Chez nous – Lucas Belvaux

Chez nous - Lucas Belvaux En allant voir ce film, je m’attendais à une histoire qui démonte la mécanique populiste d’un parti populiste d’extrême-droite. Et puis le cinéma belge nous offre souvent de bonnes surprises… Ce ne fût pas le cas cette fois, et je suis ressorti très déçu de la salle.

Les responsables du FN avaient hurlé au loup avant même la sortie du film : j’imagine qu’ils ne disent plus rien après l’avoir visionné ! La seule chose que le film montre à charge sur ce parti, c’est le lien entre la façade républicaine proprette, et les fascistes tendance para-militaire, qui sont toujours présents, mais plus discrets.

Et encore : la jeune infirmière dévouée qui va se présenter sous cette étiquette (on ne sait trop pourquoi, elle non plus manifestement), va tomber amoureuse de Stéphane, fasciste plus ou moins repenti, personnage qui est présenté sous un angle plutôt sympathique. Pour le reste, le parti en question fait de la politique comme les autres, aucune réflexion sur les thèmes populistes et leur inanité.

En résumé une histoire un peu à l’eau de rose, une brave fille dévouée, père communiste, qui se fait manipuler par un notable local, se retrouve candidate d’un parti d’extrême droite sans même avoir lu le programme, qui tombe amoureuse d’un copain d’enfance qui se révèle être un ancien militariste fasciste, mais sympa malgré tout (quand on aime…). Débrouillez-vous avec ça pour vous faire une opinion sur le problème.

Le film ne dénonce rien, le réalisateur Lucas Belvaux explique que si son film est « un film engagé », ce n’est pas un « film militant », que « ce n’est pas tant un film anti-FN qu’un film sur le discours populiste.

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