Gil Scott-Heron

Tales of Gil Scott-Heron and His Amnesia Express L’autre jour, j’entends le nom de Gil Scott-Heron prononcé dans l’actualité… l’occasion de me rappeler d’un double album Live rangé parmi mes CD : « Tales of Gil Scott-Heron and His Amnesia Express » , et que je n’avais pas écouté depuis bien longtemps.

J’avais bien aimé ce disque pour quelques rifs de saxo ou de guitare très rythmés, façon Stanley Clarke, et bien sûr la voix de Gil Scott-Heron, qu’il chante ou qu’il parle… car il ne se prive pas de parler au public, et d’y délivrer un message politique (naissance du rap ?). Quand il chante, entouré d’excellents musiciens, on n’est pas déçu avec des titres comme « Washington D.C. », « Angel Dust » ou « The Botlle ».

Après des années de silence (et de problèmes : drogue, prison), il sort l’album I’m New Here en 2010, qui semble valoir le détour. Treize morceaux seront remixés par Jamie Smith des XX dans We’re New Here.

Mais voilà un autre remix du titre « New-York is killing me », par Chris Cunningham, avec un clip vidéo sombre, mais magnifique (clip et remix) :


En regardant sur Wikipédia, on apprend que Gil Scott-Heron, considéré par certains comme le père du rap, fût un défenseur acharné de la cause des noirs américains dans les années 60 (il est né en 1949). Il dénoncera fortement le gouvernement Nixon, puis plus tard la politique conservatrice de Ronald Reagan, comme dans “B” Movie sur ce même album :

The idea concerns the fact that this country wants nostalgia. They want to go back as far as they can – even if it’s only as far as last week. Not to face now or tomorrow, but to face backwards. And yesterday was the day of our cinema heroes riding to the rescue at the last possible moment. The day of the man in the white hat or the man on the white horse – or the man who always came to save America at the last moment – someone always came to save America at the last moment – especially in “B” movies. And when America found itself having a hard time facing the future, they looked for people like John Wayne. But since John Wayne was no longer available, they settled for Ronald Reagan – and it has placed us in a situation that we can only look at – like a B movie. » — Gil Scott-Heron, « B » Movie.

En gros, les américains se tournent constamment vers le passé, nostalgiques du temps où l’homme blanc arrivait sur son cheval également blanc pour sauver tout le monde à la dernière minute, comme dans les films de séries B.  Et comme ça va mal, ils cherchent quelqu’un comme John Wayne, et comme ce dernier n’est plus là, ils choisissent Ronald Reagan.

Depuis ils ont eu droit à Georges W. Bush Junior, ça n’a pas du le réconcilier avec la politique des États-Unis…

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