Le pavillon rouge & Meurtre à Canton – Robert Van Gulik

Le pavillon rouge C’est en lisant la biographie de Simon Leys que j’ai entendu parlé de cet auteur un peu atypique, puisque grand sinologue, homme très cultivé, diplomate hollandais dans de nombreux pays, et donc également auteur de romans policiers se passant dans la chine impériale du VIIéme siècle.

Ce sont des enquêtes assez plaisantes à suivre, le juge Ti résolvant les énigmes par la logique, tout en finesse et réflexion. Une sorte de Maigret chinois ! L’univers décrit nous permet de découvrir les us et coutumes de cette époque, et le dépaysement est assuré. Amateurs de polars à l’ancienne, vous serez comblés !

Meurtre à Canton Dans le pavillon rouge, l’intrigue se passe sur l’île du Paradis, un lieu de plaisirs et de débauche… Un jeune homme de l’Académie Impériale s’est suicidé, puis la plus belle courtisane de l’île est retrouvée morte. L’enquête va s’avérer compliquée à mener…

Dans Meurtre à Canton, l’intrigue est complexe, entre la cupidité des uns, et la communauté arabe venue pour commercer, mais qui s’est implantée et finit par menacer le pouvoir local… Sans parler de la rivalité des chinois du nord et du sud !

Point commun entre les deux romans, le rôle des femmes est souvent celui de courtisanes, ou de prostituées, qui se servent de leurs charmes pour mener à bien leurs projets. Quand on sait que Van Gulik était aussi passionné par les estampes érotiques de la dynastie Ming, et pas seulement de façon théorique, ceci explique cela !

Robert Van Gulik (1910-1967) est un écrivain, diplomate, sinologue et intellectuel distingué. C’est en 1948 au Japon qu’il traduit un roman policier chinois, le Dee Goong An ou Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti, fonctionnaire de l’époque Tang. En s’inspirant de vieux récits chinois, Van Gulik écrit alors dix-sept récits policiers fictifs, affaires débrouillées par son juge Ti.

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