortiment de romans (tous en édition poche). Voilà ce que j’ai pensé des 4 premiers… non je ne dévore pas à ce point, il s’agit de petits romans (en nombre de pages, au moins pour 3 d’entre-eux).

Les braises

marai.jpg de Sandor Parai (1900-1989, auteur Roumain, qui ne fût reconnu hors de Hongrie qu’après la chute du mur de Berlin). Un vieux général (on est au début du 20ème siècle, à la fin de l’Empire austro-hongrois) va revoir un ami d’enfance après une séparation de 40 ans. Tout le temps nécessaire à réfléchir au passé, à l’amitié indéfectible qui les liaient et à ce qui les a séparé.

C’est remarquablement écrit, les souvenirs passés au crible de l’analyse, avant la rencontre du soir, pour connaître enfin la vérité, puisque seule elle compte. Tout cela a une époque révolue, où l’honneur et la fidélité (en amour comme en amitié) étaient de rigueur.
Un très bon bouquin.

J’ai renvoyé Martha

kuperman.jpg de Nathalie Kuperman. Là, je n’ai pas vraiment compris la libraire de la fnac. Petit roman dans tous les sens du terme, l’histoire des interrogations existentielles d’une bourgeoise du 16ème qui embauche une femme de ménage, qu’elle virera à la fin, car vous comprenez, cela remet trop de choses en question.

Bonne pour l’asile en ce qui me concerne.
Ecrire un roman, si petit soit-il, nécessite un sujet. Là on est proche du néant, et le style ne vaut guère mieux. Réussir à faire éditer ce livre est vraiment le seul point notable !

Un couple ordinaire

miniere.jpg de Isabelle Minière. Je m’attendais au pire en lisant celui-ci (après J’ai renvoyé Martha), et ce fût une excellente surprise. Un couple où la femme confond l’amour et le pouvoir, et les réflexions d’un homme qui va réagir petit à petit, grâce à 3 évènements: l’achat d’une table basse en bois “creux”, où le mot creux sera le déclencheur initial de sa dissidence, puis la lecture de Plutarque pour apprendre à dire non, enfin la rencontre d’une autre femme pour quitter l’autre définitivement.

Voici la leçon de Plutarque (Le Vice et la Vertu) citée en début du livre:

[…] certains, tout aussi terrorisés à l’idée qu’on dise souvent du mal d’eux ou qu’on leur en fasse, sont devenus des lâches et ont quitté la voie du bien par incapacité à endurer le mépris.

Une autre jour, tu as rencontré un bavard qui te met le grappin dessus et te saoule de mots. Ne soit pas timide, coupe-lui la parole et vaque à tes occupations. Des esquives et refus de ce genre, qui exercent contre la timidité en exposant à de petits reproches, nous préparent aux situations d’une autre ampleur.

[…] On se forge ses principes en s’en servant.

L’empoisonnement

doblin-empoisonnement.jpg de Alfred Doblin. La chronique d’un procès qui défraya la chronique dans les années 1920. Deux femmes se lient, l’une subit les violences de son mari. Elles l’empoisonneront, et iront en prison. L’auteur (médecin et romancier) décortique les processus qui vont mener à cet assassinat… presque inéluctablement. La violence du mari fera germer celle de la femme, et les juges seront débordés par le sujet: que juge-t-on ? un simple assassinat, ou une société où une femme mariée ne peut que subir ?

C’est très bien écrit, et les analyses des situations psychologiques dans lesquelles se débatent les acteurs de ce drame admirablement décrits.

Une centaine de pages seulement, mais pas un mot n’est de trop.

Nouvelles – Tome 1 / 1947-1953 (suite et fin) – Philip K. Dick

p-k-dick-nouvelles-tome11.jpg Je viens de terminer le tome 1 des nouvelles de P.K. Dick. Voir un premier article ici.

Ce fût un véritable plaisir: les nouvelles, on se demande toujours si ce ne sera pas trop court, pas assez développé. Ph. K. Dick dit que cela évite de mettre en place un décor, de développer les personnages… On entre tout de suite de le coeur de l’histoire. C’est plus direct.

Comme je lis souvent le soir avant de dormir, c’est finalement très agréable de lire une nouvelle ou deux, et de refermer le livre en ayant terminé une histoire. Et le lendemain, on en commence une nouvelle.

Si dans ces histoires, il est souvent question de voyage spatial (science-fiction oblige), c’est bien souvent parce que la planète Terre est devenue inhabitable: soit ses ressources ont été épuisées, soit des guerres atomiques l’ont ravagée, et la ravagent encore pour de longues années.
Les hommes se tournent vers l’espace parce qu’il leur faudra un jour quitter la Terre. Pas mal pour l’époque.

Les sociétés (technologiques) sont bien souvent totalitaires, et la place de l’homme (sa liberté) en péril. Et bien sûr toujours cette réalité qui, par un petit détail va se fissurer tout à coup, laissant le champ libre à l’imagination.

J’ai beaucoup aimé L’heure du wub, Le monde qu’elle voulait, L’homme doré, et encore Les assiégés (P.K. Dick fera un roman plus tard sur le même thème, mais plus élaboré: Les clans de la lune alphane): sur une planète, des hommes se défendent depuis des années contre un agresseur inconnu. Ils finissent par découvrir que leur vaisseau spatial était en fait un navire hôpital, transportant des malades mentaux (schizos, paranos, etc…). La question se pose alors: sont-ils tous fous, et dans ce cas personne ne les a jamais attaqués ? c’est vrai que les ennemis ne laissent aucune trace… ou bien est-ce une ruse que ces ennemis ont élaboré pour les diviser ? Il va falloir trouver la réalité d’une manière irréfutable.

Je vais passer à des romans un peu moins imposants maintenant, histoire de faire une pause avant d’attaquer le tome 2 !