Confiteor – Jaume Cabré

Confiteor - Jaume Cabré Bouquin offert par ma frangine, à qui ce roman avait énormément plu, avec une vaste histoire qui parcourt plusieurs époques, principalement l’Inquisition, la guerre d’Espagne, la seconde guerre mondiale.

Si l’histoire est il est vrai assez passionnante, elle est aussi très difficile à lire, l’auteur s’amusant à changer de contexte et de personnage d’une phrase à l’autre, ou remplaçant le « je » par un « il » au sein d’une même phrase. Considérant qu’il y a beaucoup de personnages (nécessitant un index à la fin pour aider le lecteur à s’y retrouver), mais également d’époques et de lieux différents, était-ce vraiment nécessaire ? Je n’en suis pas persuadé.

Ajoutez à cela que le roman en question fait 900 pages, il est conseillé de ne pas trop le délaisser si l’on ne veut pas perdre complètement le fil, s’il y en a un : l’expression « décousu » prend ici tout son sens !

Cette complexité s’explique ainsi : en fait, nous lisons le manuscrit qu’Adrià Ardevol, au seuil de sa vie et atteint par la maladie d’Alzheimer, a donné à son ami d’enfance pour qu’il le publie. Côté recto, il s’agit d’un essai sur le Mal qu’il avait démarré (Adrià est un grand érudit), et côté verso il a voulu raconter sa vie et son amour éternel à sa femme disparue.

C’est donc l’histoire d’Adrià, intellectuel surdoué, et de son immense amour pour sa femme Sara (ce qui ne l’empêche pas de lui mentir sur pratiquement toutes les choses importantes…) ou alors l’histoire d’un violon d’une très grande valeur qui va passer au fil de l’histoire de main en main, pour finir dans celles du père d’Adrià (antiquaire prêt à tout pour acquérir ce genre d’objet, et dont l’origine de la fortune va se révéler pour le moins douteuse). À moins que ce ne soit celle d’une étrange médaille ? Mais là, j’ai perdu le fil, je n’ai pas compris ce qu’elle venait faire dans l’histoire d’Adrià, je me demande même si l’auteur lui-même ne s’est pas planté, à force de tout mélanger…

Et en suivant ces objets à travers l’Histoire, ou simplement grâce à la très grande érudition d’Adrià, nous allons traverser plusieurs périodes de l’Histoire, l’occasion d’une allégorie entre le Mal qui ronge l’être humain, et le Bien, qui par l’amour de l’art et de la beauté peuvent le sauver ?

J’ai ressenti un peu de lassitude à la moitié du bouquin, l’impression que cela n’en finissait pas. Les mêmes éléments racontés d’une manière plus classique auraient fait un bouquin tout aussi passionnant et beaucoup plus agréable à lire. Et peut-être un peu plus court tant qu’on y est ! Les auteurs américains sont friands de pages inutiles, mais ils ne sont pas les seuls apparemment. Dommage, car c’est par ailleurs très bien écrit.

Jaume Cabré, né le 30 avril 1947 à Barcelone, est un philologue, écrivain et scénariste espagnol d’expression catalane. Confiteor signifie « je reconnais, j’avoue », et d’ailleurs le titre original du bouquin est « Jo confesso ». C’est le titre d’une prière liturgique latine commençant par ce mot latin, dont la version française est connue sous le titre « Je confesse à Dieu ». Par cette prière, le chrétien (catholique) se reconnaît, devant Dieu, pécheur vis-à-vis de Lui et vis-à-vis des hommes ; il sollicite son pardon.

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